📢 Déclaration commune suite au camp internationaliste co-organisé par le NPA-Révolutionnaires et des organisations anticapitalistes de l'État espagnol, d'Allemagne, de Grèce et des États-Unis | "Ceuta : à bas la campagne raciste contre nos frères et sœurs migrants ! Les seules « menaces » sur nos vies, ce sont les milliardaires et les chiens de garde qui les servent !"
Izquierda Anticapitalista Revolucionaria (Izar, État espagnol), Nouveau Parti anticapitaliste-Révolutionnaires (NPA-R, France), Organisation des communistes internationalistes de Grèce (OKDE-Spartakos, Grèce), Revolutionär Sozialistische Organisation (RSO, Allemagne et Autriche), Speak Out Now (SON, États-Unis)
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Encore une fois sur Ceuta :
Ce qui devrait scandaliser en premier lieu, ce sont les 57 morts et ce chiffre risque encore de gonfler. Ces jeunes avaient des prénoms, des familles et oui, juste l'espoir de trouver une vie un peu meilleure : qui risque sa vie face aux barbelés sauf s'il n'a plus rien à perdre ?
Et d'où vient la misère qui règne au Maroc comme dans une bonne partie du monde si ce n'est d'un système capitaliste qui a créé des inégalités abyssales ? D'un côté, des ultra-riches indécents se pavanent dans leurs jets privés et yachts et qui, pour le coup, ont une "liberté de circulation" totale ! De l'autre, des millions de pauvres qui n'ont pas de quoi vivre, se soigner, se loger...
Face à ça, la "solution" des États européens qui défendent ce système capitaliste : ériger des murs, mettre des barbelés, envoyer leurs polices crever des bateaux de migrants ou lacérer des tentes. Bilan : plus de 35 000 morts dans la seule Méditerranée depuis 2014 ! Et pas de problème, par contre, pour le patronat pour surexploiter ici les travailleurs immigrés, notamment quand ils sont sans-papiers.
Depuis plusieurs années, cette Europe forteresse sous-traite de plus en plus sa politique anti-migrants à la Libye, à la Turquie, etc... Comment s'étonner alors que ces gouvernements puissent utiliser en retour leurs peuples comme masses de manœuvre pour leurs propres intérêts ? Des instrumentalisations dégueulasses mais qui ne blanchissent en rien les premiers coupables de cette situation et, aujourd'hui, de ces morts : les gouvernements des pays européens les plus riches.
Ce ne sont pas les migrants qui licencient des millions de travailleurs, baissent les salaires, intensifient les conditions de travail, suppriment les services publics. Au contraire, ce sont nos alliés aujourd'hui et demain dans les seuls luttes qui comptent : celle pour nos conditions de vie et de travail, celle pour un monde sans patrons ni frontières.
La seule frontière que je reconnais, c'est celle qui nous sépare, nous, les travailleurs du monde entier, avec nos exploiteurs et les gouvernements à leur service. Alors oui, nous continuerons à défendre haut et fort l'ouverture des frontières ainsi que la liberté de circulation et d'installation.
En désignant les migrants entrés hier à Ceuta comme une "attaque contre son intégrité territoriale", le gouvernement de Pedro Sanchez déroule le tapis rouge à l'extrême droite et reprend sa rhétorique. À gauche, on propose un renvoi aux frontières sauce humanitaire, à droite on réclame une véritable chasse à l'homme contre nos frères et sœurs de classe migrants.
Dans les deux cas, ras-le-bol de cette démagogie raciste qui nous dresse les uns contre les autres. Pour nous les travailleurs, les seuls "étrangers" à nos vies, ce sont les milliardaires et les politiciens à leur service
Le véritable drame ici, c'est la noyade de jeunes à la recherche d’une vie un peu meilleure, et derrière eux les dizaines de milliers de noyés dans la Méditerranée ces dernières années. Nos solutions de travailleurs : ouvrir les frontières, se partager le travail, réquisitionner d'urgence les logements vacants pour loger toutes celles et ceux qui en auraient besoin !
Lune de miel entre milliardaires. Tant de contentement de soi-même et de sa classe sociale. Peut-être temps de gâcher la fête en allant chercher tout ce qu’ils nous ont pris ?
Bernard Arnault, que l’on sent un peu… piqué, nous rappelle néanmoins dans un éclair de lucidité qu’en effet il ne produit lui aucune richesse au contraire des centaines de milliers de travailleurs, sans compter les sous-traitants, que son groupe exploite.
Et l’ego de Bernard tient à nous rappeler qu’il influence bien plus que les gouvernements français… et c’est bien là tout le problème !
Un dernier conseil : allez lire l’enquête 👌
Témoignage d’un camarade qui travaille sur les chaînes d’assemblage d’Airbus. Que ce soit sur les causes (le dérèglement climatique, la monoculture de pins…) ou sur la gestion des conséquences, l’urgence de renverser ce système capitaliste.
À vomir mais rien d’étonnant si ça se confirme. Derrière les discours creux du gouvernement, la réalité crue de la lutte des classes : la priorité est de sauver les villas de luxe !
Sur le port de Rouen, la semaine du 13 juillet, un train de marchandises a déraillé au passage d’une aiguille lors d’une livraison chez un client. Un wagon s’est retrouvé dans le ballast et un autre est monté sur le fil du rail. Si le conducteur n’est pas en cause, les installations le sont. Le graissage n’a pas été fait alors qu’il doit l’être régulièrement pour pouvoir simplifier les manœuvres des aiguilles. De plus, les lames de l’aiguille ne collaient même plus au socle, ce qui a entraîné un effet de rebond au passage du train. Selon les agents sur place, cet entretien n’avait pas été réalisé depuis un moment. Cela résulte d’une politique d’économie de la part du port : laisser de côté les entretiens réguliers, qui coûtent trop cher à leur goût, pour privilégier les entretiens ponctuels lors d’incidents. Si ce déraillement n’est que superficiel et n’a occasionné que des dégâts matériels, il aurait pu en être autrement si les wagons avaient transporté des marchandises dangereuses à ce moment-là. Et comme pour chaque incident, c’est un cache-cache entre les différentes entreprises impliquées –propriétaire du réseau ferré et transporteur ferroviaire – pour désigner qui est responsable de l’incident et qui doit mettre la main au porte monnaie.
D’une manière plus générale, les problèmes liés aux aiguilles à manœuvrer ne sont pas rares. Souvent les agents se plaignent d’une aiguille difficile à tracer, pour laquelle ils doivent employer la force ou finissent même par se faire mal au dos. En période de forte chaleur, le rail pouvant chauffer au delà de 55 degrés, les problèmes vont bon train entre les aiguilles difficiles, les voies déformées et les écartements de voies. Ce n’est clairement pas le moment – ni maintenant, ni en général – de faire des économies sur la maintenance ! Les logiques de profit sont le fléau des travailleurs et de la société !
Opération "séduction patronat" (et même pas sûr qu'elle marche...) lancée : tout finalement pour faire croire à une "bonne" politique de l’État qui profiterait tant aux patrons qu’aux travailleurs et travailleuses. Gouverner dans le cadre de ce système capitaliste 🤝 la négation de la lutte des classes : ce n'est pas comme ça qu'on luttera contre l'exploitation patronale et ses effets !
Coup de sifflet final pour Douvrin : voilà comment Stellantis traite les ouvriers !
Le 16 juillet, juste à la veille des congés, la direction de Stellantis Douvrin près de Lens annonce la fermeture définitive du site et la fin de la production de moteurs thermiques d’ici octobre. « Cessation d’activité » dit la direction ? « Non c’est bien une fermeture ! » répondent les syndicalistes conséquents.
Une trentaine de salariés avaient déjà accepté leur mutation à Stellantis Hordain (à 70 kilomètres, soit 50 minutes de trajet supplémentaire en voiture), à peine plus à Stellantis Valenciennes (même distance).
Mais il y a encore 150 ouvriers sur le site à reclasser, que la direction semble avoir « oubliés ». Auxquels il faut ajouter les salariés partis en congé mobilité (sorte de licenciements-démission), souvent par défaut et sous pression, qui n’ont pour beaucoup aucune garantie d’emploi, encore moins au-dessus du Smic et, à court terme, sans aucune compensation financière. Tout cela sans compter une quarantaine de salariés précaires, auprès desquels la direction s’était engagée, même chose pour les sous-traitants (gardiennage, nettoyage, etc.) qui n’existent déjà plus pour la direction. Cette dernière ne leur propose le moment que des dépôts de CV sur des forums-emplois bidon.
Les syndicalistes du site rappellent que les ouvriers étaient plus de 1 500, sans compter les sous-traitants, sur le site de Douvrin il y a cinq ans, que les mirages de fabrication de batteries électriques à l’usine sur-subventionnée d’ACC, de l’autre côté de la rue, n’ont permis de reconvertir que 300 salariés du site et que beaucoup y ont « essuyé refus sur refus ».
Au moment où Stellantis passe maintenant à la fermeture programmée du site de Poissy en région parisienne (pour 2028) et au passage à une équipe dès novembre, avec probablement 300 postes supprimés à la clé, voilà ce que démontre l’exemple de Douvrin des méthodes de Stellantis pour tous les salariés menacés !
Isolés, dos au mur, la direction ne proposera même pas des garanties minimales ! Au contraire : unis et coordonnés avec les travailleurs menacés de Stellantis, de Renault, des sous-traitants, de la métallurgie ou bien au-delà, la lutte permettrait d’obtenir bien plus que de trop faibles indemnités !