« Il n'y a pas d'autre raison de vivre que de regarder, de tous ses yeux et de toute son enfance, cette vie qui passe et nous ignore » Adieu Christian #Bobin https://t.co/W2oOmy4QSf
La manière dont les vainqueurs traitent les vaincus est révélatrice. Au-delà des valeurs de la République, violées, les valeurs humaines, en voie de disparition, ont de quoi vraiment effrayer.
Merci à la comédienne franco-iranienne Mina Kavani pour cette lecture, forcément bouleversante, d'un extrait des "Versets Terrestres" de la grande poétesse de son pays Forough Farrokhzad.
#findevie. Non à la violence d’un «droit à mourir». Comment un tel dérapage a t’il pu se produire : passer du bel objectif de «l’humanisation de la fin de vie» ( qui inclut les soins médicaux mais aussi la lutte contre les maltraitances ) au «droit à mourir», suicide assisté et euthanasie passive ? Ne trouvez-vous pas que c’est un message tragique pour les jeunes générations anxieuses qui ont tant besoin d’un «droit à vivre » ? La France n’a pas le droit de créer un «droit à mourir» si elle veut encore prétendre incarner des droits universels. Les soignants y sont majoritairement opposés. Et on passerait outre ? Parce qu’ils savent les pressions qui s’exerceront sur les plus précaires et les handicapés. Ils savent aussi que la loi Leonetti existe. Et que la Belgique constitue une solution pour ceux qui le veulent vraiment.
En fait ce qu’il faut bien comprendre, c’est que c’est un lobby idéologique qui veut imposer « la liberté jusqu’à la mort» en oubliant les deux autres valeurs de notre devise : l’égalité et la fraternité. L’égalité d’abord : il y a ceux qui ont les moyens de se payer des soins et des accompagnants ( dont les parlementaires qui veulent cette loi font partie) , et les autres, ceux à qui les proches peu scrupuleux feront comprendre qu’ils sont désormais de trop.
Et la fraternité : la civilisation s’évalue à la façon dont elle aime les plus vulnérables. Pas à la façon dont elle les élimine.
Dans une période où la peur du chaos mondial, la peur des guerres, la peur de l’avenir incertain, la peur des catastrophes climatiques, et tant d’autres problèmes, plongent les jeunes dans l’angoisse comme le prouve le triste effondrement de la natalité (qui devrait être une priorité), on voit bien que le lobby d’un «droit à mourir» est à contresens de l’époque. Toute action politique ne doit se poser qu’une seule question comme je le décris dans mon dernier livre «Mais qui va garder les enfants?» : est-ce que ce qui est décidé est bon ou pas pour les jeunes générations ? Là, le signal donné serait tragique pour elles : un «droit à mourir» alors que les suicides et tentatives des jeunes n’ont jamais été aussi élevés ? Tragique aveuglement, auquel je ne peux pas croire.
Enfin le lobby du «droit à mourir» s’appuie sur une contre-vérité : les Français seraient pour cette loi, et même « l’attendrait »! Non , ce n’est pas exact. Sauf dans les sondages biaisés, qui parlent «d’humanisation» au lieu de «suicide et d’euthanasie», et qui ne rappellent pas qu’existe la loi Leonetti. Dès que les enquêtes d’opinion sont précises et complètes, les Français ne sont pas du tout favorables et surtout « n’attendent» pas cette loi comme le prétendent ses adeptes.
Et je m’adresse au Président de la République mais aussi à la gauche et aux humanistes : la France est regardée dans le monde entier. Ce regard, quand il aime la France, ne la comprend plus, tant les régressions la font décliner : baisse de notre modèle social, de notre culture, de nos institutions, de la sérénité de nos débats démocratiques. Il y a tant de travail à faire pour remonter la pente et pour contrer le déclin français. Alors n’ajoutons pas un coup fatal , à ce qui nous reste de lumière française et d’idéal à défendre, en cédant, pour quelques dizaines de cas que la loi actuelle permet déjà de soulager, sur la valeur anthropologique de la supériorité de la vie, même fragile, sur la mort #nonausuicideassiste
Il y a des scènes qui traversent les siècles parce qu’elles parlent profondément de nous et de ce que nous sommes.
Dans l’Evangile selon Saint Jean, il en est une qui nous atteint profondément, quelles que soient nos croyances, nos convictions religieuses, nos inclinaisons à la foi.
Ce n’est pas une parabole au sens strict, mais elle résonne aujourd’hui particulièrement, parce qu’elle nous rappelle qu’il ne faut jamais accepter l’immédiateté du verdict, qu’il est toujours essentiel de faire commencer la vérité par soi-même, que la justice sans conscience n’est que violence, que la miséricorde n’est pas le laxisme, et que la justice ne doit jamais humilier, mais relever, redonner du corps et du souffle.
En 2026, retenons l’exigence sans jeter la pierre.
Cette non assistance au peuple iranien, victime collective d'une bande de mollahs enturbannés et de généraux corrompus, massacré par des milices qui font payer aux familles de leurs victimes les balles pour les tuer, restera comme une tache indélébile dans l'histoire de ce siècle
"Sur la soixantaine de conseillers ministériels que j’ai pu voir au cours de mon mandat, une petite dizaine seulement faisait vraiment son travail. Les plus désastreux étaient ceux qui arrivaient avec un tampon « je sors de la plus grande école dans le plus grand corps et je suis le meilleur ». Certains se servaient de l'État plus qu’ils ne le servaient. Ils se construisaient un carnet d'adresses et une carrière. C'est très grave : vous avez, en gros, à la tête du politique des gens qui sont scientifiquement incultes, et des grands corps techniques de l'État qui, en grande partie, ne font plus leur travail. A partir de là, il ne faut pas vous étonner qu'on prenne des décisions absurdes. La première chose qu'on demande à une élite - technique ou pas - est d'avoir le sens du bien commun. Il y a cette maxime de Colbert, qu’il faudrait écrire en lettre d’or à tout conseiller technique auquel on confie un mandat : « Je sers le roi souvent, et l'État, toujours ».
Le grand entretien avec Yves Bréchet, ancien haut-commissaire à l'énergie atomique, est à retrouver ici :
https://t.co/BlfcMMTrx4
Cette fois j’en suis sûre, nous assistons au début d’une révolution.
Et il suffit de voir et d’entendre ce grand peuple d’Iran pour être sûre : elle sera victorieuse, elle fera partir les bourreaux.
#iran
🫂 Un avocat pour chaque enfant placé, c’est une nécessité.
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« Parce qu’un enfant, ce n’est pas un dossier. Parce qu’un enfant est un sujet de droit, et que des droits sans gardien ne sont que des mots sur du papier. »
LA MORT EST DÉSORMAIS LE SEUL MAÎTRE DE GAZA
Jour après jour, à Gaza, le bilan s’alourdit inexorablement : dix morts vendredi, vingt-six samedi, quatre-vingt-treize dimanche. Ce n’est plus simplement une guerre, mais une tragédie humaine et une descente aux enfers où toute une population est prise au piège, soumise à un choix impossible entre mourir de faim ou périr sous les tirs incessants de l’armée.
Depuis plus de vingt mois, Gaza subit un déluge de feu en réponse à l’attaque terroriste du Hamas qui coûta la vie à plus de mille deux cents Israéliens en octobre 2023 et fit deux cents cinquante et un otages, dont une cinquantaine demeurent toujours captifs, parmi lesquels vingt seraient encore en vie. En réponse à cette horreur initiale, près de soixante mille Palestiniens ont péri sous les bombardements israéliens. Cette spirale aveugle de représailles et de souffrances humaines marque à jamais le visage de notre époque. Ces répercussions internationales provoquent des conséquences qui pourraient devenir irréversibles dans la vie commune de millions de femmes et d’hommes si nous n’agissons pas. En France, l’antisémitisme ressurgit dangereusement, instrumentalisé par les forces de la division qui cherchent partout à fracturer les nations et les peuples. Dans un même mouvement, des milliers de femmes et d’hommes de confession musulmane sont victimes d’une stigmatisation qui ne fait que s’amplifier. Partout les citoyens sont les victimes collatérales d’une guerre qui n’en finit plus de créer du désastre et de la désolation. Et pendant que nous nous querellons, pris dans l’engrenage dramatique de la haine et de la division, des femmes et des hommes continuent de mourir aux portes de la Méditerranée.
La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), créée conjointement par Israël et les États-Unis, s’est rapidement révélée être un piège cruel. L’aide humanitaire, qui avance masquée, se distribue sous la menace constante d’une force militaire omniprésente, où chaque tentative désespérée d’obtenir de la nourriture peut signifier une condamnation à mort. Selon l’ONU, en deux mois seulement, près de mille Gazaouis ont été tués alors qu’ils tentaient simplement d’accéder aux produits essentiels pour continuer à vivre. Entourés de barbelés et gardés par des soldats lourdement armés, les centres de distribution se transforment en pièges mortels. Le dilemme tragique des Gazaouis – secourir un blessé ou récupérer un simple sac de farine – témoigne crument des conditions inhumaines auxquelles ils sont soumis chaque jour.
Peu à peu, les voix des derniers journalistes locaux s’éteignent, eux qui s’efforcent malgré tout de rapporter la vérité au monde, exposés quotidiennement à des tirs ciblés et à des arrestations arbitraires. L’Agence France-Presse elle-même sonne l’alarme sur le sort de ses correspondants locaux : « leur vie est en danger », alerte-t-elle, impuissante, prenant la difficile décision d’organiser l’évacuation de ses collaborateurs dans une période où nous avons pourtant tellement besoin de savoir.
Chaque jour, les dirigeants internationaux affichent leur impuissance, voire leur indifférence. Par son immobilisme et son quasi-mutisme, l’Union européenne trahit les principes fondamentaux sur lesquels elle a été bâtie, restant sourde aux appels pressants des consciences les plus respectées, à commencer par celui du pape Léon XIV exigeant « un arrêt immédiat de la barbarie de cette guerre ». Ecoutons Elie Barnavi quand il nous met en garde : « Si on n’arrête pas Benyamin Netanyahou », « on se sera rendu coupable d’un crime de guerre et d’un crime contre l’humanité massif ». Ecoutons les voix qui se lèvent en Israël même. D’autant que chez nous, les rares initiatives diplomatiques s’enlisent. Ainsi, la conférence franco-saoudienne prévue à la fin du mois de juillet, qui devait initialement être présidée au plus haut niveau pour soutenir la reconnaissance de l’État palestinien, a été réduite à une simple réunion vice-ministérielle. Pourtant, la France s’est jointe à vingt-quatre autres pays pour demander immédiatement un cessez-le-feu et la libération des otages. Nous devons soutenir fermement cette initiative.
Notre responsabilité morale est pleinement engagée. Nous devons exiger l’ouverture sans attendre de corridors humanitaires sécurisés sous contrôle international, conditionnant tout soutien à Israël au respect strict et absolu du droit humanitaire international. Enfin, je renouvelle ici mon appel à ouvrir les portes de Gaza aux journalistes étrangers. Le monde entier a plus que jamais le droit et le devoir de savoir.
Face à cette tragédie, un seuil moral, politique et historique a été franchi. Nous sommes désormais confrontés, devant un peuple sidéré, à une mécanique privée de tout garde-fou : autant du sens des responsabilités d’un chef de gouvernement digne de ce nom, que du sens de la mesure de partis politiques démocratiques, comme de la fidélité au droit international de ses alliés occidentaux, et du courage et de la vigilance de chacune et chacun à travers le monde, devant les atteintes intolérables au droit humain.
Jusqu’à quel point allons-nous accepter l’inacceptable ? Jusqu’à quel degré d’inhumanité devrons-nous descendre avant que notre conscience collective ne se réveille ? À ce stade, l’affaire n’est pas de mots : « crime contre l’humanité », « génocide », « nettoyage ethnique »,pas même d’un poids de chair et de sang, mais d’âme, d’humanité, quand tous seuils franchis, on se trouve confronté à l’injustifiable, à l’innommable. Face à cette urgence absolue, d’une lueur à sauver au fond de chacun de nous, nous devons retrouver la force morale de dire « non », avec fermeté, dignité et courage, à cette horreur qui se déroule sous nos yeux. Nous devons enfin nous engager sur le chemin de la reconnaissance d’un Etat palestinien parce que, face au terrorisme islamiste du Hamas comme au messianisme ultrareligieux d’une partie du gouvernement israélien, la réponse ne peut être que politique dans l’affirmation d’un principe, du droit et de la justice.
Si nous échouons à garantir la vie et la dignité du peuple de Gaza, c’est notre propre humanité que nous condamnons.
Dominique de Villepin
Crédits : AP Photo - Jehad Alshrafi
Je viens enfin de finir ma journée. Toujours horrifiée de voir autant de personnes dans nos rues. Femmes seules, enfants, seniors, jeunes de la protection de l’enfance… Un pays riche comme la France !!! C’est une honte !
Le délit d'entrave est maintenu. Les peines encourues sont doublées.
ADOPTÉ .
La prison de la Santé pourra accueillir les soignants condamnés.
La société considère comme un délit que nous soignants puissions vouloir aider à vivre.
Immense tristesse