Il faut qu'on parle de Chat Control, parce que ça se joue cette semaine et que presque personne ne comprend de quoi il s'agit.
En clair : l'UE veut autoriser le scan de vos messages privés. Vos conversations WhatsApp, vos mails, vos DMs. Pas ceux d'un suspect. Ceux de tout le monde, en permanence, par défaut.
Le prétexte est imparable, et c'est ça le piège : « protéger les enfants ». Personne ne peut être contre. C'est exactement pour ça que c'est l'outil parfait. On ne vous fera jamais avaler une surveillance de masse au nom de la surveillance de masse. On vous la fait avaler au nom des enfants, du terrorisme, de la désinformation. Toujours une cause que vous n'oserez pas contester.
Comprenez bien la mécanique en deux temps.
Aujourd'hui c'est la version « douce » : les plateformes ont le droit de scanner, sur la base du volontariat, les messages non chiffrés. Anodin en apparence. C'est le pied dans la porte.
Ensuite vient la vraie version, celle en négociation : le scan obligatoire, y compris de vos messages chiffrés, analysés directement sur votre téléphone avant même d'être envoyés. Plus de 500 cryptographes ont signé une lettre disant que c'est techniquement infaisable sans créer des failles de sécurité exploitables par n'importe quel hacker ou État hostile. Vous cassez le chiffrement pour tout le monde, y compris pour les criminels que vous prétendez traquer.
Et le pire n'est même pas là.
Le vrai danger n'est pas que les technocrates de Bruxelles vous surveillent demain. Ils sont probablement trop mous pour ça. Le danger, c'est qu'ils construisent l'infrastructure. Une fois que scanner les messages de tout le monde est devenu normal, légal, opérationnel — le rail est posé. Et sur ce rail roulera tout ce qui vient après. Le jour où une crise portera au pouvoir des gens sans scrupules, ils n'auront rien à inventer. La machine sera déjà là, clé en main.
Aucune infrastructure de surveillance n'est jamais restée cantonnée à son usage d'origine. Aucune. C'est une loi de la nature administrative : un outil construit pour X finit toujours par servir à Y.
Ce qui rend ce texte dangereux, ce n'est pas ce qu'il fait aujourd'hui. C'est ce qu'il rend possible pour toujours.
Le vote décisif est jeudi. Le dernier verrou.
@brivael "Chaque loi devrait avoir une date de péremption. Si elle n'est pas renouvelée activement, elle disparaît. Ça inverse la charge : au lieu de devoir se battre pour supprimer une mauvaise loi, il faut se battre pour la garder." 👍
"Ce con a besoin de faire un tour en Chine." Tout à fait d'accord. Et voilà ce qu'il verrait.
La Chine a testé les deux modèles. Sur le même peuple. Même culture. L'expérience naturelle parfaite.
Modèle 1 : communisme pur. Mao. Planification centrale. Grand Bond en avant, 45 millions de morts de famine. Révolution Culturelle, des millions de persécutés. En 1976, 88% de la population sous le seuil de pauvreté.
Modèle 2 : Deng Xiaoping, 1978. Libéralisation. Zones économiques spéciales. Les entrepreneurs créent. Résultat : 800 millions de personnes sorties de la misère en 40 ans. La plus grande réduction de pauvreté de l'histoire humaine.
La Chine de 2026 qui t'impressionne, c'est pas du socialisme. La dépense publique chinoise c'est environ 35% du PIB. La France c'est 57%. La Chine est plus libérale que la France sur la dépense publique. Relis ça lentement.
BYD, Huawei, Tencent, ByteDance. Aucune créée par un plan quinquennal. Elles ont gagné parce qu'elles étaient meilleures dans un marché hyper compétitif. Pas de capitalisme de connivence. Les meilleurs gagnent. Les autres crèvent.
Donc oui, "ce con" devrait aller en Chine. Et quand il revient, qu'il m'explique comment un pays qui a abandonné le socialisme pour le capitalisme compétitif est devenu la deuxième puissance mondiale, pendant que la France s'accroche à son 57% de dépense publique et décroche.
La Chine a essayé ton modèle. 45 millions de morts. Elle a changé. Et maintenant tu la cites en exemple sans te rendre compte que c'est un exemple contre toi.
Bonne question. Je vais te répondre honnêtement.
Mon modèle utopique, si je pouvais designer un système from scratch, c'est le libertarianisme. Un État minimal réduit à ses fonctions régaliennes, voire l'anarcho-capitalisme où la coopération volontaire remplace intégralement la coercition étatique. Je sais que d'un point de vue pragmatique, c'est quasiment inapplicable dans notre monde actuel. Les structures sont trop enracinées, les dépendances trop profondes.
Mais entre l'utopie libertarienne et le statu quo français à 57% de dépense publique, il y a un chemin concret. Et ce chemin, quelqu'un est en train de le tracer en temps réel.
Regarde ce que fait Milei en Argentine.
L'Argentine était dans une situation pire que la France. Inflation à 140% annuels. Dépense publique délirante. Bureaucratie tentaculaire. Pauvreté à 40%. Des décennies de péronisme et de kirchnérisme avaient étouffé toute création de richesse.
Milei arrive et fait quoi concrètement : suppression de ministères entiers, déréglementation massive, dates de péremption sur les lois pour que la bureaucratie ne puisse pas s'auto-perpétuer, réduction brutale de la dépense publique, libération des prix, ouverture de l'économie.
Résultat en moins de 2 ans : inflation en chute libre, excédent budgétaire pour la première fois depuis des décennies, investissements étrangers qui reviennent, pouvoir d'achat qui remonte.
Le modèle pragmatique, celui qui fonctionne dans le monde réel, c'est ça :
Déréguler massivement. Pas "simplifier" avec une commission qui produit 200 pages de rapport. Supprimer. Chaque loi devrait avoir une date de péremption. Si elle n'est pas renouvelée activement, elle disparaît. Ça inverse la charge : au lieu de devoir se battre pour supprimer une mauvaise loi, il faut se battre pour la garder.
Réduire le périmètre de l'État à ses fonctions essentielles. Justice rapide et sévère. Police efficace. Défense nationale. Diplomatie. Le reste, le marché le fait mieux, moins cher, et sans créer de rentes bureaucratiques.
Concentrer les moyens sur le régalien. Pas un État faible partout. Un État concentré, petit et extrêmement puissant sur ses vraies missions. La Suisse a 34% de dépense publique et une des meilleures polices, une des meilleures justices et une des meilleures armées (en proportion) du monde. Parce qu'elle concentre au lieu de diluer.
Libérer les entrepreneurs. Création d'entreprise en 24h. Charges sociales divisées par deux. Suppression des monopoles protégés. Que les meilleurs gagnent et que la concurrence profite aux consommateurs.
Filet de sécurité minimal et efficace. Un revenu de base simple, inconditionnel, qui remplace les 200 aides existantes avec leurs 15 000 fonctionnaires qui les administrent. Moins de bureaucratie, plus d'argent qui arrive effectivement aux gens.
Sur l'amalgame socialisme/communisme : la différence est de degré, pas de nature. Le socialisme c'est le contrôle partiel de l'économie. Le communisme c'est le contrôle total. Le mécanisme est le même : l'État décide à la place des individus. La seule question c'est combien. Et l'histoire montre que le curseur ne va que dans un sens : vers plus de contrôle. Hayek l'a démontré dans la Route de la servitude. La planification partielle crée des distorsions qui justifient plus de planification, qui crée plus de distorsions. Jusqu'au bout.
Le "capitalisme dangereux" dont tu parles c'est le capitalisme de connivence. Des oligopoles qui utilisent l'État comme bouclier. Des lobbys qui écrivent les régulations. Des monopoles protégés par la loi. Ça c'est pas du marché libre. C'est de la féodalité moderne. Et c'est exactement ce que le libéralisme combat.
Le marché libre, le vrai, c'est l'échange volontaire entre individus libres. Sans privilèges. Sans protection étatique. Les meilleurs gagnent. Les mauvais disparaissent. Le consommateur choisit.
C'est le système le moins mauvais que l'humanité ait inventé. Et les données le prouvent.
Un truc qui me donne énormément d'espoir, c'est les ratios.
Quand un mec arrive sous un de mes posts avec un argument marxiste recyclé du 19e siècle, il se prend 50 réponses sourcées de gens normaux qui démontent le truc en temps réel. Pas des économistes. Pas des experts. Des gens avec du bon sens et un accès à Google.
La classe politique française a pris les Français pour des veaux pendant 40 ans. "Ils ne comprennent pas l'économie." "C'est trop complexe pour eux." "Il faut leur expliquer."
La réalité c'est que le Français moyen avec du bon sens a souvent une meilleure lecture du réel qu'un énarque à 130 de QI qui a construit tout son édifice intellectuel sur des prémisses fausses. Parce que l'énarque il est brillant, personne le nie. Mais il est brillant à l'intérieur d'un cadre qui ne fonctionne pas. Il optimise un système qui produit 57% de dépense publique pour des résultats médiocres et il pense que le problème c'est qu'on optimise pas assez.
Le mec qui galère à boucler ses fins de mois, lui, il sait instinctivement que quand on te prend 45% de ton salaire et que les urgences sont saturées, y'a un problème qui se résout pas en ajoutant une couche de taxe.
Le bon sens n'a pas besoin de Polytechnique. Il a besoin qu'on arrête de lui expliquer que tout va bien pendant qu'il voit que rien ne marche.
Pourquoi le socialisme ne marche pas, expliqué pour un enfant de 10 ans.
T'es dans une classe de 30 élèves. Un élève bosse comme un fou et a 18 de moyenne. Un autre fait rien et a 4. Le prof décide que c'est injuste et donne à tout le monde la moyenne de la classe : 11.
Celui qui avait 18 arrête de bosser. Pourquoi se fatiguer si ça change rien ? Celui qui avait 4 continue de rien faire. Pourquoi bosser si on te donne 11 gratuitement ?
L'année suivante la moyenne de la classe est à 7. Puis 5. Puis 3.
Le prof ne comprend pas. Il pense que le problème c'est que les élèves ne sont pas assez solidaires. Alors il met en place des punitions pour ceux qui ne font pas assez d'efforts. Il surveille tout le monde. Il décide qui étudie quoi. Il interdit de changer de classe.
C'est exactement ce qui s'est passé. À chaque fois. Dans chaque pays. Sans exception.
URSS, Chine, Cuba, Venezuela, Corée du Nord, Cambodge, Éthiopie, Allemagne de l'Est. 40 tentatives. Même résultat. À chaque fois.
Le socialisme punit ceux qui produisent et récompense ceux qui ne produisent pas. Tout le monde finit par ne plus produire. Et quand plus personne ne produit, le gouvernement utilise la force pour obliger les gens à travailler.
C'est pas un accident. C'est le design.
Tu viens de résumer la théorie de la valeur-travail de Marx. Je vais t’expliquer pourquoi elle a été réfutée il y a 130 ans, sans méchanceté.
L’idée que la valeur vient du travail a un problème fondamental. Si je passe 400 heures à construire une chaise moche que personne veut acheter, elle vaut pas plus qu’une chaise construite en 2 heures que tout le monde s’arrache. La valeur ne vient pas du temps passé.
Elle vient de ce que quelqu’un est prêt à payer. C’est la révolution marginaliste de 1871 (Menger, Jevons, Walras), confirmée par Böhm-Bawerk en 1896 qui a formellement démoli la théorie valeur-travail.
C’est pas un débat ouvert. C’est réglé depuis plus d’un siècle dans la littérature économique.
Maintenant “le propriétaire extorque la plus-value”. Extorquer implique une contrainte. Or un contrat de travail est volontaire. Personne te force à signer. Tu peux partir demain. Tu peux monter ta propre boîte. Tu peux devenir freelance.
Et surtout, le propriétaire ne “prend” rien. Il prend un risque. Il avance le capital. Il paie les salaires AVANT que le produit soit vendu. Si la boîte fait faillite, le salarié touche son chômage. Le propriétaire perd tout.
Ses économies, son temps, parfois sa maison.
La “plus-value” que tu décris, c’est la rémunération de ce risque. Sans quelqu’un pour avancer le capital et organiser la production, le travailleur produit rien du tout. Demande à n’importe quel freelance : le plus dur c’est pas de faire le travail, c’est de trouver le client et de structurer l’offre.
Dernier point. Si le travail seul produisait la richesse, les pays avec le plus de travailleurs seraient les plus riches.
L’Inde et le Bangladesh auraient un PIB par habitant supérieur à la Suisse. C’est évidemment pas le cas. Ce qui fait la différence c’est le capital, l’innovation, l’organisation, et les institutions.
Je te dis ça sans animosité.
La théorie valeur-travail est séduisante parce qu’elle est simple et qu’elle a un héros (le travailleur) et un méchant (le patron). Mais la réalité économique est plus nuancée que ça.
Cher Mathieu Pigasse,
Vous nous dites : "L'audiovisuel public c'est 4€/mois et par habitant. Avec ça vous avez plein de chaînes. Avec Bolloré ça coûte 20 ou 30 euros et vous avez quoi, quelques matchs de foot ou de rugby."
Vous vous essayez aux comparaisons. Le problème c'est que vous commettez d'énormes erreurs de raisonnement.
1️⃣ Je passe sur l'erreur de calcul : 4 milliards € divisés par 68 millions d'habitants, c'est 4,90 €/habitant et par mois. Pas 4€. Mais vous n'êtes pas à 22% près. Surtout, si vous voulez comparer ce coût au prix d'un abonnement à Canal+, il faut considérer le coût par ménage. Une famille de 4 personnes qui s'abonne à Canal+ ne prend pas 4 abonnements ! Il y a 31 millions de foyers en France. Cela fait donc 11,75€/mois. On se rapproche.
2️⃣ Par ailleurs, et c'est le plus important : tous les ménages français sont obligés de payer l'abonnement de 11,75€/mois à France Télévisions, même s'ils n'ont pas de télévision, même s'ils n'écoutent jamais ces programmes. Vous ignorez-là une notion fondamentale : celle d'abonné captif. Nous payons tous un abonnement forcé à France Télévisions. Canal+, vous pouvez vous désabonner. France Télévisions, essayez voir.
3️⃣ Vous oubliez aussi la notion de coût marginal, c'est-à-dire le coût du n+1ème produit vendu. Dans les médias, ce coût est nul : une émission coûte exactement le même prix à produire pour 1 abonné ou pour 30 millions. Si Canal+ avait, lui aussi, 30 millions d'abonnés captifs, ses coûts seraient exactement les mêmes et ses abonnements beaucoup moins chers.
4️⃣ Puisque vous aimez les comparaisons, expliquez-nous maintenant comment le groupe TF1, qui a des audiences et un réseau de chaînes comparables à France Télévisions, arrive à dégager des centaines de millions d'euros de bénéfices et à payer 25% d'impôts dessus, au lieu de nous coûter 2,6 milliards par an. La réponse tient en une phrase : quand c'est l'argent des autres, on compte moins.
Ce tweet devrait être enseigné dans toutes les écoles de France. Mais il ne le sera jamais. Vous comprendrez pourquoi en le lisant.
"Les Français ne seront plus les esclaves des actionnaires."
Je vais pas te répondre avec du mépris. Je vais t'expliquer pourquoi tu penses ça et pourquoi c'est exactement ce que certains veulent que tu penses.
Tu penses ça parce qu'on t'a raconté une histoire. Une histoire simple, intuitive, séduisante : il y a les travailleurs d'un côté et les actionnaires de l'autre. Les travailleurs produisent. Les actionnaires prennent. C'est du vol organisé. Et la solution c'est que l'Etat reprenne le contrôle.
Cette histoire a un nom : la théorie de la valeur-travail. Marx l'a écrite en 1867. Elle a été réfutée en 1871. Par trois économistes indépendants, sur trois continents, qui n'avaient jamais communiqué entre eux. Jevons, Menger, Walras. La révolution marginaliste. Mais personne ne te l'a enseigné. Ni à l'école. Ni dans les médias. Ni dans les discours de LFI.
Pourquoi tu penses que les actionnaires sont des "esclavagistes" :
Raison 1 : on ne t'a jamais expliqué ce que fait un actionnaire. Un actionnaire c'est quelqu'un qui met son argent aujourd'hui pour qu'une entreprise puisse acheter des machines, embaucher, produire. Sans cet argent, pas de machines. Sans machines, pas de production. Sans production, pas de salaire. L'actionnaire ne prend pas le fruit de ton travail. Il finance les outils sans lesquels ton travail ne produit rien.
Raison 2 : on ne t'a jamais expliqué la différence entre risque et certitude. Le salarié est payé à la fin du mois, que l'entreprise gagne ou perde. L'actionnaire n'est payé que si l'entreprise gagne. Et il perd tout si elle coule. Le profit c'est la rémunération de ce risque. Pas du vol.
Raison 3 : on t'a fait croire que l'économie est un gâteau fixe. Si les riches ont plus, tu as moins. C'est faux. Le PIB mondial a été multiplié par 7 depuis 1960. Le gâteau grandit. Et il grandit parce que des gens investissent, prennent des risques, créent des entreprises. Le salaire moyen réel n'a jamais été aussi élevé dans l'histoire de l'humanité.
Raison 4 : on t'a fait croire que l'Etat est l'alternative. L'Etat va protéger les travailleurs en remplaçant les actionnaires. Sauf que l'Etat n'a pas d'argent propre. Chaque euro qu'il dépense, il l'a pris à quelqu'un. Et quand l'Etat alloue le capital à la place du marché, il le fait sur des critères politiques, pas d'efficacité. Résultat : les pays où l'Etat contrôle le plus l'économie (Venezuela, Cuba, Corée du Nord) sont les plus pauvres. Les pays où le marché est le plus libre (Singapour, Suisse, Danemark) sont les plus riches.
Et voilà pourquoi cette narrative existe. Parce qu'elle est utile. Utile à qui ? Aux politiques qui veulent plus de pouvoir. Si tu crois que les actionnaires sont des voleurs, tu votes pour quelqu'un qui promet de "reprendre le contrôle". Et "reprendre le contrôle" ça veut dire donner plus de pouvoir à l'Etat. C'est-à-dire à eux.
La narrative "esclaves des actionnaires" c'est pas de l'économie. C'est de la politique. C'est un outil pour te convaincre de donner plus de pouvoir à des gens qui n'ont jamais créé un emploi de leur vie.
Et il suffit de s'intéresser à l'économie pendant 2 heures, pas 5 ans, pas un master, 2 heures, pour voir à travers. Lis Bastiat, "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas." 50 pages. Gratuit en ligne. Et tu ne te feras plus jamais manipuler par un discours de LFI.
"Je demande 6 mois de délai"
...
S'il vous plaît ne me tuez pas tout de suite, laissez-moi réfléchir...
LA LETTRE QUI PROUVE QU'ILS ONT EXÉCUTÉ NOELIA
sans aucune pitié
POUR VENDRE SES ORGANES
Monsieur le Premier ministre,
Combien d'impôts et de taxes pour payer ce dispositif ? Combien en intérêts, car vous le financerez avec de la dette ? Combien pour payer les fonctionnaires affectés à la distribution de ce chèque et au nouveau guichet que vous venez de créer ?
Vous jouez les généreux, comme si cet argent sortait de votre poche, mais vous êtes en train de nous acheter avec notre propre argent. C'est la définition du socialisme.
Il existe une autre voie.
👉 Baisser le prix du carburant pour tout le monde, toute l'année, crise ou pas, sans chèque énergie, sans numéro vert, sans guichet pour le réclamer, sans creuser la dette.
Comment ? Baisser les taxes. Diminuer d'un tiers l'accise sur les énergies (ex-TICPE) : 24 centimes de moins par litre de gazole. 27 centimes de moins par litre d'essence. Pour tous les Français. Dès maintenant.
Pour financer cette baisse, il faut faire 12 milliards d'euros d'économie. Comment ? En supprimant l'aide au développement qui nous coûte plus de 12 milliards cette année.
Les Français n'ont pas besoin d'un chèque. Ils ont besoin qu'on arrête de leur prendre leur argent.
"Je suis un révolutionnaire marxiste."
Ok @LouisBoyard . Puisque tu te revendiques ouvertement de cette tradition, prenons 2 minutes pour rappeler à tout le monde ce qu'il y a au bout de la "révolution marxiste".
Pas en théorie. En pratique.
A chaque fois.
Sans exception.
Etape 1 : la révolution. On renverse l'ordre établi au nom du peuple. C'est la partie sexy. Celle qui fait de belles affiches.
Etape 2 : la dictature du prolétariat. Marx l'a théorisée lui-même. Un pouvoir central fort "temporaire" pour réorganiser la société. Spoiler : le "temporaire" ne finit jamais. Jamais. Parce que le pouvoir ne se rend pas volontairement. Hayek l'a expliqué en 1944 dans La Route de la Servitude : quand tu centralises le contrôle de l'économie, tu as besoin de toujours plus de coercition pour maintenir le système. C'est pas un accident. C'est mécanique.
Etape 3 : l'élimination des dissidents. Staline a purgé les vieux bolcheviques. Mao a lancé la Révolution Culturelle. Pol Pot a vidé les villes. Castro a rempli les prisons. A chaque fois, la révolution mange ses propres enfants. Les premiers liquidés sont toujours les idéalistes qui ont cru à la promesse initiale. Ceux qui disent "c'est pas ça qu'on voulait".
Etape 4 : la planification centrale. L'Etat décide quoi produire, combien, pour qui, à quel prix. Résultat : pénuries. Parce qu'aucun comité central ne peut traiter l'information que des millions de transactions libres traitent instantanément via les prix. Hayek a formalisé ça et personne ne l'a réfuté en 80 ans.
Etape 5 : la famine. Grand Bond en Avant de Mao : 15 à 55 millions de morts de faim. Holodomor de Staline : 3.5 à 7 millions de morts. Dans un des pays les plus fertiles du monde. L'Ethiopie de Mengistu. Le Cambodge de Pol Pot. Parce que quand tu remplaces les agriculteurs par des bureaucrates et les prix de marché par des quotas, les gens meurent de faim. A chaque fois.
Etape 6 : le mur. Pas au sens figuré. Au sens propre. Mur de Berlin. Interdiction de quitter Cuba. Tir à vue sur les fugitifs en Corée du Nord. Parce qu'un système qui ne fonctionne pas a besoin d'empêcher les gens de partir. Si ton système est si génial, pourquoi tu dois tirer sur ceux qui veulent le quitter ?
Le bilan comptable de la "révolution marxiste" :
URSS : ~20 millions de morts. Chine : ~65 millions. Cambodge : ~2 millions. Corée du Nord : ~2 millions. Ethiopie : ~1.5 million. Total estimé : 65 à 100 millions de morts.
Et le résultat final à chaque fois : l'effondrement. L'URSS s'effondre en 1991. La Chine survit en abandonnant le marxisme économique (merci Deng Xiaoping). Cuba survit dans la misère. Le Venezuela passe du pays le plus riche d'Amérique du Sud à un pays où les gens mangent dans les poubelles. En 20 ans.
"Si à chaque fois que quelqu'un conduit ta voiture il finit dans le mur, c'est pas 7 mauvais conducteurs. C'est la voiture qui a pas de freins."
Louis, tu as 24 ans. Tu es député. Tu as littéralement la possibilité de changer des choses dans le cadre démocratique.
Et tu te revendiques d'une idéologie qui, à chaque application dans l'histoire, a produit la famine, la dictature et la mort de masse.
C'est pas du courage.
C'est de l'ignorance. Et pour un élu de la République, c'est impardonnable.