🧵 Quand une personne quitte une dérive sectaire, une idéologie radicale ou une croyance qui a structuré sa vie pendant des années, on s'imagine souvent qu'elle est enfin devenue Libre.
En réalité, la sortie est souvent le moment où une nouvelle vulnérabilité apparaît 🪡
@RickAnticap@Cyril_dgnr Constat de ramifications (ex. écoles, agri, système financier parallèle) dont l'imagerie et la cartographie (et non l'imaginaire) permettent une synthèse logotypée. Tentacules, toile d'araignée, pistage de crottes de marcassins, à vos propositions.
@Remimogenet Créer est open space présentement. "Exister pleinement" ça me rappelle pourquoi j'ai préféré sécher les cours de philo au profit de la planche à voile.
Je réfléchi à cette analyse : "la déprise réelle commence commence là où cesse le besoin de détruire autrui pour exister". Ca me renvoie à des comportements dégueulasses que j'ai eu vis-à-vis de bonnes volontés (hors pensée dogmatique). Je m'en expliquerai bientôt.
@Broom91056788 Chaque témoignage direct ou indirect en RS est à écouter et à prendre en compte. Se targuer de jouer comme Dewey (Malcolm) à : "Toi j'te fais, toi j'te defais", relève selon moi d'une perversion sadique, n'étant pour bcp d'entre nous pas formés professionnellement. Fiche Rom ?
@Broom91056788 A partir du moment où on souhaite monétiser nos témoignages, forcément on glisse dans l'influence miroir et la pêche aux likes en gain de crédibilité.
@Broom91056788 Ya peut-être un vide à combler, une frustration via un vide social à l'extérieur par ex à compenser, une revanche, une faille narcissique, un masque défini à usage d'une fan base, qui me rappelle certaines méthodes de gourous / influenceurs 2.0 que je découvre actuellement 🥴
@Broom91056788 Une hiérarchie des témoignages selon leurs curseurs émotionnels, publicitaires, bankable et dogmatiques. "Si t'as pas passé 10 ans dans une dérive, t'es pas crédible". Culture pub.
Entendu : "MOI en tout cas JE l'ai envoyé chier direct". OK Super Girl 💪Je repasserai pour une leçon particulière de savoir-être, pauvre faible que je suis.
On demande "pourquoi est elle restée ?" "Pourquoi elle ne l'a pas dénoncé ?" "Pourquoi ses amies l'on soutenu ?" "Comment sa compagne n'a rien vu ?"
Mais plus rarement "pourquoi a-t-il agressé ?" "Comment a-t-il réussi à manipuler autant de monde ?" 🪡
"Bernadette, fais chauffer les tisonniers ! J'apporte mes shitstorms cuites à point, et des chips ! On va les défoncer publiquement un par un" (True story)
A tous les Iznogouds qui rêvaient d' être calife à place du calife : la place du calife est disponible.
Vous avez travaillé dur pour cela. Intrigues, manœuvres, coups bas, rivalités... pour une consécration bien méritée.
Mais attention, vous avez des concurrents, et la lutte reste acharnée. Tous les coups sont à nouveaux permis...
Qui sera le plus proche des victimes de l'ancien calife ? Qui publiera le premier livre sur son règne ?
Qui captera l'attention des médias ?
Qui récupérera les faveurs du peuple et les subventions du royaume ?
Et une fois calife, prenez garde ! Vous découvrirez peut-être que votre vizir ambitionne à son tour d'être calife à la place du calife.
Le victim blaming ne vise pas uniquement les femmes. Il touche aussi les hommes. Mais il est souvent plus facile, socialement, de faire porter cette charge aux femmes.
On le voit notamment lorsqu'une personne découvre qu'elle a côtoyé un prédateur sans connaître ses agissements.
On exige alors d'elle qu'elle se désolidarise publiquement, qu'elle condamne avec suffisamment de vigueur, qu'elle se prononce à intervalles réguliers, qu'elle fasse de cette affaire un combat permanent. À défaut, le soupçon renaît aussitôt. Elle serait encore un soutien du prédateur, complice par son silence, responsable de ne pas en faire assez pour les victimes.
La logique est perverse. Elle consiste à déplacer une partie de la faute du coupable vers ceux qui l'ont côtoyé sans savoir, ou vers ceux qui n'adoptent pas le degré de dénonciation jugé satisfaisant par certains procureurs autoproclamés.
C'est d'une profonde laideur.
Et ce phénomène est d'ailleurs abondamment documenté par les travaux portant sur le victim blaming, la culpabilité par association et les mécanismes de panique morale.