@vcamussina@miamologue Oui c'est de votre faute. Votre génération a pourri l'économie, l'environnement et notre futur, tout en votant pour l'ultra capitalisme.
La DJ Barbara Butch a été contrainte d'écourter sa prestation qui se déroulait sous les huées, les insultes et quelques jets de bouteille de manifestant·es grenoblois, soutenus par les insoumis locaux pour empêcher que cette artiste se produise.
Le groupe LFI de Grenoble avait au préalable demandé la déprogrammation de Barbara Butch parce qu'elle a signé la pétition pour la loi Yadan, que je combats et combattrais de toutes mes forces, notamment parce qu’elle vise à faire taire la critique de la politique israélienne génocidaire de Benjamin Netanyahou. Qu'elle soit par ailleurs une femme engagée dans le combat LGBTQI+ et contre la grossophobie, cible régulière d’attaques violentes, sexistes et antisémites, n'a rien changé à l'exigence insoumise.
La municipalité de Grenoble n’a pas cédé à l’injonction des insoumis. Et elle a bien eu raison.
Un tel sectarisme, une telle mise en cause de la liberté de création et de diffusion, nous conduisent dans le mur. Ils envoient des signaux contraires, à la fois sur les principes que nous défendons et sur les ennemis qui sont les nôtres.
Doit-on être d’accord politiquement avec les artistes, et sur tout, pour accepter qu’ils et elles se produisent sur scène ? Cette façon de voir préfigure un rapport instrumental et autoritaire à la production culturelle.
Les arts et la culture, ce n’est pas le consensus, c’est le dissensus. Si nous les plaçons sous le signe du bien et du mal, de la vérité ou du mensonge, nous ferons dangereusement fausse route.
Si je défends la liberté d’expression des artistes, et donc la création, je défends aussi la liberté d’expression du public. Parce que je veux des spectateurs·trices actifs et non passifs. Parce que je crois à la démocratie. Ils et elles doivent donc pouvoir exprimer leurs désaccords avec une mise en scène, un propos défendu par une œuvre ou le positionnement d’un·e artiste. Protéger ce droit des spectateurs·trices à exprimer une opinion face à la production artistique me paraît essentiel. Mais cela ne saurait se confondre avec le droit à chercher l’interdiction de la diffusion. Accorder la liberté de création et la liberté d’expression du public, c’est évidemment une tension. Nous devons la tenir.
La demande d’interdiction ou la manifestation qui conduit à la censure, je nous invite à la manier avec la plus grande prudence. Dans un moment où l’extrême droite a le vent en poupe, où la droite marche dans ses pas en broyant les arts et la culture, la logique de l’interdiction des artistes et des œuvres peut être un poison mortel pour les tenants de la diversité culturelle et de la liberté d’expression.
Si à gauche, nous l’utilisons à tort et à travers, si nous nous attaquons à des artistes pour un différend de positionnement, fut-il d'une immense importance à nos yeux, je ne donne pas cher de notre peau.
Enfin, n’a-t-on pas plutôt des représentants politiques qui défendent la loi Yadan à interpeller fortement avant de s’en prendre à Barbara Butch ? Quel message envoie-t-on de fermeture - « soit tu es totalement d’accord avec moi, soit tu es un adversaire à abattre » -, au moment où le néofascisme frappe à nos portes et où le besoin d'attirer à soi, de rassembler est immense face à ce danger extrême ?
Clémentine Autain
@Xa_keller "Un peu de nuance" pendant que les enfant crèvent sous les bombes à Gaza. Opinion de cis homme centriste bourge blanc. Si t'étais pas pd, tu serais de droite. C'est pour ça qu'on veut pas de vous à LFI.
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@atchouameni Tu nous fait perdre la coupe du monde en jouant comme une merde, t'assumes pas et tu laisses Cherki faire le sale taff devant la presse et tu le dézingue en scred via Aqababe ? Je comprends mieux pourquoi on veut te vendre à ManU.
D’après mes informations exclusives, au tout début de la compétition Cherki aurait été le bol de fraîcheur des Bleus, un vrai exemple du renouvellement de l’équipe. Drôle, bon camarade, très proche des cadres, sa présence laissait présager le meilleur pour le groupe.
Il aurait par exemple totalement décrispé l’ambiance autour du surnom « Mbappé dictator ». Un surnom qui était évoqué en messe basse par certains joueurs pour ne pas irriter Kylian Mbappé. Mais Cherki, avec son côté maladroit et drôle, aurait commencé à l’appeler comme ça ouvertement. Tout le monde aurait fini par prendre ça à la rigolade, au point que « Mobutu » serait devenu une vraie blague interne. Kylian Mbappé lui-même l’aurait pris avec humour.
Mbappé aurait d’ailleurs parfaitement tenu son rôle de capitaine en prenant le temps de parler et de motiver tous ses coéquipiers, même ceux qui ne jouaient pas et les nouveaux arrivants comme Risser. Risser se serait très bien intégré et entendu avec tout le monde, contrairement à Chevalier dont la non-sélection aurait été un choix sportif… mais pas uniquement. Il n’aurait apparemment pas été aimé de tous les joueurs.
Mais selon mes infos, après cette très bonne ambiance du début, la routine de la compétition se serait installée et l’attitude de certains aurait commencé à peser lourdement, avec comme point d’orgue celle de Cherki. Son humour de gamin et sa prise de confiance sur la durée dans un groupe fermé auraient agacé certains joueurs adultes et pères de famille, qui avaient l’impression d’avoir un gamin avec eux. Le staff aurait également voulu plus de sérieux et une détermination totale au fur et à mesure que la compétition avançait.
Son manque de temps de jeu l’aurait lui-même agacé, le rendant parfois désagréable. Il aurait aussi souvent donné des consignes et voulu imposer sa vision du jeu et de la stratégie, ce qui ne serait pas passé ni auprès des joueurs ni du staff, surtout en tant que nouveau et remplaçant.
Avant le match contre le Maroc, Cherki aurait déclaré : « C’est une très bonne équipe, avec énormément de qualités. Dans cinq jours, on ira à la guerre. » Une phrase qui aurait été très mal prise par le chargé de com des Bleus.
Au final, Cherki aurait apporté beaucoup de bonne ambiance et d’énergie positive au départ, mais il serait devenu lourd, capricieux, avec un côté pas assez professionnel qui aurait déplu à tout le monde au fil du temps. Les cadres étaient en mission pour gagner et faisaient passer ce message. Cherki aurait sorti de grandes phrases sur la détermination… mais son comportement n’aurait pas forcément suivi. Sûrement un manque d’expérience dans les grandes compétitions où tout se joue sur les détails, combiné à son côté maladroit et un peu cas social de quartier.
La vie de groupe H24, coupés du monde, aurait logiquement rendu les choses plus difficiles. Cherki aurait commencé à taper sur le système de plusieurs joueurs, dont Rabiot et Maignan par exemple, avec des blagues parfois déplacées. Ce qui au départ était une bouffée d’oxygène serait devenu une source de crispation pour le groupe.