"Un exercice solitaire n'a rien d'exaltant, monsieur, tandis qu'un jeu d'équipe transporte l'individu. Ici-bas, l'homme a besoin d'un moteur pour agir." (Les vacances de Bérurier, 1967)
"Ça fait toujours plaisir à un civil de passer pour un officier, tout comme un Dugenou est ravi d'être pris pour un noble." (Appelez-moi, chérie !, 1972)
"Un beau valseur, gars, doit pas être trop fort, ni trop menu. Trop fort, il décourage la main ; trop menu, il l'attriste." (Le Gala des emplumés, 1963)
"Que voulez-vous, je suis ainsi fait : je n'écoute que la voix de mon cœur valeureux ! Ça fait une moyenne avec tous les fumelards qui n'obéissent qu'à celle de leur porte-monnaie." (Du mouron à se faire, 1955)
"Car enfin, admettez : si l'on a vu beaucoup de vivants faire semblant d'être morts, on n'a, en revanche, jamais vu des morts faire semblant d'être vivants." (Appelez-moi, chérie !, 1972)
"Bavarder est bien commode ; ça évite de parler ! On n'a qu'à laisser tomber des mots, comme une chèvre laisse tomber ses crottes sans cesser de marcher." (Béru-Béru, 1970)
"Il promit ce qu'elle voulut, le mâle acceptant tous les renoncements « avant » l'acte, mais oubliant ses promesses pendant." (Le Silence des homards, 1992)
"Quand on n'a que des tubes de néon pour bronzer, on ne peut plus se permettre les réactions de tout un chacun, c'est fatal." (Bérurier au sérail, 1964)
"Moi, je trouve que c'est réglo qu'y en ait qui clabotent comme leurs clients ; c'est toujours les malades qui cannent, pourquoi t'est-ce que ça ne serait pas les médecins, histoire de faire la relève !" (Le Gala des emplumés, 1963)
"Les certitudes, ça se construit comme les maisons. Elles débutent par un plan, continuent par un gabarit, s'édifient brique à brique, tout ça." (Al Capote, 1992)
"Faites excuses, m'sieurs-dames, si j'ai conservé l'esprit étudiant. Pas de ma faute si je n'ai comme vous autres la bouche en chemin d'œuf. Vous m'avez tous l'air d'être la conséquence d'un vieux !" (Tu vas trinquer, San-Antonio, 1958)
"Les très pauvres se meublent au bazar, les très riches appellent un décorateur. Tous les bazars et tous les décorateurs se ressemblent et proposent les mêmes solutions." (T'es beau, tu sais !, 1972)