LA PENSÉE DE MK _N° 120-2026
Lorsque je revisite les dernières décennies de notre longue marche - à peine commencée- je constate que nous avons déjà atteint les métastases de toutes les formes de cancer qui peuvent affecter une société humaine. On s'est désinhibé et on a lâché les coups. Sans filet, sans retenue. Avec la volonté d'anéantir l'autre. J'espère qu'on s'est tout dit. Car nous voici tous ensemble dans les décombres de la demeure commune. Quand je scrute l'horizon il m'apprend une seule chose: il n'y aura pas de temps à perdre. Il faudra tout reconstruire. Dans l'urgence. Avec tout le monde. Sauf ceux qui choisissent de se mettre à l'écart. Nous n'aurons plus d'excuse, ni d'autre choix que de réussir ensemble. Déposez donc les armes de la haine. Retroussez les manches de la bravoure. Pour que les sourires fleurissent sur les visages défaits de nos populations. Que l'étoile d'or du drapeau national illumine le ciel d'Afrique, et demain celui du monde. Telle est notre mission. Tel est notre destin collectif.
#Cameroun #renaissance #changement_dans_la_paix
LA PENSÉE DE MK _N° 089-2026.
Du creux de la vague émergent les marins que l'on croyait engloutis. Ce n'est pas parce qu'on ne peut pas voir au-delà de la ligne d'horizon qu'il n'y a rien au-delà.
#Cameroun#renaissance#changement_dans_la_paix
AU FEU BÂTONNIER YONDO MANDENGUE Black.
tu ne fus pas distrait
des malheurs de ton peuple
et maintenant tu t'en vas
au milieu de la tempête
comme pour te faire offrande
au jour rêvé dans la nuit
à ton cou altier
ma guirlande d'étoiles
sur le chemin où tu avances
au pas doux des bienheureux
je sais que tu sais
que rien n'est fini ici."
M. Kamto
LA PENSÉE DE MK _N° 087-2025.
C'est quand la mer se retire de la plage qu'on a une petite idée de ce qu'elle a dans le ventre. Elle laisse derrière elle déchets et immondices, parfois pire; tant de vomissures que les Hommes candides ne peuvent soupçonner. Comme face à la mer, si redoutable lorsqu'elle se déchaîne, on ne doit aborder l'univers politique qu'avec prudence et la conscience qu'on est toujours en sursis; et surtout sans en espérer aucune reconnaissance. Ta joie ne viendra pas avant tout des Hommes, mais de ton for intérieur, lorsque ton action épouse tes convictions. Si tu agis sans avoir des convictions, assure-toi de la victoire pour échapper à la double mort: celle de ton âme et celle prononcée par le jugement des Hommes.
#Cameroun #renaissance #changement_dans_la_paix
COMMENT BÂTIR LA NATION CAMEROUNAISE?
En nous réconciliant avec notre histoire. En transcendant ce qui nous divise pour célébrer ce qui nous unit. Et cela commence par un devoir de mémoire du sacrifice de nos martyrs.
Cette vidéo s’inscrit dans cette obligation mémorielle qui s'impose à la collectivité nationale. C’est un hommage à nos héros de la liberté, à ces voix étouffées par la mort mais à jamais vivantes dans nos esprits et dans nos cœurs.
C’est surtout un acte de reconnaissance envers les plus illustres d'entre eux, dont Ruben Um Nyobè est incontestablement la figure emblématique. Il a été assassiné le 13 septembre 1958, dans le Nyong-et-Kellé, pour avoir rêvé d’un Cameroun libre, souverain et uni.
Cette petite vidéo est une modeste contribution à ce devoir de mémoire. Parce qu’on ne construit pas une nation sans honorer ses bâtisseurs. Je veux qu’ensemble nous édifiions la nation camerounaise dans le cours paisible d’un récit national qui vise notre grandeur commune.
MK's THOUGHTS N° 080-2025.
There are times when your conscience speaks to you very loudly. Do not stifle it. Listen to it carefully. For there is no human or divine judgement whose verdict is not announced to you in advance by your conscience. Seeking excuses to escape the dictates of your conscience is choosing to endure the torments of an endless process within yourself, which always ends in an irrevocable condemnation. From the hell into which your betrayed conscience plunges you, there is no escape.
#Cameroon #renaissance #peacefulchange
LA PENSÉE DE MK _N° 079-2025.
Ils sont remplis de vanité, qui va de pair avec le mépris, parce qu'ils sont nourris de l'illusion qu'ils sont choisis, supérieurs, et ne voient en nous que des chèvres. Comment fait-on pour échapper aux visages de la souffrance et à l'arrogance des injustices qui nous accablent à chaque coin de rue ? Je lutte au nom de la fraternité humaine, qui met mon bonheur dans la lueur de joie qui éclaire le visage des plus pauvres, des plus faibles, à commencer par les enfants.
#Cameroun #renaissance #changement_dans_la_paix
(1/2) LE GRAND NORD ET SES COURAGEUSES POPULATIONS DOIVENT REFUSER LE PIRE QUE LUI PREPARE LE REGIME RDPC AUX ABOIS FACE À SON EMANCIPATION POLITIQUE.
L'actualité politique récente a mis les projecteurs sur les populations du Grand Nord, considérées depuis les premières élections pluralistes des années 1990 par le régime RDPC simplement comme une réserve de voix permettant d'ajuster les résultats des élections. En effet, mis à part des postes attribués à quelques élites pour elles-mêmes, le sort des populations du Grand Nord n'a jamais retenue l'attention du pouvoir-RDPC, malgré les déclarations hypocrites de circonstance. La négligence, l'oubli et l'abandon, selon le cas, dans les domaines de la sécurité, des infrastructures et l'énergie, d'accès à l'eau potable, de l'éducation, de la santé, du développement industriel dans ce grand ensemble géographique et humain en sont un témoignage éloquent. Voilà des années que nous essayons d'attirer l'attention de ce régime sur cette situation désastreuse, hautement préjudiciable à la cohésion nationale, sans succès. Le régime en place ne traite-t-il pas avec condescendance et mépris les populations du Grand Nord auxquelles il ne pense qu’à l’occasion des élections?
Ces populations, trop longtemps stigmatisées par l'élite bien pensante du parti au pouvoir, sont désormais débout déterminées à assumer pleinement leur destin en tant que composante à part entière de la nation camerounaise. Dans toute sa diversité, sa jeunesse dynamique a désormais fixé le cap à suivre à quiconque envisage de parler en son nom. Ce cap, c'est le rattrapage dans les différents domaines d'abandon énumérés ci-dessus.
Après le traumatisme des graves événements de 1984 et de l’abandon à l’étranger des restes du premier Président de notre pays, Ahmadou AHIDJO qui s'en est suivi, la jeunesse consciente et les populations du Grand Nord en général, reviennent dans le jeu politique et entendent peser de tout leur poids dans le choix des dirigeants de notre pays, en particulier lors du scrutin présidentiel d'octobre prochain. Leur sursaut semble avoir surpris le pouvoir en place qui, en raison de sa nature réactionnaire n'y voit que la défiance et l'insurrection. Pris de panique, le régime croit, comme à son habitude, pouvoir recourir à la manipulation et au discours de haine visant à installer un climat de tension, voire de conflit ouvert entre les communautés socio-culturelles et religieuses dans le Grand Nord, dans l'espoir d'enrayer la prise de conscience et la révolte politique pacifique en cours. De nombreuses sorties sur les réseaux sociaux d'une militante du RDPC apparemment bien introduite, une certaine presse, et des personnes pouvant être clairement identifiées comme des communicants du RDPC dans les débats médiatiques, se font impunément les relais de ce projet macabre. Faut-il rappeler que ce projet funeste que le régime RDPC semble nourrir dans le Grand Nord, peut conduire à des confrontations violentes ? Le pouvoir en place n'a-t-il donc tiré aucune leçon de la guerre civile inutile, meurtrière et destructrice qu'il a provoqué de manière irresponsable dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-Ouest, il y a bientôt neuf ans ? Jusqu'où le régime RDPC est-il prêt à aller pour conserver le pouvoir? (1/2)
(2/2) J'invite ceux de nos compatriotes de l'intérieur et de la diaspora qui ne se sont pas encore inscrits sur les listes électorales d'ELECAM de courir le faire maintenant car les inscriptions vont s'arrêter dès la convocation du corps électoral. Ce n'est donc plus qu'une question de jours. J'exhorte ceux qui sont déjà inscrits à aller retirer leurs cartes d'électeurs et à inviter leurs proches et amis à en faire de même.
Ensemble, dans les urnes et dans la paix, nous allons très bientôt obtenir le Changement par l'Alternance démocratique dans notre pays.
Fait à Yaoundé le 10 juin 2025
Maurice KAMTO,
candidat à l'élection présidentielle de 2025 (2/2)
Un assaut est lancé par Netanyahu pour exterminer la population sadiquement assiégée à Gaza. Des milliers de gens vont mourir. Des milliers d'enfants seront assassinés. Ce crime après dix huit mois de génocide planifié et autorisé par les puissances "occidentales" scelle le sort de tous ses complices aux yeux des populations du monde entier. "L'occident" complice devient à Gaza une puissance criminelle.
#MonGestePourLeCameroun
La dynamique de la collecte des fonds pour la campagne de MAURICE KAMTO s’intensifie. Après MTN CAMEROUN, AFRILAND FIRST BANK, UBA, NFC BANK, nous sommes heureux d’annoncer l’arrivée d’un nouveau partenaire, AFRICA GOLDEN BANK. Cette arrivée renforce l'éventail de nos partenaires dans cette opération et permet à tous de pouvoir contribuer à partir de la plupart des localités du pays.
#MonGestePourLeCameroun
DÉCLARATION SUR LES GRAVES INCIDENTS DE KOURBI DANS LE DÉPARTEMENT DU MAYO KANI ET L'APPEL À LA RÉTRACTATION DU DÉCRET PORTANT CRÉATION DU PARC DE MA MBED MBED
Le 07 février, les populations de Kourbi dans la Région de l'Extrême Nord, ont séquestré le Gouverneur, le préfet du Mayo Kani et leurs états-majors respectifs dans un acte de révolte populaire.
Le décret du Premier Ministre portant création du parc national "Ma Mbed Mbed", dont la réclamation de l'annulation est au cœur de cet incident grave, est une conséquence de la mauvaise gouvernance du régime en place.
En effet, la méthodologie qui a conduit à la prise de ce décret et l'approche adoptée pour sa mise en application n'ont pas respecté les populations locales.
Le décret querellé n'a pas cerné préalablement tous les enjeux autour de la création de ce parc national, qui pose fondamentalement le problème de l'accès aux terres arables et autres ressources naturelles, dans une zone densément peuplée où, traditionnellement, on déplore des rivalités foncières entre éleveurs et agriculteurs.
Outre ces questions très sensibles mal prises en compte par le décret du Premier Ministre, se pose celle du choix du nom du parc, soulevée par les populations.
Selon une interprétation non certifiée, "Ma Mbe Mbe" signifierait en langue locale "incirconcis". Ce nom de baptême du parc ne passe pas au sein des populations révoltées, qui le trouvent stigmatisant, et donc provocateur. Le MRC dénonce ce mépris et cette tentative regrettables de dévalorisation d'une communauté, inacceptables dans la République, laquelle doit promouvoir l'inclusion et la diversité culturelle.
Tout en partageant pleinement le souci de protection de l'environnement et de préservation des espèces, nous estimons que cela doit se faire en tenant compte des réalités humaines sur le terrain.
Afin de préserver la paix dans cette zone concernée et plus généralement dans cette région de l' Extrême Nord si souvent en proie à des crises sécuritaires et des conflits violents entre communautés, nous invitons le Premier Ministre à se montrer attentif aux revendications et à la colère des populations, et de reconsidérer son décret portant création du parc national de "Ma Mbed Mbed". Il nous semble qu'on gagnerait, au nom de la paix sociale en cette période si sensible, de rouvrir, dans un climat apaisé, le dialogue avec toutes les parties prenantes afin de trouver une issue concertée qui préserve autant les intérêts de toutes les populations concernées dans leur diversité que la population des éléphants menacée.
À cet effet, il serait judicieux de prendre un décret de substitution à celui qui est à l'origine des tensions actuelles, au terme d'une concertation inclusive et franche avec les différentes parties concernées; un tel décret devrait intégrer les préoccupations prises en compte dans le Logone Birni où les populations se sont déjà accommodées aux passages des éléphants dans un corridor. Concrètement, on pourrait donner la priorité à la création d'un corridor pour les pachydermes. Cela permettrait de préserver la biodiversité tout en tenant compte des besoins et préoccupations des populations locales. Une équipe interministérielle pourrait être mise en place à cette fin. Ces mesures contribueraient assurément à créer la confiance des populations à l'égard de ce projet de parc naturel.
Le MRC se réjouit du dénouement sans effusion de sang de la crise à Kourbi. Il faut saluer la maîtrise des autorités administratives cernées par les populations en colère, dont le sang-froid a permis d'éviter le pire, qui s'est produit malheureusement dans les régions anglophones du pays il y a 8 ans. C'est ainsi que doivent être gérées les crises de l'ordre public dans un Etat civilisé, et nous voudrions y voir une approche nouvelle du maintien de l'ordre par les forces de sécurité dans notre pays.
Yaoundé, le 9 fev 2025,
Maurice KAMTO, Président national du MRC,
Candidat du MRC et de l'APC à l'élection présidentielle.
DÉCLARATION SUR L'ENLÈVEMENT DU PROCUREUR GÉNÉRAL PRÈS LA COUR D'APPEL DU NORD-OUEST, M. NCHANG AUGUSTIN.
Une information actuellement en circulation sur les réseaux sociaux, que nous évoquons sous toutes réserves, fait état de l'enlèvement, le 29 décembre 2024, à Bamenda, du Procureur Général près de la Cour d'Appel du Nord-Ouest, Monsieur NCHANG Augustin.
Si cette information était confirmée, elle viendrait s'ajouter à l'enlèvement suivi, de tortures physiques graves, du Sous-préfet d'IDABATO, dans la Région du Sud-Ouest, Monsieur Roland EWANE, dans la nuit du 1er au 2 octobre 2024.
Plusieurs mois après l'enlèvement de ce dernier, on reste sans nouvelles de ce serviteur de l'État dont le sort ne semble plus préoccuper au sommet du pouvoir.
La véracité du nouvel enlèvement viendrait rappeler, par une nouvelle douleur pour la famille de la victime et la Nation, l'absurdité de la poursuite de ce conflit armée qui se poursuit à bas bruit et dont les clefs de sa résolution restent entre les mains de l'État.
Le Président de la République est, dit-on, le citoyen le plus informé du pays, ce qui serait tout à fait normal. L'enlèvement du malheureux Procureur Général aurait eu lieu dans la soirée du 29 décembre. Comment dans ce cas, le Président de la République n'a-t-il pas eu un mot de compassion pour la famille du haut magistrat lors de son adresse à la nation du 31 décembre 2024 ? Il a préféré se voiler la face sur la réalité des difficultés sécuritaires du pays, qui continuent de faire des victimes, et répéter, tel un mantra, l'unicité et l'indivisibilité du pays, comme si cela constituait un obstacle à la résolution de la crise anglophone.
Comment comprendre qu'à défaut du Chef de l'État, le Premier Ministre, chef du Gouvernement, n'ait pas réagi, plusieurs jours maintenant après le kidnapping allégué ?
Sous toutes réserves, en mon nom personnel et au nom des militantes, militants et sympathisants du MRC, au nom de tous les Camerounais épris de paix, j'exprime à la famille du haut magistrat, NCHANG Augustin, ma sincère compassion et ma totale solidarité.
Le MRC invite ses ravisseurs à ne pas attenter à sa vie et à ne pas lui infliger le moindre acte de torture.
Le MRC exhorte les dirigeants actuels du pays à faire montre d'empathie à l'égard de tout camerounais dans la détresse et à plus forte raison quand un représentant de l'État se retrouve dans une situation aussi dramatique en plein exercice de ses fonctions.
Le MRC invite le Gouvernement à communiquer enfin et en urgence sur le sort de ce haut magistrat, pour le moral de la Nation, et en particulier celui des fonctionnaires appelés à être déployés partout sur l'ensemble du territoire national.
Fait à Yaoundé le 02 janvier 2024
Maurice KAMTO, Président National du MRC, candidat du MRC et de l'APC au scrutin présidentiel à venir.
DÉCLARATION SUR LE DÉCÈS DE L'HOMME POLITIQUE ET COMBATTANT DE LA LIBERTÉ, MONSIEUR AYAH Paul ABINE, ANCIEN HAUT MAGISTRAT À LA COUR SUPRÊME, ANCIEN DÉPUTÉ À L'ASSEMBLÉE NATIONALE DU CAMEROUN.
J'ai appris avec émotion le décès, ce mercredi 25 décembre 2024, de Monsieur AYAH Paul ABINE, ancien haut magistrat, ancien député à l'Assemblée nationale, combattant intrépide de la liberté et des droits de l'homme, homme de convictions profondément attaché à la démocratie à laquelle il aura cru jusqu'au bout.
En mon nom personnel et aux noms des militantes, militants et sympathisants du MRC, j'adresse à sa famille mes condoléances les plus attristées ainsi l'expression de ma profonde compassion.
Monsieur AYAH Paul ABIME est une victime directe de guerre civile inutile que le pouvoir s'est offerte dans les régions anglophones de notre pays depuis huit ans.
Pour avoir exprimé son opinion sur une question importante engageant la vie de la nation, il avait été soumis à toute sorte de tortures physiques et morales après son arrestation arbitraire.
Sa torture morale a continué malgré sa libération. Il avait été privé des ressources financières, à commencer par celles auxquelles il avait droit, nécessaires à sa bonne prise en charge médicale. Par ce moyen inhumain, le pouvoir, qu'il a pourtant servi avec loyauté, l'a laissé dépérir, sous le regard indifférent de ses collègues magistrats et d'une "élite" anglophone aussi cruelle à son endroit que servile vis-à-vis du pouvoir. Devant les tribunaux, ses collègues magistrats, souvent de grade inférieur, ont été cruel avec lui ; dans le champ politique et social, les "élites" anglophones se sont moquées de lui. Dans les deux cas, le cynisme et la lâcheté, qui ruinent l'humanité des Camerounais, ont eu le dessus.
Le leader politique AYAH Paul ABINE était un homme modéré, qui prônait un dialogue national inclusif pour sortir de la guerre civile que certains ont imposé à notre pays.
Son combat doit être poursuivi.
Que son âme repose en paix.
Fait à Yaoundé le 25 décembre 2024
Maurice KAMTO, Président National du MRC
DÉCLARATION SUR LES AFFRONTEMENTS ENTRE DES COMMUNAUTÉS DE L'ARRONDISSEMENT DE GOBO, DÉPARTEMENT DE MAYO-DANAY, DANS LA RÉGION DE L'EXTRÊME-NORD.
Des affrontements entre les populations de la communauté MOUSSEY et celles de la communauté MASSA ont eu lieu le 06 décembre 2024 au village MASSA KOUTWEITA dans l'arrondissement de Gobo, Département de Mayo Danay Région de l'Extrême-Nord, faisant officiellement au moins un mort, plusieurs blessés et des dégâts matériels importants.
Face à la répétition de ce genre d'évènements tragiques, en l'occurrence dans ladite Région, on est en droit de se demander à quoi sert désormais l'Administration territoriale dans notre pays. Car, c'est un jour après le drame que le Gouverneur de l'Extrême-Nord a annoncé au Préfet territorialement compétent qu'il effectuera une descente sur les lieux ce dimanche 8 décembre.
A la vérité, l'Administration territoriale est devenue une administration de la répression, occupée essentiellement à traquer les "opposants" et les acteurs de la société civile qui osent poser les problèmes auxquels les populations sont confrontées, à empêcher les partis politiques de l'opposition de mener paisiblement et légalement leurs activités sur le terrain, se substituant en fait à différents services de sécurité de l'État. C'est le lieu de rappeler que les autorités administratives de la Région de l'Extrême-Nord ont interdit à plusieurs reprises au MRC de tenir des réunions publiques dûment déclarées, de remettre aux populations nécessiteuses des forages d'eau potable réalisés à leur profit, des dons de tables-bancs à des établissements scolaires, des campagnes de plantation d'arbres etc. On est même allé jusqu'à l'interdiction d'une campagne de don de sang organisée par notre parti au profit des soldats camerounais blessés au front de la guerre contre Boko Haram, alors même qu'il y avait une pénurie déclarée de sang pour sauver certains de ces braves compatriotes.
La descente de l'autorité administrative sur les lieux à Gobo, annoncée avec fanfare pour ce dimanche, aurait dû avoir lieu bien avant que n'éclatent les affrontements. Car, une préfectorale, au service d'une bonne administration du territoire et des populations, aurait utilisé les renseignements prévisionnels pour anticiper la crise et régler le conflit avant qu'il ne dégénère. Au lieu de quoi les moyens de l'État sont déployés pour étouffer le MRC et traumatiser les populations.
Le Cameroun est notre patrie à tous, et nul ne doit croire qu'il peut, au mépris de la loi, piétiner d'autres Camerounais au seul motif qu'il aurait bénéficié d'un acte de nomination ou qu'il porterait un uniforme.
Le Président National du MRC,
Maurice KAMTO
(2/2) Dans des informations en circulation, on découvre que le pire était à venir après la maladresse de l'autorité administrative. L'épouse du Sous-préfet informe que faute pour la famille de ce dernier d'avoir jusqu'ici été associée aux actions éventuellement menées pour sa libération, malgré les images insoutenables de tortures du malheureux Sous-préfet, elle a pris l'initiative d'aller rencontrer le Gouverneur du Sud-Ouest ; et que tout ce que la hiérarchie de son époux a trouvé à lui dire, c'est de rester calme et de prier.
Puis, que cherchant meilleure écoute et surtout empathie ailleurs, elle a fait le déplacement de Yaoundé dans l'espoir de rencontrer Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Mais que, malheureusement, le Premier Ministre, très occupé, n'a pas trouvé le moindre instant à lui consacrer. Elle s'est contentée de l'audience que lui a accordée un fonctionnaire, au nom du Premier Ministre, et qui, comme le Gouverneur du Sud-Ouest rencontré avant, lui a également demandé de rester calme et de prier beaucoup.
Cette attitude du Premier Ministre est aussi inhumaine que le silence méprisant du Président de la République, devant la tragédie qui a frappé le Sous-préfet Roland EWANE et la détresse dans laquelle elle plonge sa famille, dans une zone où ni le Président de République, ni le Premier Ministre, malgré le niveau très élevé de sécurité dont ils bénéficient respectivement, n'ont jamais osé effectuer une visite depuis le début de la guerre civile que le Gouvernement laisse perdurer inutilement.
La conclusion de tout ceci est que l'État est désormais réduit à la seule fonction répressive de ceux qu'on nomme avec mépris "les opposants".
Aux dernières nouvelles, des rumeurs persistantes font état de l'assassinat de ce serviteur de l'État. Si cette nouvelle affligeante venait à se confirmer, ce que personne ne peut souhaiter, ce serait une faute lourde pour le Président de la République, pour le Premier Ministre, le Ministre de l'Administration Territoriale, aphone sur le sujet, et pour le Gouverneur de la Région du Sud-Ouest.
Je souhaite vivement que cette rumeur soit fausse.
En mon nom personnel et au nom des militantes et militants du MRC, je souhaite envoyer à l'épouse du Sous-préfet Roland EWANE, à ses enfants et à leur famille mes sentiments de solidarité, de soutien et de compassion dans cette épreuve inhumaine.
Je voudrais le redire : on ne cherche pas à diriger les gens si on ne les aime pas.
Yaoundé, le 19 novembre 2024
Maurice KAMTO Président National du MRC (2/2)
(1/2) DECLARATION SUR LE TRISTE SORT DU SOUS PREFET D'IDABATO, M. EWANE ROLAND : CEUX QUI NOUS DIRIGENT ONT-ILS UN CŒUR ?
Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2024, vers 2 heures, le Sous-préfet de l'arrondissement d'IDABATO, M. Roland EWANE, a été enlevé par des assaillants armés et amené vers une destination inconnue.
Par respect pour la douleur de sa famille, et dans l'espoir que les représentants de l'État feraient le nécessaire pour le localiser, entrer en contact avec ses ravisseurs pour négocier sa libération à défaut de pouvoir procéder autrement, et prennent attache avec sa famille pour accompagner celle-ci et la rassurer dans cette épreuve, je me suis abstenu de toute prise de parole à ce sujet.
Plus d'un mois et demi après, et face à des informations en circulation, je suis obligé de rompre le silence que je m'étais imposé dans cette affaire très délicate.
Ceux qui nous dirigent ont-ils un cœur ?
Un représentant du Président de la République, le Sous-préfet EWANE, a été enlevé de son territoire de commandement, dans l'exercice de ses fonctions, et près de deux mois après, le Président de la République reste étrangement silencieux, comme s'il n'était en rien concerné par le sort de son représentant pourtant enlevé dans l'exercice de ses fonctions. Faut-il rappeler que le Sous-préfet Roland EWANE exerçait dans une zone en guerre où le simple fait pour un fonctionnaire de prendre service est en soi un acte de bravoure et de don de soi à la République ? Depuis son retour au Cameroun, le Président de la République a bien pu recevoir l'Ambassadeur du Gabon en fin de séjour, et ces jours-ci, un envoyé du Vatican, mais n'a pas trouvé une minute pour envoyer un mot à la famille du Sous-préfet enlevé, ni recevoir son épouse en détresse.
Il gouverne donc qui et est Président de qui ou pour qui, si ce n'est pour les Camerounais, des êtres humains, dont font partie les membres de la famille du Sous-préfet Roland EWANE aujourd'hui plongée dans une détresse indescriptible ? Quel message le Président de la République envoie-t-il aux fonctionnaires et autres serviteurs de l'État qui, eux aussi, pourraient se retrouver dans la situation du Sous-préfet Roland EWANE ? On ne gouverne ni par l'émotion, ni par l'indifférence à l'égard de ceux qui sont placés sous votre autorité, qui ont placé leur confiance dans l'institution que vous incarnez et qui croient pouvoir trouver sous votre autorité la protection nécessaire. Un bon gouvernement des humains repose sur une combinaison de la raison et de la compassion. Dans quel autre pays au monde un représentant de l'État, et de surcroît du Président de la République, peut-il être enlevé et torturé par ses ravisseurs sans que cela n'émeuve le Chef de l'État ? Sans qu'il ne mobilise ses compatriotes dans un élan de compassion nationale et de solidarité envers la famille de la victime ?
Que dire de la sortie hallucinante du Gouverneur de la Région du Sud-Ouest au lendemain de cet enlèvement, lui qui, de façon désinvolte, devant les caméras, menaçait les ravisseurs et les populations d'un pays frère de représailles si après 72 heures le Sous-préfet Roland EWANE n'était pas libéré ?
Il s'agit là d'un amateurisme affligeant de la part des gens supposés assumer de hautes responsabilités. (1/2)
DÉCLARATION SUITE AU SIÈGE ILLÉGAL DU DOMICILE DE L'HONORABLE JEAN MICHEL NINTCHEU, PRÉSIDENT NATIONAL DU FRONT POUR LE CHANGEMENT DU CAMEROUN (FCC) ET COORDONNATEUR NATIONAL PAR INTÉRIM DE L'ALLIANCE POLITIQUE POUR LE CHANGEMENT (APC) : HALT À LA BARBARIE POLITIQUE À LA VEILLE D'UN SCRUTIN PRÉSIDENTIEL DECISIF POUR LE CAMEROUN.
J'ai appris que très tôt ce samedi, 02 novembre 2024, le domicile de l'Honorable Jean Michel NINTCHEU, Député à l'Assemblée Nationale, Président National du Front pour le Changement du Cameroun (FCC), et Coordonnateur par Intérim de l'Alliance Politique pour le Changement (APC), qui soutient ma candidature à la prochaine élection présidentielle, a été encerclé illégalement par des policiers et gendarmes des unités antiterroristes.
Ceci est inacceptable. Cet état de fait rappelle tous les actes d'agression, de tortures et de violations diverses et répétées des droits civils et politiques dont sont victimes le MRC et ses militants, en particulier depuis le Hold Up électoral perpétré par ELECAM et le Conseil Constitutionnel au profit du candidat du RDPC lors du scrutin présidentiel du 07 octobre 2018.
Le Président du FCC avait convoqué régulièrement, pour ce jour à son domicile privé à Douala, une réunion de l'instance dirigeante de son parti, dont on sait qu'il comprend un nombre limité de personnes. On ne peut expliquer le siège de son domicile et la fébrilité administrative et policière autrement qu'en raison de ses choix politiques, républicains et courageux. Ce comportement des autorités administratives et des forces de sécurité donne une indication claire de ce que les faucons du régime projettent de faire pour assurer, espèrent-ils, la survie de ce régime usé et épuisé, qui s'accroche dans un élan de désespoir, mais qui n'a (plus) rien à offrir aux Camerounais et au Cameroun.
Le peuple du Changement, les Démocrates de tous les bords doivent condamner sans réserve cette autre barbarie d'État. Le silence complice habituel du RDPC, principal bénéficiaire de toutes les violations des droits civils et politiques dans notre pays emporte sa responsabilité historique.
Il doit être clair pour ceux qui semblent avoir lié leur survie au maintien d'un système politique responsable de notre régression économique et sociale ainsi que du déshonneur national, que même avec les fraudes électorales orchestrées par ELECAM et la terreur policière ils ne pourront pas échapper cette fois encore à leur sort politique : la défaite infligée par un peuple qui a hâte de s'envoler vers son destin de gloire. Les Camerounais sont debout. Et rien ne pourra les empêcher de se libérer par la voie républicaine qu'ils ont choisi, à savoir la voie de la démocratie électorale : ni la misère, la mauvaise qualité de vie, ni la cherté de la vie, le délabrement avancé des infrastructures du pays révélateur de la grande corruption et des détournements de fonds public, ni les provocations administratives et policières, ni les manœuvres et autres manigances des cabinets noirs des faucons du régime qui préparent, semblent-ils le chaos.
L'attaque du domicile privé d'un Député de la Nation, dirigeant national d'un parti politique représenté à l'Assemblée nationale et dans des municipalités est un chiffon rouge que le pouvoir gagnerait à cesser d'agiter, dans l'intérêt collectif du pays.
C'est pourquoi j'appelle le Gouvernement à ordonner la levée immédiate du siège du domicile de l'Honorable Jean Michel NINTCHEU et de permettre à son parti, le FCC, de mener ses activités politiques paisiblement, conformément à la loi.
Fait à Yaoundé le 2 novembre 2024
Maurice KAMTO, Président National du MRC, candidat du MRC et de l'APC à l'élection présidentielle à venir.