Cette semaine ma collègue a été menacée de mort « à la hache » par un élève de 5e.
Je ne sais pas comment le dire autrement, ni à qui le dire précisément, mais vu la crise dans laquelle nous nous trouvons, je crois que tout le monde doit être au courant.
APPEL AUX DONS : LA SITUATION EST GRAVE AU LIBAN — PLUS DE 100 000 DÉPLACÉS
L’association Medyed (organisation sûre et vérifiée) organise une collecte de dons afin d’aider les personnes déplacées par les bombardements israéliens au Liban.
La situation est critique. Nous appelons toutes les personnes qui en ont la capacité à faire un don et à partager massivement cette information.
https://t.co/fOc96b7vpN
Le Soudan s’effondre dans le silence. Famine, viols, massacres : une catastrophe humaine se déroule sous nos yeux, et le monde détourne le regard. L’indifférence tue autant que les armes. #Sudan#SudanWar
Je rappelle que, contrairement au harcèlement scolaire (article 222-33-2-3 du Code pénal) ou au harcèlement au sein du couple (article 222-33-2-1 du Code pénal), le harcèlement moral dit « simple » (article 222-33-2-2 du Code pénal) ne voit pas sa qualification aggravée lorsque les faits ont conduit la victime à tenter de se suicider ou à se suicider.
Il s'agit là d'un manquement de la loi.
À Mulhouse, une adolescente de 17 ans s’est suicidée quelques heures après avoir porté plainte.
Elle venait de déposer plainte pour violences en réunion venant de se produire, appels téléphoniques malveillants et harcèlement.
Le harcèlement TUE.
Mes sincères condoléances vont à sa famille et à ses proches.
Je rappelle, une nouvelle fois, qu’il y a urgence à agir sur les causes de l’augmentation drastique des tentatives de suicide notamment chez les enfants.
En septembre 2025, 1 700 enfants sont passés aux urgences pour une tentative de suicide. De tels niveaux n’avaient jamais été atteints pour un mois de septembre.
2 800 enfants sont passés aux urgences pour des idées suicidaires. Il s’agit d’un record qui n’avait été égalé que trois fois, et jamais à cette période de l’année.
Chaque jour, en France, en septembre 2025, 54 enfants ont tenté de se suicider.
🚨🇫🇷🏳️🌈🕊️ FLASH | Depuis 3 ans, Caroline était enseignante et directrice d’une école à classe unique.
Reconnue pour son travail, son inspectrice la présentait comme un modèle et envoyait même des jeunes professeurs apprendre à ses côtés.
Le 13 décembre 2023, tout bascule : un tag "SALE GOUINE" est découvert sous le préau. Caroline, mariée à une femme mais discrète sur sa vie privée, alerte immédiatement sa hiérarchie.
👉 Réponse : "Ce n’est pas toi qui est attaquée mais ta fonction, reste professionnelle".
Ébranlée, Caroline est arrêtée par son médecin. Elle porte plainte, prévient les parents et gère seule les démarches administratives. Mais à son retour en janvier, aucun soutien : ni de la mairie, ni des parents.
👉 Pire, certains se plaignent à l’inspection d’avoir été "mis mal à l’aise" par son message.
L’inspectrice choisit alors d’accabler Caroline, lui reprochant son attitude et sa communication.
En mars, un nouveau tag odieux apparaît : "GOUINE = PÉDOPHILE". Loin de la soutenir, sa hiérarchie lui intime de ne pas se mettre en arrêt : "L’école doit continuer de tourner".
Malgré tout, Caroline accepte de cosigner un communiqué avec le maire et les parents, condamnant ces actes. Mais le texte est laconique, et la mairie tarde à l’envoyer.
👉 "Un soutien comme la corde soutient le pendu", dira-t-elle.
Fin mars, Caroline reçoit une lettre de menace de mort dans la boîte aux lettres de l’école : "VA CREVER SALE GOUINE".
Isolée, elle ravale sa détresse.
Pour la 3e fois, elle dépose plainte.
La directrice académique lui apporte enfin son soutien et saisit le préfet.
Mais quand l’affaire sort dans la presse régionale, la mairie et des habitants lui reprochent la "mauvaise image" donnée du village.
Un autre tag apparaît : "DÉGAGE LA GOUINE".
L’inspectrice se rend à l’école et demande à Caroline : "Réfléchis à ce que tu as pu faire pour qu’on s’en prenne à toi".
La directrice académique veut l’éloigner : de directrice, Caroline deviendrait simple remplaçante, dans une école 3 fois plus loin de son domicile.
Elle refuse : "On ne combat pas les discriminations en déplaçant les victimes".
Face au tollé médiatique, le rectorat recule et lui propose de garder son poste. Mais en août 2024, un nouveau tag souille l’école. Caroline s’effondre.
Elle a reçu des soutiens d’enseignants partout en France. Mais dans sa propre circonscription, aucun collègue ne l’a épaulée.
Incapable de faire la rentrée, elle informe l’inspectrice.
Réponse de cette dernière : "Après tout le bazar médiatique que vous avez fait pour retrouver votre poste, vous abandonnez ?".
La mairie publie un message se félicitant d’une "rentrée sereine" sans Caroline, puis accuse l’enseignante sur les réseaux sociaux, renversant les rôles et se posant en victime, avant de supprimer la publication.
Caroline s’est donnée la mort hier... Elle avait 42 ans.
@AgChristie2 Hier, à 19h00, j'étais en train de fouiller la cave de l'école à la recherche d'une chaise utilisable pour un de mes élèves fraîchement inscrit...