Il est des décisions qui confinent à l’absurde et frôlent l’ignominie. Refuser l’entrée sur le sol américain à Omar Artan, arbitre d’élite adoubé par la FIFA, relève d’un zèle bureaucratique d’une indigence consternante.
Qu’un homme de cette envergure, auréolé de distinctions continentales et porteur d’une mission officielle, se voie ainsi éconduit malgré un passeport diplomatique, témoigne d’une dissonance criante entre discours d’universalité et pratiques d’exclusion.
Cette vexation n’est pas seulement une entrave individuelle, elle est une offense à l’esprit même du sport, censé transcender les contingences politiques et les tracasseries administratives.
À trop vouloir ériger des barrières, on finit par éradiquer l’essence même de ce que l’on prétend célébrer.
Depuis trois jours, le pays est sans gouvernement : rien n’avance, aucun ministre n’est en place. Pourtant, vous n’en parlez pas. Vous ne parlez ni du non-respect des institutions, ni du serment fait à ce pays.
Mais dès qu’il est question d’une éventuelle présidence de l’Assemblée nationale pour Sonko, là, tout à coup, les cris fusent et les indignations se réveillent.
Ceux qui se réjouissaient et riaient lorsqu’Ousmane Sonko avait été démis de son poste de Premier ministre sont aujourd’hui les mêmes qui disent : “Ils sont en train de jouer avec nos institutions.”
Tiey équilibriste yi soyez honnête avec vous nguirr yalla
Voilà un résumé parfait de la tension politique au Sénégal. Malheureusement, la trahison est une aberration que Ousmane Sonko subit constamment depuis son entrée sur la scène politique.