Le géant vaut plus de 36 G$ en Bourse et l’an passé, les profits ont franchi le cap du milliard de dollars.
Pour protéger ses actifs et la valeur de la compagnie, elle ferme son usine la moins performante, celle de Mourrial!
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Pourquoi, au Québec et au 🇨🇦, un politicien (ou ex) doit faire profession de foi envers la gestion de l’offre comme un catholique envers la Sainte Trinité?
On peut être pour ou contre, mais s’enfoncer au fond du trou au nom d’un système de production socialiste c’est absurde.
FRANCIS VAILLES A MAL À SON AMÉRIQUE
Tellement mal qu’il annule ses parties d’échecs virtuelles contre du monde du Kansas et ferme sa télé dès qu’un drapeau américain apparaît à l’écran.
On est rendu là.
La Presse ne nous livre pas une analyse économique, elle publie le journal intime d’un chroniqueur en plein burn-out Trumpien.
Dort-on mieux à La Presse depuis que Francis boycotte le drapeau américain des joueurs sur https://t.co/5nMifExZz8 ?
Pas sûr.
Mais une chose est certaine, ce texte est un modèle de raccourcis intellectuels, de mépris de classe et d’analyses géopolitiques de cour de récréation.
Déconstruction au scalpel d’un torchon de bien-pensance.
Le boycott de https://t.co/5nMifExZz8 : le ridicule porté à son comble
« J’annule les parties d’échecs […] quand l’adversaire est américain. Pu capable du drapeau. »
Pour punir Donald Trump, Francis Vailles refuse de jouer en ligne aux échecs avec un citoyen no body qui voulait juste faire une partie après son souper.
On touche au génie de la pensée dômienne.
Faire l’amalgame entre un citoyen ordinaire et la politique étrangère de son pays, c’est exactement la définition du préjugé aveugle qu’on reproche d’habitude aux autres.
La salade constitutionnelle : tout mélanger pour faire peur
« …grâce à sa constitution qui confère aux citoyens le droit de porter une arme et qui normalise donc la violence… »
Ici, le chroniqueur jette tout dans le même blender : élections, 2e amendement, armes et politique douanière.
Quel est le rapport direct entre un fusil de chasse dans le Wyoming et la victoire d’un président à Washington ?
Aucun.
Mais dans la tête du journaliste bien-pensant, l’Amérique est un gros monstre.
Simpliste, court, et surtout, ça évite d’analyser les vraies tensions économiques.
Le mépris de classe : quand le diplôme sert d’insulte
« …son système d’éducation qui produit moins de diplômés postsecondaires (51 %) qu’au Canada (63 %) et beaucoup d’adolescents faibles. »
L’intention est à peine cachée, « Si les Américains votent mal, c’est qu’ils sont trop caves et sous-éduqués ?»
Sauf que Vailles doit concéder en note de bas de page (là où il espère que personne ne lira) que les États-Unis comptent plus de diplômés universitaires (bac + maîtrise) que le Canada (41 % contre 37 %).
Le chiffre canadien est simplement gonflé par nos diplômes collégiaux et techniques, une spécialité de bullshit québécoise.
Utiliser les statistiques pour mépriser tout un électorat, c’est du snobisme pur et dur.
La géopolitique version TikTok
« …la fois où les joueurs de foot belges […] ont imité Trump » / « Donald Trump s’est fait éjecter du cadre de la photo par les joueurs espagnols… »
Voilà la grande analyse internationale de La Presse : mesurer la force de la première puissance mondiale à la grimace des pousseux de ballon.
Réduire les rapports de force géopolitiques à des potins de vestiaire et des vidéos virales, ce n’est plus du journalisme, c’est du potinage.
Trump responsable de la faim dans le monde et du mauvais temps
« …ses décisions qui font souffrir des millions de personnes, que ce soit à Cuba, à Gaza, en Iran ou en Afrique. »
Les mollahs en Iran ? La faute à Trump.
La dictature cubaine qui affame son peuple depuis 60 ans ? Trump.
La corruption et les conflits en Afrique ? Encore Trump.
En collant tous les malheurs du globe sur le dos d’un seul homme, Vailles dédouane d’un trait toutes les dictatures et régimes autoritaires de la planète.
Du journalisme ou du théâtre émotionnel ?
Une vraie chronique d’opinion démonte des politiques, déconstruit des arguments économiques et s’attaque aux vrais enjeux de pouvoir.
Francis, lui, nous sert une crise d’urticaire en direct à coups de « Je déteste » répétés comme une messe que la colonie adore.
Washington peut trembler : Francis a fermé son appli d’échecs.
https://t.co/oF8Alcn8FQ
Un chroniqueur économique qui encourage à traiter différemment des individus selon leur nationalité ne fait plus de l’analyse économique. Il publie un billet d’humeur qui normalise la discrimination fondée sur l’origine nationale.
Les sociétés ne basculent pas seulement lorsque la haine apparaît. Elles basculent lorsque cette haine cesse de choquer et commence à paraître normale, voire vertueuse.