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High Time Jokes
@HighTimeJokes
đż High Time Jokes đż đš Memes, blagues, et vibes 420. đ Parce que la meilleure herbe pousse avec un bon Ă©clat de rire. đ„
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#420Humour
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HighTimeJokes
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Maison NASSOY LE BARON
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about 14 hours ago
đJoli bud https://t.co/DH4RRRDGNP
HighTimeJokes
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Maison NASSOY LE BARON
@MaisonNLB
1 day ago
đ° Le contrebandier qui fonda High Times En 1974, un contrebandier transforma lâargent du cannabis en papier glacĂ©. Dans ses bureaux new-yorkais, les Ă©tuis Ă guitare ne transportaient aucun instrument. đïž De la presse clandestine au magazine Tom Forçade nâĂ©tait pas seulement trafiquant de cannabis. Activiste radical et dĂ©fenseur de la presse indĂ©pendante, il avait participĂ© Ă lâUnderground Press Syndicate, un rĂ©seau rĂ©unissant les journaux amĂ©ricains de la contre-culture. Ă lâĂ©tĂ© 1974, en pleine guerre contre les drogues menĂ©e par lâadministration Nixon, il lance High Times. Le projet se voulait dâabord une sorte de Playboy du cannabis: une publication provocatrice qui remplacerait les corps dĂ©nudĂ©s par des plantes, tout en mĂȘlant politique, culture et information. Le premier numĂ©ro devait presque ĂȘtre une plaisanterie sans lendemain. Il rencontre pourtant immĂ©diatement son public. đ” Une naissance financĂ©e dans lâombre Selon plusieurs tĂ©moignages et la biographie de Tom Forçade, les premiers pas du magazine furent financĂ©s grĂące aux bĂ©nĂ©fices de son activitĂ© clandestine. Durant quelque temps, la rĂ©daction et son commerce de cannabis partagĂšrent mĂȘme une adresse au 714 Broadway, Ă New York. La façade Ă©voquait un local musical, avec amplificateurs et matĂ©riel de scĂšne. DerriĂšre, une autre activitĂ© se poursuivait silencieusement. đž Lâanecdote: les cinquante guitares silencieuses Le biographe Sean Howe rapporte que Tom Forçade et son associĂ© Tim Hughes achetĂšrent une cinquantaine dâĂ©tuis Ă guitare vides. Ils ne devaient accueillir ni Fender, ni Gibson. Ils servaient Ă faire entrer et sortir le cannabis du bĂątiment avec lâapparence ordinaire de musiciens en dĂ©placement. Lorsque les quantitĂ©s devenaient trop importantes, des caisses Ă©taient transportĂ©es sur des chariots par des hommes vĂȘtus comme de simples manutentionnaires. Une mise en scĂšne clandestine digne du cinĂ©ma, dissimulĂ©e derriĂšre les portes dâun futur monument de la presse. đż Une voix devenue institution High Times ne resta pas une simple provocation. Le magazine donna une place durable Ă la culture cannabique, aux dĂ©bats sur la lĂ©galisation, Ă la botanique et aux voix que la presse traditionnelle prĂ©fĂ©rait alors ignorer. Sa diffusion atteignit plusieurs centaines de milliers dâexemplaires. La publication devint lâune des grandes archives de la contre-culture amĂ©ricaine. Lâhistoire ne doit pas idĂ©aliser le trafic ni effacer les zones sombres de Tom Forçade. Elle rĂ©vĂšle cependant un paradoxe remarquable: un mĂ©dia nĂ© dans lâillĂ©galitĂ© contribua Ă faire entrer le cannabis dans le dĂ©bat public. âš LâĂ©lĂ©gance dâune idĂ©e libre Transmettre consiste aussi Ă raconter les origines dans toute leur complexitĂ©. Sans embellir lâombre. Sans oublier ce quâelle a parfois permis de rĂ©vĂ©ler. Car avant de devenir une institution, High Times fut une intuition imprimĂ©e, portĂ©e par une gĂ©nĂ©ration qui rĂ©clamait le droit de regarder le cannabis autrement. Et dans les couloirs de cette rĂ©volution de papier, cinquante Ă©tuis Ă guitare voyageaient encore sans produire la moindre note.
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Maison NASSOY LE BARON
@MaisonNLB
4 days ago
đż Le bourgeon qui pousse au cĆur dâune feuille Le cannabis forme habituellement ses fleurs aux nĆuds et Ă lâextrĂ©mitĂ© de ses rameaux. Mais, trĂšs rarement, une feuille semble sâaffranchir de cette architecture: une minuscule inflorescence apparaĂźt directement Ă la jonction de ses folioles. đ Quâest-ce quâun bourgeon foliaire ? AppelĂ© leaf bud ou foliar bud, le bourgeon foliaire ressemble Ă une petite tĂȘte dĂ©posĂ©e au centre dâune grande feuille nourriciĂšre. Il peut produire des bractĂ©es, des pistils et parfois des trichomes, comme une fleur ordinaire. Sa singularitĂ© vient de son emplacement: il se dĂ©veloppe loin des sites floraux habituels de la plante. La feuille ne se transforme donc pas entiĂšrement en fleur. Elle porte simplement un tissu reproducteur lĂ oĂč il nâĂ©tait pas attendu. đ§Ź Une mutation encore mystĂ©rieuse Le phĂ©nomĂšne est gĂ©nĂ©ralement prĂ©sentĂ© comme une mutation gĂ©nĂ©tique rare. Pourtant, aucun gĂšne prĂ©cis ni mĂ©canisme hĂ©rĂ©ditaire stable ne semble avoir Ă©tĂ© dĂ©montrĂ© par une Ă©tude scientifique consacrĂ©e au cannabis. Il serait donc plus juste de parler dâune anomalie de dĂ©veloppement, potentiellement liĂ©e Ă la gĂ©nĂ©tique ou Ă lâexpression de celle-ci. En botanique, les plantes peuvent parfois former des bourgeons dits adventifs: des structures qui apparaissent en dehors de leur emplacement ordinaire. Le cannabis nous offre ici une variation comparable, aussi discrĂšte quâinattendue. đ© Lâanecdote: la feuille en boutonniĂšre Lorsquâil est pleinement formĂ©, le bourgeon foliaire donne lâimpression que la feuille porte une fleur Ă sa boutonniĂšre. Certaines observations montrent une seule petite bractĂ©e accompagnĂ©e de quelques pistils. Dâautres rĂ©vĂšlent une tĂȘte miniature presque complĂšte, parfois couverte de rĂ©sine. Une parure naturelle, nĂ©e sans taille, sans greffe et sans intervention du cultivateur. âïž Quel effet et quelle utilitĂ© ? Cette particularitĂ© ne semble pas modifier les effets gĂ©nĂ©raux de la plante. Les cannabinoĂŻdes et les terpĂšnes prĂ©sents dĂ©pendent toujours de sa gĂ©nĂ©tique, de sa maturitĂ© et de ses conditions de culture. Elle peut offrir quelques fleurs supplĂ©mentaires, mais leur poids reste gĂ©nĂ©ralement trop faible pour amĂ©liorer sensiblement le rendement. Aucun avantage agronomique important nâest actuellement dĂ©montrĂ©. Son intĂ©rĂȘt est ailleurs: esthĂ©tique pour le regard, scientifique pour lâĂ©tude du dĂ©veloppement vĂ©gĂ©tal et potentiellement gĂ©nĂ©tique si le caractĂšre pouvait un jour ĂȘtre reproduit puis stabilisĂ©. âš La beautĂ© de lâexception Observer ces dĂ©tails, rappelle quâune plante nâest jamais une mĂ©canique parfaitement figĂ©e. Son architecture suit un ordre. Puis, parfois, une feuille accueille une fleur et redessine silencieusement la rĂšgle. Le luxe rĂ©side aussi dans cette attention portĂ©e Ă lâinfime: reconnaĂźtre une singularitĂ© sans lui inventer de vertus, lâĂ©tudier sans lâexagĂ©rer et laisser la nature conserver une part de mystĂšre.
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HighTimeJokes
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Maison NASSOY LE BARON
@MaisonNLB
4 days ago
đż Full Melt vs Full Spectrum Hash Lâun parle surtout de propretĂ© et de qualitĂ© de fonte. Lâautre peut dĂ©signer un spectre large de composĂ©s ou un assemblage de plusieurs fractions microniques. Deux notions diffĂ©rentes, parfois rĂ©unies dans une mĂȘme matiĂšre. La prĂ©cision dâun cĂŽtĂ©. LâĂ©tendue de lâautre. đ FR âĄïž https://t.co/kjiAHb1uug đŹđ§ EN âĄïž https://t.co/o09y2zV58Q
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Maison NASSOY LE BARON
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5 days ago
đđđđ
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Maison NASSOY LE BARON
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6 days ago
đž Le cannabis qui finança les dĂ©buts de Goldenvoice Avant dâĂȘtre associĂ© Ă Coachella, Goldenvoice Ă©tait le nom dâun cannabis dont les profits faisaient monter le punk sur scĂšne. đïž Une scĂšne que personne ne voulait accueillir Au dĂ©but des annĂ©es 1980, Gary Tovar fonde Goldenvoice en Californie. Les promoteurs traditionnels se mĂ©fient alors du punk hardcore : une musique abrasive, des salles agitĂ©es et un public jugĂ© difficile Ă encadrer. Tovar, lui, ouvre les portes. Goldenvoice programme notamment Black Flag, les Dead Kennedys, Bad Religion ou Social Distortion. Les billets restent accessibles et les artistes sont correctement rĂ©munĂ©rĂ©s, mĂȘme lorsque les concerts perdent de lâargent. Cette libertĂ© possĂšde pourtant une origine clandestine. En parallĂšle, Tovar dirige un important trafic de cannabis, important notamment du Thai stick depuis lâAsie. Une partie des bĂ©nĂ©fices lui permet de financer les spectacles que lâindustrie musicale ne souhaite pas prendre en charge. Le cannabis ne se trouve donc pas seulement dans les coulisses. Il contribue Ă maintenir la scĂšne allumĂ©e. đ§ Lâanecdote: lâherbe aux voix angĂ©liques Le nom Goldenvoice ne fut pas imaginĂ© par une agence de communication. Il dĂ©signait, selon le rĂ©cit transmis par Gary Tovar, une herbe dâune qualitĂ© remarquable, rĂ©putĂ©e faire entendre Ă celui qui la consommait des âvoix angĂ©liquesâ. Une lĂ©gende assez puissante pour devenir le nom dâune entreprise musicale. Des annĂ©es plus tard, cette voix dorĂ©e rĂ©sonnerait devant des centaines de milliers de personnes dans le dĂ©sert californien. đïž De lâombre au dĂ©sert de Coachella Ă la fin des annĂ©es 1980, les activitĂ©s clandestines de Tovar finissent par le rattraper. Paul Tollett et Rick Van Santen reprennent progressivement Goldenvoice pendant son incarcĂ©ration. Il faut toutefois prĂ©server une nuance essentielle: Gary Tovar nâa pas créé Coachella. Le festival est fondĂ© en 1999 par Tollett et Van Santen. Mais il hĂ©rite directement de la culture de Goldenvoice: soutenir les scĂšnes dĂ©laissĂ©es, respecter les artistes et imaginer des Ă©vĂ©nements que les promoteurs plus prudents nâauraient pas osĂ© produire. đż Certaines graines ne poussent pas dans la terre Elles germent dans une salle obscure, sur une affiche photocopiĂ©e ou dans le fracas dâune guitare. Lâhistoire de Goldenvoice ne doit pas idĂ©aliser le trafic. Elle rĂ©vĂšle plutĂŽt lâĂ©trange chemin par lequel une Ă©conomie clandestine a parfois soutenu une culture que lâindustrie officielle refusait encore de regarder. DerriĂšre les grandes scĂšnes se cachent souvent des origines plus discrĂštes, des gestes audacieux et des histoires que la lumiĂšre a longtemps laissĂ©es en coulisses. âš Avant de devenir un empire du spectacle, Goldenvoice fut une voix offerte Ă ceux que personne ne voulait encore entendre.
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Luxury Farm
@LuxuryF78189
12 days ago
Donutđ©J+47đŒđŹ
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Maison NASSOY LE BARON
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8 days ago
đż Creeper, le cannabis qui choisit de ramper Certaines plantes cherchent la lumiĂšre en sâĂ©levant. Le cannabis Creeper, lui, semble parfois choisir un autre chemin: il sâĂ©tend prĂšs du sol et peut y dĂ©poser de nouvelles racines. đŽ Une silhouette venue des tropiques Le phĂ©notype Creeper est principalement dĂ©crit chez de grands cannabis tropicaux cultivĂ©s dans des environnements chauds et humides en extĂ©rieur. Leurs branches latĂ©rales infĂ©rieures sâallongent, sâalourdissent puis sâinclinent jusquâĂ toucher le sol. Au lieu de former uniquement une silhouette verticale dominĂ©e par sa tige centrale, le plant occupe progressivement lâespace autour de lui. Certains rameaux peuvent alors poursuivre leur croissance horizontalement, donnant au cannabis une allure presque rampante. Il ne sâagit pourtant pas dâune vĂ©ritable plante grimpante: le cannabis ne produit ni vrilles ni organes lui permettant de sâaccrocher Ă un support. đ§Ź Une mutation encore mystĂ©rieuse Dans lâunivers de la culture, cette singularitĂ© est souvent prĂ©sentĂ©e comme la âmutation Creeperâ. La prudence reste toutefois essentielle: aucune publication scientifique nâa encore identifiĂ© le gĂšne responsable, dĂ©montrĂ© sa transmission ou Ă©tabli une lignĂ©e Creeper gĂ©nĂ©tiquement stable. Il est donc plus prĂ©cis de parler dâun phĂ©notype rampant rare. Celui-ci pourrait rĂ©sulter dâune rencontre entre la gĂ©nĂ©tique du plant, son architecture tropicale, le poids de ses longues branches et un environnement particuliĂšrement humide. Lâaffirmation selon laquelle la plante consacrerait « toute son Ă©nergie » aux branches basses plutĂŽt quâĂ la tĂȘte centrale nâest, elle non plus, Ă©tayĂ©e par aucune mesure scientifique publiĂ©e. đ± Lorsque la branche devient racine Lorsque certaines parties dâune tige restent en contact avec un substrat humide, elles peuvent produire des racines adventives, des racines qui apparaissent sur un organe qui nâĂ©tait pas initialement une racine. Cette capacitĂ© est bien documentĂ©e chez le cannabis, notamment lors de la multiplication par bouturage. Chez un plant rampant, un rameau couchĂ© au sol pourrait ainsi dĂ©velopper de nouveaux points dâenracinement. Mais le phĂ©nomĂšne dĂ©pend de lâhumiditĂ©, de lâoxygĂ©nation, du gĂ©notype et de lâĂ©tat de la branche: il nâest donc ni automatique ni garanti. đȘŽ Lâanecdote: le marcottage sans jardinier Depuis des siĂšcles, les jardiniers pratiquent le marcottage: ils courbent une branche, en enterrent une partie et attendent quâelle produise ses propres racines avant de la sĂ©parer de la plante mĂšre. Lorsquâun cannabis Creeper sâincline, touche une terre humide puis sây enracine, il semble reproduire spontanĂ©ment ce geste horticole. Comme si, durant un instant, la plante devenait son propre jardinier. đ Une curiositĂ© plus quâune promesse Sa silhouette basse peut rendre le plant moins visible au milieu dâune vĂ©gĂ©tation tropicale, ce qui explique sa rĂ©putation de camouflage naturel. Mais cette morphologie ne garantit ni davantage de fleurs, ni une meilleure qualitĂ©, ni une concentration supĂ©rieure en cannabinoĂŻdes. Son vĂ©ritable intĂ©rĂȘt se trouve ailleurs: dans sa raretĂ©, sa capacitĂ© dâadaptation apparente et cette maniĂšre singuliĂšre dâeffacer la frontiĂšre entre une branche et une nouvelle racine. âš LâĂ©lĂ©gance du vivant ne suit pas toujours une ligne droite Une matiĂšre remarquable mĂ©rite dâĂȘtre observĂ©e sans exagĂ©ration. Le Creeper nâest pas encore une mutation gĂ©nĂ©tique parfaitement comprise. Il demeure un phĂ©notype racontĂ© par les cultivateurs, Ă©clairĂ© par la botanique, mais encore entourĂ© de questions. Et câest peut-ĂȘtre lĂ que rĂ©side son charme: dans cette plante qui, plutĂŽt que de conquĂ©rir la hauteur, choisit silencieusement dâexplorer la terre.
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Maison NASSOY LE BARON
@MaisonNLB
11 days ago
𩮠Quand des ossements du XVIIá” siĂšcle rĂ©vĂ©lĂšrent du cannabis Ă Milan, quatre siĂšcles aprĂšs leur mort, les os de deux patients rĂ©vĂ©lĂšrent une prĂ©sence que les archives de leur hĂŽpital avaient oubliĂ©e: le cannabis. đïž Sous les pierres de la Caâ Granda Au XVIIá” siĂšcle, lâOspedale Maggiore, surnommĂ© la Caâ Granda, accueille gratuitement les malades les plus modestes de Milan. Les patients dĂ©cĂ©dĂ©s sont inhumĂ©s sous lâĂ©glise de lâhĂŽpital, dans une vaste crypte oĂč leurs ossements traverseront les siĂšcles. En 2023, une Ă©quipe de chercheurs italiens dĂ©cide dâĂ©tudier neuf fĂ©murs provenant de ce lieu. Leur objectif: dĂ©couvrir si la matiĂšre osseuse peut encore conserver les traces de substances absorbĂ©es plusieurs centaines dâannĂ©es auparavant. đŹ Deux prĂ©sences inattendues GrĂące Ă des techniques de toxicologie mĂ©dico-lĂ©gale, les scientifiques dĂ©tectent du delta-9-THC et du CBD dans deux Ă©chantillons. Le premier appartient Ă un jeune homme ĂągĂ© dâenviron 16 Ă 20 ans. Le second, Ă une femme de 45 Ă 54 ans. La dĂ©couverte confirme une exposition Ă la plante, mais elle ne rĂ©vĂšle ni la quantitĂ© consommĂ©e, ni sa frĂ©quence, ni sa forme. FumĂ©e, prĂ©paration alimentaire, remĂšde personnel: Les os tĂ©moignent, sans raconter toute lâhistoire. đ Une matiĂšre absente des registres Les chercheurs consultent alors les archives de lâOspedale Maggiore. Sa pharmacopĂ©e, remarquablement dĂ©taillĂ©e, recensait les plantes mĂ©dicinales, les parties employĂ©es et leurs prĂ©parations: huiles, baumes, poudres, sirops ou pilules. Le cannabis nây apparaĂźt pas. Les deux patients ont donc pu lâutiliser en dehors de lâhĂŽpital, se soigner par eux-mĂȘmes ou le consommer pour dâautres raisons. Les chercheurs Ă©voquent notamment un possible usage personnel, mais aucune conclusion dĂ©finitive ne peut ĂȘtre tirĂ©e. đïž Lâanecdote: lâhĂŽpital qui consignait presque tout Dans cette mĂȘme crypte, lâĂ©quipe avait auparavant identifiĂ© des dĂ©rivĂ©s du pavot Ă opium. Cette fois, les analyses et les archives se rĂ©pondaient parfaitement: lâopium figurait dans les registres de la Caâ Granda dĂšs le XVIá” siĂšcle, sous forme de graines, de sirops, de prĂ©parations et de laudanum. Pour le cannabis, aucun mot. Ainsi, lâhĂŽpital avait conservĂ© la mĂ©moire Ă©crite de lâopium, tandis que celle du cannabis Ă©tait restĂ©e silencieusement enfermĂ©e dans les os de deux patients anonymes. đż Lorsque la matiĂšre devient une archive Cette dĂ©couverte ne prouve pas que le cannabis Ă©tait couramment consommĂ© dans la Milan du XVIIá” siĂšcle. Neuf individus constituent un Ă©chantillon trop restreint pour gĂ©nĂ©raliser. Elle rĂ©vĂšle cependant que les documents Ă©crits ne racontent jamais seuls la totalitĂ© du passĂ©. Une pratique peut disparaĂźtre des inventaires, des ordonnances et des rĂ©cits officiels, tout en laissant une empreinte presque invisible dans la matiĂšre humaine. âš La mĂ©moire exige de la nuance Une plante mĂ©rite dâĂȘtre racontĂ©e avec autant de prĂ©cision que de sensibilitĂ©. Ni idĂ©alisation, ni raccourci: seulement le dialogue patient entre la science, lâhistoire et les traces que le temps nâa pas entiĂšrement effacĂ©es. Car certaines vĂ©ritĂ©s ne reposent pas dans les livres. Elles attendent parfois plusieurs siĂšcles, au cĆur dâun os, que la connaissance sache enfin les lire.
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Maison NASSOY LE BARON
@MaisonNLB
13 days ago
đż La mutation qui fait pousser trois feuilles au mĂȘme nĆud Le cannabis grandit selon une gĂ©omĂ©trie prĂ©cise. Pourtant, il arrive quâune mutation ajoute une troisiĂšme feuille et redessine toute son architecture. đ Lâordre discret des feuilles La phyllotaxie dĂ©signe la maniĂšre dont les feuilles se rĂ©partissent autour dâune tige. Chez le jeune cannabis, elles apparaissent habituellement par paires opposĂ©es. Puis, Ă mesure que la plante mĂ»rit, leur disposition devient gĂ©nĂ©ralement alternĂ©e. Mais certains plants Ă©chappent Ă cet ordre naturel. Sous lâeffet dâune mutation somatique spontanĂ©e, trois feuilles, parfois davantage, peuvent Ă©merger Ă la mĂȘme hauteur, autour dâun seul nĆud. Les botanistes parlent alors de phyllotaxie verticillĂ©e. đ§Ź Une autre gĂ©omĂ©trie vĂ©gĂ©tale Contrairement Ă Ducksfoot, Freakshow ou Australian Bastard Cannabis, cette mutation ne transforme pas la dĂ©coupe des feuilles. Chacune peut conserver lâapparence caractĂ©ristique du cannabis. Câest leur disposition qui change : au lieu de deux feuilles opposĂ©es, la tige en rĂ©unit trois ou davantage, comme les branches dâune Ă©toile vĂ©gĂ©tale. Cette organisation peut donner au plant une silhouette plus dense, plus ramifiĂ©e et presque architecturale. Elle intĂ©resse ainsi les chercheurs Ă©tudiant le dĂ©veloppement vĂ©gĂ©tal, mais aussi ceux qui imaginent un cannabis cultivĂ© pour son caractĂšre ornemental. đș Lâanecdote : trois feuilles ne font pas un triploĂŻde Dans lâunivers de la culture, ces plants sont souvent surnommĂ©s trifoliates. Le terme peut pourtant prĂȘter Ă confusion. En botanique, une feuille trifoliĂ©e est normalement une feuille composĂ©e de trois folioles. La phyllotaxie verticillĂ©e dĂ©signe, elle, trois feuilles entiĂšres attachĂ©es au mĂȘme nĆud. Et cela nâa rien Ă voir avec la triploĂŻdie. Un cannabis triploĂŻde possĂšde trois jeux complets de chromosomes au lieu de deux. Cette particularitĂ© ne se dĂ©termine pas en comptant les feuilles: elle doit ĂȘtre confirmĂ©e par une analyse spĂ©cialisĂ©e. Ainsi, un plant peut afficher trois feuilles Ă chaque nĆud tout en conservant un nombre parfaitement ordinaire de chromosomes. đ± Une singularitĂ©, pas une promesse La prĂ©sence de feuilles et de points de croissance supplĂ©mentaires peut laisser imaginer une production plus importante. Pourtant, aucune preuve solide ne permet dâaffirmer que cette mutation amĂ©liore systĂ©matiquement le rendement, la teneur en cannabinoĂŻdes ou la qualitĂ© aromatique. Son expression peut Ă©galement Ă©voluer au cours de la croissance. Une mutation somatique nâest pas nĂ©cessairement stable ni automatiquement transmise aux gĂ©nĂ©rations suivantes. Sa vĂ©ritable richesse se trouve donc ailleurs: dans sa raretĂ©, son intĂ©rĂȘt botanique et la maniĂšre dont elle rĂ©vĂšle la souplesse du vivant. âš Lorsque lâexception rĂ©vĂšle la matiĂšre La beautĂ© dâune plante ne repose pas uniquement sur la perfection de ses formes. Elle rĂ©side aussi dans ces variations discrĂštes qui interrompent lâordre attendu et dĂ©voilent une autre expression de la nature. La phyllotaxie verticillĂ©e ne crĂ©e pas nĂ©cessairement un cannabis plus puissant ni plus productif. Elle offre quelque chose de plus subtil: une architecture singuliĂšre, nĂ©e lorsquâun simple changement suffit Ă rĂ©inventer toute une silhouette. Car dans le monde vĂ©gĂ©tal comme dans celui du savoir-faire, lâexception ne remplace pas la qualitĂ©. Elle invite simplement Ă regarder la matiĂšre autrement.
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Maison NASSOY LE BARON
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15 days ago
đ± Lâautoculture, une graine contre le trafic On a dĂ©truit des champs, emprisonnĂ© des cultivateurs et mutilĂ© des consommateurs. Le cannabis, pourtant, nâa jamais disparu. Lâhistoire suggĂšre une rĂ©alitĂ© dĂ©rangeante : lorsque la demande demeure, la rĂ©pression seule ne supprime pas le marchĂ©. Elle le confie Ă ceux qui vivent de son interdiction. âïž Punir sans faire disparaĂźtre En 1378, lâĂ©mir Soudoun Sheikhouni entreprend dâĂ©radiquer le haschich en Ăgypte. Selon les rĂ©cits historiques, les cultures sont dĂ©truites, certains producteurs emprisonnĂ©s ou exĂ©cutĂ©s, tandis que des consommateurs condamnĂ©s se font arracher les dents. La peine est spectaculaire. Son efficacitĂ© lâest beaucoup moins: les chroniques rapportent que lâusage du haschich avait encore progressĂ© quinze ans plus tard. đŠ· Lâanecdote: quinze ans aprĂšs les dents arrachĂ©es En 1393, malgrĂ© les champs dĂ©truits et les chĂątiments infligĂ©s, le cannabis circule toujours. Cette persistance traverse ensuite les siĂšcles, les frontiĂšres et les rĂ©gimes politiques. Lorsque la demande ne disparaĂźt pas, lâinterdiction transforme la matiĂšre en marchandise clandestine. Son commerce devient opaque, sans contrĂŽle sanitaire, et ses bĂ©nĂ©fices alimentent les rĂ©seaux que la loi voulait prĂ©cisĂ©ment combattre. đĄ Cultiver pour ne plus acheter au trafic Lâautoculture rĂ©glementĂ©e repose sur une logique simple: lorsquâun adulte produit une quantitĂ© limitĂ©e pour son usage personnel, il peut rĂ©duire ses achats auprĂšs du marchĂ© clandestin. Il nây a alors ni transaction avec un revendeur, ni marge versĂ©e Ă un rĂ©seau criminel. Une Ă©tude menĂ©e dans le Territoire de la capitale australienne illustre ce mĂ©canisme: parmi les personnes cultivant leur cannabis, 48 % dĂ©claraient le faire notamment pour Ă©viter les fournisseurs illĂ©gaux. Seules 5 % indiquaient cultiver dans le but de vendre. Lâautoculture ne transforme donc pas nĂ©cessairement le consommateur en trafiquant. EncadrĂ©e, elle peut au contraire lâĂ©loigner du trafic. đšđŠ Ce que montre le Canada Depuis 2018, le Canada associe lĂ©galisation pour les adultes, marchĂ© contrĂŽlĂ©, prĂ©vention et possibilitĂ© de cultiver jusquâĂ quatre plants par foyer au niveau fĂ©dĂ©ral avec certaines restrictions provinciales. En 2023, environ 73 % des dĂ©penses des mĂ©nages consacrĂ©es au cannabis non mĂ©dical provenaient de sources lĂ©gales. Le marchĂ© clandestin nâa pas disparu, mais il a perdu une part considĂ©rable de sa clientĂšle. Il serait toutefois excessif dâattribuer ce rĂ©sultat Ă lâautoculture seule. LâaccĂšs aux boutiques lĂ©gales pour adultes, les prix, la diversitĂ© des produits et la confiance dans leur contrĂŽle jouent Ă©galement un rĂŽle majeur. âïž RĂ©glementer nâest pas abandonner Une politique responsable ne consiste pas Ă choisir entre interdiction absolue et absence totale de rĂšgles. Lâautoculture doit ĂȘtre accompagnĂ©e de limites claires : âą rĂ©servĂ©e aux adultes âą protĂ©gĂ©e de lâaccĂšs des mineurs âą accompagnĂ©e dâinformations sur les risques, la puissance et le stockage âą complĂ©tĂ©e par un marchĂ© lĂ©gal contrĂŽlĂ© et une prĂ©vention fondĂ©e sur les faits Elle comporte elle aussi des risques: accidents Ă©lectriques, moisissures, produits mal stockĂ©s ou dĂ©tournement vers la revente. Ces risques appellent un cadre et de lâĂ©ducation, non le retour Ă une guerre indistincte contre tous les usagers oĂč lâon arrache les dents des consommateurs. La rĂ©pression conserve sa place lorsquâelle cible les ventes aux mineurs, les organisations criminelles et les productions destinĂ©es au trafic. Mais traiter de la mĂȘme maniĂšre un rĂ©seau structurĂ© et quelques plants destinĂ©s Ă un usage personnel revient Ă disperser lâeffort public. đż Cultiver une politique plus juste La responsabilitĂ© ne naĂźt ni de la peur ni de lâidĂ©alisation. Elle naĂźt de la connaissance, de la mesure et dâun cadre capable de distinguer lâusage adulte du commerce criminel. Lâautoculture ne fera pas disparaĂźtre, Ă elle seule, tous les trafics et tous les abus. Mais associĂ©e Ă la lĂ©galisation, Ă la prĂ©vention et Ă une rĂ©gulation exigeante, elle peut reprendre au marchĂ© clandestin ce dont il tire sa puissance: le monopole de lâaccĂšs. Car on ne combat pas toujours un trafic en dĂ©clarant la guerre Ă une plante. Parfois, on commence par retirer au trafic ses clients.
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Maison NASSOY LE BARON
@MaisonNLB
17 days ago
đŠ Ducksfoot, le cannabis qui effaça ses doigts Ă premiĂšre vue, Ducksfoot ressemble davantage Ă un Ă©rable, une plante tropicale ou un arbuste ornemental quâau cannabis. Sa singularitĂ© tient dans une feuille: ses folioles ne se sĂ©parent pas entiĂšrement. Elles restent reliĂ©es par une fine membrane vĂ©gĂ©tale, dessinant la silhouette palmĂ©e dâune patte de canard. đż Une mutation venue dâAustralie Le nom Ducksfoot dĂ©signe dâabord un caractĂšre morphologique hĂ©rĂ©ditaire, et non une variĂ©tĂ© unique. Son histoire moderne se prĂ©cise en Australie, Ă la fin des annĂ©es 1990, lorsque le sĂ©lectionneur surnommĂ© Wally Duck travaille une lignĂ©e prĂ©sentant naturellement ce feuillage inhabituel. Il sĂ©lectionne et stabilise cette particularitĂ©, puis diffuse des graines sous le nom de Ducksfoot. Comme souvent dans lâhistoire clandestine du cannabis, ses origines gĂ©nĂ©tiques exactes restent imparfaitement documentĂ©es. Wally Duck demeure nĂ©anmoins le sĂ©lectionneur ayant fait connaĂźtre cette morphologie au-delĂ des cercles australiens. đ Une feuille devenue empreinte La feuille classique du cannabis est composĂ©e de folioles longues et distinctes, disposĂ©es comme les doigts dâune main. Chez Ducksfoot, ces âdoigtsâ sont partiellement soudĂ©s. Le rĂ©sultat forme une feuille plus large, gĂ©nĂ©ralement composĂ©e de trois Ă cinq lobes, dont le contour rappelle une patte palmĂ©e. Contrairement Ă Freakshow, qui porte un feuillage finement dĂ©coupĂ© Ă©voquant une fougĂšre, Ducksfoot conserve une surface foliaire pleine et arrondie. Cette particularitĂ© apparaĂźt surtout pendant la croissance. En floraison, certaines feuilles supĂ©rieures peuvent reprendre une forme plus conventionnelle et les fleurs rendent progressivement la plante plus reconnaissable. đ Lâanecdote: le cannabis que lâon prenait pour un Ă©rable Dans les rĂ©cits des premiers cultivateurs, des visiteurs pouvaient passer Ă quelques pas dâun plant de Ducksfoot sans identifier du cannabis. Certains pensaient observer un jeune Ă©rable ou une curiositĂ© horticole. La plante ne se dissimulait derriĂšre aucun dĂ©cor. Elle avait simplement abandonnĂ© le symbole qui trahit habituellement son identitĂ©: sa cĂ©lĂšbre feuille aux doigts sĂ©parĂ©s. Cette apparence lui valut rapidement une rĂ©putation de âcannabis camouflĂ©â. Mais la mĂ©tamorphose reste uniquement visuelle: elle ne change ni son odeur en floraison, ni sa composition chimique, ni son statut lĂ©gal. đŹ Un intĂ©rĂȘt qui dĂ©passe la discrĂ©tion Ducksfoot reprĂ©sente avant tout une ressource gĂ©nĂ©tique pour la sĂ©lection vĂ©gĂ©tale. Son caractĂšre foliaire peut ĂȘtre transmis Ă de nouvelles lignĂ©es afin de crĂ©er des plantes Ă lâidentitĂ© visuelle singuliĂšre. Il a notamment inspirĂ© Frisian Duck, issue dâun croisement avec Frisian Dew, ainsi que diffĂ©rentes sĂ©lections modernes Ă feuilles palmĂ©es. Son intĂ©rĂȘt potentiel repose sur plusieurs pistes: -dĂ©velopper des variĂ©tĂ©s ornementales immĂ©diatement reconnaissables -Ă©tudier la formation et lâhĂ©rĂ©ditĂ© des feuilles chez Cannabis sativa -crĂ©er des marqueurs visuels utiles au suivi de certaines lignĂ©es -introduire cette architecture dans de futures gĂ©nĂ©tiques riches en CBD Une publication scientifique consacrĂ©e au cannabis ornemental cite dâailleurs Ducksfoot parmi les mutations prĂ©sentant un vĂ©ritable intĂ©rĂȘt esthĂ©tique pour les plantes en pot et lâamĂ©nagement paysager. Il faut nĂ©anmoins conserver une nuance essentielle: une feuille atypique ne garantit ni meilleur rendement, ni rĂ©sistance supĂ©rieure, ni profil cannabinoĂŻde particulier. Une lignĂ©e Ducksfoot peut ĂȘtre riche en THC ou en CBD selon les croisements rĂ©alisĂ©s. Seules la gĂ©nĂ©tique, lâanalyse en laboratoire et la conformitĂ© variĂ©tale permettent de le dĂ©terminer. âš La beautĂ© dâun autre langage La nature ne rĂ©pĂšte jamais parfaitement son geste. Parfois, elle sĂ©pare. Parfois, elle relie. Ducksfoot nous rappelle quâune variation longtemps recherchĂ©e pour sa discrĂ©tion peut devenir, avec le temps, une vĂ©ritable signature botanique. Car le luxe ne rĂ©side pas toujours dans ce qui attire immĂ©diatement le regard. Il peut aussi naĂźtre dâun dĂ©tail silencieux, une feuille diffĂ©rente, une empreinte rare, une matiĂšre que lâon apprend Ă reconnaĂźtre autrement.
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Maison NASSOY LE BARON
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17 days ago
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Maison NASSOY LE BARON
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19 days ago
đż Freakshow, le cannabis qui emprunta ses feuilles Ă la fougĂšre Ă premiĂšre vue, Freakshow ne ressemble pas au cannabis. Ses feuilles finement dĂ©coupĂ©es Ă©voquent une fougĂšre, un jeune conifĂšre ou une plante ornementale. Pourtant, sous cette silhouette presque Ă©trangĂšre se cache bien Cannabis sativa. đ§Ź Une mutation devenue variĂ©tĂ© Freakshow naĂźt en Californie centrale, dans le travail du sĂ©lectionneur connu sous le nom de Shapeshifter. Vers 2017, celui-ci observe des feuillages inhabituels parmi les descendants dâun croisement gĂ©nĂ©ralement prĂ©sentĂ© comme rĂ©unissant une Pineapple Express et une Holy Banana. Certains sujets possĂšdent des folioles profondĂ©ment dentelĂ©es. Dans les gĂ©nĂ©rations suivantes, quelques plantes dĂ©veloppent une architecture encore plus spectaculaire: des feuilles Ă©troites, irrĂ©guliĂšres et presque plumeuses. Shapeshifter sĂ©lectionne alors patiemment ce caractĂšre jusquâĂ le rendre hĂ©rĂ©ditaire et relativement stable. La lignĂ©e sera ensuite rĂ©vĂ©lĂ©e au grand public et distribuĂ©e avec lâaide de Humboldt Seed Company, notamment lors de lâEmerald Cup de 2019. đ Une beautĂ© presque mĂ©connaissable Le cannabis classique porte des feuilles palmĂ©es, composĂ©es de plusieurs folioles disposĂ©es comme les doigts dâune main. Freakshow bouleverse entiĂšrement cette signature. Ses folioles sont si profondĂ©ment dĂ©coupĂ©es quâelles paraissent se diviser en aiguilles. La mutation se manifeste dĂšs les premiers stades de croissance et persiste gĂ©nĂ©ralement jusquâĂ la floraison. Mais la plante ne cesse pas pour autant dâĂȘtre du cannabis: elle produit des fleurs, des trichomes, des terpĂšnes et des cannabinoĂŻdes. Les lignĂ©es originelles sont principalement riches en THC et trĂšs pauvres en CBD. đ Un camouflage imparfait Son apparence peut la rendre difficile Ă identifier durant la croissance vĂ©gĂ©tative. Cependant, Ă mesure que les fleurs se forment, sa vĂ©ritable nature devient plus perceptible, notamment par sa floraison, ses trichomes et son parfum. Son feuillage inhabituel ne modifie donc ni son statut lĂ©gal ni la nĂ©cessitĂ© dâen analyser prĂ©cisĂ©ment la composition. đ Lâanecdote: la plante que lâon aurait pu Ă©liminer Dans une sĂ©lection classique, une jeune plante aux feuilles aussi dĂ©formĂ©es aurait facilement pu ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme fragile, malade ou dĂ©pourvue dâintĂ©rĂȘt. Shapeshifter choisit le geste inverse. Au lieu dâĂ©carter lâanomalie, il la conserva, la croisa et observa sa descendance. Quelques gĂ©nĂ©rations plus tard, ce qui aurait pu disparaĂźtre au fond dâun jardin devenait lâune des morphologies les plus reconnaissables de la sĂ©lection contemporaine. Freakshow rappelle ainsi quâen matiĂšre de crĂ©ation vĂ©gĂ©tale, lâexception nâest pas toujours un dĂ©faut. Elle peut ĂȘtre le commencement dâune signature. đŹ Quel intĂ©rĂȘt pour la sĂ©lection future ? Son premier intĂ©rĂȘt rĂ©side dans son patrimoine gĂ©nĂ©tique. Le caractĂšre âfeuille de fougĂšreâ peut ĂȘtre introduit dans de nouvelles lignĂ©es afin dâexplorer dâautres profils aromatiques, dâautres architectures et, potentiellement, des variĂ©tĂ©s lĂ©gales. Son feuillage plus ouvert pourrait Ă©galement inspirer des recherches sur la pĂ©nĂ©tration lumineuse, la circulation de lâair et lâorganisation de la canopĂ©e. Ces avantages restent toutefois Ă mesurer rigoureusement: une apparence spectaculaire ne garantit ni rendement supĂ©rieur ni meilleure rĂ©sistance. Son vĂ©ritable potentiel se trouve donc moins dans une promesse immĂ©diate que dans les questions quâelle offre aux sĂ©lectionneurs. âš LâĂ©lĂ©gance de lâexception Une matiĂšre rare ne se distingue pas uniquement par ce quâelle produit. Elle se rĂ©vĂšle aussi dans son architecture, son histoire et le regard patient de celles et ceux qui savent reconnaĂźtre une singularitĂ©. Freakshow ne cherche pas Ă ressembler aux autres. Elle rappelle que la nature possĂšde son propre langage crĂ©atif, et que certaines diffĂ©rences, lorsquâelles sont observĂ©es avec exigence, deviennent un hĂ©ritage Ă transmettre.
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Maison NASSOY LE BARON
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19 days ago
Vivement la rĂ©colte ! đ€© https://t.co/Bydi9zHrNp
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Maison NASSOY LE BARON
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21 days ago
đ§ La petite Ă©tude sur le CBD menĂ©e quarante ans avant sa reconnaissance moderne En 1980, huit patients reçurent du CBD dans le cadre dâune Ă©tude sur lâĂ©pilepsie. Les rĂ©sultats furent prometteurs. Puis la piste attendit prĂšs de quarante ans avant dâĂȘtre vĂ©ritablement approfondie. đŹ Une Ă©tude minuscule, une question immense MenĂ©e au BrĂ©sil par une Ă©quipe rĂ©unissant notamment JosĂ© Cunha, Elisaldo Carlini et RaphaĂ«l Mechoulam, lâĂ©tude portait sur quinze adultes atteints dâune Ă©pilepsie rĂ©sistante Ă leurs traitements habituels. Pendant plusieurs semaines, en double aveugle: -huit patients reçurent entre 200 et 300 mg de CBD par jour -sept reçurent un placebo -tous conservĂšrent leur traitement antiĂ©pileptique habituel Parmi les huit personnes ayant reçu du CBD, quatre restĂšrent presque sans crises, trois connurent une amĂ©lioration partielle et une seule ne rĂ©pondit pas au traitement. Dans le groupe placebo, une personne sâamĂ©liora et les six autres ne constatĂšrent aucun changement. âïž Une promesse, pas encore une preuve Les rĂ©sultats Ă©taient saisissants, mais lâĂ©chantillon demeurait beaucoup trop restreint pour Ă©tablir une efficacitĂ© certaine. Les mĂ©thodes de lâĂ©poque Ă©taient Ă©galement moins exigeantes que celles des grands essais cliniques actuels. Une revue Cochrane qualifiera plus tard ces premiĂšres recherches de trop petites et fragiles pour permettre une conclusion dĂ©finitive. LâĂ©tude de 1980 nâavait donc pas dĂ©montrĂ© que âle CBD soigne lâĂ©pilepsieâ. Elle avait fait quelque chose de plus discret, mais dâessentiel: poser une question scientifique digne dâĂȘtre poursuivie. âł Lâanecdote: la question oubliĂ©e de Mechoulam Des rĂ©sultats prĂ©liminaires avaient dĂ©jĂ Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s en 1978, avant la publication complĂšte de 1980. Pourtant, la piste clinique resta presque silencieuse pendant des dĂ©cennies. RaphaĂ«l Mechoulam sâĂ©tonnera lui-mĂȘme, bien plus tard, que des rĂ©sultats aussi encourageants nâaient pas Ă©tĂ© rapidement suivis par de nouvelles Ă©tudes. Une petite porte avait Ă©tĂ© entrouverte. La science mit prĂšs de quarante ans Ă la franchir. đ„ De lâintuition au mĂ©dicament Ă partir des annĂ©es 2010, des essais plus vastes et mieux contrĂŽlĂ©s reprirent cette question. En 2017, une Ă©tude menĂ©e auprĂšs de 120 jeunes patients atteints du syndrome de Dravet montra quâun CBD purifiĂ©, ajoutĂ© au traitement habituel, rĂ©duisait davantage les crises convulsives quâun placebo. En 2018, la FDA autorisa ainsi le premier mĂ©dicament Ă base de cannabidiol purifiĂ©. LâEurope suivit en 2019. Cette reconnaissance concerne un mĂ©dicament prescrit, prĂ©cisĂ©ment dosĂ© et surveillĂ©, pour certaines formes rares dâĂ©pilepsie. đ± Le luxe de la preuve La science ne progresse pas par promesses Ă©clatantes. Elle avance par questions patientes, rĂ©sultats vĂ©rifiĂ©s et nuances prĂ©servĂ©es. LâĂ©tude de 1980 ne dĂ©tenait pas encore la rĂ©ponse. Mais dans ses quelques pages reposait dĂ©jĂ une intuition que la mĂ©decine mettrait des dĂ©cennies Ă Ă©prouver. Car certaines dĂ©couvertes ne manquent pas de lumiĂšre. Elles attendent simplement que le monde apprenne Ă les regarder.
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Maison NASSOY LE BARON
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23 days ago
đż Cannabis australis: le cannabis qui ne ressemblait plus au cannabis De petites feuilles rondes, lisses et brillantes. Une silhouette de buisson. Ă premiĂšre vue, personne ou presque nây reconnaĂźtrait du cannabis. Cette Ă©trangetĂ© porte un nom: Australian Bastard Cannabis, ou simplement ABC. đŠđș Une origine entourĂ©e de mystĂšre ABC aurait circulĂ© pendant plusieurs dĂ©cennies parmi des cultivateurs australiens, notamment en Nouvelle-Galles du Sud. Son origine exacte demeure toutefois inconnue. Ancienne population devenue sauvage, mutation apparue spontanĂ©ment ou expĂ©rience horticole oubliĂ©e: plusieurs rĂ©cits existent, mais aucun nâa Ă©tĂ© confirmĂ© scientifiquement. Sa premiĂšre documentation publique solide remonte Ă 1999. Le magazine Cannabis Culture dĂ©couvre alors cette plante auprĂšs dâun cultivateur australien surnommĂ© Mr Ayers et la baptise Australian Bastard Cannabis. đŹ Une mutation, pas une nouvelle espĂšce ABC appartient bien au cannabis. Mais une mutation transforme profondĂ©ment sa morphologie: ses feuilles sont petites, Ă©paisses, luisantes et presque dĂ©pourvues des dentelures caractĂ©ristiques de la plante. Elle dĂ©veloppe Ă©galement une structure compacte et trĂšs ramifiĂ©e, davantage comparable Ă un arbuste ornemental quâau port traditionnel du cannabis. Certains passionnĂ©s ont proposĂ© le nom Cannabis australis. Il ne possĂšde pourtant aucun statut botanique reconnu: les rĂ©fĂ©rences taxonomiques internationales classent toujours cette plante parmi les formes de Cannabis sativa L. đ§Ź Une matiĂšre prĂ©cieuse pour la sĂ©lection Les premiĂšres plantes observĂ©es Ă©taient dĂ©crites comme peu riches en cannabinoĂŻdes et produisant des fleurs modestes. Leur valeur rĂ©sidait ailleurs. Leur apparence inhabituelle, leur architecture compacte et une rĂ©sistance au froid frĂ©quemment rapportĂ©e ont attirĂ© lâattention des sĂ©lectionneurs. Les premiers croisements ont Ă©galement montrĂ© que la feuille ABC se comportait vraisemblablement comme un caractĂšre rĂ©cessif: elle disparaĂźt souvent lors de la premiĂšre gĂ©nĂ©ration, avant de pouvoir rĂ©apparaĂźtre parmi les descendances suivantes. Les breeders cherchent depuis Ă conserver cette signature visuelle tout en amĂ©liorant la vigueur, la floraison et les profils de cannabinoĂŻdes. Mais la feuille ne rĂ©vĂšle pas la composition de la fleur: une plante Ă morphologie ABC peut ĂȘtre riche ou pauvre en THC, en CBD ou en autres cannabinoĂŻdes selon sa lignĂ©e. đ± Un intĂ©rĂȘt au-delĂ de la discrĂ©tion LâABC possĂšde Ă©galement un potentiel scientifique et ornemental. Une publication universitaire de 2022 la cite parmi les mutations susceptibles dâenrichir lâhorticulture dĂ©corative grĂące Ă son port de plante grasse, son feuillage abondant et son apparence singuliĂšre. Elle pourrait aussi aider les chercheurs Ă mieux comprendre les gĂšnes responsables de la formation des feuilles et de lâarchitecture du cannabis. Ă ce jour, cependant, aucune Ă©tude gĂ©nĂ©tique publiĂ©e nâa identifiĂ© prĂ©cisĂ©ment la mutation responsable de son apparence. đ Lâanecdote: le nom latin qui nâen Ă©tait pas un En 2000, aprĂšs la publication des premiĂšres images, un lecteur suggĂšre de baptiser cette plante Cannabis australis, imaginant quâelle pourrait constituer une variĂ©tĂ© botanique propre Ă lâAustralie. Le nom sĂ©duit et continue encore aujourdâhui de circuler. Pourtant, il nâa jamais Ă©tĂ© officiellement dĂ©crit ni acceptĂ© par les botanistes. Plus Ă©tonnant encore: le magazine distribua des centaines de graines ABC Ă des sĂ©lectionneurs nord-amĂ©ricains afin que cette mutation ne disparaisse pas. Une plante presque inconnue quitta ainsi les campagnes australiennes grĂące Ă quelques photographies, un nom improvisĂ© et des enveloppes envoyĂ©es aux quatre coins du monde. âš La beautĂ© de lâexception La connaissance commence lorsque lâon accepte de regarder au-delĂ des formes familiĂšres. LâABC rappelle quâune feuille ne suffit pas Ă dĂ©finir une plante, pas plus quâune apparence ne permet de connaĂźtre sa composition. Le cannabis ne possĂšde pas une silhouette unique. Sa diversitĂ© sâĂ©crit aussi dans les mutations, les hĂ©ritages prĂ©servĂ©s et ces singularitĂ©s que quelques passionnĂ©s choisissent de transmettre. Car le luxe rĂ©side parfois dans ce que la nature nâavait produit quâune seule fois et que le savoir-faire refuse de laisser disparaĂźtre.
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Maison NASSOY LE BARON
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24 days ago
đš Quand une maison pharmaceutique française vendait des cigarettes au cannabis contre lâasthme Au XIXá” siĂšcle, une maison pharmaceutique parisienne exportait dans le monde entier des cigarettes au cannabis⊠DestinĂ©es aux personnes asthmatiques. đïž Un remĂšde façonnĂ© Ă Paris FondĂ©e en 1853, Grimault & Cie dĂ©veloppe de nombreuses prĂ©parations pharmaceutiques dans son Ă©tablissement de Neuilly-sur-Seine. Parmi elles figurent les âCigarettes Indiennesâ, commercialisĂ©es Ă partir de la seconde moitiĂ© du XIXá” siĂšcle contre lâasthme et diffĂ©rentes affections respiratoires. Leur composition semble avoir variĂ© selon les pĂ©riodes et les marchĂ©s. Elle associait notamment du tabac, du Cannabis indica, du datura, ou stramoine et de la belladone. đ« Soigner la respiration par la fumĂ©e LâidĂ©e paraĂźt aujourdâhui profondĂ©ment contradictoire. Ă lâĂ©poque, lâinhalation de plantes mĂ©dicinales est pourtant une pratique reconnue. Le datura et la belladone contiennent notamment des substances anticholinergiques capables de produire une bronchodilatation temporaire. La mĂ©thode nâĂ©tait donc pas totalement dĂ©pourvue de logique pharmacologique. Mais les dosages restaient imprĂ©cis, les effets indĂ©sirables pouvaient ĂȘtre sĂ©vĂšres et la combustion irritait les voies respiratoires quâelle Ă©tait censĂ©e soulager. Quant Ă la prĂ©sence de cannabis, elle ne constitue Ă©videmment pas une preuve de son efficacitĂ© contre lâasthme. đ Une cigarette devenue internationale Grimault & Cie transforme nĂ©anmoins ce produit en vĂ©ritable succĂšs commercial. Entre 1860 et la PremiĂšre Guerre mondiale, plus de 4 000 publicitĂ©s pour les Cigarettes Indiennes paraissent dans la presse française. Elles sont Ă©galement distribuĂ©es dans plus de vingt pays, des Ătats-Unis Ă lâAustralie, en passant par le Canada, lâEspagne, lâItalie, le Mexique ou le BrĂ©sil. Les annonces promettent de soulager lâasthme, les bronchites, les toux nerveuses et diffĂ©rentes irritations respiratoires. Une prĂ©paration façonnĂ©e prĂšs de Paris trouve ainsi sa place dans les pharmacies du monde entier. đ Lâanecdote: la cigarette dĂ©fendue jusquâĂ GenĂšve En 1925, une convention internationale adoptĂ©e Ă GenĂšve renforce le contrĂŽle de certaines prĂ©parations issues du cannabis. Lâun des ingrĂ©dients des Cigarettes Indiennes menace alors de compromettre leur production et leur exportation. Grimault & Cie intervient pour dĂ©fendre le statut pharmaceutique de son produit. La maison obtient finalement une exemption officielle lui permettant de poursuivre sa commercialisation internationale. La cigarette au cannabis contre lâasthme Ă©tait ainsi devenue un sujet de diplomatie. Elle disparaĂźtra progressivement des publicitĂ©s et des pharmacies au dĂ©but des annĂ©es 1930. âïž Le paradoxe dâune Ă©poque Aujourdâhui, la fumĂ©e est reconnue comme un facteur susceptible de dĂ©clencher ou dâaggraver les crises dâasthme. Les Cigarettes Indiennes ne doivent donc pas ĂȘtre regardĂ©es comme un traitement oubliĂ©, mais comme le tĂ©moignage dâune mĂ©decine en transition: encore attachĂ©e aux prĂ©parations vĂ©gĂ©tales complexes, tout en cherchant dĂ©jĂ Ă administrer rapidement des substances actives aux bronches. đ± La prĂ©cision comme hĂ©ritage Lâhistoire du cannabis mĂ©rite mieux que lâĂ©loge aveugle ou le jugement facile. Une ancienne publicitĂ© nâest pas une preuve scientifique. Mais elle rĂ©vĂšle la maniĂšre dont une Ă©poque observait une plante, interprĂ©tait ses effets et tentait de la transformer en rĂ©ponse thĂ©rapeutique. Car le vĂ©ritable luxe consiste aussi Ă admirer lâobjet, interroger la promesse et rendre Ă lâhistoire toute sa nuance.
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Maison NASSOY LE BARON
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27 days ago
đĄïž La bataille remportĂ©e derriĂšre des ballots de chanvre En 1861, une armĂ©e avança derriĂšre une muraille mobile faite de chanvre. Les balles et les boulets ne suffirent pas Ă lâarrĂȘter. đŸ Une ville façonnĂ©e par la fibre Au dĂ©but de la guerre de SĂ©cession, Lexington occupe une position stratĂ©gique sur les rives du Missouri. La ville est aussi lâun des principaux centres rĂ©gionaux du commerce du chanvre. CultivĂ©e dans les campagnes environnantes, la plante est transformĂ©e en cordages, utilisĂ©e pour lâemballage du coton puis comprimĂ©e en imposants ballots avant dâĂȘtre expĂ©diĂ©e par bateau. Cette prospĂ©ritĂ© repose toutefois sur une rĂ©alitĂ© plus sombre: dans cette partie du Missouri, particuliĂšrement favorable aux Ătats esclavagistes, la culture exigeante du chanvre dĂ©pend largement du travail des personnes rĂ©duites en esclavage. En septembre 1861, cette matiĂšre ordinaire du commerce local va pourtant recevoir une fonction que personne nâavait prĂ©vue. âïž Trois jours autour de Lexington Environ 3 500 soldats de lâUnion, commandĂ©s par le colonel James A. Mulligan, se retranchent autour de lâancien collĂšge maçonnique de Lexington. Face Ă eux, la Missouri State Guard de Sterling Price, une force favorable Ă la SĂ©cession, rassemble entre 10 000 et 12 000 hommes. Le 18 septembre, la ville est encerclĂ©e. Pendant plusieurs heures, lâartillerie rĂ©sonne autour des fortifications. Les assauts se succĂšdent, mais les positions fĂ©dĂ©rales rĂ©sistent. Le lendemain, la situation des assiĂ©gĂ©s se dĂ©tĂ©riore. Les rĂ©serves dâeau sont Ă©puisĂ©es, les munitions diminuent et les secours attendus ne viennent pas. Câest alors que les hommes de Price dĂ©couvrent, dans un entrepĂŽt voisin, une importante quantitĂ© de chanvre comprimĂ©. đ§± Une muraille mise en mouvement Les ballots sont alignĂ©s devant les troupes afin de former un rempart mobile. Dans son rapport, le gĂ©nĂ©ral Thomas A. Harris indique en avoir demandĂ© 132. ProtĂ©gĂ©s derriĂšre cette masse de fibres denses, les soldats poussent et font rouler progressivement les ballots vers les retranchements de lâUnion. Les dĂ©fenseurs ouvrent le feu. Mais les projectiles pĂ©nĂštrent difficilement cette matiĂšre compacte. Sous les impacts, certains ballots vacillent, puis retrouvent leur place. Lâartillerie fĂ©dĂ©rale ne parvient pas Ă interrompre lâavancĂ©e de cette Ă©trange fortification. Le 20 septembre, la ligne de chanvre se rapproche suffisamment pour permettre lâassaut final. BlessĂ© et encerclĂ©, Mulligan demande les conditions de la reddition. Vers 14 heures, ses hommes quittent leurs tranchĂ©es et dĂ©posent les armes. Lexington entre alors dans lâhistoire sous un nom presque irrĂ©el : âThe Battle of the Hemp Balesâ: la bataille des ballots de chanvre. đ§ Lâanecdote des ballots devenus trop lourds Lâhistoire est souvent racontĂ©e ainsi: les soldats auraient plongĂ© les ballots dans le Missouri avant de les faire rouler vers les fortifications, afin de les rendre plus rĂ©sistants au feu. La rĂ©alitĂ© semble avoir Ă©tĂ© lĂ©gĂšrement diffĂ©rente. Thomas Harris explique avoir dâabord ordonnĂ© que le chanvre soit mouillĂ© dans la riviĂšre. Mais une fois imbibĂ©s, les ballots devinrent si lourds que ses hommes, dĂ©jĂ Ă©puisĂ©s, ne pouvaient plus les pousser jusquâau sommet de la pente. Il fallut donc modifier le geste: transporter dâabord les ballots, puis les humidifier une fois mis en position. La protection Ă©tait ingĂ©nieuse. Encore fallait-il quâelle puisse avancer. âïž Une victoire qui ne reposa pas uniquement sur le chanvre Les ballots jouĂšrent un rĂŽle spectaculaire dans la phase finale, mais ils ne remportĂšrent pas seuls la bataille. Les soldats de lâUnion Ă©taient trĂšs largement infĂ©rieurs en nombre, privĂ©s dâeau, presque Ă court de munitions et sans perspective immĂ©diate de renfort. Le chanvre ne fut donc pas une matiĂšre miraculeuse. Il fut lâinstrument dĂ©cisif dâune armĂ©e qui possĂ©dait dĂ©jĂ lâavantage. Et cette victoire resta provisoire: face Ă la rĂ©action militaire de lâUnion, Sterling Price dut bientĂŽt abandonner Lexington et se retirer vers le sud du Missouri. đ± Quand une matiĂšre rĂ©vĂšle un autre visage Avant cette journĂ©e, ces ballots Ă©taient destinĂ©s aux entrepĂŽts, aux cordages et au commerce fluvial. Sur les hauteurs de Lexington, ils devinrent une architecture improvisĂ©e, une protection et un mouvement. Cet Ă©pisode nâest pas une simple curiositĂ© guerriĂšre. Il appartient Ă une guerre civile, Ă ses souffrances et Ă une Ă©conomie profondĂ©ment liĂ©e Ă lâesclavage. Mais il rĂ©vĂšle quelque chose de la matiĂšre elle-mĂȘme: sa densitĂ©, sa rĂ©sistance et cette facultĂ© singuliĂšre Ă traverser les Ă©poques en changeant dâusage. âš Une matiĂšre mĂ©rite toute son histoire Le chanvre ne se rĂ©sume ni Ă une tendance contemporaine ni Ă une image figĂ©e. Son histoire dialogue avec lâagriculture, les savoir-faire, le commerce, la mĂ©decine, mais aussi avec les contradictions de chaque Ă©poque. La raconter avec justesse, câest reconnaĂźtre ses usages sans effacer leur contexte. Car le vĂ©ritable luxe ne consiste pas Ă rendre le passĂ© plus sĂ©duisant. Il consiste Ă en prĂ©server chaque nuance, afin que la connaissance puisse continuer de se transmettre.
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Maison NASSOY LE BARON
@MaisonNLB
29 days ago
âïž Le juge de la DEA qui recommanda de reclasser le cannabis En 1988, ce nâest pas un militant qui demanda aux Ătats-Unis de reconnaĂźtre lâusage mĂ©dical du cannabis. CâĂ©tait un juge de la DEA. AprĂšs deux annĂ©es dâaudiences, des tĂ©moignages de mĂ©decins et lâexamen dâun dossier particuliĂšrement dense, Francis L. Young rendit une dĂ©cision qui contraria profondĂ©ment sa propre administration. đ Une conclusion venue de lâintĂ©rieur Le juge devait dĂ©terminer si le cannabis possĂ©dait un usage mĂ©dical acceptĂ© et si son emploi pouvait ĂȘtre considĂ©rĂ© comme suffisamment sĂ»r sous surveillance mĂ©dicale. Les dĂ©bats portĂšrent notamment sur les nausĂ©es provoquĂ©es par la chimiothĂ©rapie, la spasticitĂ© liĂ©e Ă la sclĂ©rose en plaques et certains usages Ă©tudiĂ©s contre le glaucome. AprĂšs avoir examinĂ© les preuves, Francis Young estima que le cannabis naturel comptait parmi les substances thĂ©rapeutiquement actives les plus sĂ»res connues. Il recommanda donc son transfert du tableau I vers le tableau II, afin dâouvrir la voie Ă son utilisation mĂ©dicale encadrĂ©e. đȘ Une recommandation refusĂ©e Sa conclusion ne niait pas les risques de la plante. Elle demandait simplement que ceux-ci soient Ă©valuĂ©s avec la mĂȘme rigueur que ceux des autres substances utilisĂ©es en mĂ©decine. Francis Young considĂ©ra mĂȘme quâil serait âdĂ©raisonnable, arbitraire et capricieuxâ que la DEA continue de sâinterposer entre certains patients gravement malades et les bĂ©nĂ©fices potentiels du cannabis. Mais son avis nâĂ©tait quâune recommandation. En dĂ©cembre 1989, lâadministrateur de la DEA, John Lawn, la rejeta officiellement. Le cannabis demeura dans le tableau I, rĂ©servĂ© aux substances considĂ©rĂ©es comme dĂ©pourvues dâusage mĂ©dical acceptĂ© au niveau fĂ©dĂ©ral. đ„ Lâanecdote des dix pommes de terre Pour expliquer la notion de sĂ©curitĂ© thĂ©rapeutique, le juge choisit une comparaison inattendue. Il rappela que mĂȘme des produits parfaitement ordinaires pouvaient devenir toxiques Ă forte dose: selon lâexemple citĂ© dans sa dĂ©cision, manger dix pommes de terre crues pouvait provoquer une rĂ©action toxique. Il compara Ă©galement la marge de sĂ©curitĂ© du cannabis Ă celle de lâaspirine ou de certains mĂ©dicaments employĂ©s en chimiothĂ©rapie. DerriĂšre cette image presque familiĂšre se cachait une question essentielle: doit-on juger une matiĂšre Ă partir de sa rĂ©putation, ou Ă partir de sa dose, de son usage et de sa toxicitĂ© rĂ©elle ? đ°ïž Trente-huit ans plus tard En avril 2026, les Ătats-Unis transfĂ©rĂšrent finalement vers le tableau III les mĂ©dicaments Ă base de cannabis approuvĂ©s par la FDA ainsi que le cannabis mĂ©dical relevant de licences Ă©tatiques. Du 29 juin au 15 juillet 2026, une nouvelle audience organisĂ©e par la DEA examina le reclassement plus large de la plante. La DEA elle-mĂȘme y dĂ©fend le cannabis. Cette Ă©volution ne constitue pas une lĂ©galisation fĂ©dĂ©rale. Mais elle marque un changement historique: aprĂšs plusieurs dĂ©cennies, le gouvernement amĂ©ricain reconnaĂźt dĂ©sormais officiellement un usage mĂ©dical au cannabis dans certaines conditions. La question posĂ©e par Francis Young en 1988 revient ainsi au cĆur de la mĂȘme institution, mais dans un paysage scientifique et politique profondĂ©ment transformĂ©. đ± La connaissance demande du temps Francis Young ne rĂ©clamait ni complaisance ni absence de contrĂŽle. Il demandait que la dĂ©cision soit fidĂšle aux preuves. Car une classification administrative nâest jamais un simple numĂ©ro. Elle influence la recherche, lâaccĂšs des patients et la maniĂšre dont toute une sociĂ©tĂ© apprend Ă regarder une plante. âš Le luxe de la nuance Lâexigence commence ici: observer avant de juger, distinguer lâusage mĂ©dical de la lĂ©galisation et prĂ©fĂ©rer la prĂ©cision aux raccourcis. Le vĂ©ritable progrĂšs ne consiste pas Ă remplacer une certitude par une autre. Il consiste Ă rendre aux faits leur juste place. Parce quâune matiĂšre ne mĂ©rite ni idĂ©alisation ni procĂšs dâintention. Elle mĂ©rite de la connaissance, de la transparence et un regard Ă sa mesure. #Cannabis #HistoireDuCannabis
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