Je lis en ce moment Histoire de l’Union soviétique, de l’Empire russe à la Communauté des États indépendants (1900-1991) de Nicolas Werth, et ce qui saute aux yeux dans toute cette histoire, c’est le désir constant et déterminé de l’Ukraine d’échapper à la Russie, en saisissant toutes les occasions pour réclamer son indépendance ou faire valoir son autonomie.
Certains propagandistes (que j’ai crus un temps) répètent que « l’Ukraine, c’est la Russie », alors que les Ukrainiens, des tsars à Poutine, n’en peuvent tout simplement plus des Russes (à l’instar des Finlandais d’ailleurs, des Baltes, des Polonais, bref de tous leurs voisins).
Les Russes n’ont cessé d’écraser toute velléité nationale ukrainienne, avec en point d’orgue le génocide de l’Holodomor, dont l’objectif était bien de briser le mouvement national ukrainien : pour Staline, la question paysanne ukrainienne était « par essence une question nationale, la paysannerie constituant la force principale du mouvement national ».
Bref, on ne s’étonne pas de voir les Ukrainiens combattre comme des lions, Zelensky ou pas, von der Leyen ou pas, la CIA ou pas, le « mondialisme pédo-sataniste wokiste » ou pas.
La seule position honnête des pro-russes serait d’admettre qu’ils n’en ont rien à foutre de l’Ukraine et des Ukrainiens. C’est, au fond, la seule position cohérente, car l’histoire donne à ces derniers les meilleures raisons du monde de vouloir se libérer de la Russie et de réclamer, pour l’avenir, toutes les garanties de sécurité possibles face à un tel voisin.
Les fans de Chelsea ont attrapé les deux fanbases qui parlent le + sur Twitter et les ont saccagé mdrrrrrrrrrr des fois le football fait bien les choses c’est tout