Aujourd’hui, j’ai décidé de raconter publiquement ce que je vis parce que j’ai peur.
Peur de mourir, peur pour ma famille, peur qu’il me retrouve. J’ai longtemps gardé le silence, j’ai porté plainte, j’ai essayé de faire les choses correctement, mais rien ne change..
En Guadeloupe, des lycéennes se mobilisent pour se faire entendre auprès de leurs administrations après la diffusion, par des lycéens, de listes classant des filles comme « violables » ou encore « inviolables » dans leur lycée ainsi que dans des établissements aux alentours.
Selon plusieurs témoignages, ce n’est qu’à la suite de cette mobilisation que l’établissement a commencé à prendre leurs plaintes en considération. Certaines élèves affirment également avoir reçu des menaces de la part des auteurs présumés.
Cette affaire est révélatrice de la culture du viol encore présente dans nos sociétés, mais aussi du manque de prise en compte des violences faites aux femmes et aux jeunes filles. Elle témoigne également de la montée inquiétante des discours masculinistes et sexistes dans une partie de la jeunesse.
Je ne comprends pas comment en 2025, on peut encore assister à des atrocités pareilles. Ce qu’il se passe à Gaza est tout simplement inhumain. Enterrer des gens vivants, priver un peuple entier de dignité, de sécurité, de justice… c’est insoutenable. On ne peut pas détourner le regard.