Ne rien comprendre à ce point, c’est désespérant.
Les zones humides sont dans un état catastrophique malgré leur rôle indispensable, à la fois pour la biodiversité et pour la lutte contre les inondations.
Sauf que ça ne repose sur rien. Vous ne savez rien du profil de cet homme. Un sportif d’endurance entraîné et acclimaté à la chaleur a un risque extrêmement faible d’accident.
Oui, ça arrive, bien sûr, le risque 0 n’existe pas. Il y aura toujours des accidents.
Soyez honnête : sur 100 patients reçus aux urgences ces derniers jours, combien sont des sportifs victimes de malaises liés à la chaleur ?
Il suffit de regarder les statistiques de santé publique pour voir comment désengorger les hôpitaux sur le long terme ET en période de crise : réduire la sédentarité, la consommation d’alcool, de cigarettes, la vitesse au volant, la malbouffe…
Le changement climatique va aller en s’accentuant. De plus en plus de courses auront lieu par fortes chaleurs. Il faut donc s’y habituer et s’y entraîner. Le vrai danger, c’est de s’aligner sur une course par 30 degrés sans avoir fait d’acclimatation spécifique.
Il y a des sportifs d’endurance de plus de 60 ans qui sont bien plus entraînés et en meilleure forme que la plupart des quadragénaires.
Pour un accident (malaise cardiaque), combien de maladies liées à l’âge évitées par l’activité physique ?
Le seul élément qui pose problème est l’absence de casque.
Jumbo vit dans une fournaise.
Ces images ont été prises par One Voice à Thèze (64), mercredi 24 juin, dans le camp du cirque Zavatta-Muller
Ce jour-là, il a fait 38° à l’ombre. Jumbo, lui, est dans un champ en plein soleil… avec pour survivre une seule benne en tôle remplie d’une eau « bouillante et sale », dénonce One Voice.
Il y a quelques temps, des journalistes me demandaient si je n’étais pas désespéré que « plus grand monde » ne s’intéresse au changement climatique.
Je répondais qu’il s’agissait d’un rouleau compresseur avec une énorme inertie, imperméable aux débats sur les plateaux télé, qui allait de toute façon s’imposer à nous, avec la multiplication des événements extrêmes qui lui sont associés.
Cette canicule historique en est un bon exemple. Et les décennies à venir seront pires.
Le « backlash écologique » est un phénomène politico-médiatique éphémère.
Le changement climatique, lui, est une réalité physique qui va bouleverser nos modes de vie et ceux de nos descendants, inéluctablement.
On peut continuer à le relativiser autant qu’on veut, ça ne changera strictement rien.
Nos deux seuls leviers possibles : essayer de l’atténuer (en participant à la nécessaire réduction mondiale des émissions de gaz à effet de serre) et s’adapter (dans la mesure du possible, car l’adaptation au-delà d’une certaine ampleur de réchauffement devient très compliquée).
Être contre la climatisation n’a pas de sens. On ne peut pas être « contre » une technologie qui permet de réduire la mortalité durant les épisodes de chaleur extrême. Personne n’est contre le chauffage en hiver. Oui, il faut désormais climatiser les logements, comme le font tous les pays qui doivent affronter des températures extrêmes.
En revanche, présenter cela comme l’unique adaptation au changement climatique, c’est un non-sens.
Il faut aussi végétaliser massivement les espaces urbains, adapter nos bâtiments, transformer nos politiques d’aménagement, modifier certaines habitudes lors des fortes chaleurs (notamment les horaires de travail ou d’enseignement).
Tout le monde finira par se rendre à l’évidence. La question est : quand ?
En attendant, prenez soin de vous, et prenez des nouvelles de vos proches les plus fragiles. Courage.
Avec 42 à 44°C observés dans de nombreux départements, près de 470 records de chaleur ont été battus, dont 118 records absolus. 😳 Mais bon sang… nous ne sommes qu’en juin ! La France vient de vivre la journée de juin la plus chaudes depuis le début des relevés !
Demain et après-demain s’annoncent encore plus chauds. Je ne serais pas surpris de voir localement le thermomètre atteindre, voire dépasser, les 45°C. À ce stade, il devient très probable que la France vive les deux journées les plus chaudes jamais observées à l’échelle nationale, et cette fois-ci tous mois confondus.
J'avais déjà dit ça pour la canicule de mai 2026. Je pensais pas redire cela aussi vite : ce que nous sommes en train de vivre est tout simplement hors normes.
Ces cartographies sont produites par l'association @infoclimat, à but non lucratif. N'hésitez pas à y adhérer, on a besoin de vous pour vaincre la désinformation sur internet : https://t.co/fT27zwvtHR
Il est désormais attendu 42 à 45°C de la Bretagne (!!) jusqu'aux Pays de la Loire mercredi, avec des rafales pouvant atteindre 50 km/h et une humidité relative inférieure à 10 %.
Dans ces conditions, il apparaît de plus en plus probable qu'un épisode majeur de Heat Wave Flash Drought (HWFD) (plus connu du grand public sous le nom d'« effet sèche-cheveux » ou de sécheresse éclair) se mette en place sur une superficie immense (carte 1).
L'association d'une chaleur extrême, d'un air exceptionnellement sec et d'un vent soutenu provoque une accélération brutale de l'évapotranspiration et du dessèchement de la végétation. Les conséquences peuvent être très rapides : pertes foliaires massives, mortalité de jeunes plants particulièrement sensibles, stress sévère pour la faune et l'élevage, et risque d'incendie atteignant des niveaux extrêmes à très extrêmes (carte 2).
L'ampleur des valeurs envisagées pour l'ouest de la France est difficile à appréhender. Voir de telles conditions s'étendre jusqu'à la Bretagne est tout simplement stupéfiant. En tant qu'agroclimatologue, je suis profondément sidéré par ce que les modèles continuent de simuler.
Les habitants de Guadeloupe voient leurs coraux disparaître sous leurs yeux. En trois ans, 50% des coraux de l’île sont morts.
Le changement climatique est évidemment en partie responsable. Mais pas seulement. Les stations d’épuration de Guadeloupe, dont beaucoup ne sont pas aux normes, rejettent directement les eaux traitées dans la mer des Caraïbes.
Ces rejets d’azote et de phosphore boostent la croissance des algues, qui étouffent petit à petit les coraux et leurs habitants.
Dans #SurLeFront, nous vous dévoilons des analyses qui ne laissent pas de place au doute.
Rendez-vous ce lundi 22 juin à 21 heures sur France 5 pour découvrir notre enquête sur les coraux en entier, et les solutions concrètes qui existent pour les préserver.
Réalisation : Antoine Leclaire
J’ai très sincèrement encore du mal à réaliser ce que la France pourrait subir dès dimanche. Le pic de chaleur s’allonge et s’intensifie : c'est désormais mardi qui apparaît comme la journée la plus chaude de l’épisode.
➡️Plus de 20 millions de Français pourraient être confrontés à des températures dépassant les 42°C.
➡️Dans certaines régions, notamment en Poitou-Charentes, la barre des 42°C pourrait être franchie pendant près d’une semaine.
➡️Certains scénarios envisagent même des températures supérieures à 44°C de lundi à mercredi.
Plus les modèles persistent dans cette voie, plus la situation me paraît irréelle. Ce soir, je ne sais plus si je ressens de la peur, du déni, de la résignation ou de la tristesse. J'ai du mal à mettre des mots sur ce que j'éprouve.
[Thread] [1/5] Avec 40-43+°C sur plusieurs jours, nous ne sommes plus sur un simple évènement météorologique, mais un évènement qui aura des conséquences catastrophiques pour la vie animale et végétale. Je pèse mes mots : ce qu'il va se passer en France est sans précédent.
Record historique d’audience pour « Quelle Époque ! » cette saison. 37 millions de téléspectateurs touchés, tous supports confondus. 🔥
L’explosion de l’audience de l’émission sur le numérique nous permet de continuer à progresser, malgré l’effritement de l’audience télé globale.
Bravo aux équipes de Winter Productions pour l’énorme travail fourni, et merci à France Télévisions pour leur confiance. 🙏
@LeaSalame@francetvpro
Bon, là, la situation est critique : les 40°C ne semblent plus être une barrière dès jeudi. On voit beaucoup plus large, beaucoup plus haut. Le potentiel d'une vague de chaleur historique (encore !) en juin dépassant les records tout mois confondus n'est plus une fiction.
Chaque canicule ne fait désormais que détrôner la précédente dans la course aux températures les plus élevées. J’espère sincèrement que les modèles de prévision vont rapidement revoir leur copie et se limiter à du 38-40°C sur une durée plus courte, car sinon les conséquences pourraient être considérables.
Les valeurs envisagées me paraissent tellement irréelles que je préfère attendre jeudi avant d’en détailler les impacts agricoles et les adaptations qui pourraient devenir nécessaires. Pour l’instant, je préfère rester prudent.
Carte : meteologix.