@Severine_Serres@AlexandreJardin Mais qu'est ce que vs racontez ????
On dit juste pas besoin d'autorisation de prétendus "supérieurs sachants" !!
Foutez la paix aux gens utiles!!
Tss
Pendant que les champs brûlent
Près de chez moi un homme est mort
Brillant, agriculteur entreprenant
Une belle ferme de beaucoup (...trop) de travail
Il s'est brûlé la tête au fusil
Il avait 31 ans et la vie devant lui
En mémoire de REMI🕊
@Severine_Serres@AlexandreJardin ....jusqu'à ce que votre maison brûle en attendant le papier d'autorisation pour apporter l'eau qui aurait pu la sauver ...
Pendant que les champs brûlent
Près de chez moi un homme est mort
Brillant, agriculteur entreprenant
Une belle ferme de beaucoup (...trop) de travail
Il s'est brûlé la tête au fusil
Il avait 31 ans et la vie devant lui
En mémoire de REMI🕊
@RobJardin Le problème principal est que peu de gens ont un passeport
donc sélectif , et ciblant surtout classes aisées >
injuste et pas forcément représentatif
🚨ALERTE INFO
Le prêtre catholique Pierre al-Rai a été tué dans un bombardement Israélien au Liban.
Voici ses dernières paroles publiques, prononcées à la télévision au cours des dernières 48 heures.
Paix à son âme.
Gardien des ombres
Dans la nuit
le plafond est un ciel fissuré
Où les étoiles tombent comme des éclats de verre
Je me réveille
et derrière les paupières closes
Les ombres marchent en colonnes infinies
Portant des fusils qui pèsent comme des branches mortes
La guerre n'est pas un souvenir
mais un vent mauvais
Qui traverse les murs
froid et chargé de sel
Comme si la mer avait englouti les champs de bataille
Et recraché toutes les âmes sur mon lit
Parfois le sommeil est une porte verrouillée
Et je reste dehors
sous la pluie des moteurs
Les avions passent bas
leurs ventres gonflés d'ombre
Traînant des queues de comètes explosives
Le sol tremble
un cœur géant qui bat sous la terre
Et les bombes éclatent en fleurs de feu
Pétales rouges qui s'ouvrent et se referment
Sur des cris d'enfants
comme des oiseaux piégés
Dans les filets invisibles du ciel
J'entends leurs sanglots
un fleuve coule en moi
Mêlé au bruit des pierres qui roulent
Des maisons qui s'effondrent comme des châteaux de sable
L'air maintenant est épais
imprégné d'une odeur acre
Poudre brûlée qui colle à la peau comme de la suie
Et le fer
Qui remonte dans la gorge
ancien comme la rouille
Sur les épaves au fond de la mer
Rouge
Honte aux humains
architectes des ruines
Qui tissent des toiles d'acier sur la terre nue
Nous sommes des arbres tordus par le souffle de nos actes
Racines arrachées
rameaux tendus vers le vide
Dans le silence qui suit l'explosion
Je vois les visages
pâles comme la lune
Des innocents qui fuient
ombres sur les décombres
Et je me demande si le soleil au matin
Pourra laver cette tache sur l'horizon
Pourtant au cœur de cette nuit profonde
J’entends un cœur qui bat
Régulier
comme une boucle du Floyd
Est-ce un signe
Ou seulement l'écho
De la vie qui chemine malgré les blessures
Les paupières s'ouvrent sur l'aube grise
Et la guerre recule
comme une marée basse
Laissant sur le rivage des coquillages
Remplis de sable et de murmures
Mais la honte reste
gravée dans la pierre
Parfois je tends la main vers l'obscurité
Pour toucher ce qui n'est plus
Les enfants pleurent encore
leurs voix sont comme des feuilles
Qui tombent en automne
couvrant le sol
D'un tapis de tristesse
Les bombes sont des fruits mûrs
Qui éclatent en jus amer
et les avions
Des aigles furtifs aux plumes de métal
qui portent dans leurs becs les graines de la mort
Les hommes sèment des jardins de cendres
Où rien ne pousse
qu’un terrorisme futur
Dans le miroir du matin
je cherche un reflet pur
Mais les yeux portent les cicatrices
des rivières gelées sous la glace
La poudre imprègne la chambre
un parfum fantôme
Qui suit mes pas
et le sang coule en silence dans les veines de la terre
Je ferme les yeux
et la guerre revient
danse macabre
Sous un ciel qui pleure des larmes
de phosphore
Pourtant au-delà de la souffrance
Un espoir
fragile brindille
Qui pousse entre les fissures du
béton armé
Un jour peut-être
les avions seront des nuages
les bombes des étoiles filantes
Et les pleurs des enfants un rire dans le vent
Mais pour l'instant
dans cette nuit qui s'étire
Je veille gardien des ombres
Et j’écris ces quelques lignes
pour les oubliés
sans sépulture
Afin qu’ils deviennent une lumière
froide et claire
comme l'aube sur la mer calme.