Il y a des silences qui valent complicité, et des poignées de main qui peuvent ressembler à une trahison.
Pendant que le peuple congolais dénonce répression, détentions arbitraires et instrumentalisation de la justice, la diplomatie belge parle de « fondations solides » et de « Couloir Vert ».
Le Consortium Urgence RDC et 33 organisations de la société civile ont saisi le Parquet fédéral belge sur des circuits présumés de blanchiment.
Une question demeure : de quel côté la Belgique choisira-t-elle de se tenir : celui du pouvoir ou celui du peuple congolais ?
À lire et à partager largement.
Clement kabembo
LETTRE OUVERTE À MONSIEUR ALPHONSE NGOYI KASANJI
Monsieur le Sénateur,
Il y a des critiques politiques qui, même sévères, peuvent être légitimes. Mais certaines déclarations imposent une exigence élémentaire : celle de la vérité et de la cohérence entre ce que l’on affirme aujourd’hui et ce que l’on a soi-même vécu hier.
Votre récente affirmation sur Top Congo FM, selon laquelle, avant l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir, il fallait se rendre à Kigali pour être nommé ministre, est une affirmation grave qui touche à la souveraineté assumée par le Raïs avec hauteur et mérite précisément de votre part de l’honnêteté, parce qu’elle porte sur une période dont vous avez vous-même été bénéficiaire de la bonté du président Joseph Kabila qui vous a tout donné.
Vous avez été gouverneur du Kasaï-Oriental de 2007 à 2019 grâce au Raïs Joseph Kabila et bénéficié des avantages matériels et financiers liés à ce poste stratégique. Vous avez accédé à cette fonction en 2007 sous l’étiquette de l’AMP, dans la majorité politique issue de l’époque de Joseph Kabila, et exercé cette responsabilité pendant près de douze années.
Vous n’étiez donc pas un observateur extérieur du système que vous décrivez aujourd’hui avec indécence.
Une question légitime et simple s’impose :
Pour devenir gouverneur du Kasaï, êtes-vous vous-même allé à Kigali pour obtenir ce poste ?
Si la réponse est oui, avec quel témoin êtes-vous parti et, à Kigali, par qui avez-vous été reçu ?
Et si la réponse est non, il vous appartient d’expliquer comment votre propre parcours ne s’accorde pas avec votre affirmation éhontée selon laquelle Kigali constituait une étape incontournable pour accéder aux hautes fonctions de l’État.
Vous affirmez également que plusieurs ministres devaient passer par Kigali avant d’être nommés.
Donnez-nous leurs noms.
Un ou deux cas précis permettraient déjà au peuple congolais de vérifier votre témoignage irrationnel et insensé : qui sont ces ministres, Monsieur Kasanji ? À quelle période se sont-ils rendus à Kigali ? Avec qui ont-ils échangé ? Quelle nomination aurait été conditionnée par cette démarche ?
Une affirmation aussi grave ne peut pas rester au stade de la formule. Elle doit pouvoir être confrontée aux faits.
Votre statut de sénateur renforce d’ailleurs cette exigence. Vous n’êtes plus seulement un acteur politique attaché à la Treizième Rue, exprimant une opinion aléatoire comme un parlementaire debout : vous êtes dépositaire d’une responsabilité institutionnelle.
Critiquer Joseph Kabila est devenu votre chapelet pour plaire à votre nouveau patron, une norme de la gouvernance actuelle.
Monsieur Ngoyi Kasanji, vous avez ensuite déclaré que Félix Tshisekedi devrait rester au pouvoir aussi longtemps que Paul Kagame.
Cette comparaison grotesque de la rue ne reflète pas le poste que vous occupez, car vous êtes censé savoir que la République fonctionne sur la base de la loi et des règles qui encadrent les institutions. Notre Constitution ne permet pas la présidence à vie, selon l’entendement puéril de la Treizième Rue.
La durée du pouvoir d’un président congolais ne peut pas être déterminée par celle d’un président étranger.
Vous êtes libre de soutenir Félix Tshisekedi et de défendre son bilan imaginaire ou la poursuite de son action invisible, mais l’argument républicain doit être recherché dans le droit congolais, pas dans la longévité politique d’un autre chef d’État.
Monsieur Kasanji, vous ne devriez pas laisser les circonstances présentes ou la fibre tribale effacer votre dignité.
Êtes-vous fier de regarder vos enfants avec les bienfaits que Joseph Kabila vous a faits ?
Êtes-vous fier d’exposer votre haine envers un président intègre de l’histoire de notre pays ?
La vérité, elle, doit rester factuelle.
Heureusement que vous-même, vous nous avez clairement affirmé en lingala que vous, les Luba, êtes « batu ya lukuta », c’est-à-dire « des menteurs », et votre récente déclaration confirme votre thèse d’appartenir à un peuple mythomane.
Je vous prie d’agréer mes sentiments de profond regret.
...Clément Kabembo ✍️
Dans un document publié à Lubumbashi, le mouvement citoyen Mpaji met en garde contre une polarisation croissante entre Katangais et Kasaïens et appelle à une enquête indépendante sur les flux de population. Dans un contexte déjà marqué par la crise sécuritaire à l’est et les débats sur une éventuelle révision constitutionnelle, une nouvelle ligne de fracture affleure au sud-est de la République démocratique du Congo. C’est l’objet d’un rapport d’alerte et de plaidoyer de 16 pages, signé par le mouvement citoyen Mpaji et son président Théophile Mbayo Kifuntwe, intitulé «Migrations, dynamiques démographiques et risques de tensions politiques et communautaires dans le Grand Katanga».
Le document ne prétend pas établir des faits. Il pose une série de questions. Son point de départ: des mouvements de population «importants» de ressortissants du Kasaï vers plusieurs localités du Grand Katanga –le découpage des anciennes provinces du Katanga– observés ces derniers mois par ses enquêteurs de terrain. Rappelant que la liberté de circulation à l’intérieur du territoire national est un droit constitutionnel, le rapport souligne que ce n’est pas la migration en elle-même qui l’interpelle, mais «le nombre, la fréquence des rotations, la durée» du phénomène, ainsi que la circulation sur les réseaux sociaux de discours xénophobes justifiant ces déplacements.
Une hypothèse à vérifier, pas une accusation collective
Le cœur du texte tient en une distinction que les auteurs martèlent: il ne s’agit pas d’accuser collectivement une communauté –ni les Kasaïens, ni les Katangais– ni un parti politique. Il s’agit, écrivent-ils, de demander que «les faits soient établis». Le rapport formule l’hypothèse, à ce stade non vérifiée, de déplacements qui seraient «organisés, facilités, financés ou instrumentalisés à des fins politiques, économiques, électorales ou sécuritaires». Il évoque, au conditionnel, l’existence alléguée de réseaux d’accueil, de moyens de transport organisés, de promesses d’emploi et d’assistance financière. «Qui organise ? Qui finance ? Qui transporte ? Qui accueille ? Qui bénéficie ? Et dans quel objectif ?»
C’est la question centrale du document. Les auteurs demandent que la transparence permette de trancher: s’il s’agit d’une dynamique sociale et économique normale –travail dans les mines, études, regroupement familial– les données doivent le démontrer. S’il s’agit d’une transformation démographique volontaire, elle doit également être documentée. Le rapport pointe un angle mort: l’absence de données publiques précises sur les migrations internes, sur les inscriptions électorales et sur l’évolution du nombre de bureaux de vote dans les zones concernées. Selon lui, ce vide alimente les rumeurs et les manipulations.
Le poids de la mémoire
Les auteurs inscrivent leur alerte dans une mémoire historique douloureuse. Le Grand Katanga a connu au début des années 1990 des refoulements massifs et des violences intercommunautaires ayant visé notamment des populations originaires du Kasaï. «Lorsqu’une méfiance communautaire s’installe progressivement, elle peut rapidement devenir un instrument de mobilisation politique», prévient le texte. Pour Mpaji, le danger actuel serait la construction de deux récits antagonistes: l’un faisant croire aux Katangais qu’ils seraient marginalisés par l’arrivée de Kasaïens, l’autre faisant croire aux Kasaïens qu’ils seraient menacés d’expulsion. «La responsabilité doit être recherchée au niveau des individus, des réseaux, des organisations», insiste le rapport. Le document refuse ainsi toute essentialisation et appelle à ne pas transformer une question de gouvernance en conflit identitaire.
Trois chantiers sensibles: emploi, sécurité et élections
Le document élargit son propos à trois domaines jugés sensibles pour la cohabitation Katangais-Kasaïens. Premièrement, l’emploi et les marchés miniers. Le Grand Katanga concentre l’essentiel de la production de cuivre et de cobalt du pays. Le rapport se fait l’écho de plaintes récurrentes sur une discrimination présumée dans l’accès aux emplois, aux fonctions dans les entreprises minières et à la sous-traitance, au profit de ressortissants kasaïens, en lien avec une proximité politique supposée. Il ne tranche pas, mais demande un audit des procédures d’attribution et la publication des bénéficiaires effectifs pour objectiver le débat.
Deuxièmement, le rôle de groupes militants. Des accusations «graves», selon le terme du rapport, visent des groupes liés à des formations politiques –l’UDPS, parti présidentiel, est cité– ainsi que des individus présentés comme originaires du Kasaï, qui auraient été armés ou auraient participé à certaines opérations de police et de l’armée à Bukama, Kasumbalesa ou Kolwezi. Le texte parle notamment des «Forces du progrès». Il souligne que ces allégations, si elles étaient établies, poseraient la question de la chaîne de commandement et de la protection des civils, et demande une enquête indépendante sur les unités présentes, les ordres et les victimes.
Troisièmement, le risque électoral. C’est le point le plus sensible. Le rapport évoque l’hypothèse d’une utilisation des flux migratoires comme instrument politique: déplacement, installation, inscription électorale, modification du poids politique. Il ne présente pas cette séquence comme un fait établi, mais demande que soient comparées données démographiques et listes électorales pour vérifier s’il existe des variations inhabituelles du corps électoral. Une démarche de transparence qui, selon Mpaji, permettrait de désamorcer les soupçons.
La prévention plutôt que la réparation
Le mouvement formule douze demandes concrètes: une enquête indépendante sur les mouvements de population, la publication de données démographiques désagrégées, un audit des listes électorales et du maillage des bureaux de vote, une investigation sur les financements des déplacements, sur les groupes militants et sur les opérations sécuritaires contestées, ainsi qu’un mécanisme de protection des témoins et des lanceurs d’alerte.
«La démographie ne doit pas devenir une arme politique», conclut le texte, qui appelle les autorités congolaises, les institutions judiciaires, la société civile et la communauté internationale à ne pas considérer ces tensions latentes comme une simple rivalité locale. Dans un pays où la cohabitation entre communautés katangaises et kasaïennes a longtemps été présentée comme un modèle d’intégration –des centaines de milliers de Kasaïens vivent et travaillent depuis des décennies au Katanga, y ont fondé des familles et contribué à son essor économique– l’alerte de Mpaji se veut avant tout préventive. Le rapport rappelle que la question n’est pas de savoir qui a le droit de vivre où –la Constitution garantit à tous ce droit– mais de savoir si des flux sont organisés à d’autres fins.
«La prévention des conflits coûte toujours moins cher que leur réparation», rappelle le rapport. Un message qui place la balle dans le camp des institutions: à elles de fournir les chiffres, les enquêtes et la transparence nécessaires pour que la cohabitation Katangais-Kasaïens reste ce qu’elle a toujours voulu être, un pilier du vivre-ensemble congolais.
LETTRE OUVERTE À MONSIEUR PATRICK MUYAYA
Monsieur le Ministre, votre déclaration du 13 août est un couteau à double tranchant
Le jeudi 13 août 2026, lors d’un briefing de presse à Kinshasa, vous avez publiquement mis en garde ceux qui, sur les réseaux sociaux, se livrent aux insultes, à la calomnie et aux attaques personnelles : « La justice fera son travail. »
Une question, aussi simple soit-elle : la fermeté de l’État est-elle réellement la même lorsqu’un auteur de propos outrageants appartient à l’opposition et lorsqu’il se réclame de l’Union sacrée, de l’UDPS ou de la mouvance présidentielle ?
C’est là que votre responsabilité devrait agir. Vous êtes ministre de la Communication et Médias, mais également porte-parole du Gouvernement. Votre parole dépasse donc votre personne.
Monsieur le Ministre, vous n’êtes pas un militant de l’UDPS agissant comme membre de votre branche « Force du progrès ». Vous engagez l’image de l’État. Malheureusement, vous confirmez la perception que les citoyens ont de l’impartialité de nos institutions.
Or, une impression dangereuse s’installe : pour certains, la parole politique serait sévèrement sanctionnée ; pour d’autres, elle bénéficierait d’une étonnante indulgence dès lors qu’elle provient de votre obédience.
Monsieur le Ministre, comment comprendre que, récemment, Israël Mutombo a publiquement tenu, à l’endroit de Madame Bibi Kapinga, des propos particulièrement dégradants et intolérables, allant jusqu’à la qualifier de « poubelle sexuelle publique » ? Aucune réaction de votre part, ni du Gouvernement.
Ces propos sont établis ; ils ne relèvent plus d’une simple divergence politique. Ils portent atteinte à la dignité de la femme.
Pourtant, Monsieur le Ministre, où est cette fermeté que vous revendiquiez le 13 août ? Où est la réaction institutionnelle ? Pourquoi cette rigueur semble-t-elle parfois disparaître lorsqu’il s’agit de personnes évoluant dans des cercles proches du pouvoir ?
La question est de savoir si la dignité humaine est universelle ou si elle dépend de l’identité politique de celui qui est attaqué.
Joël Kitenge, un autre délinquant zélé de votre cercle, venait, dans une vidéo devenue virale — lui qui se présente publiquement comme membre de l’UDPS et communicateur de l’Union sacrée — de déclarer que Joseph Kabila devait être tué lorsqu’il était encore à Kinshasa, tout en évoquant une volonté qui aurait déjà existé à son encontre lorsqu’il se trouvait encore dans la capitale.
Une telle délinquance ne peut être tolérée.
Nous ne sommes plus dans l’insulte ni dans la polémique. Nous sommes face à une déclaration qui touche directement à la vie d’un ancien chef de l’État et qui évoque publiquement l’existence supposée d’une volonté de mettre fin à ses jours.
Monsieur le Ministre, ces dossiers méritent une action susceptible de faire preuve de justice.
Une telle déclaration ne peut pas être traitée comme un simple dérapage de communication. Elle mérite, au minimum, une clarification publique et, comme les faits sont avérés, que justice soit rendue conformément aux dispositions prévues par la loi, car Joseph Kabila n’est pas n’importe qui.
Que l’on aime ou que l’on déteste Joseph Kabila, que l’on approuve ou que l’on conteste son bilan, une chose devrait être incontestable : il est une figure majeure de l’histoire politique de la République démocratique du Congo.
Il a accédé à la magistrature suprême à l’âge de 29 ans, dans un pays continental ravagé par plusieurs années de guerre, profondément désarticulé et dont les institutions étaient gravement fragilisées et inexistantes.
Il a consacré une partie essentielle de sa jeunesse à la conduite de l’État.
Il serait intellectuellement malhonnête de nier les étapes institutionnelles majeures de cette période : réunification du pays, reconstruction des institutions, processus constitutionnel et organisation de plusieurs cycles électoraux.
La Constitution de 2006 constitue notamment l’un des actes fondateurs de cette nouvelle architecture institutionnelle.
Et, après trois cycles électoraux, Joseph Kabila a quitté le pouvoir et permis la première alternance présidentielle pacifique de l’histoire de la RDC.
Nous n’admettons pas de banaliser une déclaration publique appelant à la mort d’un ancien chef de l’État.
Un ancien président ne doit pas être votre cible.
Monsieur le Ministre, Joseph Kabila n’est pas simplement un citoyen congolais. Nous vous le rappelons en des termes clairs : il est un ancien chef de l’État, une ressource vitale pour la nation et un repère sur lequel l’Afrique compte. Il appartient à l’histoire institutionnelle de la République.
La continuité de l’État signifie précisément que les alternances politiques ne permettent pas d’effacer ceux qui ont exercé, avant nous, les plus hautes responsabilités.
Félix Tshisekedi est aujourd’hui président de la République. Joseph Kabila l’a été avant lui. Demain, un autre Congolais le sera.
Mais la République, elle, doit demeurer avec ses valeurs.
C’est cela, la hauteur d’un État. C’est cela, la maturité démocratique.
Nous ne vous demandons pas de défendre Joseph Kabila
Soyons clairs, Monsieur le Ministre. Nous ne vous demandons pas de devenir kabiliste. Nous ne vous demandons pas de défendre son bilan. Nous ne vous demandons pas de partager sa vision politique.
Nous vous demandons quelque chose de beaucoup plus simple et de beaucoup plus grand :
Défendez la République.
Monsieur le Ministre, nous exigeons une justice républicaine. Pas un État qui frappe les faibles et ménage les puissants.
L’opposition ne doit pas être un permis de persécution. Vous avez donc une occasion d’agir.
Monsieur le Ministre, choisissez la République.
C’est là que se mesure la grandeur d’un responsable d’État.
Joseph Kabila peut être combattu politiquement, mais personne ne devrait pouvoir publiquement banaliser l’idée de sa mise à mort sans que la République ne réagisse.
Monsieur Patrick Muyaya,
Ne faites pas de votre parole une arme contre les uns et un bouclier pour les autres.
Faites-en plutôt un instrument au service de la République.
C’est cela, la cohérence.
C’est cela, l’État de droit.
Et surtout, c’est cela, servir la République.
Monsieur le Ministre, nous avons dit et attendons un procès équitable.
...✍️ Clément Kabembo Kisimba
Citoyen congolais
Cher Stanis, merci d’avoir relayé la réaction de Peter Kazadi au sujet de l’exclusion des acteurs politiques importants du dialogue national MADE BY UDPS. Je constate tout simplement que c’est de l’arrogance caractérielle qui, du reste, caractérise les dirigeants du régime actuel, et c’est bien regrettable pour le pays.
De quel droit peuvent-ils s’ériger en maîtres de séant ?
Comment confier le dialogue national à ceux qui ont fait de la prédation la marque de fabrique du système Fatshi ? Laisser les pillards être juges de leurs propres crimes, c'est enterrer l'espoir de notre jeunesse et l’avenir de toute une nation.
Claudia Musans
#RDC: Répondant à une question sur l'exclusion de certaines figures du Dialogue national, Peter Kazadi a précisé que Joseph Kabila, Corneille Nangaa et Sultani Makenga ne sont pas exclus du processus en tant que tel, mais font l'objet d'un cadre de discussion distinct, dès lors qu'ils ont, selon lui, pris les armes contre le pays. « Nous négocions déjà avec Nangaa, Makenga, y compris Kabila à Doha », a-t-il affirmé, précisant que le Dialogue national vise en priorité à écouter ceux qui n'ont pas pris les armes, même s'ils portent des idées contraires à celles du pouvoir. #LiveSpaceX #IC
Un cri pour la justice et la dignité du Katangaise !
Le président du Bloc katangais dénonce avec force les injustices, l’exploitation et le pillage des richesses minières dont le Katanga est victime.
Un message qui interpelle sur le respect des populations, la protection des ressources naturelles et la nécessité de mettre fin à toute forme d’exploitation injuste de la terre de nos ancêtres.
Le Katanga ne demande pas des privilèges. Il demande justice, respect et équité.
Papa Jean-Gualbert Nyembo Shabani est mort tôt ce matin, ce 21 août 2026.
Sa disparition provoque un double sentiment : la douleur, d'abord, puisqu’il s’en est allé et a quitté notre monde ; puis, comme face à toute séparation au goût d'éternité, une profonde tristesse qui envahit nos esprits et une lourde souffrance morale.
Il était un homme d'exception. Sa grandeur dépassait sa stature physique : elle résidait dans la force de son esprit, la noblesse de ses engagements et l'élévation de sa morale. Profondément ancré dans ses origines et fier de son identité, Nyembo Shabani incarnait l'authenticité absolue.
Pour la jeunesse que nous étions lorsque nous l'avons rencontré, il fut un miroir et une boussole : le regarder et l'écouter éveillait en nous la fierté d'être nous-mêmes.
Aujourd'hui, le professeur s'en est allé. C'est un grand esprit qui nous quitte, et avec lui, c'est toute une bibliothèque qui brûle sous nos yeux impuissants.
Papa Jean Nyembo Shabani a accompli sa mission terrestre avec éclat. Il laisse un héritage inestimable, bâti sur la transmission des savoirs, l'éducation et la formation des générations futures.
Fier de ton parcours et de ton œuvre, je te dis merci. Que ton âme repose dans la paix éternelle.
En union de prière,
Hon. Richard Muyej
Lettre ouverte à Monsieur Jean-Claude Isaac Tshilumbayi, Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale
Monsieur,
J’ai pris connaissance de vos déclarations sur Top Congo FM, dans lesquelles vous réduisez le bilan de Joseph Kabila à une absence de routes. Je souhaite, avec respect, vous rappeler quelques vérités fondamentales, car nous ne pouvons laisser passer un tel égarement.
Joseph Kabila n’a pas été un président anodin. Il a hérité d’un pays fracturé, en proie à la guerre, et a œuvré sans relâche à le pacifier, à le réunifier et à le stabiliser. Sous son règne, il a jeté les bases d’un État, institutionnalisé les organes de gouvernance et organisé les cycles électoraux dans un climat de plus en plus apaisé.
Il avait également une maîtrise exceptionnelle de la géopolitique internationale et régionale, ce qui lui a permis de contribuer à la stabilisation du Congo, tout en plaçant les préoccupations sociales de la population au cœur de son action.
Réduire les dix-huit années de pouvoir de Kabila à la seule question des routes relève d’une aliénation cognitive aiguë. Nous devons rétablir la vérité : il a construit et réhabilité des axes majeurs, notamment Kolwezi–Likasi–Lubumbashi, le pont Lualaba, le pont Loange et la route Kindu–Bukavu.
Son bilan ne se limite évidemment pas aux infrastructures routières. Entre 2011 et 2018, plus de 6 000 kilomètres de routes ont été réhabilités et plus de 7 800 kilomètres de routes bitumés ont été réalisés. La route Kinshasa–Matadi, la liaison Lubumbashi–Kasumbalesa–Likasi, les axes Kisangani–Beni ou encore Kasomeno–Uvira figurent parmi ces grandes réalisations.
Le Raïs Kabila a fait davantage encore : il a donné une nouvelle valeur au Congo, révisé le Code minier, ouvrant ainsi la voie à une meilleure exploitation de nos ressources. Il a entrepris des réformes économiques et institutionnelles et repositionné le Congo comme un acteur stratégique sur la scène.
C’est également lui qui a promulgué la Constitution actuelle, un pacte républicain né de nombreux sacrifices et d’une stratégie géopolitique forgée pour donner un cap à notre nation. Aujourd’hui, ce socle est menacé par des tentatives de modification, et il est impératif de préserver cet héritage issu de la stratégie de Kabila.
Oui, il reste des défis, mais chaque pas accompli sous Kabila a contribué à la construction de notre État.
Aujourd’hui, Félix Tshisekedi a hérité d’un Congo plus stable et souverain. Malheureusement, il n’a pas su maintenir le flambeau du développement qui lui avait été légué par son prédécesseur. Tout le monde constate et regrette le recul inquiétant que connaît le pays dans de nombreux secteurs.
Pourtant, le régime Tshisekedi disposait d’un atout majeur : la possibilité de s’appuyer sur l’héritage politique de Son Excellence Joseph Kabila, qui avait su maîtriser la géopolitique régionale et les enjeux de la politique internationale. Il avait également promulgué la Constitution actuelle, véritable socle institutionnel de la République.
Malheureusement, vous n’avez pas su exploiter la force de cet héritage. Aujourd’hui, le pays semble avoir perdu son élan, alors qu’il aurait pu poursuivre une trajectoire de stabilité et de transformation bâtie par un homme visionnaire.
Monsieur Tshilumbayi, votre responsabilité n’est pas de vous attarder à critiquer un ancien président, aujourd’hui sénateur à vie, qui a tant œuvré pour ce pays au prix de sacrifices considérables, notamment en consacrant une grande partie de sa jeunesse au service de la nation.
Votre mission est de construire, d’élever le débat et de travailler pour les Congolais, plutôt que de vous enfermer dans des querelles stériles.
Je vous invite donc à prendre de la hauteur et à maintenir un débat plus nuancé, fondé sur les faits, afin que la vérité sur les réalisations de Joseph Kabila puisse être reconnue et que son leadership, largement reconnu sur la scène internationale, soit apprécié à sa juste valeur.
Respectueusement,
Clément Kabembo
✍️
Quatrième lettre ouverte à Monsieur Julien Paluku
Par la présente, je souhaite vous adresser une lettre ouverte, avec respect, pour réagir à votre comparaison hasardeuse entre la modernisation de la Constitution du Vatican et celle de notre pays. Un raisonnement analogique honteux de la part d'un homme d'État.
Il est primordial de distinguer ces deux réalités. La Constitution du Vatican est une loi fondamentale dans un État théocratique : le Pape détient une autorité absolue, avec tous les pouvoirs, et certains dogmes, comme la primauté pontificale, ne peuvent être modifiés. En revanche, notre Constitution est le produit d’un contrat social, fondé sur la souveraineté populaire et soumis à des procédures démocratiques rigoureuses. Ainsi, même si le Vatican évolue administrativement, cela reste interne à son modèle théocratique. Chaque réforme que vous citez ne modifie pas les dogmes canoniques immuables du Vatican, mais se cantonne à une gestion interne.
Votre analogie, Monsieur Paluku, est donc mal fondée, et il est nécessaire de préserver la dignité du débat public à la hauteur de vos responsabilités. Cela vous évitera d'exposer publiquement vos limites intellectuelles.
Il est étonnant de constater, ces derniers temps, comment vos analyses, autrefois rigoureuses sous le président Kabila, semblent glisser dangereusement vers des raisonnements simplistes de la rue. Cela suscite chez nous une profonde préoccupation, et l'opinion découvre que la cohérence de vos arguments d'autrefois était l'œuvre du Raïs. Aujourd'hui, vous vous exposez à visage découvert.
En tant qu’homme d’État, vous avez une responsabilité : vous ne pouvez pas vous permettre de réduire la fonction publique à des débats vides de sens. Votre fonction exige un niveau d’analyse beaucoup plus rigoureux, et je vous invite à rehausser vos arguments afin de ne pas diminuer votre stature d’homme public.
Juste un conseil gratuit !
Respectueusement,
...✍️Clément Kabembo
Lorsqu’une figure de haut rang rompt le silence, son propos dépasse la simple observation : il constitue une interpellation politique.
Dans sa récente tribune, dont nous vous recommandons la lecture , l’ambassadeur Barnabé Kikaya Bin Karubi passe au crible le récit officiel entourant les événements du 2 août, la consécration du GENOCOST et la trajectoire du Service National. Son analyse interroge au plus profond la fabrique de la mémoire collective, les contrevérités historiques de la République démocratique du Congo et la fidélité à l’héritage de M’Zee Laurent-Désiré Kabila.
Une réflexion dissonante et rigoureuse, indispensable pour nourrir un débat républicain exigeant.
https://t.co/plhU8ilMZK
LETTRE OUVERTE À L'HONORABLE RAPHAËL KATOTO
Honorable,
La jeunesse katangaise a choisi de vous adresser cette lettre avec franchise, non par animosité, mais par devoir de vérité envers notre province et notre peuple.
Nous suivons avec étonnement votre démarche consistant à vouloir offrir une bouffée d'oxygène au régime de Félix Tshisekedi déjà essoufflé. Cette initiative est un couteau que vous remuez dans l'âme Katangaise.
Monsieur Raphaël, votre silence complice face aux nombreuses souffrances endurées par les Katangais trouve aujourd’hui une réponse ;
Où étiez-vous lorsque des Katangais étaient arrêtés, humiliés ou victimes d'injustices ? Où étiez-vous lorsque notre province faisait face au pillage de ses ressources et que de nombreuses voix s'élevaient pour dénoncer ces dérives ? Où étiez-vous lorsque plusieurs plaintes étaient portées devant des instances internationales pour dénoncer les violations des droits humains, les tueries, l'exil forcé de certains leaders et l'emprisonnement d'autres ? La jeunesse ne vous a ni vu ni entendu défendre avec la même énergie les intérêts du Katanga.
Aujourd'hui, vous donnez l'impression de vouloir engager le destin du Katanga comme s'il s'agissait d'un héritage personnel, d'un legs familial que vous pourriez offrir à qui bon vous semble. Permettez-nous de vous le dire avec respect, mais avec fermeté : le Katanga ne vous appartient pas. Il appartient à son peuple, à son histoire et aux générations qui en défendent la dignité.
Honorable, est-ce, encore ce qualificatif vous mérite? Vous avez atteint un âge où l'on ne devrait plus se battre pour son ventre ni pour une quelconque sécurité financière au prix de sa dignité. Vous avez atteint un âge où on ne devrait pas vous faire asseoir pour vous conseiller. À cette étape de la vie, un homme ne construit plus seulement sa carrière ; il construit l'héritage de son nom.
Les richesses passent, les fonctions s'effacent, mais les valeurs demeurent. C'est à elles que les générations futures associeront votre mémoire et votre nom comme héritage Katangais.
Vous devriez vous interroger sur le fait qu'un petit-fils de votre génération soit contraint de vous adresser une lettre ouverte pour vous appeler au ressaisissement. Ce n'est ni un honneur pour vous, ni une victoire pour nous. Nous aurions préféré vous voir demeurer un repère moral, une voix qui rassemble et qui défend son peuple dans les moments les plus difficiles comme font plusieurs notables et leaders Katangais aujourd’hui en exil et d'autres en prison parce qu'ils ont refusé de trahir le Katanga.
Nous vous invitons à faire preuve de cohérence. Avant de vouloir réhabiliter l'image d'un régime que beaucoup accusent d'avoir laissé prospérer des injustices envers les Katangais, il aurait fallu être aux côtés de ceux qui souffraient lorsque leur voix était étouffée.
Au nom de la jeunesse katangaise, nous vous faisons savoir que nous ne soutenons pas cette démarche honteuse. Qu'il n'y ait aucune équivoque : elle ne nous engage pas.
Quant à nous, nous resterons fidèles à notre devoir de défendre la dignité de notre peuple, de préserver l'honneur du Katanga et de transmettre aux générations futures un héritage fondé sur le courage, la fidélité et les valeurs, plutôt que sur les compromis de circonstance.
...✍️Clément Kabembo
Deux présidences. Deux approches. Deux lectures irréconciliables de la souveraineté nationale.
L'Histoire jugera les actes, pas les discours.
Sous Joseph Kabila, la priorité fut l'affirmation de l'État face au chaos. Ce régime a imposé la réunification du pays, terrassé militairement le M23 en 2013 et dicté sa loi sur le front économique. En promulguant le Code minier de 2018, Kabila a posé un acte de nationalisme brut, érigeant un bouclier juridique pour sanctuariser nos ressources face aux appétits extérieurs.
Depuis 2019, Félix Tshisekedi offre le spectacle inverse du renoncement. Entre libération de rebelles, dialogues stériles avec le M23 et manœuvres pour réviser la Constitution, la dérive est totale. Le reniement culmine avec le deal minier opaque de l'accord de Washington : là où le pouvoir précédent imposait un rapport de force, le régime actuel capitule en servant les intérêts stratégiques de Paul Kagame. Sous couvert « d'intégration régionale », Kinshasa légitime Kigali comme plaque tournante officielle du traitement des minerais du Kivu.
Ces choix ne consolident pas l'unité ; ils tracent la voie à une balkanisation territoriale et à une vassalisation économique de la RDC, au bénéfice exclusif du Rwanda.
Quel dirigeant a imposé la cohésion nationale par la fermeté, et lequel conduit la Nation vers son éclatement par la faiblesse ?
L'Histoire ne juge pas la rhétorique. Elle juge les conséquences.
Lire l'article sur substack :
https://t.co/l319AFVEIk
À travers une analyse minutieuse, le professeur Joseph Yav Katshung met en garde contre les périls qui guettent l'article 220 de la Constitution de la RDC. Il se fait le défenseur du pacte républicain de 2006, lequel sanctuarise la forme de l'État ainsi que la limitation des mandats présidentiels. Véritable acte de résistance intellectuelle, sa démarche souligne que ces garde-fous constituent le socle même de la République. L'auteur exhorte ainsi les citoyens congolais à s'imprégner de cette réflexion afin de préserver l'État de droit contre les dérives du pouvoir, une manœuvre qu'il qualifie de tentative de coup d'État constitutionnel’.
Lire l'article sur notre substack : https://t.co/dMDjqiT2xY
Deux présidences. Deux approches. Deux lectures irréconciliables de la souveraineté nationale.
L'Histoire jugera les actes, pas les discours.
Sous Joseph Kabila, la priorité fut l'affirmation de l'État face au chaos. Ce régime a imposé la réunification du pays, terrassé militairement le M23 en 2013 et dicté sa loi sur le front économique. En promulguant le Code minier de 2018, Kabila a posé un acte de nationalisme brut, érigeant un bouclier juridique pour sanctuariser nos ressources face aux appétits extérieurs.
Depuis 2019, Félix Tshisekedi offre le spectacle inverse du renoncement. Entre libération de rebelles, dialogues stériles avec le M23 et manœuvres pour réviser la Constitution, la dérive est totale. Le reniement culmine avec le deal minier opaque de l'accord de Washington : là où le pouvoir précédent imposait un rapport de force, le régime actuel capitule en servant les intérêts stratégiques de Paul Kagame. Sous couvert « d'intégration régionale », Kinshasa légitime Kigali comme plaque tournante officielle du traitement des minerais du Kivu.
Ces choix ne consolident pas l'unité ; ils tracent la voie à une balkanisation territoriale et à une vassalisation économique de la RDC, au bénéfice exclusif du Rwanda.
Quel dirigeant a imposé la cohésion nationale par la fermeté, et lequel conduit la Nation vers son éclatement par la faiblesse ?
L'Histoire ne juge pas la rhétorique. Elle juge les conséquences.
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