Tenme paciencia
Tenme paciencia, Señor
porque voy despacio.
Miro, y no veo.
Oigo y no entiendo.
Camino y no llego.
Busco y no encuentro.
Cargo tu evangelio
como una hipoteca.
Tropiezo seguido
con las mismas piedras.
Me puede el hastío.
Me muerde el encono
Se me instala dentro
un pozo sin fondo
Allí caen a plomo
buenas voluntades,
empeños, perdones,
bienaventuranzas
tu cruz y tu entrega.
Y aun así, me esperas.
No exiges un plazo,
no pones barreras,
no cierras los brazos
no dejas de darme
con tu voz aliento
con tu vida escuela.
Tardaré en llegar,
pero estoy en marcha.
tú tenme paciencia
🧠🚣 Je suis tombé sur la théorie du bateau vide et depuis je n’ai plus regardé les gens de la même manière...
Imagine que tu navigues tranquillement sur une rivière.
Soudain, un bateau vient percuter le tien.
Ton premier réflexe ?
La colère.
Tu lèves les yeux, prêt à insulter l’idiot qui vient de te rentrer dedans.
Mais tu découvres que le bateau est vide.
Personne à engueuler. Personne à accuser. Personne sur qui déverser ta colère.
Et presque instantanément, quelque chose change en toi.
Le choc est pourtant exactement le même. Ton bateau a été percuté de la même manière.
La seule chose qui a disparu, c’est ton besoin de trouver un coupable.
Cette vieille parabole attribuée à Zhuangzi m’a fait comprendre quelque chose d’assez vertigineux sur nos rapports aux autres.
Une immense partie de notre souffrance ne vient pas uniquement de ce que les gens nous font.
Elle vient de l’intention que nous leur prêtons.
Quelqu’un ne répond pas à ton message : il t’ignore.
Quelqu’un te coupe la route : c’est un connard.
Quelqu’un est froid avec toi : il ne t’aime pas.
Quelqu’un ne te salue pas : il te méprise.
Le problème, c’est que nous ne voyons jamais réellement ce qui se passe dans la tête des autres.
Alors notre cerveau remplit les trous. Et généralement, il les remplit comme il peut et souvent de la mauvaise manière.
On pense être le personnage principal d’une scène qui, parfois, n’avait absolument rien à voir avec nous.
Cette personne qui t’a parlé sèchement vient peut-être d’apprendre une mauvaise nouvelle.
Celle qui ne répond plus traverse peut-être quelque chose dont tu ignores tout.
Celui qui t’a coupé la route ne t’a probablement même pas remarqué.
Et ça ne signifie évidemment pas qu’il faut tout accepter ou excuser.
Ça signifie simplement qu’avant de laisser quelqu’un entrer dans ta tête et modifier ton état intérieur, tu peux te poser une question extrêmement simple :
Et si le bateau était vide ?
Depuis que j’ai compris ça, j’essaie de laisser davantage de bateaux passer.
Parce qu’on perd une quantité phénoménale de paix intérieure à combattre des intentions que nous avons parfois nous-mêmes inventées...
- Le Contemplateur
Todos los libros del mundo no te harán feliz, pero te conducirán en secreto dentro de ti mismo. Allí encontrarás todo lo que necesitas, el sol, las estrellas, la luna, porque la luz que buscas ya habita en ti. La sabiduría que tanto has buscado entre los libros brillará en cada