TRIBUNE KENGE : QUAND LA VILLE EFFACE SON AÉROPORT
Par Pr Dr Ingénieur Willy Vale Manga
Le crash aérien survenu à Kenge le 25 septembre 2026 est avant tout un drame humain. Des vies ont été perdues et une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation afin d’en déterminer les circonstances exactes. Il serait donc prématuré d’attribuer aujourd’hui cet accident à une cause particulière.
Mais au-delà de l’enquête aéronautique, ce drame doit nous conduire à poser une autre question, relevant cette fois de l’aménagement du territoire, de la gestion foncière et de la protection des infrastructures stratégiques : qu’est devenue l’emprise de l’aérodrome de Kenge ?
Les images satellitaires historiques apportent un éclairage particulièrement préoccupant.
- En 2013, la piste de l’aérodrome de Kenge apparaît encore clairement dans le tissu territorial. Son axe est identifiable, son emprise demeure largement dégagée et la fonction aéroportuaire historique du site reste lisible.
- En 2019, la situation évolue. La piste reste identifiable, mais l’urbanisation progresse autour de l'emprise. Le réseau viaire et les occupations humaines se rapprochent progressivement de l'infrastructure.
- En 2025, le changement est spectaculaire : l’urbanisation a gagné une grande partie de l’espace autrefois réservé à l’aérodrome. La piste, pourtant parfaitement identifiable douze années auparavant, se confond désormais largement avec le tissu urbain.
Douze années seulement séparent ces trois images : 2013 – 2019 – 2025.
Cette évolution doit nous interpeller.
Car une emprise aéroportuaire ne constitue pas simplement une réserve de terrains disponibles. Elle appartient à un système territorial stratégique dont la préservation répond à des impératifs de mobilité, de sécurité, de désenclavement et, dans certaines circonstances, de secours et d’urgence.
Les premières informations relatives au crash rendent cette interrogation encore plus importante. Radio Okapi rapporte que, selon le vice-gouverneur du Kwango, l'appareil en difficulté aurait effectué plusieurs tours au-dessus de Kenge en recherchant un endroit où atterrir.
L’ACP rapporte également des témoignages selon lesquels l’appareil se serait dirigé vers l’ancien aéroport avant de trouver la zone occupée par des habitations. Ces éléments doivent naturellement être confrontés aux conclusions de l’enquête officielle. Radio Okapi
La question dépasse donc largement Kenge.
Combien d’anciennes pistes, d’aérodromes et d’emprises aéroportuaires de la République démocratique du Congo connaissent aujourd’hui la même dynamique ?
Combien sont encore juridiquement protégées ?
Combien disposent de limites foncières matérialisées et géoréférencées ?
Combien ont été progressivement loties, morcelées ou occupées ?
Et surtout : combien pourraient encore être préservées avant que leur disparition ne devienne irréversible ?
Le cas de Kenge pourrait ainsi constituer le point de départ d'une réflexion nationale.
Il serait pertinent d’engager un audit territorial et foncier des emprises aéroportuaires et aérodromes de la République démocratique du Congo, associant notamment les institutions compétentes en matière d’aménagement du territoire, de transports, d’aviation civile, de gestion aéroportuaire et d’affaires foncières.
L'objectif ne serait pas seulement de documenter les occupations existantes.
Il s'agirait surtout de prévenir la disparition progressive d'infrastructures stratégiques, de déterminer les emprises qui doivent impérativement être sauvegardées, celles qui peuvent être réhabilitées et celles qui nécessitent une clarification juridique ou une nouvelle planification territoriale.
Kenge nous donne aujourd'hui une image extrêmement forte de cette problématique.
2013 : une piste.
2019 : une piste sous pression.
2025 : une emprise absorbée par la ville.
@PrimatureRDC@Presidence_RDC@bussa_jean@JeanBamanisa@bembajp@JoelKyana@rkitsita@LandryBussa
La planification territoriale consiste précisément à anticiper ces transformations avant qu'elles ne deviennent irréversibles.
Protéger les emprises stratégiques aujourd'hui, c'est préserver les possibilités territoriales de demain.
Merci Professeur Tryphon Kin-Kiey Mulumba pour avoir relayé cette illustration.
Je me permets de préciser que cette planche comparative Kenge 2013–2019–2025 provient de ma tribune consacrée à l’évolution des emprises aéroportuaires et à la nécessité d’interroger leur protection dans notre pays.
Votre réaction revêt une importance particulière puisque vous êtes Président du Conseil d’administration de la RVA, institution directement concernée par la gestion des infrastructures aéroportuaires. Vous avez d’ailleurs vous-même évoqué publiquement les difficultés liées à la spoliation de certaines plateformes aéroportuaires.
Dès lors, au-delà du choc de ces images, une question de fond mérite d’être posée : quel est aujourd’hui l’état réel des emprises aéroportuaires relevant de la RVA à travers la République ?
Combien sont encore intégralement préservées ? Combien sont sous pression foncière ? Combien ont été partiellement occupées, loties ou affectées à d’autres usages ? Et surtout, disposons-nous aujourd’hui d’un inventaire géoréférencé et actualisé permettant de suivre et de sécuriser ces emprises ?
Le cas de Kenge pourrait être l’occasion d’aller plus loin : RVA, Aviation civile, Aménagement du territoire, Affaires foncières, Urbanisme et autorités provinciales pourraient engager ensemble un audit national, foncier et géomatique des emprises aéroportuaires.
L’image alerte.
La cartographie permet de mesurer. La décision publique doit ensuite protéger.
Pr Dr Ir Willy Vale Manga
Ingénieur Géomètre-Topographe | Géomaticien – Aménageur
TRIBUNE KENGE : QUAND LA VILLE EFFACE SON AÉROPORT
Par Pr Dr Ingénieur Willy Vale Manga
Le crash aérien survenu à Kenge le 25 septembre 2026 est avant tout un drame humain. Des vies ont été perdues et une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation afin d’en déterminer les circonstances exactes. Il serait donc prématuré d’attribuer aujourd’hui cet accident à une cause particulière.
Mais au-delà de l’enquête aéronautique, ce drame doit nous conduire à poser une autre question, relevant cette fois de l’aménagement du territoire, de la gestion foncière et de la protection des infrastructures stratégiques : qu’est devenue l’emprise de l’aérodrome de Kenge ?
Les images satellitaires historiques apportent un éclairage particulièrement préoccupant.
- En 2013, la piste de l’aérodrome de Kenge apparaît encore clairement dans le tissu territorial. Son axe est identifiable, son emprise demeure largement dégagée et la fonction aéroportuaire historique du site reste lisible.
- En 2019, la situation évolue. La piste reste identifiable, mais l’urbanisation progresse autour de l'emprise. Le réseau viaire et les occupations humaines se rapprochent progressivement de l'infrastructure.
- En 2025, le changement est spectaculaire : l’urbanisation a gagné une grande partie de l’espace autrefois réservé à l’aérodrome. La piste, pourtant parfaitement identifiable douze années auparavant, se confond désormais largement avec le tissu urbain.
Douze années seulement séparent ces trois images : 2013 – 2019 – 2025.
Cette évolution doit nous interpeller.
Car une emprise aéroportuaire ne constitue pas simplement une réserve de terrains disponibles. Elle appartient à un système territorial stratégique dont la préservation répond à des impératifs de mobilité, de sécurité, de désenclavement et, dans certaines circonstances, de secours et d’urgence.
Les premières informations relatives au crash rendent cette interrogation encore plus importante. Radio Okapi rapporte que, selon le vice-gouverneur du Kwango, l'appareil en difficulté aurait effectué plusieurs tours au-dessus de Kenge en recherchant un endroit où atterrir.
L’ACP rapporte également des témoignages selon lesquels l’appareil se serait dirigé vers l’ancien aéroport avant de trouver la zone occupée par des habitations. Ces éléments doivent naturellement être confrontés aux conclusions de l’enquête officielle. Radio Okapi
La question dépasse donc largement Kenge.
Combien d’anciennes pistes, d’aérodromes et d’emprises aéroportuaires de la République démocratique du Congo connaissent aujourd’hui la même dynamique ?
Combien sont encore juridiquement protégées ?
Combien disposent de limites foncières matérialisées et géoréférencées ?
Combien ont été progressivement loties, morcelées ou occupées ?
Et surtout : combien pourraient encore être préservées avant que leur disparition ne devienne irréversible ?
Le cas de Kenge pourrait ainsi constituer le point de départ d'une réflexion nationale.
Il serait pertinent d’engager un audit territorial et foncier des emprises aéroportuaires et aérodromes de la République démocratique du Congo, associant notamment les institutions compétentes en matière d’aménagement du territoire, de transports, d’aviation civile, de gestion aéroportuaire et d’affaires foncières.
L'objectif ne serait pas seulement de documenter les occupations existantes.
Il s'agirait surtout de prévenir la disparition progressive d'infrastructures stratégiques, de déterminer les emprises qui doivent impérativement être sauvegardées, celles qui peuvent être réhabilitées et celles qui nécessitent une clarification juridique ou une nouvelle planification territoriale.
Kenge nous donne aujourd'hui une image extrêmement forte de cette problématique.
2013 : une piste.
2019 : une piste sous pression.
2025 : une emprise absorbée par la ville.
@PrimatureRDC@Presidence_RDC@bussa_jean@JeanBamanisa@bembajp@JoelKyana@rkitsita@LandryBussa
La planification territoriale consiste précisément à anticiper ces transformations avant qu'elles ne deviennent irréversibles.
Protéger les emprises stratégiques aujourd'hui, c'est préserver les possibilités territoriales de demain.
TRIBUNE KENGE : QUAND LA VILLE EFFACE SON AÉROPORT
Par Pr Dr Ingénieur Willy Vale Manga
Le crash aérien survenu à Kenge le 25 septembre 2026 est avant tout un drame humain. Des vies ont été perdues et une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation afin d’en déterminer les circonstances exactes. Il serait donc prématuré d’attribuer aujourd’hui cet accident à une cause particulière.
Mais au-delà de l’enquête aéronautique, ce drame doit nous conduire à poser une autre question, relevant cette fois de l’aménagement du territoire, de la gestion foncière et de la protection des infrastructures stratégiques : qu’est devenue l’emprise de l’aérodrome de Kenge ?
Les images satellitaires historiques apportent un éclairage particulièrement préoccupant.
- En 2013, la piste de l’aérodrome de Kenge apparaît encore clairement dans le tissu territorial. Son axe est identifiable, son emprise demeure largement dégagée et la fonction aéroportuaire historique du site reste lisible.
- En 2019, la situation évolue. La piste reste identifiable, mais l’urbanisation progresse autour de l'emprise. Le réseau viaire et les occupations humaines se rapprochent progressivement de l'infrastructure.
- En 2025, le changement est spectaculaire : l’urbanisation a gagné une grande partie de l’espace autrefois réservé à l’aérodrome. La piste, pourtant parfaitement identifiable douze années auparavant, se confond désormais largement avec le tissu urbain.
Douze années seulement séparent ces trois images : 2013 – 2019 – 2025.
Cette évolution doit nous interpeller.
Car une emprise aéroportuaire ne constitue pas simplement une réserve de terrains disponibles. Elle appartient à un système territorial stratégique dont la préservation répond à des impératifs de mobilité, de sécurité, de désenclavement et, dans certaines circonstances, de secours et d’urgence.
Les premières informations relatives au crash rendent cette interrogation encore plus importante. Radio Okapi rapporte que, selon le vice-gouverneur du Kwango, l'appareil en difficulté aurait effectué plusieurs tours au-dessus de Kenge en recherchant un endroit où atterrir.
L’ACP rapporte également des témoignages selon lesquels l’appareil se serait dirigé vers l’ancien aéroport avant de trouver la zone occupée par des habitations. Ces éléments doivent naturellement être confrontés aux conclusions de l’enquête officielle. Radio Okapi
La question dépasse donc largement Kenge.
Combien d’anciennes pistes, d’aérodromes et d’emprises aéroportuaires de la République démocratique du Congo connaissent aujourd’hui la même dynamique ?
Combien sont encore juridiquement protégées ?
Combien disposent de limites foncières matérialisées et géoréférencées ?
Combien ont été progressivement loties, morcelées ou occupées ?
Et surtout : combien pourraient encore être préservées avant que leur disparition ne devienne irréversible ?
Le cas de Kenge pourrait ainsi constituer le point de départ d'une réflexion nationale.
Il serait pertinent d’engager un audit territorial et foncier des emprises aéroportuaires et aérodromes de la République démocratique du Congo, associant notamment les institutions compétentes en matière d’aménagement du territoire, de transports, d’aviation civile, de gestion aéroportuaire et d’affaires foncières.
L'objectif ne serait pas seulement de documenter les occupations existantes.
Il s'agirait surtout de prévenir la disparition progressive d'infrastructures stratégiques, de déterminer les emprises qui doivent impérativement être sauvegardées, celles qui peuvent être réhabilitées et celles qui nécessitent une clarification juridique ou une nouvelle planification territoriale.
Kenge nous donne aujourd'hui une image extrêmement forte de cette problématique.
2013 : une piste.
2019 : une piste sous pression.
2025 : une emprise absorbée par la ville.
@PrimatureRDC@Presidence_RDC@bussa_jean@JeanBamanisa@bembajp@JoelKyana@rkitsita@LandryBussa
La planification territoriale consiste précisément à anticiper ces transformations avant qu'elles ne deviennent irréversibles.
Protéger les emprises stratégiques aujourd'hui, c'est préserver les possibilités territoriales de demain.
TRIBUNE KENGE : QUAND LA VILLE EFFACE SON AÉROPORT
Par Pr Dr Ingénieur Willy Vale Manga
Le crash aérien survenu à Kenge le 25 septembre 2026 est avant tout un drame humain. Des vies ont été perdues et une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation afin d’en déterminer les circonstances exactes. Il serait donc prématuré d’attribuer aujourd’hui cet accident à une cause particulière.
Mais au-delà de l’enquête aéronautique, ce drame doit nous conduire à poser une autre question, relevant cette fois de l’aménagement du territoire, de la gestion foncière et de la protection des infrastructures stratégiques : qu’est devenue l’emprise de l’aérodrome de Kenge ?
Les images satellitaires historiques apportent un éclairage particulièrement préoccupant.
- En 2013, la piste de l’aérodrome de Kenge apparaît encore clairement dans le tissu territorial. Son axe est identifiable, son emprise demeure largement dégagée et la fonction aéroportuaire historique du site reste lisible.
- En 2019, la situation évolue. La piste reste identifiable, mais l’urbanisation progresse autour de l'emprise. Le réseau viaire et les occupations humaines se rapprochent progressivement de l'infrastructure.
- En 2025, le changement est spectaculaire : l’urbanisation a gagné une grande partie de l’espace autrefois réservé à l’aérodrome. La piste, pourtant parfaitement identifiable douze années auparavant, se confond désormais largement avec le tissu urbain.
Douze années seulement séparent ces trois images : 2013 – 2019 – 2025.
Cette évolution doit nous interpeller.
Car une emprise aéroportuaire ne constitue pas simplement une réserve de terrains disponibles. Elle appartient à un système territorial stratégique dont la préservation répond à des impératifs de mobilité, de sécurité, de désenclavement et, dans certaines circonstances, de secours et d’urgence.
Les premières informations relatives au crash rendent cette interrogation encore plus importante. Radio Okapi rapporte que, selon le vice-gouverneur du Kwango, l'appareil en difficulté aurait effectué plusieurs tours au-dessus de Kenge en recherchant un endroit où atterrir.
L’ACP rapporte également des témoignages selon lesquels l’appareil se serait dirigé vers l’ancien aéroport avant de trouver la zone occupée par des habitations. Ces éléments doivent naturellement être confrontés aux conclusions de l’enquête officielle. Radio Okapi
La question dépasse donc largement Kenge.
Combien d’anciennes pistes, d’aérodromes et d’emprises aéroportuaires de la République démocratique du Congo connaissent aujourd’hui la même dynamique ?
Combien sont encore juridiquement protégées ?
Combien disposent de limites foncières matérialisées et géoréférencées ?
Combien ont été progressivement loties, morcelées ou occupées ?
Et surtout : combien pourraient encore être préservées avant que leur disparition ne devienne irréversible ?
Le cas de Kenge pourrait ainsi constituer le point de départ d'une réflexion nationale.
Il serait pertinent d’engager un audit territorial et foncier des emprises aéroportuaires et aérodromes de la République démocratique du Congo, associant notamment les institutions compétentes en matière d’aménagement du territoire, de transports, d’aviation civile, de gestion aéroportuaire et d’affaires foncières.
L'objectif ne serait pas seulement de documenter les occupations existantes.
Il s'agirait surtout de prévenir la disparition progressive d'infrastructures stratégiques, de déterminer les emprises qui doivent impérativement être sauvegardées, celles qui peuvent être réhabilitées et celles qui nécessitent une clarification juridique ou une nouvelle planification territoriale.
Kenge nous donne aujourd'hui une image extrêmement forte de cette problématique.
2013 : une piste.
2019 : une piste sous pression.
2025 : une emprise absorbée par la ville.
@PrimatureRDC@Presidence_RDC@bussa_jean@JeanBamanisa@bembajp@JoelKyana@rkitsita@LandryBussa
La planification territoriale consiste précisément à anticiper ces transformations avant qu'elles ne deviennent irréversibles.
Protéger les emprises stratégiques aujourd'hui, c'est préserver les possibilités territoriales de demain.
TRIBUNE KENGE : QUAND LA VILLE EFFACE SON AÉROPORT
Par Pr Dr Ingénieur Willy Vale Manga
Le crash aérien survenu à Kenge le 25 septembre 2026 est avant tout un drame humain. Des vies ont été perdues et une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation afin d’en déterminer les circonstances exactes. Il serait donc prématuré d’attribuer aujourd’hui cet accident à une cause particulière.
Mais au-delà de l’enquête aéronautique, ce drame doit nous conduire à poser une autre question, relevant cette fois de l’aménagement du territoire, de la gestion foncière et de la protection des infrastructures stratégiques : qu’est devenue l’emprise de l’aérodrome de Kenge ?
Les images satellitaires historiques apportent un éclairage particulièrement préoccupant.
- En 2013, la piste de l’aérodrome de Kenge apparaît encore clairement dans le tissu territorial. Son axe est identifiable, son emprise demeure largement dégagée et la fonction aéroportuaire historique du site reste lisible.
- En 2019, la situation évolue. La piste reste identifiable, mais l’urbanisation progresse autour de l'emprise. Le réseau viaire et les occupations humaines se rapprochent progressivement de l'infrastructure.
- En 2025, le changement est spectaculaire : l’urbanisation a gagné une grande partie de l’espace autrefois réservé à l’aérodrome. La piste, pourtant parfaitement identifiable douze années auparavant, se confond désormais largement avec le tissu urbain.
Douze années seulement séparent ces trois images : 2013 – 2019 – 2025.
Cette évolution doit nous interpeller.
Car une emprise aéroportuaire ne constitue pas simplement une réserve de terrains disponibles. Elle appartient à un système territorial stratégique dont la préservation répond à des impératifs de mobilité, de sécurité, de désenclavement et, dans certaines circonstances, de secours et d’urgence.
Les premières informations relatives au crash rendent cette interrogation encore plus importante. Radio Okapi rapporte que, selon le vice-gouverneur du Kwango, l'appareil en difficulté aurait effectué plusieurs tours au-dessus de Kenge en recherchant un endroit où atterrir.
L’ACP rapporte également des témoignages selon lesquels l’appareil se serait dirigé vers l’ancien aéroport avant de trouver la zone occupée par des habitations. Ces éléments doivent naturellement être confrontés aux conclusions de l’enquête officielle. Radio Okapi
La question dépasse donc largement Kenge.
Combien d’anciennes pistes, d’aérodromes et d’emprises aéroportuaires de la République démocratique du Congo connaissent aujourd’hui la même dynamique ?
Combien sont encore juridiquement protégées ?
Combien disposent de limites foncières matérialisées et géoréférencées ?
Combien ont été progressivement loties, morcelées ou occupées ?
Et surtout : combien pourraient encore être préservées avant que leur disparition ne devienne irréversible ?
Le cas de Kenge pourrait ainsi constituer le point de départ d'une réflexion nationale.
Il serait pertinent d’engager un audit territorial et foncier des emprises aéroportuaires et aérodromes de la République démocratique du Congo, associant notamment les institutions compétentes en matière d’aménagement du territoire, de transports, d’aviation civile, de gestion aéroportuaire et d’affaires foncières.
L'objectif ne serait pas seulement de documenter les occupations existantes.
Il s'agirait surtout de prévenir la disparition progressive d'infrastructures stratégiques, de déterminer les emprises qui doivent impérativement être sauvegardées, celles qui peuvent être réhabilitées et celles qui nécessitent une clarification juridique ou une nouvelle planification territoriale.
Kenge nous donne aujourd'hui une image extrêmement forte de cette problématique.
2013 : une piste.
2019 : une piste sous pression.
2025 : une emprise absorbée par la ville.
@PrimatureRDC@Presidence_RDC@bussa_jean@JeanBamanisa@bembajp@JoelKyana@rkitsita@LandryBussa
La planification territoriale consiste précisément à anticiper ces transformations avant qu'elles ne deviennent irréversibles.
Protéger les emprises stratégiques aujourd'hui, c'est préserver les possibilités territoriales de demain.
TRIBUNE KENGE : QUAND LA VILLE EFFACE SON AÉROPORT
Par Pr Dr Ingénieur Willy Vale Manga
Le crash aérien survenu à Kenge le 25 septembre 2026 est avant tout un drame humain. Des vies ont été perdues et une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation afin d’en déterminer les circonstances exactes. Il serait donc prématuré d’attribuer aujourd’hui cet accident à une cause particulière.
Mais au-delà de l’enquête aéronautique, ce drame doit nous conduire à poser une autre question, relevant cette fois de l’aménagement du territoire, de la gestion foncière et de la protection des infrastructures stratégiques : qu’est devenue l’emprise de l’aérodrome de Kenge ?
Les images satellitaires historiques apportent un éclairage particulièrement préoccupant.
- En 2013, la piste de l’aérodrome de Kenge apparaît encore clairement dans le tissu territorial. Son axe est identifiable, son emprise demeure largement dégagée et la fonction aéroportuaire historique du site reste lisible.
- En 2019, la situation évolue. La piste reste identifiable, mais l’urbanisation progresse autour de l'emprise. Le réseau viaire et les occupations humaines se rapprochent progressivement de l'infrastructure.
- En 2025, le changement est spectaculaire : l’urbanisation a gagné une grande partie de l’espace autrefois réservé à l’aérodrome. La piste, pourtant parfaitement identifiable douze années auparavant, se confond désormais largement avec le tissu urbain.
Douze années seulement séparent ces trois images : 2013 – 2019 – 2025.
Cette évolution doit nous interpeller.
Car une emprise aéroportuaire ne constitue pas simplement une réserve de terrains disponibles. Elle appartient à un système territorial stratégique dont la préservation répond à des impératifs de mobilité, de sécurité, de désenclavement et, dans certaines circonstances, de secours et d’urgence.
Les premières informations relatives au crash rendent cette interrogation encore plus importante. Radio Okapi rapporte que, selon le vice-gouverneur du Kwango, l'appareil en difficulté aurait effectué plusieurs tours au-dessus de Kenge en recherchant un endroit où atterrir.
L’ACP rapporte également des témoignages selon lesquels l’appareil se serait dirigé vers l’ancien aéroport avant de trouver la zone occupée par des habitations. Ces éléments doivent naturellement être confrontés aux conclusions de l’enquête officielle. Radio Okapi
La question dépasse donc largement Kenge.
Combien d’anciennes pistes, d’aérodromes et d’emprises aéroportuaires de la République démocratique du Congo connaissent aujourd’hui la même dynamique ?
Combien sont encore juridiquement protégées ?
Combien disposent de limites foncières matérialisées et géoréférencées ?
Combien ont été progressivement loties, morcelées ou occupées ?
Et surtout : combien pourraient encore être préservées avant que leur disparition ne devienne irréversible ?
Le cas de Kenge pourrait ainsi constituer le point de départ d'une réflexion nationale.
Il serait pertinent d’engager un audit territorial et foncier des emprises aéroportuaires et aérodromes de la République démocratique du Congo, associant notamment les institutions compétentes en matière d’aménagement du territoire, de transports, d’aviation civile, de gestion aéroportuaire et d’affaires foncières.
L'objectif ne serait pas seulement de documenter les occupations existantes.
Il s'agirait surtout de prévenir la disparition progressive d'infrastructures stratégiques, de déterminer les emprises qui doivent impérativement être sauvegardées, celles qui peuvent être réhabilitées et celles qui nécessitent une clarification juridique ou une nouvelle planification territoriale.
Kenge nous donne aujourd'hui une image extrêmement forte de cette problématique.
2013 : une piste.
2019 : une piste sous pression.
2025 : une emprise absorbée par la ville.
@PrimatureRDC@Presidence_RDC@bussa_jean@JeanBamanisa@bembajp@JoelKyana@rkitsita@LandryBussa
La planification territoriale consiste précisément à anticiper ces transformations avant qu'elles ne deviennent irréversibles.
Protéger les emprises stratégiques aujourd'hui, c'est préserver les possibilités territoriales de demain.
TRIBUNE KENGE : QUAND LA VILLE EFFACE SON AÉROPORT
Par Pr Dr Ingénieur Willy Vale Manga
Le crash aérien survenu à Kenge le 25 septembre 2026 est avant tout un drame humain. Des vies ont été perdues et une enquête de sécurité a été ouverte par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation afin d’en déterminer les circonstances exactes. Il serait donc prématuré d’attribuer aujourd’hui cet accident à une cause particulière.
Mais au-delà de l’enquête aéronautique, ce drame doit nous conduire à poser une autre question, relevant cette fois de l’aménagement du territoire, de la gestion foncière et de la protection des infrastructures stratégiques : qu’est devenue l’emprise de l’aérodrome de Kenge ?
Les images satellitaires historiques apportent un éclairage particulièrement préoccupant.
- En 2013, la piste de l’aérodrome de Kenge apparaît encore clairement dans le tissu territorial. Son axe est identifiable, son emprise demeure largement dégagée et la fonction aéroportuaire historique du site reste lisible.
- En 2019, la situation évolue. La piste reste identifiable, mais l’urbanisation progresse autour de l'emprise. Le réseau viaire et les occupations humaines se rapprochent progressivement de l'infrastructure.
- En 2025, le changement est spectaculaire : l’urbanisation a gagné une grande partie de l’espace autrefois réservé à l’aérodrome. La piste, pourtant parfaitement identifiable douze années auparavant, se confond désormais largement avec le tissu urbain.
Douze années seulement séparent ces trois images : 2013 – 2019 – 2025.
Cette évolution doit nous interpeller.
Car une emprise aéroportuaire ne constitue pas simplement une réserve de terrains disponibles. Elle appartient à un système territorial stratégique dont la préservation répond à des impératifs de mobilité, de sécurité, de désenclavement et, dans certaines circonstances, de secours et d’urgence.
Les premières informations relatives au crash rendent cette interrogation encore plus importante. Radio Okapi rapporte que, selon le vice-gouverneur du Kwango, l'appareil en difficulté aurait effectué plusieurs tours au-dessus de Kenge en recherchant un endroit où atterrir.
L’ACP rapporte également des témoignages selon lesquels l’appareil se serait dirigé vers l’ancien aéroport avant de trouver la zone occupée par des habitations. Ces éléments doivent naturellement être confrontés aux conclusions de l’enquête officielle. Radio Okapi
La question dépasse donc largement Kenge.
Combien d’anciennes pistes, d’aérodromes et d’emprises aéroportuaires de la République démocratique du Congo connaissent aujourd’hui la même dynamique ?
Combien sont encore juridiquement protégées ?
Combien disposent de limites foncières matérialisées et géoréférencées ?
Combien ont été progressivement loties, morcelées ou occupées ?
Et surtout : combien pourraient encore être préservées avant que leur disparition ne devienne irréversible ?
Le cas de Kenge pourrait ainsi constituer le point de départ d'une réflexion nationale.
Il serait pertinent d’engager un audit territorial et foncier des emprises aéroportuaires et aérodromes de la République démocratique du Congo, associant notamment les institutions compétentes en matière d’aménagement du territoire, de transports, d’aviation civile, de gestion aéroportuaire et d’affaires foncières.
L'objectif ne serait pas seulement de documenter les occupations existantes.
Il s'agirait surtout de prévenir la disparition progressive d'infrastructures stratégiques, de déterminer les emprises qui doivent impérativement être sauvegardées, celles qui peuvent être réhabilitées et celles qui nécessitent une clarification juridique ou une nouvelle planification territoriale.
Kenge nous donne aujourd'hui une image extrêmement forte de cette problématique.
2013 : une piste.
2019 : une piste sous pression.
2025 : une emprise absorbée par la ville.
@PrimatureRDC@Presidence_RDC@bussa_jean@JeanBamanisa@bembajp@JoelKyana@rkitsita@LandryBussa
La planification territoriale consiste précisément à anticiper ces transformations avant qu'elles ne deviennent irréversibles.
Protéger les emprises stratégiques aujourd'hui, c'est préserver les possibilités territoriales de demain.
@ExpobetonRDC Bonjour @JeanBamanisa , en RD Congo (ESU), on forme des ingénieurs géomètres-topographes et non des arpenteurs-géomètres. Merci pour la correction.
@freddy_montiri Problèmes de mobilité à Kinshasa | L’INBTP et l’Université polytechnique de Madrid misent sur les constructions souterraines comme solution.
Face au drame survenu à Cimpunda, dans la commune de Kadutu à Bukavu, où plusieurs élèves ont tragiquement perdu la vie, j’adresse mes pensées les plus émues aux familles endeuillées, aux blessés, aux sinistrés ainsi qu’à toute la communauté éducative et à la population de Bukavu.
Au-delà de l’émotion et des condoléances, ce drame doit une nouvelle fois nous interpeller collectivement. Il est temps de nous pencher sérieusement sur la problématique des incendies dans nos villes, et particulièrement à Bukavu, où de tels sinistres se répètent presque chaque année avec des conséquences humaines et matérielles souvent dramatiques.
@JoelKyana@Villes_rdc
La prévention des incendies doit désormais être considérée comme une véritable question de sécurité urbaine et d’aménagement : accessibilité des quartiers aux véhicules de secours, respect des normes de construction, dispositifs d’évacuation, disponibilité des moyens anti-incendie, sensibilisation des populations et renforcement des services de protection civile.
@shabani_lukoo@ElieNkumbi29
Nous ne pouvons plus attendre le prochain drame pour nous émouvoir à nouveau. Il faut tirer les leçons de ces catastrophes, prévenir, planifier et agir, afin d’éviter que d’autres familles ne soient encore confrontées à de telles tragédies.
Pensées aux victimes. Courage aux familles éprouvées.
@PrimatureRDC@Presidence_RDC
Molakisi Vale