Comparer un patrimoine à un PIB, c'est mélanger un stock et un flux. Le PIB, c'est ce que le pays produit en un an, pas un gâteau déjà sur la table. Et ces 44 %, ce sont surtout des parts d'entreprises, LVMH, Hermès, L'Oréal, pas du cash qui dort. Quant aux 20 milliards de la taxe Zucman, c'est l'estimation la plus optimiste, sans compter le capital qui fuit, et même atteinte elle couvre à peine 10 % d'un déficit qui dépasse 150 milliards. Le problème n'a jamais été le manque d'impôt.
Les entreprises françaises paient déjà les impôts de production les plus lourds d'Europe : 4,4 % du PIB contre 2,4 % en moyenne, soit près de 58 milliards de plus que la norme européenne. Le déficit ne vient pas d'un manque de recettes, il vient d'une dépense à 57 % du PIB, record mondial. Aller encore chercher du côté des entreprises, c'est soigner un problème de dépenses avec un impôt déjà saturé. Toujours le même réflexe : taxer plus, jamais dépenser moins.
L'oligopole et le pricing power sont bien réels en ce moment. Le seul réflexe à garder : la mémoire reste très cyclique. Ils gagnent ensemble, mais dans les creux ils perdent ensemble aussi, Micron a perdu près de 6 milliards en 2023. Rien d'inquiétant aujourd'hui, juste un truc à ne pas oublier quand tout est déjà vendu.
@Verhaeghe Le vrai sujet, c'est l'infrastructure. Une identité numérique, comme l'euro numérique, ça peut vite devenir un outil de contrôle. On nous dit que c'est volontaire. Sauf que le volontaire finit souvent par devenir obligatoire.
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Chapeau à ceux qui les ont prises, j'ai clairement loupé ces fusées. Le seul angle mort, c'est qu'on ne voit que les gagnantes : les noms du même profil partis à -80 %, personne ne les poste. Du coup j'assume mon Microsoft, même à -23 % cette année. Sur 10 ans, c'est du bruit.
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@Invest_Lambda Même après cette baisse, ça ne change presque rien. Au pic, SpaceX valait près de 100 fois ses ventes. À -25 %, on est encore autour de 80 fois. À ce niveau, une chute de 25 % c'est une goutte d'eau. La vraie correction n'a même pas commencé.
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Pas encore actionnaire, je me tâte entre Mastercard et Visa. Ce qui rend le sujet intéressant, ce n'est pas ce lancement, Visa fait pareil de son côté. C'est qu'elles ont bien baissé : Visa se paie autour de 22 fois les bénéfices, sous sa moyenne des 10 ans (proche de 33). Pour une fois, le duopole n'est plus hors de prix.
Le top, personne ne sait quand ce sera. Mais quand les boîtes qui perdent de l'argent montent plus que celles qui en gagnent, on achète une histoire, pas des résultats. Et une histoire, il n'y a rien en dessous. Le jour où ça tourne, ce sont les non-rentables qui tombent le plus. Comme en 2000.
Hayek a écrit un texte entier là-dessus, « Pourquoi je ne suis pas conservateur » : le libéralisme n'est ni de droite ni de gauche. Défendre l'échange libre entre deux adultes, ce n'est pas une couleur politique, c'est juste refuser que l'État s'invite dans ce qui ne le regarde pas.
Sur l'indice c'est vrai : le DCA bat le timing. Mais toutes les « opportunités » ne se valent pas. Mes meilleurs coups n'ont jamais été le World, c'était la crypto en 2020, les métaux précieux, le pétrole, saisis avec du cash disponible. Garder une poche pour ça, ce n'est pas timer le S&P, c'est pouvoir frapper quand une vraie asymétrie se présente. En assumant que ça peut aussi rater.
@StephaneMallard 57 % du PIB dépensé, record du monde, et des écoles qu'on isole soi-même. Le problème n'a jamais été le manque d'argent, mais ce qu'on en fait.
Complètement d'accord. Et il y a même une raison de plus que la sécurité : la corvée réglementaire. J'ai dû migrer de Bitget à Binance pour cause de MiCA, bientôt vers OKX. Avec un ETP crypto sur CTO, plus de wallet à sécuriser, plus de transaction à signer, et plus de chaises musicales entre plateformes. Pour beaucoup, dormir tranquille vaut mieux que la pureté du « not your keys ».
@ApprendEnsemble Rien d'étonnant : sur 50 ans, les méga-IPO font +6,8 % la première année contre +14,5 % pour le S&P 500. Le pic du jour 1 part surtout aux institutionnels, le particulier hérite du sommet. Business exceptionnel, prix délirant au départ.
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@FranceCryptos C'est aussi pour ça que je suis passé aux ETP crypto : pas de wallet à connecter, pas de transaction à signer, ce risque-là disparaît complètement. On perd la pureté du « not your keys », mais on dort mieux.
Il y a quelques mois, j'ai dû transférer tout mon portefeuille crypto de Bitget vers Binance, parce que Bitget n'est pas en règle avec MiCA.
Bientôt, je recommence : de Binance vers OKX.
Avec les cryptos, même quand on ne touche à rien, on est obligé d'agir.
Depuis quelque temps, je passe par des ETP crypto pour m'éviter ces histoires sans fin.
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Vrai sur la DGF (coupée vers 2014-2017). Mais vous décrivez surtout le problème : si une collectivité dépend de ce que Paris décide de lui verser, c'est qu'elle n'a pas d'autonomie. Et ça s'est aggravé en supprimant la taxe d'habitation (15 Md€) pour une compensation décidée par l'État. Côté dépenses, elles n'ont pas baissé : +30 % de frais de personnel depuis 2017. Le vrai sujet, c'est d'avoir une ressource locale propre, pas un robinet tenu par l'État.
@ngc346c8@MaximCombes Le problème c'est que personne n'est vraiment responsable : commune, département, région et État se partagent les écoles. Quand tout le monde décide, personne ne rend de comptes. D'où l'intérêt d'une vraie autonomie locale.
En France, sur 100 € que coûte un salarié à l'employeur, il en reste environ 53 net dans sa poche. L'État prend l'autre moitié. C'est le 3e coin socio-fiscal le plus lourd de l'OCDE, derrière la Belgique et l'Allemagne. Le "brut-net indécent", ce n'est pas une impression, c'est 47 %.