Quand j’étais petit, j’adorais les crêpes. J’adorais les crêpes avec un zeste d’orange et à la noix de muscade, parce que ma mère m’en faisait tout le temps.
Quand ma mère est décédée, il n’y a plus jamais eu de crêpes.
Parfois, la sœur de ma mère, ma tante, venait me rendre visite avec des crêpes. Sauf qu’elle n’avait pas le droit de me rendre visite, parce que mon père et ma belle-mère l’avaient interdit.
Du coup, on se voyait à côté de l’immeuble où je vivais, en face du lycée Joss à Douala, clandestinement. Je faisais exprès de manger le maximum de crêpes. À chaque fois qu’on se séparait, elle pleurait. Elle me disait : « Pars avec le reste. » Et je lui répondais : « Non. Si on se rend compte qu’on s’est vus, on va me tuer. »
Je devais la consoler, après avoir mangé le maximum de crêpes, puis rentrer… Mais ça valait tellement le coup.
Il y a quelques jours, j’étais en vacances, et ma tante me reparlait de ça. « tu étais trop petit. J’étais tellement démunie à l’époque. Je pleurais pendant des heures après qu’on se séparait. Mais tu as fini par grandir. »
Être orphelin, c’est si horrible. Ça te fuck ton brain éternellement.
Pour moi la meilleure version d’un homme c’est quand il te drague. Tu es sa priorité en ce moment, il est romantique,galant,gentil,cède à tes caprices. Quand tu as déjà dit oui! Ah papa you go see am
L’éducation africaine se résume à ne pas laisser pousser ses cheveux et ne pas être homosexuel sinon le reste tu peux tout faire tu peux même être meurtrier
C’est de cette même manière que certains protègent leurs amis violeurs et violents envers les femmes 🙂 tant qu’il est un bon ami (il est drôle et aime la bière) le reste raf. Nptq.
Ce qui est sous-estimé, c'est que ces moqueries ne restent pas dans la cour d'école. Elles s'installent dans la façon dont on se perçoit, dont on parle, dont on répond à un compliment, dont on prend des risques… parfois même après plusieurs années il y a toujours les séquelles.