📌Nous avons écrit au Premier ministre
Parce qu'il ne s'agit pas seulement de France Télévisions
On ne désarme pas l'un de ses principaux atouts au moment où la concurrence mondiale devient plus féroce que jamais
J'invite à nouveau les développeurs d'IA à rencontrer les créateurs, pour trouver ensemble des solutions concrètes, afin que création et innovation grandissent ensemble.
Notre modèle de droit d'auteur et de droits voisins repose sur un principe intangible : la création doit être rémunérée à sa juste valeur. La question du droit d’auteur à l’ère de l’IA ne peut pas être éludée.
Je partage la réaction de la @sacem face à l’obstruction faite par certains à l’@AssembleeNat sur le texte IA et création. L’IA n’échappera pas à ce ce débat indispensable sur le respect des droits d’auteurs. Elle en ressortirait même renforcée à reconnaître que l’innovation technologique respecte la création artistique. Le combat n’est pas fini. @LDarcos@AgnesEvren@OuzouliasP@alexbensamoun
👉 Une question simple : pourquoi avoir peur de la transparence ?
Les 110 amendements déposés contre la PPL Darcos !
👉 L'objectif était simple : empêcher le débat
Pourquoi déployer autant d'énergie contre une simple exigence de transparence ?
Je mesure l’immense responsabilité : celle d’incarner non pas la somme des intérêts particuliers des productrices et des producteurs, mais une mission supérieure d'intérêt général qui consiste à faire rayonner notre industrie audiovisuelle en Europe et dans le monde.
Une raison d’espérer ! La Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale a adopté CONFORME la proposition de loi portée par la sénatrice Laure Darcos visant à rééquilibrer les rapports entre les acteurs de l’IA et les ayants droit
✅Innovation oui
❌Pillage non
Ce matin, dans le cadre de la Journée de la Création, j’ai eu un Dialogue passionnant avec Justine Ryst, DG de YouTube autour d’une question devenue centrale :
👉 Comment préserver un écosystème de création puissant, diversifié et souverain à l’heure des plateformes mondiales ?
Dialogue entre @JustineRyst, Présidente Directrice Générale de @YouTube France et @isadegeorges Présidente @Gaumont Télévisions, Vice-Présidente de l'@USPAOfficiel. YouTube s'incrit-il sur les mêmes enjeux que la télévision ?
France Télévisions, notre bien commun : non à la privatisation, oui à la souveraineté culturelle !
Le rapport Alloncle sur l’audiovisuel public a été adopté.
Et déjà, le Rassemblement National sort l’artillerie lourde : « privatisons ! », « bastion idéologique ! », « gaspillage de l’argent public ! », « restaurer un paysage médiatique pluraliste »
France Télévisions n’est pas un « bastion idéologique » C’est notre patrimoine à tous, un pilier de la démocratie, de la culture et de la cohésion sociale.
Un service public qui, chaque jour, informe, éduque, divertit et unit les Français.
Le Rassemblement National joue avec les mots et les idées :
Il parle de « pluralisme » pour mieux démanteler ce qui garantit justement la diversité des voix et des contenus.
Son objectif : Imposer une hégémonie culturelle ?
Pourquoi France Télévisions est irremplaçable ?
- Indépendance : Une information libre, exempte de pressions commerciales ou idéologiques.
- Accessibilité : Des programmes gratuits pour tous, partout.
- Création : Un terreau pour les talents, les séries, les documentaires.
- Éducation et culture : Des émissions qui forgent notre mémoire collective, qui éduquent nos enfants, qui défendent notre langue et nos valeurs.
Le service public coûte, oui. Mais que coûterait son absence ?
Une société fragmentée :
- où l’information deviendrait un produit de luxe,
- où la culture serait réduite à ce qui est « rentable »,
- où les territoires ruraux et les publics modestes seraient abandonnés.
Et coûte-t-il si cher que le prétend le Rassemblement National ?
Le coût de l’audiovisuel public est de :
- 8,7 € par mois et par habitant en Allemagne,
- 6,1 € au Royaume-Uni …
- et de 4,2 € en France.
C’est aussi 40 à 50% de moins que le prix de l’abonnement le plus économique à une plateforme de SVoD.
Le Rassemblement National le sait : privatiser, c’est renoncer à notre modèle républicain.
À ceux qui doutent, rappelons que l’audiovisuel public est un investissement, pas une dépense.
Pour chaque euro investi, ce sont
- des emplois locaux,
- une industrie créative dynamique,
- une France qui rayonne.
Et surtout : une démocratie en bonne santé.
Alors oui, réformons, modernisons, optimisons.
Mais ne touchons pas à l’ADN de France Télévisions :
- son indépendance,
- sa mission de service public.
Le vrai débat est au fond : quel pays voulons-nous ?
Une France où l’on partage une histoire commune, où l’on garantit à chacun l’accès à une information de qualité, où l’on favorise la création et la diversité des œuvres ?
Ou bien une France où tout s’achète, où tout se vend, où tout se soumet aux lois du marché ?
✅ Excellente nouvelle : l’Europe avance pour une IA éthique et respectueuse des créateurs !
👉 Le 16 avril 2026, Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission Européenne chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, a confirmé devant la commission juridique du Parlement européen sa volonté de PROTÉGER les ayants droit et les auteurs face à l’IA générative.
👉 Une position forte, en parfaite cohérence avec le rapport du député Axel Voss adopté par le Parlement Européen le 10 mars 2026, qui avait déjà marqué une étape historique.
📌 Un appel à contributions suivi d’une consultation publique seront lancés prochainement pour explorer des ajustements législatifs, notamment pour les médias dont les contenus sont massivement exploités par l’IA.
❌ L’IA ne peut pas se développer au détriment de la création humaine
❌ Nos œuvres sont pillées, utilisées massivement pour entraîner des IA
❌ sans autorisation, sans rémunération
L’objectif est de rendre possible :
👉 La transparence
👉 La négociation
👉 L'émergence d’un marché de licences équitable
✅ L’Europe refuse le pillage des œuvres et exige un dialogue équilibré entre développeurs et créateurs
👉 Une condition essentielle pour que la France et l’Union Européenne restent des leaders culturels et technologiques.
📌 La propriété intellectuelle n’a jamais été un frein à l’innovation, elle en est la condition
📌 Protéger la création, c’est permettre à l’IA de se développer dans un cadre équilibré et accepté
Et en France ?
👉 L’urgence est la même : après l’adoption au Sénat le 8 avril 2026 de la Proposition de Loi portée par la sénatrice Laure Darcos sur la présomption d’utilisation des contenus culturels par l’IA, la balle est désormais dans le camp de l’Assemblée nationale.
👉 Un vote conforme et rapide enverrait un signal clair :
✅ Innovation oui
❌ Pillage non
➡️ L’urgence est là : les créateurs ne peuvent plus attendre
👉 Protégeons nos œuvres et nos talents, car ils sont au cœur de notre soft power et de notre attractivité
👉 Construisons des partenariats équilibrés entre tech et culture, pour que l’innovation serve l’intérêt général, et non l’inverse
‼️ Verdict final : qui détient le pouvoir en 2027
👉 C'est sur ce thème que j’ai eu le plaisir d’échanger avec Claire Basini et Lorenzo Benedetti pour clore les deux journées de l'événement "Nouvelle Fiction".
👉 L’enjeu ? Dessiner les contours d’un secteur audiovisuel résilient, souverain et ambitieux face aux bouleversements technologiques, économiques et sociétaux.
✅Trois convictions fortes sont ressorties de notre débat :
👉Les plateformes de partage de vidéos sont un nouveau partenaire à réguler : YouTube, Meta, TikTok et autres géants captent l’attention et les revenus, mais leur pouvoir n’est plus absolu.
👉Grâce aux régulations et à la mobilisation des créateurs, il nous faut imposer peu à peu un équilibre : transparence des algorithmes, financement équitable de la création locale, lutte contre les biais.
👉 La souveraineté culturelle est un combat de tous les jours
⚠️ Face à l’uniformisation des récits et à la polarisation des imaginaires, notre rôle est plus crucial que jamais : raconter des histoires diversifiées, authentiques et qui rassemblent.
➡️ Mais pour résister aux algorithmes, il faut innover dans les formats et mobiliser le public car c’est lui qui détient le pouvoir ultime.
✅ Notre force ? Nous sommes des conteurs et ça, aucune machine ne peut le remplacer.
📌 Un message clair pour 2027 :
Le pouvoir ne sera pas détenu par un seul acteur, mais par ceux qui sauront allier récits, ambition, résilience, régulation, et innovation.
👉 Aux créateurs, producteurs et diffuseurs de s’unir pour imposer un modèle où la diversité des récits et l’intérêt général priment sur les logiques de marché.
🙏 Un grand merci à Jerome Chouraqui pour cette invitation, à Claire Basini et Lorenzo Benedetti pour ce débat lucide et inspirant, et à tous les participants pour leur engagement.
‼️ L’avenir de l’audiovisuel français se joue maintenant et il sera collectif, ou ne sera pas : Le pouvoir en 2027 ne se prend pas, il se construit. Ensemble.
‼️‼️ YouTube et Smart TV : la bataille invisible pour notre attention
Les chiffres de l’ARCOM (2026) le confirment : YouTube est devenu un acteur central de l’audiovisuel français, avec une influence comparable à celle des chaînes traditionnelles :
👉 Aujourd’hui, 1 foyer français sur 2 est équipé d’une Smart TV
👉 YouTube y bénéficie d’un accès privilégié
👉 TF1+, M6+, https://t.co/pngDa5m1Ee ? Relégués en page 2, quand ils ne sont pas absents
‼️Conséquence :
👉 1 jeune sur 3 (36 %) commence sa session TV en regardant YouTube
👉 48 % des Français utilisent YouTube chaque semaine, 70 % des moins de 35 ans
👉 85 % des utilisateurs de YouTube sur Smart TV consomment des formats longs, comparables à ceux des chaînes
👉 42 % des utilisateurs estiment que les contenus YouTube sont plus intéressants que ceux des chaînes traditionnelles
🖤 Pourtant, ses responsabilités ne suivent pas :
👉 YouTube capte une part croissante des usages, des audiences et des recettes publicitaires sans obligations comparables à celles des diffuseurs ou des plateformes de streaming
👉 YouTube n’est pas un acteur régulé comme les autres
⚠️ Deux modèles, deux visions de la création :
❌ Le modèle YouTube :
- Fondé sur le financement en amont par les annonceurs (B-to-C)
- Une relation directe au public, où seuls les contenus compatibles avec les objectifs de marque, d’image ou de "brand safety" émergent
- Certains récits, trop fragiles, trop exigeants, ne voient jamais le jour, parce qu’ils ne rentrent pas dans les cases
- Pas de ruissellement, un succès ne bénéficie qu'à YouTube et au créateur qui a pris tous les risques
✅ Le modèle régulé qui s’applique aux diffuseurs et aux plateformes de streaming garantit :
- La diversité des récits : faire coexister des œuvres grand public et des oeuvres qui ne cherchent pas d’abord à plaire à un annonceur, mais à questionner, à émouvoir
- Un écosystème collectif : grâce aux éditeurs, au CNC, la garantit d'une création pluraliste, où un succès ruisselle sur l’ensemble de l’écosystème
📌 L’enjeu n’est pas seulement économique, mais culturel et social : sommes-nous encore capables de faire tenir un collectif dans un monde qui valorise de plus en plus l’individuel ?
‼️ Le vrai risque ?
👉 L’affaiblissement des diffuseurs, pris en étau entre la fuite des audiences et la tentation de « se brancher » sur YouTube.
👉 La fragilisation d’un écosystème entier : le financement de la création, la diversité des écritures, la souveraineté culturelle.
📌 L’urgence d’agir
La révision de la directive SMA est une opportunité pour :
👉 Réévaluer la taxe sur le chiffre d’affaires publicitaire de YouTube
👉 Repenser la nature de la plateforme qui ne peut plus être considérée comme un simple hébergeur de contenus
👉 Encadrer la visibilité sur les Smart TV
‼️ Voulons-nous un écosystème où seuls les contenus "brand-safe" survivent ?
➡️ Ou un modèle qui permet la diversité, la souveraineté culturelle et la défense de l’intérêt général ?