𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐑𝐨𝐢 : 𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚 𝐃𝐢𝐤𝐚 𝐌𝐩𝐨𝐧𝐝𝐨 ♨️
Le 𝟐𝟖 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟗𝟏𝟔, à six heures du matin, une foule immense se presse sur le quai de Douala.
Des milliers de Duala, particulièrement ceux de 𝐁𝐨𝐧𝐚𝐦𝐛𝐞𝐥𝐚, attendent dans le silence la sortie d’une dépouille qui doit rejoindre sa terre natale.
Dans la cale, un premier cercueil renferme le corps du défunt.
Pour la dernière étape du voyage en 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐝𝐮𝐚𝐥𝐚, il a été placé dans un cercueil beaucoup plus imposant, œuvre d’𝐄𝐤𝐮𝐥𝐞 𝐄𝐩𝐨, de 𝐁𝐨𝐧𝐞𝐥𝐞𝐤𝐞.
Lorsque le cortège quitte le port en direction de l’église de 𝐁𝐞𝐭𝐡𝐞𝐥, la ville semble s’être donné rendez-vous sur son passage.
Des milliers de personnes l’accompagnent, tandis qu’une foule encore plus nombreuse se tient de part et d’autre de la route.
Celui qui revient ainsi, porté par les siens, n’est pas un homme ordinaire.
C’est 𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚 𝐃𝐢𝐤𝐚 𝐌𝐩𝐨𝐧𝐝𝐨, quatrième souverain de la dynastie Akwa , signataire du traité germano-duala de 𝟏𝟖𝟖𝟒.
Mais derrière cette cérémonie funèbre se cache une histoire de pouvoir, d’exil et de résistance à la domination coloniale.
♨️ 𝐋𝐚 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢è𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐫𝐭𝐢𝐞
Quelques mois plus tôt, le roi avait été une nouvelle fois chassé de Douala par l’administration coloniale.
Arrivés au Cameroun après la défaite allemande, les Français considèrent les chefs duala comme des obstacles à leur politique foncière et administrative.
𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚 𝐃𝐢𝐤𝐚 𝐌𝐩𝐨𝐧𝐝𝐨, dont l’autorité et l’influence inquiètent les nouveaux maîtres de la colonie, devient progressivement une cible.
Le prétexte survient dans la nuit du 𝟐𝟕 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟏𝟗𝟏𝟔, à proximité de sa résidence. Un policier français en patrouille, accompagné de quelques tirailleurs, surprend sa maîtresse avec un autre homme, un Autochtone.
Furieux, il ordonne aux tirailleurs de corriger son rival. La dispute dégénère. L’homme agressé crie et alerte les voisins. Rapidement, la foule intervient, désarme les tirailleurs, les ligote et les frappe. Parmi les témoins figure 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐞 𝐃𝐢𝐧 𝐃𝐢𝐤𝐚, fils du roi.
- 𝑳’𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅 𝒊𝒎𝒎é𝒅𝒊𝒂𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒓𝒏𝒖𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆. -
Le 𝟐 𝐦𝐚𝐢 𝟏𝟗𝟏𝟔, le tribunal de circonscription de Douala condamne Din Dika à trois ans d’emprisonnement.
Mais l’administration ne s’arrête pas là. Le chef de la circonscription réclame des sanctions contre 𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚, soupçonné de subversion et accusé de résistance à l’autorité, alors même que rien ne permet d’établir qu’il ait participé à l’incident.
Le 𝟏𝟎 𝐦𝐚𝐢 𝟏𝟗𝟏𝟔, le général commissaire du gouvernement 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐀𝐲𝐦𝐞𝐫𝐢𝐜𝐡 décide son éloignement. Le roi est envoyé à 𝐂𝐚𝐦𝐩𝐨, en résidence surveillée.
Le 12 mai, il quitte Douala à bord du vapeur « 𝐇𝐚𝐨𝐮𝐬𝐬𝐚 ». Il ne reverra jamais sa ville.
À Campo, loin de son peuple, 𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚 𝐃𝐢𝐤𝐚 𝐌𝐩𝐨𝐧𝐝𝐨o s’éteint le 𝟔 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟗𝟏𝟔, à l’âge de 80 ans, de suite d’une infection rénale. Conformément aux usages, les chefs Batanga procèdent à son inhumation le jour même.
- 𝑴𝒂𝒊𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝑨𝒌𝒘𝒂, 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒕𝒐𝒎𝒃𝒆 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒕 ê𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒆𝒓𝒏𝒊è𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒎𝒆𝒖𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒔𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒂𝒊𝒏. -
♨️ 𝐋𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐫𝐨𝐢
À Douala, la nouvelle provoque une mobilisation immédiate. Réunis dans la cour du chef 𝐀𝐝𝐨𝐥𝐟 𝐃𝐢𝐛𝐮𝐬𝐢 𝐃𝐢𝐤𝐚, à Akwa, les responsables de la famille royale décident de ramener le défunt sur sa terre ancestrale.
Une délégation embarque sur le vapeur « 𝐅𝐨𝐮𝐥𝐥𝐚𝐡 » en direction de 𝐂𝐚𝐦𝐩𝐨.
Après les rites d’exhumation, la dépouille reçoit les honneurs militaires du détachement britannique présent dans la ville.
Le cercueil est ensuite placé dans une chambre spécialement aménagée à bord du navire.
- 𝑪𝒍𝒖𝒃 𝑱𝒐𝒖𝒓𝒏𝒂𝒍- 𝑪𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝑬𝒅𝒖𝒄𝒂𝒕𝒊𝒇 𝑩𝒂𝒔𝒕𝒐𝒔
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𝐋𝐞 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢𝐞𝐫 𝐯𝐨𝐲𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐮 𝐑𝐨𝐢 : 𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚 𝐃𝐢𝐤𝐚 𝐌𝐩𝐨𝐧𝐝𝐨 ♨️
Le 𝟐𝟖 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟗𝟏𝟔, à six heures du matin, une foule immense se presse sur le quai de Douala.
Des milliers de Duala, particulièrement ceux de 𝐁𝐨𝐧𝐚𝐦𝐛𝐞𝐥𝐚, attendent dans le silence la sortie d’une dépouille qui doit rejoindre sa terre natale.
Dans la cale, un premier cercueil renferme le corps du défunt.
Pour la dernière étape du voyage en 𝐩𝐚𝐲𝐬 𝐝𝐮𝐚𝐥𝐚, il a été placé dans un cercueil beaucoup plus imposant, œuvre d’𝐄𝐤𝐮𝐥𝐞 𝐄𝐩𝐨, de 𝐁𝐨𝐧𝐞𝐥𝐞𝐤𝐞.
Lorsque le cortège quitte le port en direction de l’église de 𝐁𝐞𝐭𝐡𝐞𝐥, la ville semble s’être donné rendez-vous sur son passage.
Des milliers de personnes l’accompagnent, tandis qu’une foule encore plus nombreuse se tient de part et d’autre de la route.
Celui qui revient ainsi, porté par les siens, n’est pas un homme ordinaire.
C’est 𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚 𝐃𝐢𝐤𝐚 𝐌𝐩𝐨𝐧𝐝𝐨, quatrième souverain de la dynastie Akwa , signataire du traité germano-duala de 𝟏𝟖𝟖𝟒.
Mais derrière cette cérémonie funèbre se cache une histoire de pouvoir, d’exil et de résistance à la domination coloniale.
♨️ 𝐋𝐚 𝐝𝐞𝐫𝐧𝐢è𝐫𝐞 𝐬𝐨𝐫𝐭𝐢𝐞
Quelques mois plus tôt, le roi avait été une nouvelle fois chassé de Douala par l’administration coloniale.
Arrivés au Cameroun après la défaite allemande, les Français considèrent les chefs duala comme des obstacles à leur politique foncière et administrative.
𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚 𝐃𝐢𝐤𝐚 𝐌𝐩𝐨𝐧𝐝𝐨, dont l’autorité et l’influence inquiètent les nouveaux maîtres de la colonie, devient progressivement une cible.
Le prétexte survient dans la nuit du 𝟐𝟕 𝐚𝐯𝐫𝐢𝐥 𝟏𝟗𝟏𝟔, à proximité de sa résidence. Un policier français en patrouille, accompagné de quelques tirailleurs, surprend sa maîtresse avec un autre homme, un Autochtone.
Furieux, il ordonne aux tirailleurs de corriger son rival. La dispute dégénère. L’homme agressé crie et alerte les voisins. Rapidement, la foule intervient, désarme les tirailleurs, les ligote et les frappe. Parmi les témoins figure 𝐥𝐞 𝐩𝐫𝐢𝐧𝐜𝐞 𝐃𝐢𝐧 𝐃𝐢𝐤𝐚, fils du roi.
- 𝑳’𝒂𝒇𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅 𝒊𝒎𝒎é𝒅𝒊𝒂𝒕𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒓𝒏𝒖𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆. -
Le 𝟐 𝐦𝐚𝐢 𝟏𝟗𝟏𝟔, le tribunal de circonscription de Douala condamne Din Dika à trois ans d’emprisonnement.
Mais l’administration ne s’arrête pas là. Le chef de la circonscription réclame des sanctions contre 𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚, soupçonné de subversion et accusé de résistance à l’autorité, alors même que rien ne permet d’établir qu’il ait participé à l’incident.
Le 𝟏𝟎 𝐦𝐚𝐢 𝟏𝟗𝟏𝟔, le général commissaire du gouvernement 𝐉𝐨𝐬𝐞𝐩𝐡 𝐀𝐲𝐦𝐞𝐫𝐢𝐜𝐡 décide son éloignement. Le roi est envoyé à 𝐂𝐚𝐦𝐩𝐨, en résidence surveillée.
Le 12 mai, il quitte Douala à bord du vapeur « 𝐇𝐚𝐨𝐮𝐬𝐬𝐚 ». Il ne reverra jamais sa ville.
À Campo, loin de son peuple, 𝐊𝐢𝐧𝐠 𝐀𝐤𝐰𝐚 𝐃𝐢𝐤𝐚 𝐌𝐩𝐨𝐧𝐝𝐨o s’éteint le 𝟔 𝐝é𝐜𝐞𝐦𝐛𝐫𝐞 𝟏𝟗𝟏𝟔, à l’âge de 80 ans, de suite d’une infection rénale. Conformément aux usages, les chefs Batanga procèdent à son inhumation le jour même.
- 𝑴𝒂𝒊𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒔 𝑨𝒌𝒘𝒂, 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒕𝒐𝒎𝒃𝒆 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒕 ê𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒆𝒓𝒏𝒊è𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒎𝒆𝒖𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒔𝒐𝒖𝒗𝒆𝒓𝒂𝒊𝒏. -
♨️ 𝐋𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐮 𝐫𝐨𝐢
À Douala, la nouvelle provoque une mobilisation immédiate. Réunis dans la cour du chef 𝐀𝐝𝐨𝐥𝐟 𝐃𝐢𝐛𝐮𝐬𝐢 𝐃𝐢𝐤𝐚, à Akwa, les responsables de la famille royale décident de ramener le défunt sur sa terre ancestrale.
Une délégation embarque sur le vapeur « 𝐅𝐨𝐮𝐥𝐥𝐚𝐡 » en direction de 𝐂𝐚𝐦𝐩𝐨.
Après les rites d’exhumation, la dépouille reçoit les honneurs militaires du détachement britannique présent dans la ville.
Le cercueil est ensuite placé dans une chambre spécialement aménagée à bord du navire.
- 𝑪𝒍𝒖𝒃 𝑱𝒐𝒖𝒓𝒏𝒂𝒍- 𝑪𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝑬𝒅𝒖𝒄𝒂𝒕𝒊𝒇 𝑩𝒂𝒔𝒕𝒐𝒔
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Le plein continue au ShowRoom. 🚗🥖
Nos pains chargés sont désormais disponibles au ShowRoom Tradex Logpom (Rhône Poulenc) Merci à @TradexCam (ou le compte officiel) pour leur confiance. Heureux d’écrire ce nouveau chapitre ensemble.
+237 6 70 55 00 55
#Douala#business
Il fait du populisme, aidé par son semblant d'éloquence, pour rester poli, et il prend une posture qui inspire la confiance alors qu'il n'y a rien de concret en dehors des podcasts où il fait du copier-coller de sujets traités par d'autres personnes ou d'autres médias.
Le monsieur sur la première capture, ceux et celles qui le prennent au sérieux me font vraiment pitié. Dans la majorité de ses podcasts, il raconte des incongruités. On n'a pas besoin d'écouter 30 secondes pour comprendre qu'il ne maîtrise pas la majorité des sujets abordés.
@joblijob16@fabienbitogol Mańan, ce sera interminable comme débat 🥲 J'ai compris où le frère voulait en arriver, ce que je crois avoir mal perçu ou interprété dès le départ.
@fabienbitogol ... Pongo-Douala pour marquer une différence avec les Pongo-Songo qui sont dans la Sanaga-Maritime arrondissement de Mouanko ce sont des appellations posts coloniale dont les concernés peuvent se défaire sans pour autant indexer un tiers ou une communauté tierce.
@fabienbitogol ...Duálá.
J'ai lu votre cité qui parle des colons et des Duálá pour l'appellation Bassa'a Ba Douala que vous écrivez également maladroitement sous "Bassa'a Ba Duálá" ce qui est totalement faux la désignation étant très récente comme on surnommait les Pongo-Dibombari par