@Crohnfighter Supprimer le JAP, le JDL, tout en séance publique
Publier les noms des formations de jugement, des accusés et des peines
Procès sous six mois hors plaider coupable
Appel réservé à la procédure ou à un nouvel élément
Refonte de la justice des mineurs et de l'irresponsabilité
@Crohnfighter Le truc le plus antidémocratique à propos de la justice française, c'est que presque absolument tout se déroule dans des bureaux
Ce qui fait que le peuple n'est jamais informé
Pas d'inculpation, pas de remise en liberté ou d'emprisonnement décidé en session publique
Le maire se moque des quartiers. Le prof' n'a pas su m'intéresser. Ma mère ne me comprend pas. Les meufs sont des michtos. Si je perce pas, c'est l'algo. Je n'ai pas commis de délit en prenant le fric de l'Assemblée pour acheter de la drogue à un gamin, j'ai juste une maladie. J'ai frappé quelqu'un qui l'a bien cherché. Le policier n'a pas employé les bons mots quand j'ai pillé un Darty.
Il y a tout un tas de gens qui ont un "locus de contrôle" externe : ils pensent être le passager du véhicule de leur vie. C'est parfois vrai. Parfois pas. Ils font le choix de présenter toute initiative de leur part comme quelque chose qui leur tombe dessus. Pensée confortable pour une vie triste.
Les messages de Clémence Guetté hier et aujourd'hui illustrent à merveille le profond mépris qu'elle a pour ceux qu'elle croit défendre. Elle les croit à jamais irresponsables. Une vision adolescente.
La meilleure chose à faire face à des personnes antisociales est de leur montrer que dans la vie, mal se comporter entraîne des conséquences malheureuses. Facture, travail, peine. Que ferait un bon parent ? L'inverse de ce que dit depuis hier LFI, la Fanzone des Irresponsables.
Récit d’une nuit de liesse par le journal Le Monde
Trop longtemps, la RFR (République française raciste) a refusé d’offrir aux jeunes de banlieue une victoire du PSG en Ligue des champions. Ces jeunes, souvent, n’ont pas d’emploi (par convictions anticapitalistes), pas de relations amicales stables (car une justice excluante les enferme régulièrement en prison), pas d’accès à la culture (car ils brûlent leurs médiathèques pour combattre l’oppression). Ils n’ont que le football. Et, silencieusement, ils souffrent : ils ont assisté à la remontada face à Barcelone, à l’humiliation face à Manchester, à la défaite cruelle contre Chelsea, à la finale malheureuse contre le Bayern Munich. Ils ont enduré les caprices de Neymar, les disparitions de Messi les soirs de grand match, les recrutements ratés de Paredes, Wijnaldum, Icardi ou Jesé, et les titularisations d’Ekitike.
Mais, ce samedi 30 mai, le rêve se concrétise. Pour la deuxième fois de suite, le PSG remporte la coupe aux grandes oreilles. Les émotions, si longtemps enfouies, réprimées, étouffées, peuvent s’exprimer. La liesse est totale. Dès 21 heures, des groupes de jeunes prennent le chemin des Champs-Élysées pour crier leur amour du PSG. Pour hurler leur joie de vivre. Leur fierté d’appartenir à une humanité si belle. En chemin, sous le coup de l’émotion, ils brûlent quelques voitures pour faire la fête en lumière. Ils sont bien obligés de célébrer avec les moyens du bord, la RFR ne leur offrant ni feu d’artifice, ni podium, ni confettis officiels. Il y a quelque chose de beau à voir ces désœuvrés, ces marginalisés, ces déshérités, ces laissés-pour-compte, ces oubliés, parvenir à faire tant avec si peu. Quel contraste avec la bourgeoisie blanche, qui possède tant mais fait si peu !
À 22 heures, autour de l’Arc de triomphe, la fête bat son plein. Quelques « Marseille, Marseille, on t’encule » retentissent dans le ciel étoilé. Quel bonheur, de voir tous ces visages masculins, virils et dynamiques, symbole de cette jeunesse venue d’ailleurs et prête à financer notre système de retraite, à insuffler une énergie nouvelle à nos sociétés fatiguées ! Les chiens déclinistes aboient, mais le futur est déjà là, et il est radieux. D’aucuns déplorent l’absence de femmes aux festivités, mais comment ne pas comprendre ? Il est si dangereux, aujourd’hui, pour une femme racisée de s’aventurer dans le 8e ou le 16e arrondissement de Paris, zones où LR enregistre des scores importants et où le patriarcat sévit encore. Le principe de précaution a prévalu, et tant mieux.
Vers 23 heures, des jeunes jettent des projectiles et des barrières de sécurité sur le périphérique parisien. Quelques conducteurs blessés font les grincheux ; personne ne les laissera gâcher la fête. En s’en prenant, dans un esprit bon enfant, à des voitures, les fêtards adressent en réalité un geste de protestation contre le bruit, la pollution et le va-et-vient frénétique de ceux qui courent sans jamais s’arrêter, prisonniers de l’injonction à créer des points de croissance. La modernité contestée par ceux qui savent que le bonheur ne réside pas dans le mouvement et la vitesse, par ceux qui savent profiter de l’instant présent. Voilà pourquoi la diversité est une richesse : elle est une puissance subversive, capable de jeter un regard critique sur les normes oppressives que nous, occidentaux aveuglés par la blancheur de nos certitudes, avons appris à ne plus voir.
Vers minuit, l’euphorie retombe ; subsiste l’angoisse du lendemain. Dans quelques heures, tout reprendra : les discriminations systémiques, les discours de Retailleau contre le voile, la dénonciation raciste des violences de la veille. Et rien pour alléger la lourdeur du présent, puisqu’il faudra attendre plusieurs mois avant de voir rejouer le PSG en Ligue des champions. Alors les jeunes supporteurs se rebellent. Comment ne pas compatir ? Ils pillent des magasins, cassent des vitrines, agressent des pompiers, attaquent des policiers aux mortiers, explosent des Abribus. Pour une fois, la brutalité change de camp. La soif de justice ne connaît plus de limites. La violence, c’est le désespoir qui a perdu patience.
Le lendemain, la droite pudibonde et hygiéniste, qui voit dans chaque éclat de joie un signe de décadence, s’indigne. Sur le plateau de CNews, où l’on croit qu’une discussion de comptoir remplace la sociologie, on ne parvient même pas une seconde à replacer les événements dans le contexte plus large des violences infligées par la RFR aux racisés. On fait l’éloge d’un monde ordonné, où personne n’oserait danser hors des cadres imposées par la bourgeoisie néoréactionnaire. Qu’ils aient le courage de le dire comme ils le pensent : ils ont la nostalgie du IIIe Reich. Sur BFM, un commentateur parle de « barbarie ». Pourtant, Lévi-Strauss l’a magistralement démontré, le barbare, c’est celui qui croit à la barbarie. Les seuls barbares, ce sont donc les électeurs du RN, qui s’excluent de l’humanité en choisissant le racisme et le repli sur soi.
@VLautard Avoir eu une boussole morale à 20 ans ne garantit pas qu'on l'ait gardée avec le temps
Bref la vieillesse est un naufrage pour les intellectuels en particulier
@GroseilleJlouis En vrai Hollande a été un président médiocre, mais je n'aurais aucun problème à m'asseoir à coté de lui et discuter, et je pense que ce serait assez plaisant