M. Faure, vous reconnaissez avoir relayé une information erronée. C'est à votre crédit.
Mais vous accusez aussitôt les dirigeants du RN d'avoir, par leurs propos, conduit le meurtrier de Trappes à passer à l'acte.Où sont les preuves de ce lien ?
Et puisque vous évoquez la responsabilité des discours politiques, parlons aussi de vos anciens alliés de LFI.
Richard Malka a consacré un livre à dénoncer les dérives antisémites qu'il reproche à Jean-Luc Mélenchon et à son mouvement. Ces accusations méritent, elles aussi, d'être examinées avec sérieux.
Pourquoi les mots de vos adversaires auraient-ils des conséquences meurtrières, tandis que ceux de vos alliés seraient toujours sans responsabilité ?
Combattre le racisme et l'antisémitisme exige la même fermeté envers tous. La haine n'a pas un seul visage, et l'indignation ne devrait jamais dépendre des alliances électorales.
Lula gagne la présidentielle, mais la droite et le centre droit sont majoritaires dans les DEUX chambres du Congrès, et le parti de Bolsonaro est la première formation parlementaire !
Célébrer une victoire, c’est légitime. Faire disparaître les résultats qui dérangent, c’est de la propagande, pas de l’analyse.
M. Porcher, « le Brésil est sauvé de l’extrême droite » ?
Lula gagne la présidentielle, mais la droite et le centre droit sont majoritaires dans les DEUX chambres du Congrès, et le parti de Bolsonaro est la première formation parlementaire !
Vous êtes économiste, pourtant vous oubliez la moitié des résultats.
Célébrer une victoire, c’est légitime. Faire disparaître les résultats qui dérangent, c’est de la propagande, pas de l’analyse.
M. Vannier, Lula a remporté la présidentielle. C’est le verdict des urnes, et il doit être respecté.
Mais vous oubliez un détail de taille : la droite et le centre droit sont majoritaires dans les DEUX chambres du Congrès brésilien !
Le parti de Bolsonaro est même devenu la première formation à la Chambre des députés et au Sénat.
Vous proclamez « la gauche a vaincu » en passant sous silence les millions d’électeurs qui ont porté la droite au Parlement.
Quant aux « ingérences américaines », lesquelles précisément ? Avec quelles preuves ?
Et votre « bientôt, la France fera de même » ressemble davantage à un souhait militant qu’à une analyse électorale.
La démocratie, M. Vannier, ce n’est pas célébrer uniquement les résultats qui vous arrangent. C’est respecter tous les bulletins, y compris ceux de vos adversaires.
Au Brésil, les électeurs ont choisi Lula à la présidence, mais ils ne lui ont pas donné les pleins pouvoirs. Voilà le résultat complet.
Mme Balage El Mariky, « Vous avez ciblé, il a tué » ?
Vous venez donc d’attribuer publiquement la responsabilité d’un meurtre à Marine Le Pen, Jordan Bardella et Julien Odoul. Rien que ça !
Et votre pièce à conviction ? Un article du Monde dont vous n’avez manifestement pas lu la rectification !
Les fameux « tracts RN dans la voiture » ? Ils n’étaient PAS dans la voiture et ce n’étaient PAS des tracts à proprement parler.
Des documents liés au RN ont été retrouvés, mais leur nature exacte reste à préciser.
Pourtant, vous avez déjà identifié les responsables, établi le mobile politique et prononcé votre réquisitoire.
À quoi bon une enquête judiciaire quand un tweet et une capture d’écran suffisent à rendre votre verdict ?
Le racisme du suspect doit être condamné sans réserve. Mais cela ne transforme pas vos adversaires politiques en complices d’un assassinat.
Vous dénoncez les amalgames lorsqu’ils visent la gauche. Vous les érigez en méthode lorsqu’ils visent la droite.
Ce n’est pas la recherche de la vérité. C’est un procès politique dont vous avez écrit la conclusion avant même d’avoir vérifié les faits.
M. Lucas, avant de jouer les procureurs, commencez par lire les rectifications du Monde !
Les fameux « tracts RN dans la voiture » ? Ils n’étaient PAS dans la voiture et ce n’étaient PAS des tracts à proprement parler !
Mais vous voilà déjà à demander si des responsables du RN connaissaient les intentions du tueur.
Sur quelle preuve ? Quel contact identifié ? Quel début d’élément établissant une complicité ?
Rien de tout cela n’est démontré.
Vous partez d’une information rectifiée pour insinuer qu’un parti politique aurait pu être informé d’un projet terroriste.
Et si l’on appliquait votre méthode à LFI chaque fois qu’un criminel possède un document insoumis ou participe à un rassemblement de gauche ?
Vous seriez le premier à dénoncer l’amalgame !
À ce niveau, ce n’est plus une demande d’explications, c’est un réquisitoire construit avant l’enquête.
La présomption d’innocence et la rigueur des faits ne sont pas des options réservées à vos amis politiques.
M. Faure, Lula a gagné la présidentielle avec 51,79 % des voix. C’est incontestable.
Mais votre lecture du scrutin oublie une donnée majeure : les Brésiliens ont aussi élu un Congrès où la droite et le centre droit sont majoritaires dans les DEUX chambres !
Le parti de Bolsonaro est même devenu la première formation à la Chambre des députés et au Sénat.
Vous présentez cette élection comme un rejet de l’extrême droite. Pourtant, les électeurs ont réélu Lula tout en renforçant considérablement la droite au Parlement.
C’est un résultat politiquement bien plus contrasté que votre récit ne le laisse entendre.
Et puisque vous invoquez le respect du suffrage universel, pourquoi ne commenter que la présidentielle ?
La démocratie ne consiste pas à célébrer les bulletins qui vous plaisent et à passer les autres sous silence. Tous les votes comptent, y compris ceux de vos adversaires.
Maître Ba, pour un avocat, voilà une démonstration assez embarrassante.
Vous affirmez péremptoirement que des tracts RN ont été retrouvés dans la voiture du suspect. Problème : Le Monde a déjà rectifié cette information !
Ils n’étaient PAS dans sa voiture et ce n’étaient PAS, à proprement parler, des tracts. La nature exacte des documents liés au RN reste à préciser.
Mais vous voilà déjà à comparer ces documents à la propagande de Daech et à suggérer les conclusions que les juges devraient en tirer !
Depuis quand un avocat transforme-t-il une information de presse rectifiée en preuve judiciaire ?
Vous connaissez pourtant la différence entre un indice, une preuve d’adhésion idéologique et une responsabilité pénale.
Les propos racistes attribués au suspect sont abjects. Mais leur gravité ne vous autorise pas à prendre des raccourcis avec les faits.
Vous appelez les juges à tirer des conséquences d’éléments que vous présentez vous-même de manière inexacte.
Et vous terminez en dénonçant ceux qui « diluent la responsabilité » ?
Maître, avant de contempler les autres, commencez peut-être par relire le dossier. La rigueur juridique devrait précéder le militantisme, pas lui courir après.
Bailly Bagayoko 🇧🇷✊🏽, Lula a remporté la présidentielle. C’est le verdict des urnes.
Mais pourquoi passer sous silence l’autre verdict, celui des législatives ?
La droite et le centre droit restent majoritaires dans les deux chambres : 278 députés sur 513 et 50 sénateurs sur 81. Le parti de Bolsonaro devient même la première force parlementaire.
Vous célébrez Lula, mais vous effacez le Parlement. Vous brandissez le résultat qui vous arrange et ignorez celui qui vous dérange.
Pourtant, la démocratie ne se résume pas à une victoire présidentielle. Tous les bulletins comptent, y compris ceux qui contredisent votre récit.
M. Mélenchon, Lula a remporté la présidentielle. C’est le verdict des urnes.
Mais vous oubliez une partie essentielle des résultats : la droite et le centre droit sont également majoritaires dans les DEUX chambres du Congrès brésilien !
278 députés sur 513 et 50 sénateurs sur 81, selon une classification politique des élus.
Le parti de Bolsonaro devient même la première formation dans les deux chambres.
Les Brésiliens ont donc réélu Lula tout en élisant un Parlement largement ancré à droite.
Vous célébrez la victoire présidentielle. Très bien. Mais pourquoi passer sous silence les élections législatives ?
La démocratie ne se résume pas au scrutin qui arrange votre récit. Tous les bulletins comptent, y compris ceux de vos adversaires.
Tiens donc ! Le Monde apporte une précision qui mérite d’être largement diffusée.
Les fameux « tracts RN retrouvés dans la voiture » du suspect de Trappes ?
Finalement, ils n’étaient PAS dans sa voiture et ce n’étaient PAS, à proprement parler, des tracts !
Une seconde source précise que des documents liés au RN ont été retrouvés ailleurs, sans même en préciser la nature.
Pourtant, certains avaient déjà transformé ces informations en preuve d’une adhésion au RN, voire d’une responsabilité du parti dans le meurtre.
Les propos racistes attribués au suspect restent abjects et doivent être examinés sans complaisance.
Mais entre des documents liés à un parti, une adhésion politique et une responsabilité dans un attentat, il existe quelques étapes que l’enquête doit établir.
La précipitation politique ne remplace pas les preuves. Et une information rectifiée devrait entraîner la même publicité que l’accusation initiale.
Des tracts du RN retrouvés dans sa voiture et le voilà immédiatement déclaré « militant RN » !
On aurait également retrouvé un Coran et une Bible à son domicile.
Faudrait-il en conclure qu’il était islamiste ou qu’il a tué au nom du christianisme ? Ce serait tout aussi absurde !
Les propos racistes attribués au suspect sont abjects et ses éventuelles convictions d’extrême droite doivent être examinées sans complaisance.
Mais posséder un livre ou des tracts ne démontre ni une adhésion politique ni la responsabilité d’un parti dans un meurtre.
Vous dénoncez les amalgames lorsqu’ils visent les musulmans. Pourquoi les pratiquer lorsqu’ils concernent vos adversaires politiques ?
La culpabilité par association n’est pas une preuve. Et la récupération politique d’un crime ne rend pas justice aux victimes.
M. Corbière, personne de sérieux ne devrait nier la dimension raciste des propos attribués au suspect de Trappes.
Mais vous confondez trois choses : ses convictions personnelles, son éventuelle appartenance politique et la responsabilité d’un parti dans son crime.
Des tracts du RN et Mein Kampf auraient été retrouvés chez lui. Une Bible et un Coran également. Cela ne suffit pas à rendre les chrétiens ou les musulmans responsables de ses actes.
Et si sa participation présumée à un événement pro-palestinien en 2018 était confirmée, cela ferait-il de lui un militant de gauche ? Pas davantage.
Quant à ses troubles psychiatriques, ils n’effacent pas nécessairement une motivation raciste.
Alors oui, examinons tous les éléments, sans en sélectionner uniquement certains pour conforter une conclusion politique.
Reconnaître le racisme d’un crime n’autorise pas à distribuer des responsabilités collectives sans preuves.
Vous dénoncez les amalgames ? Appliquez donc ce principe à tous.
Mme Fourreau, on aurait également retrouvé une Bible et un Coran au domicile du suspect.
Faut-il en déduire qu’il a tué au nom des chrétiens et des musulmans ? Évidemment non !
Alors pourquoi la présence de tracts du RN ou de Mein Kampf suffirait-elle, à elle seule, à rendre tout un parti et des médias responsables de son crime ?
Les propos racistes attribués au suspect sont abjects et doivent être condamnés sans réserve. Mais ses motivations précises et ses éventuelles influences doivent être établies par l’enquête.
Vous dénoncez la récupération politique des attentats islamistes, mais vous reproduisez exactement le raisonnement que vous condamnez lorsqu’il vise vos adversaires.
La responsabilité par association n’est pas une preuve. Et l’indignation sélective ne rend pas justice aux victimes.
Marre de voir chaque tragédie transformée en procès politique avant même que la justice ait terminé son travail.
Les victimes du terrorisme islamiste auraient toutes été blanches ? Un peu de mémoire.
• Clarissa Jean-Philippe, policière martiniquaise, assassinée à Montrouge en janvier 2015.
• Ludovic Boumbas, d’origine congolaise, tué à La Belle Équipe le 13 novembre 2015 en tentant de protéger une amie.
• Hyacinthe Koma, originaire du Burkina Faso, tué à cette même terrasse.
• Asta Diakité, cousine de Lassana Diarra et musulmane pratiquante, assassinée rue Bichat.
Le terrorisme islamiste a frappé des Français et des étrangers de toutes origines, y compris des personnes noires et musulmanes.
Cela ne signifie pas qu’elles ont été ciblées en raison de leur couleur de peau. Mais cela suffit à réfuter l’affirmation selon laquelle toutes ses victimes étaient blanches.
La mémoire des victimes mérite mieux que des affirmations aussi catégoriques qu’inexactes.
Encore cette comparaison entre le Brésil et la France !
Lula a remporté la présidentielle, mais la droite et les conservateurs dominent le Congrès brésilien.
Quant aux sondages, ils mesurent des intentions de vote à un instant donné, pas un résultat définitif.
Une victoire de Lula au Brésil ne constitue ni une preuve que les sondages français se trompent, ni une promesse de victoire pour Mélenchon.
Les Brésiliens ont élu Lula. Ils n’ont pas voté pour Mélenchon par procuration.
À force de chercher dans chaque élection étrangère la preuve d’une victoire française à venir, vous confondez espoir militant et réalité électorale.
Mme Tondelier, des tracts du RN dans la voiture d'un suspect méritent examen. Mais depuis quand posséder un tract rend-il un parti complice d'un meurtre ?
Si un terroriste détenait des tracts écologistes, accuseriez-vous EELV ?
Vous dénoncez les amalgames quand ils visent votre camp, mais les pratiquez contre vos adversaires.
La justice établit des responsabilités sur des preuves, pas sur le contenu d'une boîte à gants.
Madame Moreau, militante du NPA, vous réclamez l'abolition de Parcoursup et de toute sélection. Très bien. Mais quelle est votre solution ?
Avant Parcoursup, il y avait déjà des filières sélectives et même des tirages au sort faute de places.
Quand 1 000 étudiants demandent une formation de 300 places, vous faites quoi ? Vous poussez les murs ? Vous tirez au sort ? Vous inventez 700 places par décret révolutionnaire ?
Quant à opposer l'éducation à la défense nationale, c'est oublier qu'un pays doit à la fois former sa jeunesse et assurer sa sécurité.
Vous annoncez déjà la chute du gouvernement, mais vous êtes incapable d'expliquer comment accueillir davantage d'étudiants sans moyens ni critères d'admission.
C'est toute la magie du discours révolutionnaire : abolir les contraintes par des slogans, puis laisser aux autres le soin de gérer la réalité.
Les slogans remplissent les manifestations. Ils ne remplissent pas les amphithéâtres.