Le 17 mai, journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie, n’est pas seulement une date dans le calendrier des symboles. C’est le rappel d’une exigence républicaine : celle d’une France qui ne doit jamais renoncer à faire progresser l’égalité, ni à protéger celles et ceux que leur orientation sexuelle ou leur identité de genre expose à la discrimination, à la violence ou à la persécution.
Il y a un peu plus de dix ans, avec le mariage pour tous, notre pays franchissait une étape historique. Ce fut un long combat collectif, une victoire de la République et une fierté durable pour toutes celles et ceux qui ont porté avec nous cette avancée au Gouvernement, en premier lieu Christiane Taubira et au Parlement Erwann Binet.
Mais l’égalité ne peut pas demeurer un principe proclamé. Elle doit devenir, dans la vie quotidienne, une sécurité concrète pour toutes les familles.
C’est aujourd’hui le cas pour des milliers d’enfants nés par GPA à l’étranger. Ces enfants sont là. Ils grandissent dans nos écoles, vivent dans nos communes, partagent le destin de notre pays. Rien ne justifie qu’ils soient maintenus, avec leurs parents, dans des zones grises juridiques qui fragilisent leur existence et compliquent inutilement leur vie.
L’intérêt supérieur de l’enfant ne doit jamais devenir l’otage de nos embarras politiques. La reconnaissance de leur filiation ne peut plus relever du parcours du combattant. Elle doit devenir une procédure claire, sûre, respectueuse des familles et conforme à la dignité de l’enfant.
Cette exigence républicaine ne s’arrête pas à nos frontières.
Nous savons la nécessité de règles claires, fermes et proportionnées pour garantir l’ordre public, la sécurité et la maîtrise de nos frontières. Mais une République fidèle à elle-même ne confond jamais la maîtrise des flux migratoires avec l’indifférence à la persécution.
Comme ancien ministre de l’Intérieur, je sais que l’ordre républicain n’est rien s’il perd son âme. Et cette âme, c’est notamment le droit d’asile.
Au Sénégal, le durcissement récent de la législation contre les personnes homosexuelles marque une régression grave. Les peines encourues ont été alourdies, la répression étendue, et la peur s’est installée parmi celles et ceux qui peuvent être poursuivis pour ce qu’ils sont. Face à une telle situation, la France ne peut pas détourner le regard.
En ce 17 mai, notre pays doit affirmer avec clarté que les personnes persécutées en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre doivent pouvoir accéder effectivement à la protection internationale. C’est le sens même du droit d’asile : protéger celles et ceux qui, dans leur pays, sont menacés dans leur liberté, leur intégrité ou leur vie.
Garantir la dignité des enfants ici, protéger les exilés menacés là-bas : c’est une même fidélité à la promesse républicaine.
La France n’est jamais plus grande que lorsqu’elle tient ensemble la clarté de ses règles et la force de ses principes. Elle n’est jamais plus fidèle à son histoire que lorsqu’elle fait vivre l’universalisme non comme un souvenir, mais comme un engagement.
Aimer ne devrait jamais exposer à la peur, à l’insulte ou au rejet.
En cette Journée mondiale contre l’homophobie, rappelons que trop de femmes et d’hommes, trop de jeunes encore, vivent cachés ou se taisent pour éviter les discriminations et le harcèlement.
Nous avons la chance de vivre dans un pays où chacun peut être libre d’être soi-même et d’aimer qui il veut. Une pensée aujourd’hui pour toutes celles et ceux qui, ailleurs dans le monde, sont privés de cette liberté fondamentale.
La haine et l’intolérance ne seront jamais des valeurs acceptables. Elles doivent être combattues partout, sans faiblesse.
Heureux et fier que le Bal de l’amour se perpétue. 🏳️🌈
À sa création, certains élus étaient sceptiques - les mêmes qui l’adorent aujourd’hui 🤣.
Mais grâce au soutien déterminé d’Anne Hidalgo, j’ai pu imposer cette célébration de tous les amours. Après trois éditions magnifiques, le Bal revient, accompagné de conférences essentielles.
Pourtant, un regret demeure : l'absence des Prix internationaux de Paris contre l’homophobie et la transphobie que nous avions lancés avec Anne, il y a 8 ans et qui se déroulèrent même pendant la Covid. En ce 17 mai, alors qu’une répression terrible et sans précédent s'abat sur les personnes LGBTQIA+ au Sénégal, ce prix aurait eu un sens tout particulier.
Je souhaite que ce soir, le Bal leur soit dédié. Qu’un moment fort honore nos frères et sœurs sénégalais. Ce bal portera alors plus que jamais son nom : celui de l’amour.
Bon bal de l’amour à Paris, ville de tous les amours... pour un soir, comme pour la vie ! 🏛️❤️
@egregoire
Une nouvelle preuve, s’il en fallait encore une, que tout projet politique qui ne vit pas avec son temps, qui est à l’ouest sur les questions de société (voire pire…), est battu. Tant mieux. A bon entendeur…
Ce soir c’est aussi la fin de la vie politique pour un certain nombre de personnalités battues : Bayrou ( abattu), Estrosi (dépassé sur sa droite) , Dati ( déchue) et quelques autres. #municipales
"Fusions techniques," désistements, accords entre responsables politiques qui dénigraient les programmes de leurs nouveaux alliés, allant jusqu'à s'insulter...
Et ils/elles vont encore déplorer, s'étonner du taux d'abstention, du manque d'engagement politique des citoyennes et des citoyens...
👀 Dans le cadre d’un séminaire sur les Fake News, je suis à la recherche de journalistes pour animer auprès des étudiants autour des thématiques de la vérification d’informations… à vos DM !
On ne hiérarchise pas les assassinats. On n’oppose pas un mort à un autre.
La violence — physique comme verbale — se refuse partout, tout le temps, pour tout le monde.
La France Insoumise doit faire le ménage dans ses idées et dans ses rangs.
Encore une fois… elle n’ose pas car c’est notre société. L’ultra-bienveillance. Par contre, là où je l’attends davantage pédagogiquement, c’est être capable de dire : maintenant vous vous taisez et vous arrêtez de commenter lorsqu’on regarde. Le silence et l’attention sont deux éléments déterminants pour faire progresser un groupe quand on est en phase de descendant pédagogique. Comme l’a fait l’excellente Sofia MORGAVI.
Méthode Marlène : désigner une collégiale toutes les semaines comme "carton rouge" pour ne pas se mouiller.
Cibler tout le monde pour au final cibler personne.
Ne surtout pas décerner le carton rouge à un élève. Ne surtout pas lui dire qu'il n'a pas été bon.
Ses débriefs rose paillette me fatiguent. #staracademylelive #staracademy