Nous protégeons mal nos enfants.
Tous les jours, des enfants meurent sous les coups d’adultes dangereux, ils sont victimes de violences sexuelles et d’inceste, des fillettes de 13 ans sont livrées en pâture sur les réseaux sociaux.
À Paris, Marseille, dans l’Aisne, en Bretagne, les regards commencent à s’ouvrir et les responsables politiques prennent mesure de l’ampleur du sujet. Mais il faut aller plus loin.
C’est pourquoi je souhaite faire de la protection de l’enfance une grande cause nationale. Avec un prérequis, une condition : faire de la parole de l’enfant le signal structurant de toute notre action publique.
Une société qui protège ses enfants est une société qui se protège elle-même et qui prépare l’avenir. C’est une société qui se transforme pour basculer vers une culture de la prévention, qui lève les tabous et qui assume enfin d’agir.
Hier, alors que le ministère de la Justice organisait une audience fictive destinée à promouvoir le dispositif de « plaider-coupable criminel », les avocats se mobilisaient partout en France sur les marches des palais de justice pour réaffirmer leur opposition au projet de loi dit « justice criminelle et respect des victimes ».
Face à ces enjeux majeurs pour l’État de droit, la profession réaffirme son engagement.
Ensemble, disons NON à un texte qui fragilise les droits de la défense et menace l’équilibre de notre justice.
[#PJLJusticeCriminelle ⚖️] Depuis le 13 mars 2026, la profession d’avocat unie reste mobilisée pour s’opposer au Projet de loi relatif à la justice criminelle et au respect des victimes malgré les avancées obtenues grâce à la mobilisation des avocats.
𝑳𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝒂𝒗𝒐𝒄𝒂𝒕 𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒍𝒆𝒊𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒏𝒈𝒂𝒈𝒆́𝒆 𝒆𝒏 𝒇𝒂𝒗𝒆𝒖𝒓 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒆́𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆́𝒍𝒂𝒊𝒔 𝒅𝒆 𝒋𝒖𝒈𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒕 𝒅’𝒂𝒎𝒆́𝒍𝒊𝒐𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒋𝒖𝒔𝒕𝒊𝒄𝒆 𝒑𝒆́𝒏𝒂𝒍𝒆.
Mais l’efficacité ne peut pas se construire au détriment des droits fondamentaux. Il existe des solutions concrètes permettant à la fois d’accélérer les procédures et de préserver les garanties procédurales, proposées par la profession aux rapporteurs du PJL relatif à la justice criminelle et au respect des victimes ainsi qu’aux groupes parlementaires.
cc @AmelieMorineau, @pdunac, Stéphane Haziza @Conf_Batonniers, @Paris
En 2017, la première décision du gouvernement a été de baisser les APL et de supprimer l'ISF. Le message était clair : la justice sociale ne serait pas la priorité.
Dominique de @Villepin veut inverser cette logique : si des efforts sont à faire, ce sont les plus aisés qui doivent donner l'exemple en premier. La justice sociale ne peut pas être la variable d'ajustement, et ceux qui ont le plus ont la responsabilité de contribuer davantage.
Après 10 ans, il est temps de revenir à cette exigence.
La disparition d’Edgar Morin nous laisse orphelins d’une voix rare : celle d’un homme qui n’a jamais renoncé à penser l’humanité dans toute sa complexité. Il nous lègue l’espérance d’une politique de civilisation à même de reconstruire un monde effondré.
Résistant, sociologue, philosophe, il avait compris mieux que beaucoup que l’avenir ne se bâtit ni dans les certitudes closes, ni dans les simplifications brutales, mais dans l’effort patient de relier ce que notre époque trop souvent sépare : la raison et la poésie, la science et la conscience, la nation et l’humanité, la liberté et la fraternité.
À l’heure où le monde cède aux réflexes de peur, de division et d’affrontement, Edgar Morin nous laisse en partage une exigence : ne jamais mutiler le réel pour le rendre commode ; ne jamais renoncer à comprendre l’autre ; ne jamais séparer la lucidité de l’espérance.
Il fut un penseur du tragique, jamais du renoncement. Un homme de mémoire, toujours tourné vers l’avenir. Un Français universel.
Sa pensée nous ouvre le chemin. Sa voix, si amicale et fraternelle, nous accompagnera longtemps.
Dominique de Villepin
« On n'a pas essayé le RN, alors essayons. » Ce raisonnement mène droit dans le mur. L'extrême droite n'est pas une aventure à tenter, c'est une France dressée contre une autre. Une logique de fracture, pas de redressement. On ne joue pas avec ça. Dominique de @Villepin a raison.
Notre Conférence a élu par acclamation Frédéric RAIMBAULT, ancien bâtonnier du barreau d’Angers, à sa présidence pour le mandat courant du 1er juillet 2026 au 30 juin 2028.
Aujourd'hui, le président de la @Conf_Batonniers@cbayle33 a ouvert le 31ème Colloque de la Saint-Yves à Tréguier, sur le thème "la justice économique, une justice à visage humain".
Ce colloque est organisé cette année autour des trois tables rondes suivantes: « Le tribunal des activités économiques : nouveau visage de la justice commerciale, une expérimentation à généraliser ? » ; « La délinquance financière : comprendre, prévenir, sanctionner pour restaurer la confiance » ; « Chuter n’est pas un échec : la justice au service du rebond économique».
Bravo et merci au bâtonnier du @barreaustbrieuc Hervé DARDY, à la vice-bâtonnière Murielle GUERIN et au maire de Saint-Brieuc Guirec ARHANT pour leur chaleureux accueil et pour l'organisation remarquable de cette journée.
Quatrevingt-treize, de Victor Hugo, n’est pas seulement un grand roman historique : c’est un grand livre sur la conscience. Au cœur de la guerre civile de 1793, Hugo refuse l’opposition facile entre les « bons » et les « méchants ». Il fait de ce moment une tragédie morale, où chacun peut être à la fois admirable et terrible. Et je crois qu’en 2026, accepter cette nuance et ce refus du manichéisme ne peut que nous aider à retrouver les chemins du rassemblement.
De ce drame, trois leçons s’imposent. La première : la politique devient dangereuse quand elle transforme l’adversaire en monstre, car dès que le visage disparaît, tout devient possible. La deuxième : la justice sans pitié devient une autre injustice, car la pureté peut devenir une cruauté, et l’on peut tuer au nom du bien. La troisième : la pitié n’est pas une faiblesse, mais une force plus haute que la force, celle de refuser l’inhumain même quand l’époque l’exige.
En 2026, dans un monde de polarisations et de radicalités, Hugo nous avertit : on peut croire sauver un pays en perdant son âme. La vraie victoire est plus difficile : c’est celle qui maintient une limite.
Lire Hugo aujourd’hui, c’est apprendre à tenir ensemble ce que l’époque voudrait séparer : la fermeté et la nuance, le courage et la mesure, l’action et la conscience. Une République ne se juge pas seulement à sa puissance, mais à sa capacité à rester humaine au cœur de la tempête.
L’humanité encore, l’humanité toujours !
Pour Felix de Belloy au colloque de Tréguier sur la justice économique, la distinction entre le conseil et la defense de la chambre criminelle est condamnable. Le secret professionnel ne se divise pas @ Jacques demay @ conference des bâtonniers @ Christophe Bayle @ barreau de sai
Ouverture du colloque de la Saint Yves à Tréguier sur la justice économique par le batonnier Dardy sous la présidence de Christophe Bayle, président de la conférence des bâtonniers @conférence des bâtonniers @Christophe Bayle@Jacques DEMAY
Nous prenons acte de la proposition du garde des Sceaux d’exclure les viols et l’ensemble des crimes passibles de la Cour d’assises de la procédure de jugement des crimes reconnus (PJCR). C’est une première prise en compte des alertes formulées par le CNB.
La profession reste attentive aux dispositions restantes du texte, notamment sur la réforme des nullités sur laquelle les échanges vont se poursuivre sans jamais perdre de vue que l’engorgement de la justice criminelle ne saurait se régler au détriment des principes fondamentaux du procès pénal.
L’enjeu de 2027 sera celui de la capacité de la France à redevenir maîtresse de sa propre souveraineté.
C’est la grande ambition gaulliste : l’indépendance.
Celle qui a poussé le général de Gaulle à accélérer sur le nucléaire. Celle qui doit nous pousser aujourd’hui à accélérer sur notre capacité à maîtriser l’intelligence artificielle.
Santé, économie, services publics : elle interviendra dans tous les secteurs. Mais nous ne sommes pas au niveau. La France investit près de 2,5 milliards d’euros dans sa stratégie nationale pour l’intelligence artificielle, quand les plus grandes entreprises américaines engagent, elles, plusieurs centaines de milliards de dollars dans les infrastructures et le développement de l’IA. Si nous voulons sortir de l’étau entre la Chine et les États-Unis, nous devons impérativement en prendre la mesure.
L’intelligence artificielle, pour créer des opportunités sans nous affaiblir, doit être souveraine, indépendante, sobre. C’est ce que j’appelle l’éco-gaullisme, parce que le gaullisme du XXIe siècle fait attention à la France, à l’homme et au vivant.
Entretien du 10.05.26 sur @franceinfo
Hier, la Conférence des bâtonniers organisait à Saint-Étienne, en partenariat avec le Barreau de Saint-Étienne et l'@Univ_St_Etienne, le premier colloque de l’Observatoire de l’État de droit autour du thème : « Observer, dénoncer les atteintes et protéger l’État de droit ».
Au programme de cette journée :
➡️ Présentation de l’Observatoire de l’État de droit
➡️ Table ronde 1 « Observer »
➡️ Table ronde 2 « Dénoncer »
➡️ Table ronde 3 « Protéger »
À travers ce premier colloque, la Conférence des bâtonniers réaffirme son engagement constant en faveur de la défense des libertés fondamentales et de la protection de l’État de droit sur l’ensemble du territoire.
La Conférence des bâtonniers remercie Valérie Rossard, bâtonnier du barreau de Saint-Étienne, Franck-Olivier Lachaud, vice-bâtonnier, et Baptiste Bonnet, doyen de la faculté de droit, pour leur accueil chaleureux, ainsi que tous les intervenants et participants.
@glonliberte@MTraqueur André FERRAGNE Monika MAHY-MA-SOMGA @BenjaminFiorini François PAQUET-CAUET