Manon Aubry, filmée ce week-end sur un voilier en Méditerranée pendant que la France grillait sous 35-40 °C. Pas un yacht de Bernard Arnault, rectifie-t-elle aussitôt : « un bateau à voile loué pour l’anniversaire de mon père ». « Faire le parallèle est insupportable ».
C’est pourtant exactement le point.
Manon Aubry est la caricature parfaite de la petite fille bourgeoise qui a tout eu et qui s’est inventé une cause existentielle pour donner du sens à son existence et, accessoirement, contrer l’ordre du monde qui l’a élevée.
Fille de journalistes (père passé par les cabinets locaux et les rédactions, mère militante politique d’origine corse), petit-fille d’un militant de gauche bonifacien. Bac mention très bien, Sciences Po Paris (présidente de l’UNEF locale), Columbia, Sydney. Parcours humanitaire classique des enfants de bonne famille : Médecins du Monde au Liberia, Carter Center en RDC, puis plaidoyer « justice fiscale et inégalités » chez Oxfam. Tout le cursus honorum de la bourgeoisie cultivée et connectée qui choisit de parler au nom des opprimés depuis le confort absolu.
Psychologiquement, c’est limpide. Quand on naît avec l’éducation d’élite, les voyages, la sécurité matérielle et culturelle, le capital social et le filet de sécurité familial, on a deux options : soit on assume sa position et on construit à partir d’elle, soit on développe un besoin irrépressible de se mettre du « bon côté » de l’Histoire pour compenser le vide ou la culpabilité diffuse que procure le privilège. On s’invente alors une cause radicale, on enfile le costume du justicier des inégalités, et on transforme sa trajectoire personnelle en combat universel. C’est le même mécanisme que chez une certaine frange de la gauche caviar : la révolte n’est pas contre les parents (ici la mère est déjà LFI), elle est contre l’idée même d’une existence « normale » dans un système qui, objectivement, vous a très bien traitée.
Karl Marx connaissait bien ce schéma. Son père, Heinrich Marx, avocat bourgeois respectable et éclairé, lui écrivait des lettres pleines d’inquiétude quand le jeune Karl, au lieu de poursuivre une carrière solide, se jetait dans le radicalisme hégélien, fréquentait des cercles douteux et refusait les voies honorables. En substance : pourquoi te compromettre pour des idées et des gens qui ne t’apporteront que des ennuis, au lieu de bâtir quelque chose de durable et de respectable ? Marx, fils de cette même bourgeoisie aisée, a passé le reste de sa vie à théoriser la fin du capitalisme tout en étant financé par Engels et en vivant en exil relativement confortable. La théorie la plus radicale contre la bourgeoisie est souvent produite par ses enfants les mieux lotis.
Manon Aubry fait exactement la même chose en 2026. Elle dénonce les yachts des ultra-riches tout en profitant d’un voilier familial loué. Elle veut taxer « les riches » (parfois jusqu’à 4 000 €/mois selon les seuils qu’elle évoque) tout en étant eurodéputée bien rémunérée, issue d’un milieu où l’on fait des études internationales et où l’on peut se permettre des engagements humanitaires sans craindre pour son loyer. Le voilier n’est pas le scandale. Le scandale est l’écart structurel entre le discours et la trajectoire.
C’est le triomphe de la posture sur la cohérence. La gauche qui n’a jamais connu la vraie misère matérielle mais qui en parle avec le plus de conviction depuis les tribunes du Parlement européen et les voiliers corses.
La prochaine fois, peut-être, un vrai bateau de pêche pour aller réellement à la rencontre de ceux qu’elle prétend défendre.
Masterclass.
2 - In der 2. Minute erzielte Leroy Sané Deutschlands historisch zweitfrühestes WM-Tor, 1934 traf Ernst Lehner bereits in der ersten Minute beim 3-2-Sieg im Spiel um Platz Drei gegen Österreich. Hellwach. #ECUGER
@arman_beat777@Maxim212323@j_bg C'est toute la problématique : c'est un tas d'abrutis incapables de voir plus loin que ce que ces connards de technocrates leur fourrent dans le crâne... Et ça vote !
🇪🇺💶 L'euro numérique ne pourra pas être économisé, et il ne génèrera aucun intérêt : ce n'est pas une réserve de valeur.
Historique en effet : pour la première fois, une autorité administrative fixerait — et pourrait réviser à tout moment — la quantité de monnaie de banque centrale qu'un citoyen a le droit de garder (jusqu'à 3 000 € par personne). L'espèce que vous détenez aujourd'hui ne connaît aucun plafond : un billet est à vous, sans limite et sans autorisation. Demain, le montant que vous pourrez conserver en monnaie publique numérique serait décidé à Bruxelles, ajusté tous les deux ans, et susceptible d'être abaissé en période de crise — c'est-à-dire au moment précis où l'on voudrait s'y réfugier.
Le raisonnement officiel mérite d'être entendu : plafond et absence d'intérêt visent à protéger les dépôts bancaires d'une fuite massive. Mais l'effet est clair : une monnaie qu'on ne peut ni épargner, ni faire fructifier, ni détenir librement n'est plus un actif que l'on possède — c'est un droit d'usage, concédé et révocable. Le citoyen passe de propriétaire de sa monnaie à simple usager d'un service de paiement, sous conditions.
Les entreprises ne pourraient pas le conserver : elles ne seraient pas autorisées à détenir des euros numériques plus de 24 heures.
Reste la question que la BCE elle-même a dû devancer : Panetta a juré que l'euro numérique ne serait « jamais » de la monnaie programmable. Qu'une institution doive démentir par avance la possibilité de conditionner l'usage de la monnaie en dit long sur ce que l'architecture rend techniquement possible :
⚠️ Euro + Identité numériques = contrat social
L'argent libre, c'est l'argent qu'on garde sans rendre de comptes et ce n'est pas l'euro numérique.
Ceci n'est pas un tweet sérieux, c'est le bilan du militantisme communiste. Clément imagine qu'on va faire baisser le thermomètre en détruisant davantage le seul mode d'allocation efficace des ressources. Le socialisme pourrait donc s'affranchir des lois de l'économie et de la thermodynamique (car vivre, ça chauffe!). Nous sommes face à des gens pétris de croyances magiques. Tout ça pour troquer le peu de Liberté qui nous reste contre la promesse folle d'une régulation thermique par l'action publique.
Aurore Lalucq nous explique que l'euro numérique, c'est "la liberté et la souveraineté des Européens." Elle ajoute que l'idée que ça permettrait de tracer les citoyens, c'est "de la fake news diffusée par l'extrême droite et les complotistes."
Débunkons cette manipulatrice.
Lalucq dit que la BCE n'aura pas accès à vos transactions. C'est peut-être vrai aujourd'hui.
Mais une monnaie numérique de banque centrale est par nature un registre centralisé. Les garanties techniques actuelles peuvent être modifiées par règlement. Ce que la loi construit, la loi peut le défaire. Et la "protection de la vie privée dès la conception" est une promesse faite par les mêmes institutions qui nous ont promis que le DSA ne serait pas utilisé pour censurer les opinions conservatrices, que la loi Samuel Paty ne serait pas utilisée contre des journalistes, et que la loi séparatisme ne viserait que les islamistes.
Sur l'indépendance vis-à-vis de Washington, l'argument de Lalucq est que l'euro numérique nous libèrerait de la dépendance aux cartes américaines.
C'est l'argument le plus honnête de sa défense, et il mérite d'être pris au sérieux.
Mais voilà le problème fondamental qu'elle ne veut pas voir.
La dépendance européenne aux infrastructures américaines n'est pas un accident technologique. C'est le résultat de décennies de politique économique socialiste qui a détruit la capacité des entreprises européennes à investir, innover et se développer à l'échelle mondiale.
Visa et Mastercard dominent l'Europe parce que l'Europe n'a pas produit d'alternative compétitive. Elle n'a pas produit d'alternative compétitive parce que son écosystème économique, étouffé par les taxes, les réglementations et les fonctionnaires qui pensent pouvoir planifier l'innovation, ne le permet pas.
La solution de Lalucq à ce problème : créer une infrastructure publique pilotée par la BCE et l'UE pour remplacer les infrastructures privées américaines.
Remplacer une dépendance par une autre, sauf que cette fois la dépendance est vis-à-vis d'une bureaucratie non élue à Francfort et Bruxelles.
Et là, je voudrais m'adresser à ceux qui pensent qu'il suffira de ne pas utiliser l'euro numérique pour que le projet s'effondre.
La France, grâce à l'UE, va forcer l'adoption en activant ces deux leviers :
1) Les aides sociales, les allocations, les subventions seront versées en euros numériques. Quand on sait que l'économie est soviétisée à 57%, ça va en faire des euros numériques en circulation.
2) Les entreprises, les commerces, les artisans seront légalement tenus d'accepter les euros numériques (c'est la fameuse "inclusivité" de l'euro numérique). Le piège du techno-socialisme se referme. Nous ne pourrons plus gagner et dépenser qu'en ligne avec l'idéologie socialiste.
Une monnaie numérique de banque centrale donne à l'État un outil qu'il n'a jamais eu dans l'histoire : la capacité technique de paramétrer la monnaie.
De décider qu'elle expire si elle n'est pas dépensée.
Qu'elle ne peut pas être utilisée pour acheter certaines choses.
Qu'elle est bloquée sur un compte spécifique. Sans passer par un juge.
Sans procédure contradictoire.
Ces fonctionnalités seront techniquement possibles dès le premier jour.
Et les garanties qui empêchent de les activer seront inscrites dans des règlements européens que des fonctionnaires non élus peuvent modifier.
Lalucq présente l'euro numérique comme un outil de liberté. C'est exactement ce que les architectes de chaque système de contrôle de l'histoire ont dit de leur projet.
La seule vraie indépendance monétaire, c'est une monnaie décentralisée que personne ne peut contrôler, bloquer ou paramétrer.
Elle existe déjà. Formez-vous ou ils vous soumettrons.
@ValerieHayer Le Brexit aurait dû être géré par Nigel Farage, qui vient justement de faire un carton aux dernières élections ! Il a vu clair dans votre UE pourrave...😁
@f_asselineau Définitivement, les promesses n'engagent pas seulement ceux qui les croient, puisqu'elles foutent tous les autres dans la merde également 😅
Aurore Lalucq, eurodéputée socialiste, vient d'annoncer avec enthousiasme l'adoption de l'euro numérique en commission ECON ce mardi.
"Heureuse nouvelle pour la liberté et la souveraineté des Européens."
La liberté. Elle a dit la liberté.
Voilà ce qu'est réellement l'euro numérique et ce qu'il va rendre possible.
C'est une monnaie émise directement par la Banque centrale européenne, fondamentalement différente de l'argent que vous détenez actuellement sur vos comptes bancaires. Contrairement à vos billets et à vos dépôts bancaires, chaque transaction en euro numérique transite par un système centralisé géré par la BCE.
Un plafond de détention sera fixé, initialement envisagé à 3 000 euros par personne, révisable tous les deux ans par la Commission européenne sur recommandation de la BCE.
Retenez bien ce détail. Des technocrates non élus pourront décider combien d'argent numérique vous avez le droit de détenir, et réviser ce chiffre tous les deux ans sans que vous ayez votre mot à dire.
Ce que l'euro numérique rend techniquement possible, et que personne ne dit clairement, c'est la programmabilité de la monnaie.
Une monnaie numérique de banque centrale peut être paramétrée pour expirer si elle n'est pas dépensée dans un certain délai. Elle peut être bloquée pour certaines catégories d'achats. Elle peut être gelée sur un compte individuel sur décision administrative, sans passer par un juge, sans procédure contradictoire. Elle peut être assortie de conditions d'utilisation géographiques ou sectorielles.
La Chine a déjà lancé son yuan numérique. La Russie annonce son rouble numérique pour septembre 2026.
Ces deux régimes autoritaires sont en avance sur ce projet. C'est le signe de quoi exactement ?
Regardons la séquence d'ensemble.
La Commission européenne veut casser les VPN. Aurore Bergé crée des associations militantes chargées de surveiller ce que vous dites en ligne. L'Arcom sanctionne les médias pour leur ligne éditoriale. La loi SREN permet de bloquer des sites sans décision judiciaire.
L'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 16 ans prépare la fin de l'anonymat en ligne. Et maintenant l'euro numérique va permettre à l'État de savoir exactement ce que vous achetez, où, quand, et potentiellement de bloquer vos transactions s'il juge que vous financez les mauvaises causes.
Ce sont des outils techniques dont les capacités de contrôle sont documentées et reconnues par leurs concepteurs eux-mêmes.
Aurore Lalucq appelle ça "la liberté et la souveraineté des Européens."
J'appelle la première pierre d'une techno-dictature.
@Ninineron@PatrickLang666@ThierryLejeune4 Oui, c'est dommage... Sur l'un de ses posts pour annoncer une émission sur TVL, j'avais aussi suggéré qu'il ne fasse pas son laïus habituel concernant sa non-médiatisation car il passe pour un pleurnichard... Je n'ai eu que des remontrances, c'est dommage !
Chaque été, le débat sur la climatisation tourne à la farce.
Pourtant, la clim' est l'une des plus grandes inventions de l'histoire pour la préservation de la vie et la productivité humaine. Voilà ce qu'il faut savoir.👇
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@ASTAlaviedechat@FabVaulot@f_asselineau En tous cas, à en croire vos posts, il occupe une grande partie de votre attention et de votre esprit, sans payer de loyer ! 😆