Le plus spectaculaire miracle économique des 500 dernières années s’est produit quand la part du revenu consacrée à l’alimentation est passée d’environ 70% à 10%. Nos ancêtres vivaient pour nourrir leur famille. Aujourd’hui, nous achetons de la nourriture sans y penser. 1/6
Vrai, je peux en témoigner.
On dénonce à raison le manque de moyens (en oubliant que Dupond-Moretti a été le seul à s’y attaquer).
On ne parle pas assez de l’archaïsme des méthodes de travail et de l’inflation délirante des contraintes procédurales, double facteur de surcharge
À tous ceux qui nous disent que les promesses de M. Mélenchon sont irréalistes, nous répondons ceci : les promesses c’est fait pour gagner les élections, arrêtez de nous emmerder avec vos questions.
Je ne m'attendais pas à une telle levée de boucliers pour avoir dit que le système de retraites n'est pas adapté au refus de faire famille. Les réactions ont été intenses. Je ne suis que le messager, pas l'architecte.
Notre assurance vieillesse est un transfert avec des gens qui prennent, des gens qui donnent et des gens qui donneront. Assez de personnes rompent cette chaîne historique en trois temps au prétexte du libre exercice de leur égoïsme, par ailleurs rhabillé en fausse vertu suicidaire ("c'est dans l'intérêt des enfants de ne pas naître"), et il ne reste plus rien de la solidarité en France. Plus rien. Banqueroute. Tout saute, des subventions aux services.
Ce n'est pas une perspective lointaine. Regardez les comptes publics. Nous avons déjà sacrifié les services au bénéfice de l'augmentation du temps de retraite.
Pour avoir dit l'incohérence des no kids pro retraite à 60 ans, j'ai lu des insultes assez folles, sorte d'interdictions des désaccords, "connard totalitaire", etc. Il faut être sacrément autocentré pour croire qu'on peut traverser la vie en n'étant entouré que de gens avec qui on est d'accord. Le totalitaire, c'est l'insultant. Qui vous contraint ? Pas moi. Je ne suis que des pixels sur un écran dans vos mains. La contrainte est dans le système. La punition est déjà dans la qualité de votre vie, avec une école moins belle si vous avez 20 ans que celle qu'ont connu ceux qui ont 50. Avec un tribunal qui met six ans pour traiter une affaire de viol, parce que le PS a préféré la prestation de pension pour la génération 1964 plutôt que la requalification de la Justice. Avec un hôpital surchargé. Si on veut s'occuper de beaucoup de vieux, il faut beaucoup de jeunes médecins. Il y a trop peu de gens qui donnent. C'est ainsi.
Le système de retraite a été pensé pour une société de forte croissance, avec plein de jeunes parents avec quatre enfants. Ce que je dis simplement est que si vous en désirez zéro, tout en proposant la fin de la croissance comme le font certains écolos et Piketty depuis peu, alors les règles ne peuvent pas être les mêmes. C'est une forme de grève anti solidarité accélerant la chute.
Il n'y a pas de sous-traitance de notre vie ensemble. C'est le vieux principe de Kant. Il faut se comporter d'une façon qui si elle était généralisée, le résultat en serait heureux pour la société. Évidemment que quand je dis qu'il faut conditionner la prestation, je cherche un électro-choc rhétorique. Je n'ai pas déposé de proposition de loi. Je dis qu'il faut choisir une position cohérente. Et si je devais écrire une règle, effectivement je renforcerais des dispositions à la faveur de ceux qui donnent leur temps et leur argent à des enfants.
Si la liberté de ne pas faire d'enfant (en laquelle je crois, pour moi ici c'est affaire de mentalité, pas de loi) l'emporte sur les autres libertés, alors il faut changer des solidarités faites pour un monde où la parentalité n'était pas si souvent optionnelle.
Je finirai là-dessus. Des comptes présentant les signes de la gauche politique (les drapeaux, les symboles) ont répété "les droits ne sont pas conditionnés à des devoirs". Les gars. C'est fake news. Ton droit à la securité, c'est l'obligation d'un policier de te protéger. Ton droit à l'université, c'est mon obligation de passer du temps à mettre à jour le contenu de mon cours. C'est ça une société. On interagit, on échange. Les droits sans les devoirs, c'est un rapport infantile à la réalité. La libre articulation des égoïsmes n'est pas toujours harmonieuse, il faut du droit et parfois il faut de la morale. Quelqu'un qui se ligature les trompes n'a pas à contraindre ma fille à s'occuper de moi et de lui à la fois. Ce que je dépense dans la crèche ne doit pas se répercuter jusqu'à sa consommation de cosmétiques dans league of legends. La liberté à disposer de son corps ne peut pas induire la servitude économique des enfants des autres. Nous n'avons pas de droit sur une génération dont nous ne prenons pas soin.
Janvier 2023 ↙️ Juin 2026 ↘️
On ne dira jamais assez le mal qu’a fait le Conseil de désOrientation des Retraites, alimentant la rhétorique des démagogues et entretenant les Français dans l’illusion funeste que dans 1 pays qui vieillit, il serait possible de travailler moins
"Canceled" ou si vous préférez "effacé" par le gouvernement français en raison de mon combat contre l'antisémitisme, je ne pensais pas connaitre ça en 2026 !
Je devais faire une conférence ce matin devant une soixantaine de hauts dirigeants qui suivent le "cycle supérieur du développement durable" (CSDD) dirigé par Guillaume Leforestier qui dépend du Ministre de la transition écologique, Monique Barbut (aucun des deux n'a de compte X). Sujet: les résistances internes des institutions communautaires au détricotage du Green deal. Tout était calé depuis fin avril.
Vendredi, je reçois un appel de l'une des responsables de la session de formation de ce mardi: une sous-directrice (je ne sais pas qui en dépit de mes demandes) lui a demandé d'annuler ma conférence à cause de la polémique initiée par LFI qui n'a pas supporté que je publie sur ma page FB personnelle, le 29 mai, le mural de @PalomboArtist représentant Hitler portant un keffieh et un brassard "hate". La fonctionnaire, "très peinée" selon mon interlocutrice, craignait que ma seule présence provoque une polémique parmi les étudiants (qui payent). Alors même que ce n'était absolument pas le sujet de la conférence: on me fait payer mes engagements.
Autrement dit, le fait que je combatte l'antisémitisme devenu virulent depuis le 7/10 et que je déplaise à l'écosystème éléfiste est considéré par le gouvernement @SebLecornu comme un problème. Jusque-là la "canceled culture" touchait des évènements privés ou des universités qui expulsaient des juifs parce que juifs. Cette fois-ci, on franchit un seuil: c'est directement une formation gérée par un ministre de la République qui efface un supposé "complice des génocidaires", une expression chère à LFI. Autant pour la liberté d'expression garantie par la Constitution française.
J'ai évidemment demandé que la fonctionnaire ayant pris cette décision m'envoie un mail confirmant cette annulation. Elle l'a envoyé, mais pas à moi directement. Les responsables de la formation me l'ont communiqué sans signature (les pauvres chéris n'assument pas) : "les raisons" de l'annulation, lit-on, sont "techniques". C'est tellement le cas que le mail indique : "je vous remercie d'assurer l'information auprès de Mr Quatremer, de gérer les suites et en gérant également la confidentialité liées aux agents de l'Etat". Quelqu'un a oublié que l'on ne pouvait contraindre au silence un journaliste (surtout moi).
J'ai joint le cabinet de la ministre, Monique Barbut, et je n'ai eu aucun retour pour l'instant.
Cet enchainement de petites lâchetés, de peurs, de volonté de complaire à l'idéologie supposé dominante du moment me rappelle une période historique, mais laquelle?
🙏 @CarolineFourest pour cette mise au point 👍
Ce tout et n'importe quoi raconté et relayé notamment par @MPigasse en dit long sur la bassesse du personnage et aussi, et surtout sur cette partie de la gauche qui a lâchement abandonné Charlie et trahi ses fondamentaux.
Cette partie de la gauche (la mienne) qui -était- républicaine laïque féministe universaliste et qui luttait contre toutes les haines sans hiérarchie entre elles parce qu'il n'y en a pas une qui soit plus supportable qu'une autre.
Gauche de l'émancipation, de la citoyenneté d'abord et avant tout.
Au Vénézuela, le salaire minimum est passé de 120 bolivars à plus de 7 millions de bolivars en moins d'une génération. Comme quoi, quand on veut, on peut.
En moyenne, on détecte l'équivalent d'un morceau de sucre pour 2,5 piscines olympiques.
Et contrairement à d'autres PFAS, le TFA ne s'accumule pas bcp dans les tissus, ce qui suggère des risques faibles à petite dose.
Mais voici comment est traitée l'info dans le "quotidien de référence".
Du sensationnalisme ? Oh, si peu...
Je ne comprends toujours pas comment on peut penser qu'une eau stockée pendant l'hiver dans une bassine, plutot qu'elle ne parte à la mer, peut être vue comme une ressource prise (et qui va manquer) à la communauté.
Les débats sur la Justice sont truqués
Voilà plusieurs jours que, depuis l'assassinat de cette jeune fille dans le Sud-Ouest, le monde politique s'agite autour de la Justice française et de ses défaillances.
Comme à chaque drame, les mêmes scènes se répètent. Le ministre s'excuse, convoque, sermonne, exige des explications. Cette fois, Darmanin a convoqué les procureurs généraux. Chacun a parfaitement compris de quoi il s'agissait : donner le sentiment qu'on agit. Dans quelques semaines, l'émotion sera retombée, les caméras seront parties, et tout continuera comme avant jusqu'à la prochaine affaire.
Les débats sont truqués parce qu'ils portent sur les conséquences visibles des dysfonctionnements, jamais sur leurs causes. On cherche des coupables individuels là où le problème est d'abord systémique.
Car notre système judiciaire est à la ramasse.
La première raison est simple : la France ne dispose pas des moyens humains nécessaires. Nous n'avons pas assez de magistrats, pas assez de procureurs, pas assez de greffiers. Toutes les comparaisons avec les pays européens les mieux administrés, et pourtant moins déficitaires, le montrent. Cette situation n'a rien d'un accident. Elle résulte de décennies de sous-investissement.
Le budget de la Justice représente environ 2 % du budget de l'État. Rapporté à l'ensemble des prélèvements obligatoires, il représente à peine 0,4 %. Pour donner un ordre de grandeur, cela correspond à environ 10 % du déficit réel de notre système de retraites. Nous parlons donc d'un domaine essentiel auquel la puissance publique consacre une part dérisoire de ses ressources.
Mais le problème n'est pas seulement budgétaire.
C'est aussi un ministère qui ne se modernise pas. Les erreurs récentes liées aux défauts d'alerte concernant certains délinquants sexuels montrent que les défaillances ne sont pas seulement humaines : elles sont également organisationnelles et informatiques. Nous sommes entrés dans l'ère de l'intelligence artificielle, mais la Justice française continue à fonctionner avec des outils et des procédures qui appartiennent aux siècles précédents.
Il ne s'agit évidemment pas de remplacer les juges par des algorithmes, comme certains régimes autoritaires rêvent de le faire. En revanche, il est parfaitement possible d'utiliser les technologies modernes pour améliorer la circulation de l'information, automatiser les tâches administratives, détecter les anomalies, suivre les dossiers et accélérer le traitement des affaires.
Il n'est pas normal que certaines instructions durent dix ans, parfois davantage. Il n'est pas normal que la vitesse de traitement d'un dossier dépende autant des priorités personnelles du magistrat qui en a la charge. Dans n'importe quelle grande organisation, publique ou privée, de telles dérives seraient considérées comme inacceptables.
J'ai vécu quatre à Singapour. J'y ai été amené à engager, pour le compte de la banque d'affaires que je dirigeais, une procédure contre l'actionnaire d'une société dont le comportement était pour le moins contestable. L'affaire a été traitée en huit mois. En France, une procédure comparable aurait nécessité plusieurs années. La différence ne tient pas à une quelconque supériorité morale des magistrats singapouriens. Elle tient à l'organisation du système et aux moyens qui lui sont consacrés.
Tout montre aujourd'hui que le ministère de la Justice n'est pas réellement piloté et qu'il ne constitue pas une priorité de l'action publique. C'est d'ailleurs l'une des grandes maladies françaises : produire toujours plus de lois, toujours plus de règlements, toujours plus d'obligations, sans jamais se préoccuper sérieusement des moyens nécessaires à leur mise en œuvre.
Je suis favorable à une réduction drastique de la dépense publique et à la suppression de nombreux dispositifs dont l'utilité est douteuse. Mais la Justice n'est pas un domaine accessoire. Elle est au cœur même de la fonction régalienne. Depuis des millénaires, tous les États dignes de ce nom ont eu pour mission première de rendre la justice et d'assurer la sécurité des personnes. Négliger la Justice, c'est laisser l'ensemble de la société à la merci des comportements antisociaux. C'est accepter que les règles existent sur le papier mais ne soient plus appliquées dans les faits.
Au lieu de multiplier les déclarations martiales après chaque drame, il faudrait enfin engager un effort de long terme : recruter davantage de magistrats et de greffiers, augmenter progressivement les moyens de la Justice, moderniser profondément les systèmes d'information et introduire une véritable culture de l'efficacité opérationnelle.
Le reste n'est que communication politique. Et la communication politique n'a jamais empêché un seul crime.
https://t.co/SZbkN6gTp5
Vous êtes un âne. Les Suisses sont deux fois plus riches que nous, y compris au sein des classes populaires. Au lieu de cracher sur ce pays, vous devriez réfléchir aux raisons qui font que les Suisses sont riches et ont une industrie qui représente 30% du PIB quand la France s'appauvrit avec une industrie au niveau de celle de la Grèce à 10%.
Le meilleur système judiciaire du monde n'est pas celui qui punit le plus.
C'est celui qui tranche vite, de façon prévisible et avec suffisamment de moyens pour que la règle de droit soit réellement appliquée.
Les pays nordiques excellent rarement par la sévérité de leurs peines. Leur force est ailleurs : davantage de magistrats, davantage de numérisation, des procédures plus fluides et des délais souvent deux à trois fois plus courts que dans une partie de l'Europe.
Une justice lente ne crée pas seulement de la frustration. Elle crée de l'incertitude économique, décourage l'investissement et affaiblit la confiance dans les institutions.
Elle affaiblit aussi l'effet dissuasif de la sanction. Le risque d'être puni compte souvent davantage que la sévérité théorique de la peine.
Une sanction modérée mais quasi certaine est généralement plus dissuasive qu'une sanction lourde appliquée des années plus tard.
La particularité des meilleurs systèmes judiciaires n'est donc pas d'être plus durs.
C'est d'être plus prévisibles.
Pour un citoyen, un entrepreneur ou un justiciable, savoir qu'une décision sera rendue rapidement et effectivement exécutée change profondément les comportements.
La force d'une justice ne réside pas seulement dans les peines qu'elle prononce.
Elle réside dans la certitude qu'elles seront appliquées.
Une camarade de 3eme vient d'expliquer à l'un de mes jumeaux que "mettre un point à la fin d'un texto, c'est froid et distant"...
Un ami lituanien me dit, de son côté, que les jeunes lui déconseillent fortement de mettre dans ses messages une majuscule en début de phrase, voire de ponctuer son texte. Car : "Quelqu'un qui écrit avec une syntaxe et une ponctuation soignées peut être perçu comme condescendant..."
Et quand j'interroge Grok, pour savoir si c'est une maladie très répandue, cette bestiole m'explique froidement :
- "Écrire tout en minuscules est devenu un marqueur stylistique de relâchement assumé. Cela signale : je ne fais pas d'effort rhétorique, je parle comme je pense ."
Bref, cela signale que je suis cool et sincère...
Génial.
Nous avons donc, en quelques années, régressé de mille deux cents ans. Au moins.
-Au départ, les Grecs et les Romains écrivaient tout en majuscule, sans séparation entre les mots, sans point en fin de phrase. Ce qui rend leurs textes extrêmement pénibles à déchiffrer.
- Ce n'est qu'au IVe siècle après Jésus-Christ que les scribes commencent à inventer les lettres minuscules.
- Au VIIe siècle, les moines irlandais copiant des textes latins commencent à introduire systématiquement des espaces entre les mots.
- Au VIIIe siècle, Charlemagne, lui, instaure la majuscule en début de phrase, le reste étant en minuscules (ce qui permettait de placer plus de texte dans une seule page, donc d'économiser du parchemin, ce matériau étant extrêmement cher)
- Au XIIe siècle, les Universités inventent ensuite le paragraphe, qui permet de donner un peu de respiration à un texte.
- Et ce n'est qu'à la fin du XVe siècle que le génial Alde Manuce, imprimeur et humaniste vénitien, invente la virgule et le point-virgule dans ses éditions des grands textes antiques (c'est aussi lui qui crée l'italique : trop fort🙂).
Bref, du Ve av. J.-C. au XVe siècle ap. J.-C. : il a fallu 20 siècles pour rendre nos textes lisibles.
Mais aujourd'hui, des zoulous de la "Gen. Z" ont décidé que tout ceci était "froid et condescendant".
Le raisonnement est délicieux : les points en fin de phrase, la majuscule en début... font perdre un peu de temps, quand on pianote sur un écran.
Certes, cela rend les messages bien plus lisibles, pour celui à qui le message s'adresse; mais cela demande à celui qui le rédige un petit effort supplémentaire.
Et ça, c'est pas cool.
Résultat : si je refuse de faire un effort pour les autres, et que je les oblige à en faire un... je ne suis pas une grosse feignasse égocentrique.
Non : je manifeste, tout au contraire, combien je suis cool et sympa.
Question de génération, surement.
Ok boomer, tout ça, tout ça...
Mais j'avoue, pour ma part, que je trouve ce genre de philosophie un zest paradoxal.
Voire un peu agaçant.🙂
Non Monsieur @JLMelenchon le cadmium "ne joue pas un rôle avéré dans l’épidémie de cancers du pancréas"
Les facteurs de risques avérés de cancer du pancréas sont le tabagisme (impliqué dans 20 à 30 % des cas), le surpoids, l'obésité, le diabète de type 1, les facteurs génétiques.
« Il joue un rôle avéré dans l’épidémie de cancers du pancréas. »
J’ai arrêté de lire.
@JLMelenchon désinforme
Il n’est pas le seul
Ça n’est pas acceptable.
La véritable bombe sanitaire est là.
Voilà aussi les cancers futurs
Et c’est lié à la malbouffe, à l’obésité, l’absence d’exercice physique etc…
Pas au fait que les jeunes ne mangent pas bio ou je ne sais quoi !
Et ça touche les plus défavorisés