Quelques mots sur « Balance ton Claude », projet à travers lequel nous avons révélé que « C’était ça ou mourir », livre phénomène de la rentrée littéraire, est sans doute très largement rédigé par une IA.
1) Je n’étais pas seul ; il s’agissait d’un projet collectif. Les autres révéleront leur identité en temps voulu s’ils le souhaitent.
2) À tous ceux qui nous reprochent d’avoir nui à Orélien, pensez plutôt à l’auteur qui a passé des centaines d’heures sur son manuscrit pour écrire un magnifique livre, qui aurait mérité le Goncourt, et qui ne l’aurait pas eu. Aurait-il été plus juste de laisser cet auteur être floué ? Et des milliers de lecteurs être trahis ? Nous avons évidemment de la compassion pour les jours difficiles que doit vivre Orélien, et nous espérons qu’il est soutenu. Mais il nous a semblé être de notre devoir de lancer l’alerte.
3) Quelles étaient nos motivations ? Ceux qui me lisent savent que je mène, depuis un an, une reflexion sur les effets de l’IA sur nos vies. Pourtant plutôt techno-optimiste, je redoute qu’après plusieurs millénaires de civilisation fondée sur l’écrit, l’IA provoque la disparition de la lecture et de l’écriture.
L’IA peut, et pourra de plus en plus (les tics d’écriture disparaîtront avec le progrès des modèles) produire des oeuvres exceptionnelles, en quasi autonomie. Le contenu humain sera (est déjà ?) noyé dans un océan de contenu IA d’excellente qualité. Un jour l’écrivain humain se dira : à quoi bon ? À quoi bon passer des centaines d’heures à me documenter, à réfléchir, à choisir mes mots pour être dans tous les cas soupçonnés d’avoir copié-collé Chat GPT (parce que certains trompent leurs lecteurs, le soupçon se généralisera) et pour ne pas être lu (l’attention humaine est une ressource finie ; plus elle est absorbée par du contenu IA, moins elle est allouée aux productions humaines) ?
Pour preserver les incitations à écrire dans ce nouveau monde, il faudrait que les lecteurs puissent savoir s’ils ont affaire au texte d’un humain ou d’un robot, pour pouvoir, si tel est leur souhait, allouer disproportionnellement leur attention aux productions humaines. Je chéris donc l’existence de Pangram (entreprise dans laquelle je ne suis pas investisseur, même si cette théorie est amusante), tout en redoutant que le logiciel soit dépassé par les progrès des modèles. En disant ça, je ne pense pas uniquement aux écrivains, mais avant tout aux lecteurs. Les lecteurs semblent aimer lire un roman rédigé par une IA, mais uniquement… lorsqu’ils ne savent pas qu’il s’agit d’IA ! Or on peut collectivement s’aveugler un certain temps, mais le jour où la plupart des écrivains humains auront abandonné, le jour où chaque lecteur comprendra qu’il fait face, avec une forte probabilité, à la prose de Chat GPT, il cessera sans doute de lire. En effet, ce qui comble, dans la lecture d’un bon roman, voire d’un essai, n’est pas uniquement le fait de lire une suite de mots intéressante (même si cela compte !), mais aussi le fait de lire des mots qu’un autre humain a pensés, pesés, qui reflètent sa subjectivité et sa singularité. Et ainsi d’entrer, par cette lecture, en contact avec un autre esprit. L’être humain n’est pas fait pour rester longtemps isolé de ses semblables, or la lecture d’un roman rédigé par un humain le lie à l’un de ses semblables ; la lecture d’un roman produit par Chat GPT ne fait rien de tel.
C’est pourquoi il est important de dénoncer les auteurs qui proposent un copié-collé de Chat GPT en prétendant qu’il s’agit de leur plume. Non seulement ils trahissent le pacte moral qui les lie à leur lectorat, mais en plus, ils contribuent à retirer, de façon déloyale (car ils mentent sur la nature de leur produit !) des lecteurs à ceux qui font encore l’effort de choisir leurs mots (et donc à décourager cet effort). Et surtout, ils contribuent à la généralisation du soupçon, ils érodent la présomption d’humanité dont bénéficie un texte face à de potentiels lecteurs. Ils précipitent l’avénement d’un monde où plus personne ne lira et n’écrira, avec toutes les regressions cognitives et culturelles que cela implique. (Je m’étonne d’ailleurs de voir certains écrivains ne pas comprendre qu’en défendant la démarche d’Orélien, ils scient la branche qui a permis à la littérature d’exister.) Entendons-nous bien : si des producteurs de contenu IA souhaitent concurrencer les écrivains humain, c’est leur droit le plus strict *du moment qu’ils ne mentent pas sur la nature de leur travail et qu’ils laissent donc les lecteurs choisir en connaissance de cause*. S’il se trouve que dans ces conditions, l’attention des lecteurs se porte toute de même massivement vers l’artificiel plutôt que l’authentique, les écrivains humains auront perdu à la loyale. Mais les réactions à l’affaire Orélien montrent que les lecteurs semblent avoir une forte préférence pour l’authentique.
Le projet est donc né de ces préoccupations. Ni les idées politiques d’Orélien ni le thème de son livre ne nous importaient (ceux qui me lisent savent que mon combat contre le slop n’a rien de politiquement partisan). Il se trouve que des lecteurs attentifs nous ont parlé d’importants soupçons sur ce livre en particulier. Nous avons testé beaucoup d’autres livres ; aucun n’atteignait de tels scores d’IA.
4) Je pense (cela n’engage que moi, pas les autres membres du collectif) qu’un mauvais procès est fait aux jurys des prix littéraires et aux critiques ayant encensé ce livre. Le style du texte pouvait être pénible pour quiconque a l’habitude de discuter avec des LLM, mais pour les autres, l’admiration est compréhensible : si chaque mot de ce livre avait été choisi par un humain, il aurait sans doute fallu saluer une forme de génie dans le rythme de cette écriture, soutenue ainsi sur 250 pages. L’angle le plus profond dans cette polémique n’est pas la naiveté des jurys (nous serons tous, à un moment ou un autre, dépassés par les progrès de ces modèles), mais justement, cette vitesse de progression, illustrée ici par la capacité des IA non seulement à passer le test de Turing mais à remporter nos prix littéraires les plus prestigieux. Cela donne le vertige et soulève des questions existentielles sur la place de l’homme dans ce nouveau monde.
5) Merci à tous les médias, parmi lesquels Libération, France Info, France Inter, Le Huffington Post ou Les Échos, qui ont fait un travail d’enquête honnête et rigoureux pour établir la fiabilité de Pangram.
3 500 milliards d’euros de dette. De moins en moins de policiers dans les rues. Une insécurité grandissante d’année en année. Des plaintes qui ne sont pas toujours prises. Un manque dramatique de places de prisons. Une Justice qui, au-delà parfois d’une certaine idéologie, s’adapte à cette pénurie. On attend des heures aux urgences. On y a même vu des gens mourir ou accoucher sur un parking. Une immigration que l’on ne contrôle plus. Une armée dotée pour trois semaines de guerre intensive. Une école cancre de l’Europe. Bons derniers en maths. Effondrement du niveau de lecture et de maîtrise de la langue.
Tout de même deux records : ceux des prélèvements obligatoires et de la dépense publique.
+ d’impôts, + de dette, + de dépenses, - de services essentiels. Où va notre argent ?
Et certains qui sont directement responsables de ce bilan se présentent ni vu ni connu pour diriger le pays. Et d’autres se disent opposants mais veulent aller plus loin dans l’étatisme tentaculaire et dépensier.
Vite une @Nouv_Energie pour retrouver la Grande France. Vive le futur, vivement 2027
La Banque de France n'a effectivement plus versé de dividende à l'État depuis celui de l'exercice 2021. C'est parfaitement exact. Prenons le temps d'expliquer pourquoi ce fait n'invalide pas le propos de Jordan Bardella (qui est, d'ailleurs, le même que celui d'Olivier Blanchard) et qui est le cancre dans cette histoire.
D'abord, pourquoi ce dividende s'est-il arrêté ? En temps normal, une banque centrale reverse l'essentiel de ses bénéfices à l'État. C'est ce que les économistes appellent les « remittances ». La Banque de France a ainsi versé au Trésor environ 4 milliards d'euros par an entre 2015 et 2022. Puis plus rien.
La raison remonte à 2015. La BCE a lancé cette année-là un vaste programme de rachat de dette souveraine pour soutenir l'économie, puis l'a démultiplié pendant le Covid. Au pic, à l'été 2022, l'Eurosystème détenait près de 5 000 milliards d'euros de titres, dont 4 200 milliards de dette publique : environ un tiers du marché souverain de la zone euro, contre 5 % avant 2015.
Or ces titres paient des intérêts fixes (les « coupons »), faibles puisque achetés à l'époque des taux zéro : 0,68 % en moyenne pour le portefeuille de la Banque de France, à échéance longue, environ sept ans. Dans le même temps, l'Eurosystème rémunère à taux variable l'essentiel des réserves qu'il a créées pour acheter ces titres. Il s'est donc retrouvé dans une position géante de ce que la finance appelle un « carry trade ». Tant que les taux restaient au plancher, la position était gagnante : les coupons dépassaient des intérêts alors nuls ou négatifs. Quand l'inflation a forcé la BCE à remonter son taux jusqu'à 4 %, la position s'est retournée. Depuis, l'Eurosystème paie sur ses réserves plus que ne rapportent ses titres.
Les comptes sont publics. La Banque de France a vidé son fonds pour risques généraux (12,4 milliards en 2023, 10,1 en 2024), puis affiché 7,7 milliards de perte nette en 2024. Elle n'est repassée en bénéfice en 2025 que grâce à une opération exceptionnelle sur son or. La Bundesbank porte 27,8 milliards de pertes cumulées, la BCE elle-même 10,5. Selon mes calculs, en l'état, il faudra environ cinq années de bénéfices à la BCE pour éponger ses pertes, et plus d'une décennie à la Bundesbank. Les Néerlandais, eux, ne prévoient aucun versement avant le milieu des années 2030.
Voilà pourquoi votre dividende a disparu. Maintenant, quelles seraient les implications de la proposition de LFI ?
LFI veut annuler la part de la dette française détenue par l'Eurosystème : environ 600 milliards d'euros, l'équivalent d'un cinquième de la dette négociable de l'État. Dans ce cas, la banque centrale ne subirait plus seulement l'écart entre coupons reçus et intérêts versés. Elle ne recevrait plus aucun coupon... et d'ailleurs plus de principal non plus. Les réserves créées pour acheter ces titres, elles, ne s'annulent pas : elles restent au passif et continuent, pour l'essentiel, de porter intérêt. Rien ne disparaît dans une annulation : ce que l'État gagne d'un côté, sa banque centrale le perd de l'autre. En valeur de marché, la perte serait de l'ordre de 500 milliards d'euros.
Aucune suspension de dividende ne peut absorber un choc pareil à horizon prévisible : 450 milliards, c'est environ quinze fois les pertes que la Banque de France vient d'encaisser en 2023 et 2024, et près d'un siècle de ses versements à l'État d'une année normale. C'est surtout du même ordre que tout ce qu'elle possède, or compris, et tout ce qu'elle peut espérer gagner à l'avenir. Autrement dit, la frontière de l'insolvabilité économique, et non plus simplement comptable. Passé cette frontière, il ne reste que des options coûteuses: Recapitaliser, par l'impôt ou par l'emprunt, c'est-à-dire réintroduire ce qu'on prétendait effacer. Ou laisser l'inflation absorber le choc. C'est la démonstration de Ricardo Reis (@R2Rsquared) dans son article de 2015 au Journal of Monetary Economics (https://t.co/BXnGLNntLi), à la suite de Del Negro et Sims.
L'absence de dividende ne prouve donc pas que l'annulation serait indolore. Elle est le symptôme, encore bénin, de la maladie que votre proposition multiplierait par quinze.
🇫🇷 Je me suis laissé un peu de temps parce qu'on entend bien des choses sur Pigasse et la dette française. Si les élections présidentielles démarrent avec ce niveau de déclaration, je peux vous dire qu'on n'est pas sorti de l'auberge...
🤷♂️ Déjà, Pigasse a raison sur un point essentiel, le seul d'ailleurs. La France n’a toujours pas de problème pour se financer. L’Agence France Trésor continue d’émettre plusieurs centaines de milliards d’euros de dette chaque année et trouve des acheteurs. Il n’y a ni adjudication qui échoue, ni absence de liquidité, ni scénario comparable à la Grèce de 2010.
✅ D'ailleurs, la France dispose d’un avantage immense que l’on oublie souvent. La maturité moyenne de sa dette est de 8,4 ans. À titre d'exemple, la France est largement moins sensible à une hausse des taux que les États-Unis à court terme dont la maturité moyenne est de 5,9 ans. Quand les taux montent, les 3 500 milliards d’euros de dette publique ne se refinancent pas du jour au lendemain au nouveau taux du marché. La hausse du coût de financement se diffuse progressivement, à mesure que les anciennes obligations arrivent à échéance et doivent être remplacées.
🚨 Voilà, les compliments pour Pigasse s'arrêtent déjà ici mais avant de continuer, je veux être très clair sur une chose. Le problème français n’est pas le niveau actuel de dette. 117% ou même 150% du PIB ne sont pas une frontière magique au-delà de laquelle un État devient insolvable. Le Japon en est l’exemple le plus évident. Par contre, ce qui compte, c’est la dynamique derrière ce ratio. Toute la soutenabilité d’une dette peut presque être résumée par trois variables : le taux d’intérêt payé par l’État, la croissance nominale de l’économie (dont toute la classe politique française se fout clairement) et le solde budgétaire primaire (le déficit avant paiement des intérêts). Tant que la croissance nominale est suffisamment forte par rapport au coût de la dette et que le déficit primaire est maîtrisé, un État peut parfaitement supporter un stock de dette très élevé. C'est LA clé de ce système financier.
🤨 Du coup, on y vient. Je suis sacrément critique quand j'entends Pigasse évoquer l’annulation de la dette détenue par l’Eurosystème. Je peux entendre que l'on raisonne en bilan public consolidé quand une banque centrale nationale détient des obligations de son propre État. Une partie des intérêts versés revient indirectement au secteur public à travers les profits de la banque centrale. Par contre, passer de cette observation à l’idée selon laquelle il suffirait d’annuler la dette et que “rien ne se passerait” est d'une faiblesse immense parce que notre cher ami oublie qu'une banque centrale possède aussi un bilan.
🇪🇺 Quand la BCE a acheté massivement des obligations d'État, elle n’a pas fait apparaître ces actifs par magie. La fine équipe a créé en contrepartie des réserves bancaires qui figurent à son passif. Annuler l’obligation détenue à l’actif ne fait donc pas disparaître les réserves créées au passif. On améliore visuellement le bilan de l’État mais on détériore celui de la banque centrale. Autre chose, si une banque centrale peut acheter la dette d’un État pour ensuite l’annuler, où est-ce qu'on place la limite entre politique monétaire et financement permanent des déficits publics ?
💸 Pigasse semble oublier (exprès) que l’interdiction du financement monétaire des États est l’un des piliers de l’architecture de la zone euro. Une banque centrale doit pouvoir fixer ses taux en fonction de l’inflation et de la stabilité monétaire, pas en fonction de la capacité de l’État à supporter sa dette. Si la dette publique devient tellement importante que chaque hausse de taux menace les finances publiques, on entre dans la dominance fiscale (et pendant ce temps là, ça critique Trump sur les plateaux TV, quelle ironie...). Ce n’est plus la politique budgétaire qui s’adapte à la politique monétaire, c’est la banque centrale qui commence à être contrainte par la situation budgétaire des gouvernements.
➡️ Appliquons la proposition de Pigasse pour voir. La BCE annule plusieurs centaines de milliards d’euros de dette française. Le ratio dette/PIB chute immédiatement, les responsables politiques célèbrent l’opération et tout le monde rentre chez soi. Le lendemain, la France conserve toujours son déficit de 5% du PIB et doit donc revenir sur les marchés pour emprunter plusieurs dizaines de milliards supplémentaires. Soit les investisseurs privés continuent de financer la France mais ils savent désormais qu’une partie de la dette souveraine peut être restructurée politiquement, du coup la prime de risque exigée augmente. Soit on considère que ce risque n’existe pas parce que la BCE pourra simplement acheter les nouvelles obligations, puis les annuler à nouveau. Dans ce cas, il faut appeler les choses par leur nom, et on ne parle plus d’une opération exceptionnelle sur le stock de dette mais de monétisation permanente des déficits publics.
⚠️ De l'autre côté, l'opération ne sera absolument pas neutre pour l’économie. Le premier effet serait monétaire car si le marché interprète l’opération comme le début d’une politique dans laquelle la BCE finance durablement les États, l’euro se dépréciera car la crédibilité de la banque centrale dans sa capacité à défendre la stabilité des prix serait remise en cause. Une devise plus faible renchérit alors les importations, notamment l’énergie et les matières premières, ce qui alimentera une inflation importée et réduira le pouvoir d’achat. Le second serait que si l’inflation repart ou si les anticipations d’inflation se désancrent, la BCE serait théoriquement obligée de maintenir des taux plus élevés pour restaurer sa crédibilité. On aurait donc créé un soulagement comptable immédiat sur le stock de dette mais un coût de financement plus élevé sur toute la dette future, tout l’inverse de l’objectif de départ recherché. À cela on ajoute le risque politique au sein de la zone euro car si la dette française peut être annulée, pourquoi pas celle de l’Italie ou de l’Espagne ?
❌ Bref, le débat sur la dette passe complètement à côté du véritable risque. La dette publique est avant tout une question de marge de manœuvre future. Plus vous empruntez aujourd’hui pour financer des dépenses qui n’améliorent pas votre croissance potentielle, plus vous engagez une partie de vos recettes futures au bénéfice de vos créanciers. À l’inverse, une dette utilisée pour financer des investissements capables d’augmenter durablement la productivité peut parfaitement être rationnelle. Pas un seul politique français ne semble aujourd’hui capable de comprendre cette distinction.
Toujours subjugué par cette obsession de chercher des solutions de facilité plutôt que de s’attaquer aux causes structurelles. Terrible.
Le niveau économique en France est absolument catastrophique
Et ce n’est pas vraiment surprenant quand on regarde ce qu’on enseigne
Quand j’étais en Première ES, mon manuel m’expliquait littéralement que certains impôts étaient « plus justes » que d’autres et présentait l’impôt progressif comme le plus juste
Ce n’est déjà plus de l’économie
C’est un jugement politique présenté à des lycéens comme une vérité scientifique
Pendant ce temps, combien d’élèves étudient réellement Hayek, Mises, l’école autrichienne, la théorie des prix, les incitations, les effets pervers de l’intervention publique ou simplement la manière dont un marché coordonne des millions de décisions individuelles ?
Très peu
Et ensuite on s’étonne du résultat
Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, enseigne l’économie et la gestion
Sandrine Rousseau est économiste et enseigne l’économie
Je ne dis évidemment pas qu’un professeur doit être libéral (même si j’aimerais)
Je dis qu’un système universitaire capable de produire des économistes marxistes mais où Mises reste pratiquement inconnu du grand public mérite qu’on s’interroge sur son pluralisme
Même lorsque j’étudiais la finance en master à l’EDHEC, probablement l’un des environnements du supérieur français les plus favorables au marché, j’étais déjà parmi les plus libéraux de ma promo
Alors que je suis loin d’être libertarien, c’est dire
Et ce phénomène ne s’arrête d’ailleurs pas à la France
Même dans les meilleures universités mondiales, être extrêmement diplômé ne signifie pas avoir été confronté à toutes les écoles de pensée économique
On peut avoir Harvard sur son CV et n’avoir quasiment jamais sérieusement étudié Mises (et préférer Marx)
Le résultat, c’est une population qui se pense parfois extrêmement éduquée en économie alors qu’elle raisonne encore avec :
« les riches sont méchants »
« l’État doit investir »
« il suffit de taxer les profits »
« les prix sont trop élevés, bloquons-les »
« les entreprises doivent augmenter les salaires »
Sans jamais se demander ce que ces décisions changent aux incitations, à l’offre, à l’investissement ou au capital
Pour l’immense majorité des Français, l’éducation économique s’arrête ensuite aux 20 secondes consacrées au CAC 40 après le JT
BFM Business fait partie des rares médias grand public où l’on entend régulièrement parler réellement d’entreprises, de dette, de marchés, de création de richesse ou de compétitivité, avec des gens comme Marc Fiorentino ou Rafik Smati
Mais combien de Français la regardent ?
La majorité regarde TF1, France 2 ou les chaînes d’information généralistes
Et lorsqu’une chaîne commence à parler sérieusement de baisse des dépenses publiques, de responsabilité individuelle, d’entrepreneuriat ou de liberté économique, elle finit rapidement cataloguée « à droite », voire « d’extrême droite »
Voilà où nous en sommes
En France, défendre la collectivisation est encore une opinion économique respectable
Expliquer qu’on devrait laisser davantage les individus disposer de leur propre argent devient presque une radicalité
On ne manque pas seulement de culture économique
On a réussi à rendre le libéralisme exotique dans l’un des pays qui en aurait le plus besoin
Le problème c’est que le recasage de potes militants, pas toujours compétents et rarement astreints à un véritable travail suite à des pertes de mandat ou pour préparer la conquête d’un territoire, a longtemps été un sport national pratiqué par tous les partis. Le PS où j’ai milité trouvait d’ailleurs ce procédé tout à fait normal.
C’était même vu comme un dû, voire comme la rétribution logique des sacrifices militants consentis, la contrepartie normale de l’allégeance à un chef ou à une écurie présidentielle. Et bien sûr, dans ce cas le travail fourni est plus que léger car ce qui est acheté ici c’est un carnet d’adresse et des espérances.
En récupérant des ex-élus en perte de vitesse, à l’époque où le système fonctionnait et où l’alternance existait, les entreprises publiques ou semi-publiques tendaient la main à des gens qui avaient des perspectives politiques, un carnet d’adresse ou étaient des leaders communautaires et communautaristes. Les directions attendaient d’eux un renvoi d’ascenseur, une intercession communautariste sur des zones difficile ou en cas de tensions dans les quartiers ou encore investissaient sur l’avenir.
Les dirigeants de ces entreprises, en rendant des services au politiques, achètent aussi une forme de pérennité. On ne vire pas quelqu’un qui sait rendre les bons services. Et comme les successeurs de ces mêmes politiques auront un jour besoin de se recaser ou de recaser les leurs, ce genre de disposition d’esprit est apprécié en période d’alternance. Cette même logique se retrouve dans le privé, également dans une logique d’influence et de renvoi d’ascenseur.
La gauche n’a jamais eu aucun problème avec cela et le pratique en toute hypocrisie depuis des années. La droite aussi d’ailleurs mais au moins elle ne donne pas de leçons de morale à la terre entière.
Tout le monde a intérêt à se couvrir et que Bally Bagayoko ait répondu à des coups de fil et ait été présent à quelques réunions ne justifie pas un salaire si indécent. Il est l’heure de rendre des comptes et la gauche, qui a tiré à boulets rouges sur François Fillon, Marine Le Pen et cie prouve qu’elle ne vaut pas mieux. Et elle ne s’en sortira pas en criant au racisme. Cela ne marche plus quand c’est manifestement faux.
Ironie terrible de l'histoire : le PCF a d'abord été intensément... contre la Sécurité sociale.
Je partage avec vous cette archive de L’Huma' du 18 avril 1930. Sur la Sécu', le salaire net, le fascisme. Voyez dans la deuxième capture le sous-titre : "les assurances sociales, source de la vie chère". L'Humanité prend ainsi position contre la solidarité nationale face à la maladie.
En 1928 et 1930, le législatif discute des premières formes d'assurance santé. Ils mettent en place "le précompte", ce qu'on appelle aujourd'hui les prélèvements. Une vague de grève démarre dans le Nord notamment, quand les ouvriers voient que leur salaire net baisse.
A l'époque, le parti communiste appelle ça une "loi de mouchardage, d’esclavage et d’escroquerie". Un député communiste est tout entier consacré à cette dénonciation : Jacques Doriot. La classe ouvrière perd de l'argent et subit un contrôle renforcé de l'Etat. C'est la position du parti.
Le PCF appelle ce dispositif la "loi-flic". Flicage administratif et surtout, renforcement de l'Etat compris comme un Etat au service de la bourgeoisie. L'assurance publique n'est pas alors un "salaire différé", c'est un vol.
C'est la stratégie générale du durcissement stalinien de l'époque : toute tentative de réforme est une trahison, le progrès ne peut venir que de la révolution.
Dans les pages de l'Humanité, on y lit de violentes dénonciations des ennemis : Paul Reynaud, de la droite libérale, qui défend l'assurance, est appelé fasciste. Renaudel, de la SFIO (ancêtre du PS), ainsi que Dormoy, sont appelés "social-fasciste".
Le PCF exige alors que tout soit financé par le capital, que rien ne soit pris du salaire ouvrier. Comme vous le savez, c'est très exactement la position inverse aujourd'hui, puisque la revendication post-1945 est de faire de la Sécu' la chasse gardée de la gestion ouvrière, sur ses cotisations et rien d'autre.
Quand le fascisme viendra, qu'arrivera-t-il aux trois noms que je cite ici ?
En 1940, Reynaud ledit "fasciste" selon l'Huma' est président du Conseil. Il refuse l'armistice avec les nazis. Il sera remplacé par Pétain. Il sera emprisonné par les nazis.
Renaudel ledit "social-fasciste" est mort en 1935. Il a bien dérivé lui-même en suivant Déat, même si son dernier geste politique aura été de démissionner du groupe quand il s'est rendu compte qu'il en était la caution républicaine. Rédemption tardive.
Dormoy lui aussi dit "social-fasciste" refusera les pleins pouvoirs de Pétain et sera assassiné par une ligue fasciste en 1941.
Quant à Jacques Doriot du PCF, le gueulard, il est devenu le visage de la collaboration.
Bref, ne nous laissons pas impressionner par les trolls d'aujourd'hui qui traitent tout le monde de fasciste. Qui sait où ils finiront ?
Et surtout, il n'y a pas de ligne droite dans l'histoire de la prise en charge de la santé. Même ceux qui ont sanctifié l'Etat social se sont opposés à sa création.
(l'Humanité, 18 avril 1930. Encart "aujourd'hui", après l'histoire sur l'aviation, et surtout page 2 "la Chambre a commencé hier la discussion du rectificatif des assurances sociales".)
Well, it was inevitable, and it happened.
Time and again, Russia brings down another Ukrainian apartment building with a missile in the middle of the night, burying entire families beneath the rubble.
Ukraine strikes one of Russia’s largest and most strategically important oil refineries, around 3,000 kilometres from its own borders.
One side deliberately targets civilians. The other targets the infrastructure that fuels the war.
If anyone still struggles to see the difference, they’re choosing not to.
Comment Gabriel Zucman truque les chiffres pour vendre un livre.
1/ Zucman invoque "la recherche la plus exhaustive" comme argument d'autorité.
Petit problème : son papier-phare (Saez-Zucman 2019, "Triumph of Injustice") a été démoli méthodologiquement par à peu près tous les économistes sérieux qui l'ont lu. Détaillons.
2/ Bezos cite l'IRS. Données brutes, publiques, vérifiables : – Top 1% : paie 38,4% de l'impôt fédéral sur le revenu, gagne 20,6% des revenus – Bottom 50% : paie 3,3%, gagne 12,3% Ratio top 1% : 1,86. Ratio bottom 50% : 0,26.
C'est la définition même d'un système progressif. Point.
3/ Que fait Zucman face à ces chiffres officiels ? Il change la définition de "impôt" ET la définition de "revenu". Magie.
Il invente un concept : "economic income" — qui inclut les plus-values latentes non réalisées. Du fric que tu n'as pas touché. Tu paies l'impôt sur ce que tu encaisses, pas sur ce que tu n'as pas vendu.
4/ Ensuite il ajoute taxes sur les sociétés, taxes locales, sales tax, etc — qu'il impute aux riches selon des hypothèses arbitraires.
Et il retire les crédits d'impôt remboursables (EITC) du calcul pour les pauvres. Donc il gonfle artificiellement le taux des pauvres.
Résultat : chiffres truqués.
5/ Le pic du grotesque : son "top 400" pauvre fiscalement.
Phil Magness a découvert en 2019 que les chiffres de SZ-2019 contredisent leur propre papier de 2018 (Quarterly Journal of Economics) sur exactement la même population. Ils ont changé la méthodo pour vendre le livre.
6/ Pire encore : David Splinter (économiste au Joint Committee on Taxation du Congrès — donc pas un think tank de droite, des fonctionnaires) a recalculé en août 2025.
En corrigeant juste les erreurs de Zucman : le taux effectif du top 400 dépasse celui de la moyenne de 13 points.
7/ Le coup de grâce : Auten & Splinter, papier accepté au Journal of Political Economy en 2024 (le top des revues d'éco).
Conclusion : la hausse de la part du top 1% depuis 1960, après impôts et transferts, n'est pas de "10 points" comme Piketty/Saez/Zucman le prétendent.
Elle est de 1,4 point.
8/ Le mécanisme du trucage Piketty-Saez-Zucman : Ils supposent que les revenus d'activité non déclarés sont distribués comme les revenus déclarés. Donc ils attribuent la moitié de l'évasion fiscale au top 1%.
Aucune preuve empirique. Juste une hypothèse qui produit la conclusion souhaitée.
9/ C'est l'astuce centrale de toute l'école Piketty : Tu choisis tes hypothèses d'imputation → tu obtiens la conclusion que tu veux → tu publies un livre grand public → tu deviens conseiller d'Elizabeth Warren → tu vends l'impôt sur la fortune que tu prônes depuis le début.
La science n'a rien à voir là-dedans.
10/ Quand Piketty s'est fait démolir par Auten-Splinter, sa réponse a été : "le déni de l'inégalité c'est comme le climato-scepticisme".
Traduction : "ne regardez pas ma méthodo, regardez ma morale". C'est l'inverse exact d'une démarche scientifique. C'est de la théologie militante.
11/ Bezos a raison sur les faits. L'IRS le confirme. Le JCT le confirme. Le JPE le confirme.
Zucman vend un récit politique avec un vernis académique. Son "œuvre la plus exhaustive" est l'œuvre la plus idéologiquement orientée sur le sujet — pas la plus rigoureuse.
12/ Le vrai débat n'est pas "est-ce que les riches paient assez". C'est : Pourquoi des chercheurs financés par l'État utilisent leur statut académique pour blanchir politiquement des conclusions que leur propre méthodologie ne supporte pas ?
La réponse, Girard l'a écrite il y a 50 ans.
🚨 Ce qui me choque avec TotalEnergies, c’est qu’on est en train de transformer une crise énergétique en débat moral simpliste en cherchant un coupable facile plutôt qu’en regardant les mécanismes en face.
🛢️ Le prix du carburant reste une chaîne complexe avec un prix du brut négociés sur les marchés internationaux, des coûts de raffinage, de la logistique, de la distribution, l’impact du taux de change euro/dollar, et surtout de la fiscalité. En France, une part majeure du prix final est liée aux taxes et c’est une décision politique. Pendant des années, cette fiscalité a été acceptée, justifiée, intégrée dans le modèle. Apres, quand le prix devient trop élevé socialement, on change de narratif. On ne parle plus de fiscalité. On ne parle plus de dépendance énergétique. On ne parle plus de stratégie industrielle. On parle de Total.
➡️ On transforme un sujet complexe en opposition morale et ça devient intellectuellement faible parce que TotalEnergies n’est pas une station-service isolée. C’est un groupe mondial avec des activités diversifiées, des investissements massifs, des risques géopolitiques, et des cycles violents. Réduire toute cette réalité à “ils gagnent trop pendant que le plein coûte cher” relève du refus de penser.
📈 Il y a surtout une forme d’hypocrisie profonde dans ce débat. Quand les prix sont élevés et que cela génère des recettes fiscales importantes, personne ne remet en cause le système. Quand les prix deviennent politiquement sensibles, on cherche un responsable externe.
💰 C’est là que le terme de “superprofits” devient révélateur. Ce n’est plus un concept économique mais un outil rhétorique. Il ne cherche pas à comprendre d’où viennent les profits mais à les disqualifier. Il suggère qu’au-delà d’un certain niveau, le profit devient illégitime. On ne peut pas demander à ces entreprises d’investir des milliards, de prendre des risques industriels et géopolitiques considérables, de financer la transition énergétique, et dans le même temps considérer que leur rentabilité devient un problème dès qu’elle est visible. On ne peut pas construire une stratégie énergétique, industrielle et climatique crédible en diabolisant les acteurs capables de la financer.
🧐 Le plus frappant est que derrière cette polémique, il y a en réalité des contradictions que personne ne veut vraiment assumer. On veut une énergie accessible mais on veut aussi réduire la consommation d’énergies fossiles. On veut accélérer la transition mais on critique les profits qui permettent de l’investir. On veut protéger le pouvoir d’achat mais sans toujours questionner la structure du prix de l’énergie. On veut de la souveraineté énergétique mais on s’en prend aux groupes capables d’opérer à l’échelle mondiale. Quel désastre !
🤷♂️ Si le prix à la pompe est trop élevé, parlons fiscalité, dépendance énergétique, offre mondiale, infrastructures, mobilité. Si le pouvoir d’achat est sous pression, parlons salaires, redistribution, organisation du territoire. Si la transition énergétique est insuffisante, parlons investissements, réglementation, délais, acceptabilité sociale. Déplacer tout cela sur Total, c’est éviter le cœur du problème et relevé de la puérilité.
⚠️ Je suis très clair, le “Total bashing” n’est pas une analyse, c’est un raccourci. Un raccourci pratique, politiquement efficace mais économiquement pauvre. TotalEnergies ne fait rien d’autre que ce qu’une entreprise performante est censée faire dans son secteur : produire, investir, optimiser, et rémunérer ses actionnaires quand les conditions de marché le permettent.
🤔 La seule question qui compte est celle-ci : pourquoi notre système est-il à ce point vulnérable qu’un choc sur les prix de l’énergie suffit à déclencher une crise politique majeure ? Pourquoi préfère-t-on pointer une entreprise plutôt que d’assumer collectivement les choix énergétiques, fiscaux et industriels accumulés depuis des années ?
C’est là que se trouve le débat, pas dans le cours de Bourse de TotalEnergies.
Un grand merci à Marjane Satrapi pour ce message à l'attention de Sandrine Rousseau et ma pomme🍎
(Attention, vous n'êtes pas prêts)
#AhouDaryaei#FemmeVieLiberte
Et dire qu’il y a à peine une semaine certains s’interrogeaient sur la pertinence du classement de la @FranceInsoumise à l’extrême-gauche… 🤦🏽♀️
@le_Parisien
Là on a un combo magistral illustrant le sophisme de causalité par juxtaposition
Oui certains pesticides sont cancérigènes.
Oui il faut limiter leur exposition surtout pour ceux qui les répandent (les agriculteurs le savent)
Mais pour les consommateurs les données sont très rassurantes et non les pesticides ne sont pas une cause environnementale principale
https://t.co/JE0PwJPoU5
Même si une littérature chinoise fournie suggère un lien avec le cancer du colon sur une vie entière mais avec un mode de vie avec facteurs confondants énormes
https://t.co/MhsxcMUzhE
Ensuite non manger bio ne réduit pas le risque de cancer de manière certaine : les données sont bien trop faibles pour l’affirmer avec énormément de facteurs confondants
Les 25% viennent de cette étude, toujours la même
Elle a suivi près de 70 000 volontaires pendant quatre ans, dont 78 % de femmes, d’un âge moyen de 44 ans.
Au total, 1 340 cancers ont été diagnostiqués.
Résultat : les consommateurs réguliers de produits bio affichaient un taux de cancers de 1,6 %, contre 2,2 % chez les non-consommateurs soit une différence relative d’environ 25 % effectivement : @RimaHas a donné le juste chiffre qu’on lui a partagé.
De quoi nourrir un tweet médiatique sans nuance… mais trompeur.
Car il s’agit d’une étude observationnelle de cohorte, sans répartition aléatoire entre groupes « bio » et « non bio ».
Or, avec cette méthode, les différences constatées peuvent résulter de biais de confusion (habitudes alimentaires globales, niveau d’études, activité physique, tabagisme…), plutôt que d’un effet direct du mode de production.
Dit autrement : les amateurs de bio ne sont pas en meilleure santé parce qu’ils mangent bio, mais mangent bio parce qu’ils prennent soin de leur santé et sont donc sensibles aux messages prétendant cette agriculture plus vertueuse sanitairement.
https://t.co/sFb1Tg4Akj
Une revue systématique de Stanford, publiée en 2012, n’a identifié aucun bénéfice clair du bio sur la santé, ni de différence notable en valeur nutritionnelle, et pas davantage en morbidité, malgré une exposition réduite aux résidus de pesticides.
https://t.co/cTOOb5k34j
Une thèse sur le sujet
https://t.co/nbwTIz8NuF
La conclusion : « À l’échelle individuelle, nous devons continuer à encourager nos patients à manger des fruits et légumes conventionnels s’ils ne peuvent avoir accès au bio. En effet, des études confirment qu’il est préférable de consommer des légumes avec pesticides que de ne pas en manger du tout. »
Et oui manger des fruits et légumes est un facteur protecteur peu importe l’origine même si pas bio !
https://t.co/q8qGigbv9y
Donc partir d’une incidence et glisser sur les pesticides et le bio pour suggérer que si tout le monde mangeait bio sans pesticide le nombre de cas de cancers chuterait significativement est bien fallacieux et relève du sophisme. Le nombre de cas est d’abord une question démographique.
Et les véritables facteurs évitables sont ici https://t.co/vsLEcgDsP9
C’est du sérieux
Et c’est sur ça qu’il faut agir si on est un élu responsable