Moi ce qui me choque c'est,
Les lésions vaginales et la fissure annale béante que le médecin a constatés,
Les bleus sur les hanches et le visage photographiés,
Les serviettes imbibées du sang de la victime chez Abittan,
Les hurlements et supplications que Abittan confirme.
🚨 Elle s’appelait Mélina. Elle avait 15 ans. Elle a été retrouvée morte lundi matin dans la chambre d’un hôtel de la périphérie lilloise.
Son corps, emballé dans une couette, présentait des traces de violences. Un homme d’une vingtaine d’années, se présentant comme son compagnon, a avoué l’avoir tuée à coups de crosse d’airsoft après l’avoir ligotée. Il a été placé en garde à vue.
La jeune fille, placée par l’Aide sociale à l’enfance, était en fugue au moment des faits. L’enquête pour homicide a été confiée à la brigade criminelle de Lille. Il s’agit du 130e féminicide de 2025. 💔 (via Le Figaro)
Condoléances et pensées évidentes aux proches de Mélina. Qu’elle repose en paix. 🕊️
Avant de la rencontrer, j'ai connu des hommes.
Le premier m'a violée, j'avais quinze ans.
Le second me frappait, j'avais 19 ans.
Le troisième souffrait de dépression et a payé le prix de ma colère sur les deux précédents.
J'ai ensuite rencontré une femme. Je me suis interrogée.
Je me suis lancée, mais ça n'a pas marché.
Puis je l'ai rencontrée, elle, il y a presque dix ans maintenant. Elle en avait vingt, elle était intelligente, réfléchie. Immature, pleine de questions. A 500km de chez moi.
J'ai vu grandir par SMS, par l'écriture, des sentiments profonds, un espoir d'avoir trouvé ma moitié, et cette moitié était une femme.
Un jour, je lui ai proposé de venir me voir, pour les vacances. Elle est venue, et n'est plus jamais repartie. C'était il y a huit ans.
On s'est mariées il y a trois ans. Après des difficultés, une séparation insupportable, on s'est mariées. Ce jour compte parmi les plus beaux de ma vie.
Notre fille est arrivée l'été suivant. Un océan de bonheur parfait. Une enfant, et deux femmes pour l'aimer sans conditions. Une enfant qui a fêté ses deux ans et qui est heureuse, joyeuse, curieuse, équilibrée, gentille, intelligente.
Ce récit pourrait être raconté par des milliers de femmes depuis 2013 et même avant.
Nous avons chacune un travail. Notre fille va chez une nounou. Nous faisons nos courses aux mêmes supermarchés que vous. Ma fille côtoie vos enfants dans les parcs. Nous avons deux chiens, un chat, un petit toit sur la tête. Nous payons nos impôts. Nous partons en vacances. Nous nous disputons sur les tâches ménagères. Nous nous disons "je t'aime" chaque soir avant de dormir.
Nous connaissons aussi les galères financières, l'administration française insupportable, nous râlons sur le prix de l'huile d'olive, nous allons au resto, nous prenons parfois un verre au bar, nous sortons nos chiens, nous vivons une vie exactement conforme à la vôtre.
Pourtant, en France, une femme comme moi vient de mourir parce qu'elle a vécu cette vie.
Parce qu'elle aimait les enfants et leur avait consacré sa vie professionnelle. Parce qu'elle vivait dans un endroit où deux femmes qui s'aiment est apparemment un crime.
Parce qu'elle était homosexuelle. Et parce que c'était, apparemment, intolérable. Pourquoi ?
Quel mal vous faisons-nous ?
Je suis heureuse avec ma femme, pourquoi je devrais en avoir honte ?
Je devrais éviter de parler d'elle en société, alors que vous parlez toutes de vos maris, que vous parlez tous de vos épouses ? Au nom de quoi ?
Ma fille est bien élevée et tout le monde la trouve adorable, pourquoi je devrais renoncer à elle ?
Qu'est-ce qu'elle vous a fait, Caroline, à part essayer d'éduquer vos enfants ?
Qu'est-ce qu'on vous a fait ?
Rien. Vous êtes des ordures pleines de haine et de mépris.
Vous êtes de ceux qui regardent de travers tout ce qui sort de vos petites habitudes, et ce même lorsqu'elles sont similaires aux nôtres.
Mais nous existons. Nous avons toujours existé. Et nous continuerons d'exister.
A toi, Caroline, vont aujourd'hui mes pensées, mon amour, ma colère.
A toi ma fille, sache que tu es aimée inconditionnellement par tes deux mères, et qu'on fera tout pour t'offrir l'avenir le plus doux et le plus radieux possible.
A toi, mon épouse, ma femme adorée, j'offrirai mes luttes.
Je t'aime, et personne n'a rien à en redire.
Je suis une mère lesbienne. Je suis Caroline Grandjean.
Et je vous emmerde.
🇫🇷🇪🇺 FLASH | Une femme refusant des relations sexuelles avec son mari ne peut PAS être considérée comme « fautive » lors d’un divorce, a tranché La Cour Européenne des Droits de l’Homme, qui condamne la France. Mme. Q., déclarée fautive, avait saisi la cour.
On leur dit quoi à Léa, Morgane, Enzo, Guillaume, tous les autres ?
Que c'est à la famille de gérer ça?
On continue à fermer les yeux et à estimer que l'education au corps, à la sexualité, au consentement, c'est à la maison que ça se comprend, pas à l'école?
Combien encore?
Que leur faire mal et peur en les touchant, c'était interdit, et que si on leur disait que c'était un secret c'était un trop gros secret, et que quelqu'un serait là pour le porter à leur place.
Les écouter.
Les aider.
Que c'était pas à eux d'avoir honte.
Que ca n'arriverait plus.
Guillaume, son oncle.
Radouane, sa mère.
Jeanne, son père.
Tous les autres.
Comme je voudrais que quelqu'un leur ait expliqué que leur corps n'était qu'à eux.
Que personne n'avait le droit de les toucher avant qu'ils soient grands et qu'ils en aient envie.
Morgane, 20 ans, violée de ses 9 à ses 13 ans par son frère aîné.
Il lui avait dit que personne ne la croirait et que ca détruirait la famille si elle le dénonçait.
Elle ne supporte pas que quiconque la touche, pas même un médecin.
Enzo, 15 ans, son grand père lui a imposé des attouchements sexuels avant ses 10 ans.
Il en a parlé bien plus tard, en pleurs, de honte, parce que son petit frère a demandé à passer les vacances chez papi et mamie.
Il fallait pas en parler, sinon maman serait très triste.
Léa, 8 ans, abusée par son père.
Il lui a dit que c'était normal, que les papas font ça quand ils aiment leur petite fille, et eux 2 ils s'aimaient très fort pas vrai?