Historian & Class Migrant: Those who aren't concerned about the future now, will worry about the present later. Exploring unknown topics, circles & bubbles on X
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Mooi! Eindelijk een redenering die verklaart (en als alibi kan dienen) waarom ik meer boeken bezit, en koop, dan ik lees of gelezen heb.
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Umberto Eco, who owned 50,000 books, had this to say about home libraries:
“It is foolish to think that you have to read all the books you buy, as it is foolish to criticize those who buy more books than they will ever be able to read. It would be like saying that you should use all the cutlery or glasses or screwdrivers or drill bits you bought before buying new ones.
“There are things in life that we need to always have plenty of supplies, even if we will only use a small portion.
“If, for example, we consider books as medicine, we understand that it is good to have many at home rather than a few: when you want to feel better, then you go to the ‘medicine closet’ and choose a book. Not a random one, but the right book for that moment. That’s why you should always have a nutrition choice!
“Those who buy only one book, read only that one and then get rid of it. They simply apply the consumer mentality to books, that is, they consider them a consumer product, a good. Those who love books know that a book is anything but a commodity.”
@Pieter197100@lexhoogduin@arnowellens Leest: “Overal waar de staat de touwtjes in handen heeft genomen, zijn we overgegaan van een spel met positieve som (we creëren nieuwe waarde) naar een spel met nul som (we vechten om stukken van een taart die niet meer groeit).”
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Marc Andreessen a été démocrate convaincu pendant des décennies. Donateur, militant, croyant. Puis il a changé de camp.
Tout le monde veut croire que c'est une histoire de tribu, d'ego ou d'impôts. Ce n'est pas ça. Ce qui a basculé, c'est qu'il a compris une chose simple: le camp qui se prétendait celui du progrès était devenu celui qui interdit de construire. Quand une administration te dit, en réunion, de ne même pas lancer ta boîte d'IA parce qu'ils ne te laisseront de toute façon jamais réussir, tu as ta réponse. Tu n'argumentes plus. Tu changes de camp.
Parce que derrière les mots, le projet est limpide: un monopole d'État sur les modèles. Bureaucratiser l'intelligence. Transformer l'IA en une administration de plus.
Et là, soyons honnêtes sur ce que ça produit, parce qu'on l'a déjà vu mille fois. Hayek l'a démontré, Mises avant lui: le bureaucrate ne sait pas allouer le capital. Pas par bêtise, mais parce que personne ne peut centraliser une information qui est, par nature, dispersée dans des millions de têtes. Dès qu'un secteur passe sous contrôle administratif, il devient frictionnel, lent, capturé, corrompu. Regardez l'éducation. Regardez la santé. Regardez le transport. Partout où l'État a pris la main, on est passé d'un jeu à somme positive (on crée de la valeur nouvelle) à un jeu à somme nulle (on se bat pour des parts d'un gâteau qui ne grandit plus).
C'est exactement là que la thèse de Peter Thiel devient glaçante.
Thiel décrit un choix entre deux abîmes. D'un côté l'Antéchrist: un pouvoir qui promet "la paix et la sécurité", qui supprime tout risque technologique au nom de la protection, et qui fige le monde dans la stagnation. De l'autre l'Armageddon, l'effondrement par la guerre. Et son intuition la plus puissante, c'est que ces deux pôles ne s'opposent pas, ils s'alimentent. La peur de l'apocalypse pousse à tout centraliser "pour notre bien", et cette centralisation, cette stagnation, devient elle-même la matrice de la catastrophe. Le katechon, la force censée retenir l'apocalypse, finit par se confondre avec la bureaucratie, la régulation, le principe de précaution.
Parce qu'un monde qui ne crée plus de richesse redevient mécaniquement un monde à somme nulle. Et un monde à somme nulle, dans le contexte géopolitique actuel, entre puissances nucléaires, ne reste pas longtemps un monde de paix administrée. Il finit en guerre. Le vrai katechon, ce n'est pas le fonctionnaire. C'est la croissance. C'est le droit d'essayer.
Alors voilà ce que je veux dire, sans détour, à ceux qui hésitent encore.
Votre méfiance de l'entrepreneur n'est pas une analyse, c'est une jalousie. Une rivalité mimétique, au sens exact de Girard. Et au fond, vous le savez. Vous savez que celui qui construit ne vous vole rien, qu'il agrandit le gâteau au lieu de se battre pour une part déjà servie. Mais l'envie aveugle, et elle vous fait confondre votre ressentiment avec de la justice.
Le problème, c'est que cette fois l'enjeu n'est plus votre confort moral. Être contre la liberté d'entreprendre, contre le droit d'essayer, ce n'est plus une simple préférence politique. C'est augmenter, concrètement, mécaniquement, la probabilité de l'Armageddon que décrit Thiel.
On ne se fait la guerre que pour des jeux à somme nulle. Le projet où le bureaucrate gagne et où le fondateur perd, ce n'est pas la justice sociale. C'est l'apocalypse, juste un peu plus tard.
Foucault, Derrida, Deleuze. Trois intellectuels qui, dans les années 60, pondent des livres illisibles au fond d'amphis parisiens. Aucun n'a jamais tenu une arme. Aucun n'a jamais entendu parler de Southampton.
Et pourtant, soixante ans plus tard, c'est leur idée qui tient la main qui menotte Henry Nowak, 18 ans, pendant qu'il se vide de son sang.
Comment passe-t-on de l'un à l'autre? Il n'y a pas de hasard. Il y a une ligne droite. Je vais vous la dérouler, maillon par maillon.
Premier maillon. Ces philosophes lâchent une idée d'apparence inoffensive: la vérité ne serait jamais neutre, ce serait toujours une construction du pouvoir. Donc on pourrait, et on devrait, se méfier des faits eux-mêmes. Ils n'ont pas voulu ce qui allait suivre. Mais ils ont armé un mécanisme: le soupçon généralisé envers le réel.
Deuxième maillon. Cette idée traverse l'Atlantique et mute dans les universités américaines. Elle rencontre une impulsion noble, la repentance, reconnaître des injustices historiques réelles. Et elle la transforme en tout autre chose: une hiérarchie morale permanente. Des groupes classés selon leur degré supposé de victimité. Oppresseurs d'un côté, opprimés de l'autre. Pour toujours.
Troisième maillon, et c'est là que tout bascule. Une fois qu'on classe les gens par groupe, on cesse de les juger par leurs actes. On les juge par leur catégorie. La crédibilité n'est plus méritée, elle est assignée d'avance.
Quatrième maillon. Black Lives Matter en fut l'apogée liturgique. « I can't breathe » devient une formule sacrée. La règle implicite: croire d'office la victime désignée, soupçonner d'office l'oppresseur désigné. Avant les faits. À la place des faits.
Comprenez bien ce qu'on installe là. Pas une opinion. Un réflexe. Un automatisme cognitif gravé dans des institutions entières: l'accusation venue de la « bonne » catégorie l'emporte sur ce que vous voyez de vos propres yeux.
Et un réflexe, on sait ce que ça fait à des hommes ordinaires.
Je me suis longtemps passionné pour la psychologie, et une p��riode m'obsède: l'après-guerre. Le moment où des chercheurs se sont posé la question la plus dérangeante du siècle. Comment l'Allemagne nazie avait-elle transformé des pères de famille ordinaires en bourreaux de camp?
La réponse, ils ne l'ont pas trouvée chez des monstres. Ils l'ont trouvée chez des hommes parfaitement banals.
Hannah Arendt a appelé ça la banalité du mal. L'historien Christopher Browning, en étudiant le bataillon de réserve 101 (des policiers d'âge mûr, des pères, des commerçants), a montré que ce ne sont pas des fanatiques qui ont fusillé des civils, mais des hommes normaux incapables de désobéir au cadre dominant.
Puis vint Milgram. À Yale, environ deux tiers de gens ordinaires ont infligé ce qu'ils croyaient être des décharges mortelles, simplement parce qu'une autorité le leur ordonnait. L'expérience de la prison de Stanford a montré la même chose sous un autre angle: donnez à quelqu'un un rôle et un cadre, et il s'y conformera jusqu'à l'inhumain.
La leçon n'est pas allemande. Elle est humaine. Le mécanisme s'active dès qu'un cadre moral dominant fait craindre la sanction sociale plus que ne compte le témoignage de ses propres yeux. L'individu cesse de voir ce qu'il voit. Il voit ce que le cadre l'autorise à voir.
Maintenant, rejouez la scène de Southampton au ralenti.
Henry Nowak, 18 ans, poignardé, allongé au sol, répète aux policiers « j'ai été poignardé », « je ne peux plus respirer ».
Réponse de l'officier: « I don't think you have, mate. »
Pendant ce temps, son meurtrier retourne la situation d'une phrase: il aurait été victime d'une agression raciste, on lui aurait arraché son turban. L'officier n'a pas vu Henry. Il a vu deux catégories. D'un côté, un homme qui dégaine le script de l'agression raciste, crédible par défaut. De l'autre, un jeune homme blanc à terre, sans grief à brandir, sans formule sacrée à réciter, suspect par défaut.
Le cadre a choisi à sa place. Il n'a même pas eu à réfléchir. C'est ça, le conditionnement: la pensée a déjà eu lieu, avant lui. Exactement le mécanisme de Milgram, de Browning. Un homme normal qui cesse de croire ses propres yeux parce qu'un cadre moral lui a appris ce qu'il devait craindre.
René Girard avait tout décrit. Le coupable détourne sa faute en désignant un bouc émissaire, et le système l'accepte d'autant plus volontiers qu'il colle au rôle attendu. Henry n'a pas été cru parce qu'il ne pouvait pas jouer la victime. Sa catégorie le lui interdisait.
Souvenez-vous. Le monde entier s'est agenouillé pour quatre mots, « I can't breathe ». Des entreprises, des gouvernements, des stades entiers. Henry a prononcé exactement les mêmes mots, en train de mourir. Il n'y aura ni genou à terre, ni hashtag, ni minute de silence. Parce que sa mort ne sert pas le cadre. Elle le contredit.
Voilà l'inversion finale, et la plus monstrueuse. Une idéologie née en promettant de protéger les vulnérables a fini par apprendre à des hommes à ignorer la personne la plus vulnérable de la pièce, celle qui agonise, parce que sa catégorie n'était pas la bonne.
Et le vrai piège, c'est de croire que l'erreur aurait été de choisir le mauvais camp. Non. L'erreur, c'est de choisir des camps. De voir des catégories là où il y a un être humain qui saigne devant soi.
De Foucault à Southampton, voilà la ligne droite. Soixante ans pour qu'une idée abstraite apprenne à un homme à ne plus voir un enfant mourir sous ses yeux.
Henry Nowak n'avait rien demandé. Il demandait juste qu'on le voie.
Personne ne l'a vu.
Foucault, Derrida, Deleuze. Trois intellectuels qui, dans les années 60, pondent des livres illisibles au fond d'amphis parisiens. Aucun n'a jamais tenu une arme. Aucun n'a jamais entendu parler de Southampton.
Et pourtant, soixante ans plus tard, c'est leur idée qui tient la main qui menotte Henry Nowak, 18 ans, pendant qu'il se vide de son sang.
Comment passe-t-on de l'un à l'autre? Il n'y a pas de hasard. Il y a une ligne droite. Je vais vous la dérouler, maillon par maillon.
Premier maillon. Ces philosophes lâchent une idée d'apparence inoffensive: la vérité ne serait jamais neutre, ce serait toujours une construction du pouvoir. Donc on pourrait, et on devrait, se méfier des faits eux-mêmes. Ils n'ont pas voulu ce qui allait suivre. Mais ils ont armé un mécanisme: le soupçon généralisé envers le réel.
Deuxième maillon. Cette idée traverse l'Atlantique et mute dans les universités américaines. Elle rencontre une impulsion noble, la repentance, reconnaître des injustices historiques réelles. Et elle la transforme en tout autre chose: une hiérarchie morale permanente. Des groupes classés selon leur degré supposé de victimité. Oppresseurs d'un côté, opprimés de l'autre. Pour toujours.
Troisième maillon, et c'est là que tout bascule. Une fois qu'on classe les gens par groupe, on cesse de les juger par leurs actes. On les juge par leur catégorie. La crédibilité n'est plus méritée, elle est assignée d'avance.
Quatrième maillon. Black Lives Matter en fut l'apogée liturgique. « I can't breathe » devient une formule sacrée. La règle implicite: croire d'office la victime désignée, soupçonner d'office l'oppresseur désigné. Avant les faits. À la place des faits.
Comprenez bien ce qu'on installe là. Pas une opinion. Un réflexe. Un automatisme cognitif gravé dans des institutions entières: l'accusation venue de la « bonne » catégorie l'emporte sur ce que vous voyez de vos propres yeux.
Et un réflexe, on sait ce que ça fait à des hommes ordinaires.
Je me suis longtemps passionné pour la psychologie, et une p��riode m'obsède: l'après-guerre. Le moment où des chercheurs se sont posé la question la plus dérangeante du siècle. Comment l'Allemagne nazie avait-elle transformé des pères de famille ordinaires en bourreaux de camp?
La réponse, ils ne l'ont pas trouvée chez des monstres. Ils l'ont trouvée chez des hommes parfaitement banals.
Hannah Arendt a appelé ça la banalité du mal. L'historien Christopher Browning, en étudiant le bataillon de réserve 101 (des policiers d'âge mûr, des pères, des commerçants), a montré que ce ne sont pas des fanatiques qui ont fusillé des civils, mais des hommes normaux incapables de désobéir au cadre dominant.
Puis vint Milgram. À Yale, environ deux tiers de gens ordinaires ont infligé ce qu'ils croyaient être des décharges mortelles, simplement parce qu'une autorité le leur ordonnait. L'expérience de la prison de Stanford a montré la même chose sous un autre angle: donnez à quelqu'un un rôle et un cadre, et il s'y conformera jusqu'à l'inhumain.
La leçon n'est pas allemande. Elle est humaine. Le mécanisme s'active dès qu'un cadre moral dominant fait craindre la sanction sociale plus que ne compte le témoignage de ses propres yeux. L'individu cesse de voir ce qu'il voit. Il voit ce que le cadre l'autorise à voir.
Maintenant, rejouez la scène de Southampton au ralenti.
Henry Nowak, 18 ans, poignardé, allongé au sol, répète aux policiers « j'ai été poignardé », « je ne peux plus respirer ».
Réponse de l'officier: « I don't think you have, mate. »
Pendant ce temps, son meurtrier retourne la situation d'une phrase: il aurait été victime d'une agression raciste, on lui aurait arraché son turban. L'officier n'a pas vu Henry. Il a vu deux catégories. D'un côté, un homme qui dégaine le script de l'agression raciste, crédible par défaut. De l'autre, un jeune homme blanc à terre, sans grief à brandir, sans formule sacrée à réciter, suspect par défaut.
Le cadre a choisi à sa place. Il n'a même pas eu à réfléchir. C'est ça, le conditionnement: la pensée a déjà eu lieu, avant lui. Exactement le mécanisme de Milgram, de Browning. Un homme normal qui cesse de croire ses propres yeux parce qu'un cadre moral lui a appris ce qu'il devait craindre.
René Girard avait tout décrit. Le coupable détourne sa faute en désignant un bouc émissaire, et le système l'accepte d'autant plus volontiers qu'il colle au rôle attendu. Henry n'a pas été cru parce qu'il ne pouvait pas jouer la victime. Sa catégorie le lui interdisait.
Souvenez-vous. Le monde entier s'est agenouillé pour quatre mots, « I can't breathe ». Des entreprises, des gouvernements, des stades entiers. Henry a prononcé exactement les mêmes mots, en train de mourir. Il n'y aura ni genou à terre, ni hashtag, ni minute de silence. Parce que sa mort ne sert pas le cadre. Elle le contredit.
Voilà l'inversion finale, et la plus monstrueuse. Une idéologie née en promettant de protéger les vulnérables a fini par apprendre à des hommes à ignorer la personne la plus vulnérable de la pièce, celle qui agonise, parce que sa catégorie n'était pas la bonne.
Et le vrai piège, c'est de croire que l'erreur aurait été de choisir le mauvais camp. Non. L'erreur, c'est de choisir des camps. De voir des catégories là où il y a un être humain qui saigne devant soi.
De Foucault à Southampton, voilà la ligne droite. Soixante ans pour qu'une idée abstraite apprenne à un homme à ne plus voir un enfant mourir sous ses yeux.
Henry Nowak n'avait rien demandé. Il demandait juste qu'on le voie.
Personne ne l'a vu.
Foucault, Derrida, Deleuze. Trois intellectuels qui, dans les années 60, pondent des livres illisibles au fond d'amphis parisiens. Aucun n'a jamais tenu une arme. Aucun n'a jamais entendu parler de Southampton.
Et pourtant, soixante ans plus tard, c'est leur idée qui tient la main qui menotte Henry Nowak, 18 ans, pendant qu'il se vide de son sang.
Comment passe-t-on de l'un à l'autre? Il n'y a pas de hasard. Il y a une ligne droite. Je vais vous la dérouler, maillon par maillon.
Premier maillon. Ces philosophes lâchent une idée d'apparence inoffensive: la vérité ne serait jamais neutre, ce serait toujours une construction du pouvoir. Donc on pourrait, et on devrait, se méfier des faits eux-mêmes. Ils n'ont pas voulu ce qui allait suivre. Mais ils ont armé un mécanisme: le soupçon généralisé envers le réel.
Deuxième maillon. Cette idée traverse l'Atlantique et mute dans les universités américaines. Elle rencontre une impulsion noble, la repentance, reconnaître des injustices historiques réelles. Et elle la transforme en tout autre chose: une hiérarchie morale permanente. Des groupes classés selon leur degré supposé de victimité. Oppresseurs d'un côté, opprimés de l'autre. Pour toujours.
Troisième maillon, et c'est là que tout bascule. Une fois qu'on classe les gens par groupe, on cesse de les juger par leurs actes. On les juge par leur catégorie. La crédibilité n'est plus méritée, elle est assignée d'avance.
Quatrième maillon. Black Lives Matter en fut l'apogée liturgique. « I can't breathe » devient une formule sacrée. La règle implicite: croire d'office la victime désignée, soupçonner d'office l'oppresseur désigné. Avant les faits. À la place des faits.
Comprenez bien ce qu'on installe là. Pas une opinion. Un réflexe. Un automatisme cognitif gravé dans des institutions entières: l'accusation venue de la « bonne » catégorie l'emporte sur ce que vous voyez de vos propres yeux.
Et un réflexe, on sait ce que ça fait à des hommes ordinaires.
Je me suis longtemps passionné pour la psychologie, et une p��riode m'obsède: l'après-guerre. Le moment où des chercheurs se sont posé la question la plus dérangeante du siècle. Comment l'Allemagne nazie avait-elle transformé des pères de famille ordinaires en bourreaux de camp?
La réponse, ils ne l'ont pas trouvée chez des monstres. Ils l'ont trouvée chez des hommes parfaitement banals.
Hannah Arendt a appelé ça la banalité du mal. L'historien Christopher Browning, en étudiant le bataillon de réserve 101 (des policiers d'âge mûr, des pères, des commerçants), a montré que ce ne sont pas des fanatiques qui ont fusillé des civils, mais des hommes normaux incapables de désobéir au cadre dominant.
Puis vint Milgram. À Yale, environ deux tiers de gens ordinaires ont infligé ce qu'ils croyaient être des décharges mortelles, simplement parce qu'une autorité le leur ordonnait. L'expérience de la prison de Stanford a montré la même chose sous un autre angle: donnez à quelqu'un un rôle et un cadre, et il s'y conformera jusqu'à l'inhumain.
La leçon n'est pas allemande. Elle est humaine. Le mécanisme s'active dès qu'un cadre moral dominant fait craindre la sanction sociale plus que ne compte le témoignage de ses propres yeux. L'individu cesse de voir ce qu'il voit. Il voit ce que le cadre l'autorise à voir.
Maintenant, rejouez la scène de Southampton au ralenti.
Henry Nowak, 18 ans, poignardé, allongé au sol, répète aux policiers « j'ai été poignardé », « je ne peux plus respirer ».
Réponse de l'officier: « I don't think you have, mate. »
Pendant ce temps, son meurtrier retourne la situation d'une phrase: il aurait été victime d'une agression raciste, on lui aurait arraché son turban. L'officier n'a pas vu Henry. Il a vu deux catégories. D'un côté, un homme qui dégaine le script de l'agression raciste, crédible par défaut. De l'autre, un jeune homme blanc à terre, sans grief à brandir, sans formule sacrée à réciter, suspect par défaut.
Le cadre a choisi à sa place. Il n'a même pas eu à réfléchir. C'est ça, le conditionnement: la pensée a déjà eu lieu, avant lui. Exactement le mécanisme de Milgram, de Browning. Un homme normal qui cesse de croire ses propres yeux parce qu'un cadre moral lui a appris ce qu'il devait craindre.
René Girard avait tout décrit. Le coupable détourne sa faute en désignant un bouc émissaire, et le système l'accepte d'autant plus volontiers qu'il colle au rôle attendu. Henry n'a pas été cru parce qu'il ne pouvait pas jouer la victime. Sa catégorie le lui interdisait.
Souvenez-vous. Le monde entier s'est agenouillé pour quatre mots, « I can't breathe ». Des entreprises, des gouvernements, des stades entiers. Henry a prononcé exactement les mêmes mots, en train de mourir. Il n'y aura ni genou à terre, ni hashtag, ni minute de silence. Parce que sa mort ne sert pas le cadre. Elle le contredit.
Voilà l'inversion finale, et la plus monstrueuse. Une idéologie née en promettant de protéger les vulnérables a fini par apprendre à des hommes à ignorer la personne la plus vulnérable de la pièce, celle qui agonise, parce que sa catégorie n'était pas la bonne.
Et le vrai piège, c'est de croire que l'erreur aurait été de choisir le mauvais camp. Non. L'erreur, c'est de choisir des camps. De voir des catégories là où il y a un être humain qui saigne devant soi.
De Foucault à Southampton, voilà la ligne droite. Soixante ans pour qu'une idée abstraite apprenne à un homme à ne plus voir un enfant mourir sous ses yeux.
Henry Nowak n'avait rien demandé. Il demandait juste qu'on le voie.
Personne ne l'a vu.
Een zondagmiddagweetje.
Italië werft gepensioneerden. Wie zich vestigt in een klein dorp in Zuid-Italië kan onder voorwaarden tien jaar lang volstaan met een belastingtarief van 7 procent op buitenlandse inkomsten. Een bijzondere vorm van internationale concurrentie zeg maar. Bedrijven verhuizen voor belastingvoordelen en gepensioneerden tegenwoordig dus ook. De Europese interne markt blijkt dus niet alleen vrij verkeer van goederen en diensten mogelijk te maken, maar ook van pensioeninkomens op zoek naar zon en een vriendelijker belastingregime. Buon pomeriggio.
Uit mijn hart gegrepen!
Bestuurders van vandaag, machteloos in het heden, waardoor het verleden hun werkterrein wordt om gemakkelijk te scoren.
Met alle gevolgen van dien zoals @TadekSolarz als altijd uitstekend verwoordt
Leest
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Een ochtendcolumn
Het verleden is geen bezit van de bestuurders van vandaag.
Het bericht ging over enkele verwijderde Jiskefet-fragmenten. Michiel Romeyn reageerde met de hem kenmerkende droogheid. Hij had, zo merkte hij op, toch niet bij de Hitlerjugend gezeten. De opmerking was geestiger dan het debat dat erop volgde.
Want het interessante aan dit soort discussies is niet de grap zelf. Interessanter is de vraag wie het recht heeft om te bepalen welke delen van het verleden zichtbaar blijven voor toekomstige generaties.
Ooit studeerde ik kunstgeschiedenis als onderdeel van de kunstacademie die ik doorliep. Kunstgeschiedenis leert je kijken naar een samenleving via wat die samenleving heeft achtergelaten. Schilderijen, beelden, gebouwen, boeken, films en televisieprogramma’s. Alles wat een tijdperk van zichzelf heeft vastgelegd.
Wie door een museum loopt, kijkt niet alleen naar kunst. Je kijkt naar macht, rijkdom, geloof, handel en oorlog. Vaak naar zaken die vandaag ongemakkelijk aanvoelen. Juist daarom zijn ze waardevol. Vrijwel alles wat wij vandaag bewonderen, werd voortgebracht door systemen die wij inmiddels kritisch bekijken. Zonder rijkdom geen kunst. Zonder macht geen monumenten.
Die werken zijn niet belangrijk omdat het voorbeelden zijn. Ze zijn belangrijk omdat ze laten zien hoe de wereld was. Een portret vertelt iets over macht. Een standbeeld laat zien wie er bewonderd werd. Een televisieprogramma uit de jaren negentig laat zien waar om gelachen werd
Daarom verbaast de groeiende neiging mij om het verleden steeds maar weer opnieuw langs de morele meetlat van het heden te leggen. Een grap verdwijnt uit een archief. Een kunstwerk krijgt een waarschuwing. Een historische figuur wordt simpelweg verwijderd of opnieuw geduid. Iedere beslissing is klein maar samen vertellen ze een groter verhaal.
Niet over geschiedenis, maar over macht. Want wie beslist eigenlijk wat toekomstige generaties nog te zien krijgen? Niet die toekomstige generaties zelf. Die keuze wordt gemaakt door bestuurders, redacteuren, curatoren, politieke bestuurders, toezichthouders, beleidsmakers en commissies van vandaag.
Dat is een opmerkelijke vorm van macht. Niet de macht om het heden te sturen, maar om de grondstoffen te beheren waarmee mensen over vijftig of honderd jaar hun oordeel zullen vormen.
Daarin verschilt onze tijd veel minder van de vroegere eeuwen dan wij vandaag graag geloven. Ook toen waren het de bestuurders die bepaalden welke verhalen werden verteld, welke beelden zichtbaar waren en welke opvattingen naar de achtergrond verdwenen. Vijf eeuwen later kijken wij met verbazing naar die vanzelfsprekendheid. Hoe haalden ze het in hun hoofd om voor anderen te bepalen wat bewaard moest blijven?
Toch is dat precies wat de bestuurlijke toplaag vandaag doet. Niet in kerken of paleizen, maar in omroepen, musea, universiteiten, stadsbesturen, media, archieven en cultuurinstellingen. Daar waar de hedendaagse operationele macht zich vandaag concentreert. Daar wordt nu besloten welke grappen verdwijnen, welke kunstwerken van een waarschuwing worden voorzien en welke historische figuren moeten verdwijnen of opnieuw moeten worden uitgelegd.
Het interessante is dat deze bestuurders zichzelf niet als machthebbers zien. In hun eigen beleving beschermen zij mensen, bieden zij context of herstellen zij historische onevenwichtigheden. Hun bedoelingen zijn wellicht oprecht. Misschien wel net zo oprecht als bestuurders eeuwen geleden dachten te handelen. Maar dat maakt de onderliggende vraag niet minder relevant. Wie geeft deze generatie het recht om te bepalen hoe een volgende generatie naar het verleden moet kijken?
Kunstgeschiedenis heeft mij juist het tegenovergestelde geleerd. Een samenleving wordt niet begrijpelijker wanneer de scherpe randen van het verleden worden afgevlakt. Het wordt minder zichtbaar. Het verleden is geen bezit van de bestuurders van vandaag. Ze hebben het slechts tijdelijk in beheer.
@grok noemde dit
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incident op 27052026 met het Nederlandse fregat De Ruyter in Zuid-Chinese Zee. China stelt dathet fregat “illegaal” in het gebied rond de Paracel-eilanden was, waar een boordhelikopter meermaals in hun luchtruim kwam. NL ontkent want freedom of navigation
🇨🇳🇳🇱 China intercepted a Dutch warship near the Paracel Islands, then filmed it, edited it, and dropped it on state media.
Multiple warships, J-16 fighter jets, and electronic jamming systems deployed against a single NATO frigate.
Beijing is signaling to every Western navy operating in the South China Sea: we see you, we can reach you, and we're not shy about showing it.
The Netherlands says it was a lawful freedom of navigation transit under UNCLOS. China says it was trespassing in sovereign waters. Both will keep saying that, and neither side is going to blink first.
The footage is what makes this different. Beijing chose to publish it as a calculated message to make an example out of one frigate for every navy watching.
Source: Newsweek
@WoutervdLand@HarrisonSealts Ach, niets nieuws onder de zon. Als klassemigrant leerde ik me in te vechten. Wordt je sterk van. Iets heel anders dan positieve discriminatie bewerkstelligt. Uiteindelijk komt het goed, hoger op de maatschappelijke ladder.
@TadekSolarz De verzorgingsstaat legt ook een bodem onder de kwalijke gevolgen van ongezonde levensstijl. Negatieve gezondheidseffecten worden afgezwakt door betere zorg.
@MarioNawfal ?Tolls & duties in stablecoins, covered by dollars and US government bonds. Toll settlement via BlockchainLedger, in regulated stablecoin for each ship that sails through the strait, as a contribution to the reconstruction of Iran & backing of the US public debt and war costs?
@vandaaginside Ik meen het trouwens serieus: #delier ligt op de loer voor #Derksen Hitte, hoge luchtvochtigheid, permanente passaatwind, jetlag. Weinig eten, en beperkte vochtinname, hard werken. Op hoge leeftijd levensgevaarlijk!
@vandaaginside Bescherm Derksen tegen zichzelf. Tropenkolder!
Tropische neurasthenie….iets waar vooral blanke (voornamelijk mannelijke) kolonisten aan leden als gevolg van de milieustress van hun leven in de tropen
https://t.co/7x7176Aejp