Thomas Piketty propose une taxe exceptionnelle de 400 milliards issue des revenus spectaculaires des ultras riches ( ceux qui possèdent + de 100 millions d’€) qui ont explosé, passant de 200 à 1 000 milliards d'€ de 2017 à 2026 soit 800 milliards!
Dette publique, spread, la grande confusion.
Je profite de ce tweet de @sc_cath , parmi tant d’autres, pour répondre aux erreurs, confusions et mensonges qui se multiplient sur la dette et le spread avec l’Allemagne.
1/ Un spread de 1,6 point ne signifie absolument pas que la France risque de faire faillite.
Les États-Unis empruntent eux à un spread de 1,7 point au-dessus de l’Allemagne, donc plus cher que la France : vont-ils aussi faire faillite ?
Faut-il considérer que tous les États qui empruntent plus cher que l’Allemagne, comme le Royaume-Uni ou l’Italie ou beaucoup d’autres, vont également faire faillite ?
2/ Le calcul des 60 milliards d’intérêts supplémentaires est mensonger : il applique instantanément le coût du spread à l’ensemble de la dette, alors que celle-ci a une durée de vie moyenne de plus de huit ans, donc ne se refinance que progressivement, et qu’elle a un taux moyen beaucoup plus faible.
Ils confondent le stock et les flux, les taux d’hier et ceux d’aujourd’hui, le spread et le coût réel du financement.
Trois confusions de base pour faire peur.
3/ Le spread franco-allemand ne mesure pas seulement la situation française. Il reflète aussi la singularité allemande.
Il peut augmenter soit en raison de la France, soit en raison de l’Allemagne. Or les obligations allemandes bénéficient d’un statut particulier : actifs refuges, grande liquidité, rôle de référence et utilisation comme garanties financières. C’est aussi cela que reflète l’évolution du spread.
4/ Plus largement, un spread n’est pas une probabilité de défaut. Il reflète des différences de liquidité, d’offre et de demande de titres, des mouvements de marché, le bilan économique de ce gouvernement, et des anticipations économiques.
Les marchés peuvent amplifier les crises et réagir à des anticipations qu’ils contribuent eux-mêmes à créer. À force d’annoncer la catastrophe, certains risquent de la provoquer.
5/ Le danger mortel, c’est d’instrumentaliser un spread pour imposer l’austérité.
L’austérité aggrave précisément le ratio d’endettement qu’elle prétend réduire. En étouffant la croissance, elle réduit les recettes fiscales et augmente le poids de la dette dans le PIB, même lorsque les dépenses diminuent.
Ils prétendent sauver la France de la crise par l’austérité. Ils vont provoquer la crise par l’austérité.
@LesEchos@LCI@Le_Figaro@BFMTV
La France est devenue une économie en K.
Deux branches qui s’écartent, deux France qui s’éloignent l’une de l’autre, inexorablement : celle qui monte, une petite minorité toujours plus riche et qui accumule ; celle qui descend, le plus grand nombre, toujours plus pauvre et qui se prive.
Ce n’est plus seulement une fracture économique, c’est une fracture sociale et générationnelle. K comme « kassé ».
C’est ce que nous disent les manifestations qui se multiplient : une société malade, qui doute et ne croit plus en elle-même. Une société dans laquelle les inégalités ont explosé, les services publics s’effondrent, et où vivre dignement devient chaque jour plus difficile.
Mais il n’y a pas de fatalité.
Le véritable déficit de la France n’est pas budgétaire. C’est un déficit de destin collectif.
Nous devons redonner du rêve, de l’espoir et de la confiance, notamment aux plus jeunes. Retrouver un horizon commun, de la cohésion et de l’harmonie.
Une autre politique est possible. Les marges de manœuvre existent, budgétaires comme financières.
Nous devons rompre avec la logique de l’austérité. Elle est injuste socialement et mortifère économiquement.
Nous devons irriguer l’économie par un grand plan d’investissement français et européen, financé notamment par la création monétaire. Investir massivement dans les services publics, l’éducation, le logement, la transition écologique et notre souveraineté industrielle.
La France doit investir, partager les richesses et renouer avec la croissance.
Notre pays a besoin qu’on lui redonne un avenir.
Ensemble, nous sommes invincibles.
Franchement @ThThuillier tu n’as pas honte? Tu laisses @24hPujadas laisser raconter des bobards sur Gaza en permanence et la tu sanctionnes une réaction vive mais sincère .Comment les médias mainstream peuvent encore être crédibles
Choquant. Le documentaire "Algérie, sections armes spéciales" révèle, pour la première fois avec des preuves et des archives, l'utilisation par la #France d'armes chimiques interdites en #Algerie. Basé sur près de 10 ans de recherches de l'historien Christophe Lafaye, il s'appuie sur des documents d'archives, des témoignages d'anciens soldats français et d'Algériens. Plus de 10 000 opérations ont été menées sous les ordres du gouvernement français de l'époque, dirigé par François Mitterrand, causant des centaines de milliers de morts. Un crime d'État d'une brutalité inouïe.
Je ne reviendrai pas à RTL. C’est ma décision. Voici pourquoi.
Il y a quinze jours, mes propos sur la colonisation algérienne ont créé le débat. La direction de la radio m’a dit avoir enregistré de nombreuses protestations de la part des auditeurs. Pour faire droit à l’émotion suscitée, il m’a été demandé de ne pas me présenter la semaine suivante, en m’indiquant que je serai le bienvenu, ensuite, pour continuer à défendre mes points de vue sur l’antenne.
J’ai compris et admis la démarche des dirigeants de RTL. Je l’ai trouvé équilibrée et respectueuse à mon égard. Et puis, le jour de suspension est arrivé. C’était mercredi dernier. À partir de là, concrètement confronté à ce qu’il faut bien appeler une punition, ma perception de la situation s’est modifiée.
Même décidée dans le cadre d’un dialogue serein et compréhensif, une punition reste une punition. Si je reviens sur l’antenne de RTL, je la valide, donc je reconnais avoir fait une faute. C’est un pas que je ne peux pas franchir.
J’attache un prix particulier à la question de la présence française en Algérie entre 1830 et 1962. Je ne suis pas concerné personnellement. Ni mon père, ni mes oncles, ni d’autres membres de ma famille n’ont participé à la guerre d’Algérie. Je n’ai pas non plus de connexions ou de liens avec des Français rapatriés de ce pays. J’ai découvert cette histoire de manière banale. Je me suis intéressé, voilà déjà longtemps, aux conditions du retour au pouvoir du général de Gaulle, en mai 1958. La question du maintien de l’Algérie dans la France était au cœur de la crise politique. Je me suis alors demandé ce qu’était cette situation, quelle était la nature de la présence française et aussi celle de la cohabitation des communautés sur ce territoire.
Ce que j’ai lu dans les livres écrits par des historiens méticuleux m’a horrifié. Les massacres de musulmans se sont succédés tout au long des 132 ans d’occupation. Un statut dit d’indigénat, appliqué à partir de 1881, a privé les premiers occupants de l’espace de tous droits et leur a imposé des servitudes archaïques et injustes. Chassés des terres les plus riches, ils ont végété dans l’extrême pauvreté. La scolarisation des enfants a été parcimonieuse. Tout ceci dresse un tableau indigne de la France au regard des valeurs d’humanité qui font sa réputation dans le monde.
J’ai vécu comme une injustice maintenue l’absence de reconnaissance officielle par le colonisateur des traitements dégradants infligés à cette population. Les propos que je tiens sur ce sujet depuis des années sont liés à ce sentiment. Pour cette raison, et pour cette raison seulement, je ne peux pas accepter d’être puni pour les avoir répétés.
Je regrette la situation qui s’est créée. J’ai passé de belles années professionnelles à RTL. C’est une radio que j’aime. Mais c’est ainsi.
Une précision pour terminer, parce que j’ai vu à l’œuvre durant ces derniers jours ces faux nationalistes qu’effarouchent les vérités de l’histoire. Le pouvoir algérien d’aujourd’hui est une dictature. Il l’est depuis 1962. Le peuple algérien mérite, comme tous les peuples, la liberté et la justice. Il en est, hélas, privé depuis trop longtemps. Par ailleurs, je m’associe, comme je l’ai fait depuis le début, aux demandes de libération de Boualem Sansal, injustement emprisonné à Alger.
Un jour, c’est mon espoir, la France, mon pays, conviendra de sa part d’inhumanité dans l’histoire.
Etonnant, non ?
"Je constate que quelqu'un qui a été condamné pour racisme est resté très longtemps à l'antenne, quelqu'un qui a rappelé un fait historique sur la colonisation de l'Algérie a été suspendu au point de démissionner"
Vraiment cette intervention de Fabrice Arfi sur le départ d'Aphatie de RTL est impeccable de bout en bout !
Il a entièrement raison, c'est "gravissime" et honteux ce qui s'est passé.
Soutien à Jean Michel Aphatie !
Certains réfutent l’idée d’un « privilège blanc ». Qu’ils regardent ceci, ils comprendront qu’avoir la peau noire vous transforme en réfugié de guerre de seconde zone. Dégueulasse
#UkraineRussiewar#JeSuisWoke
“On n’est pas autorisé, toute personne noire, à entrer par la barrière. Seuls les Ukrainiens sont autorisés”. Les expatriés africains en Ukraine qui tentent de fuir la guerre dénoncent le traitement qui leur est réservé. #AfricansinUkraine
Les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux montrant que des personnes issues de l’immigration sont empêchées de pouvoir quitter l’Ukraine sont terribles. Il s’agit tout simplement de racisme. Peu de voix aujourd’hui pour dénoncer cela. #Ukraine#Russie