Je connais Ted Beleshayi depuis quelques bonnes années @juantedbelkas .
Ted est parmi la bonne relève de la classe politique ; politique fin il l'est mais technocrate; il l'est aussi après son passage chez KPMG jusqu'à l'IGF.
Je l'ai observé ces dernières années, il a troqué sa veste de combattant pour porter celle d'un commis de l'Etat.
Ted va apporter un plus à l'ARSP. En binôme avec @FelySamuna son PCA; ils feront bouger les lignes.
Il aura aussi aussi le soutien de notre fédération la FEC à travers notre Conseil d'administration et aussi le Comité de direction sous la conduite de #Robert Malumba .
Je voudrais aussi remercier @MiguelKashal qui avait une passion de faire bouger des lignes.
Il était à l'écoute et je salue son sang-froid hors commun; il était toujours zen quand nous étions sévères avec lui.
Ubarikiwe Ndugu. Dans ma culture; on reconnaît aussi les avancées de ceux qui ne sont plus aux affaires .
Nous n'oublions pas que tu faisais de ton mieux pour que les Congolais aillent de l'avant; les critiques seront certes acerbes mais Ukankamane!
Cher Ted,
Une nouvelle loi sur le Contenu Local est en discussion au parlement; cette loi fera que nous ayons une vraie classe économique émergente des Congolais.
Je ne doute pas que tu en seras un des défenseurs pour bouger les lignes.
All the best TED.
Le journaliste belge @hubertleclercq0 , après son passage à #Goma et #Bukavu, a évoqué lors de son entretien avec le journaliste @peroluwara1 les témoignages recueillis auprès de plusieurs opérateurs économiques dans les espaces libérés.
Malgré la fermeture persistante des banques, beaucoup décrivent une amélioration du climat économique, marquée notamment par la diminution des tracasseries et une organisation fiscale plus lisible : chacun paie ce qu’il doit, à la structure compétente, sans multiplication anarchique des taxes ni harcèlement administratif permanent.
Ces témoignages rappellent une réalité essentielle : lorsqu’il y a plus d’ordre, de discipline administrative et de clarté dans les mécanismes de perception, le commerce respire à nouveau et la confiance économique revient progressivement, même dans un contexte difficile.
#Économie #Commerce #RDC #RévolutionFiscale #Fantástico
NIGERIA IMPLEMENTS 30-DAY VISA EXEMPTION FOR RWANDAN NATIONALS
Following the announcement by His Excellency President Bola Ahmed Tinubu, GCFR at the Africa CEO Forum in Kigali, Rwanda, granting Rwandan Nationals a 30-day visa exemption, reciprocating similar gesture from Rwandan Government to Nigerian citizens, the Nigeria Immigration Service has completed all arrangements for the directive’s implementation.
#RDC: Sur la question des sanctions, Macron a été clair : ni la France ni l'Union européenne ne comptent suivre Washington. Interrogé sur la possibilité que Paris ou l'UE adoptent des mesures similaires à celles infligées par l'OFAC aux Forces de défense du #Rwanda, le président français a écarté cette option, estimant qu'une course aux sanctions risquait de braquer Kigali plutôt que de l'inciter à coopérer. La position française, qu'il dit porter également au niveau européen, privilégie le dialogue et la médiation collective sur la pression coercitive.
L’un des signes d’une nation terrorisée par la dictature, c’est lorsque chaque personne qui s’exprime sur un sujet allant à l’encontre de la volonté du dictateur revient rapidement sur ses propos pour tenter de les clarifier.
Le peuple congolais, lui, retient ce qui a été dit naturellement, avec l’âme et le cœur .
LE VERTIGE DU POUVOIR : Félix Tshisekedi face au miroir cruel de l’Histoire congolaise.
Par Bob Manara (@bobmanara97)
Il existe dans l'histoire des nations des moments silencieux où le destin observe les hommes. Des instants où le pouvoir cesse d’être une fonction pour devenir une tentation. Une tentation ancienne, presque biblique, qui pousse les dirigeants à croire qu’ils sont indispensables, irremplaçables, au-dessus même des leçons du passé. Et c’est peut-être là le drame éternel des révolutions politiques : ceux qui combattent longtemps le pouvoir finissent parfois par lui ressembler.
Aujourd’hui, les propos de Félix Tshisekedi résonnent dans le cœur du Congo comme une question philosophique autant que politique. Car derrière les déclarations, derrière les stratégies, derrière les calculs électoraux, une interrogation plus profonde surgit : le pouvoir transforme-t-il les hommes… ou révèle-t-il simplement ce qu’ils étaient déjà?
I. Du combat contre Mobutu et JKK au vertige du pouvoir
Pendant plus de trente ans, Union pour la Démocratie et le Progrès Social fut le symbole de la résistance. Dans les rues poussiéreuses de Kinshasa, dans les prisons, dans les exils, dans les marches réprimées, les militants de l’UDPS ont porté un rêve : celui de l’État de droit. Étienne Tshisekedi avait fait de l’opposition une vocation presque mystique. Il incarnait ce Congo qui refusait de se taire devant Mobutu Sese Seko.
Puis vint l’époque de Joseph Kabila. L’UDPS continua le combat. Manifestations. Arrestations. Répression. Les slogans contre le troisième mandat résonnaient alors comme une morale républicaine.
Et pourtant.
Aujourd’hui, certains des héritiers de ce combat semblent fascinés par ce qu’ils dénonçaient hier. Comme si le pouvoir avait cette étrange capacité de transformer les victimes d’hier en imitateurs involontaires de leurs anciens adversaires.
Le philosophe stoïcien Musonius Rufus écrivait il y a près de deux mille ans : "Pourquoi critiquons-nous les tyrans, alors qu’en réalité nous sommes souvent bien pires qu’eux? Nous portons en nous les mêmes penchants qu’eux; seule l’absence d’occasion nous empêche de les manifester."
Deux mille ans plus tard, cette phrase résonne avec une brutalité troublante dans le contexte congolais. Car ceux qui dénonçaient hier le culte du pouvoir semblent aujourd’hui séduits par ses mirages.
L’histoire devient alors ironique. Presque tragique. Les marches organisées par la Conférence Épiscopale Nationale du Congo contre le troisième mandat de Kabila avaient coûté des vies. Luc Nkulula. Thérèse Kapangala. Rrossy mukendi. Floribert Chebeya. Des noms devenus des blessures nationales. Ils sont morts pour une idée simple : qu’aucun homme ne soit au-dessus des règles.
Et aujourd’hui, le Congo regarde avec stupeur ceux qui hier invoquaient la démocratie envisager ce qu’ils avaient combattu pendant des décennies. Le pouvoir agit parfois comme le vin ancien : il enivre lentement, puis fait perdre la mémoire. Fatshi semble désormais contempler le pouvoir comme un enfant émerveillé dans un magasin de jouets, oubliant que l’histoire est un juge sévère qui n’épargne jamais ceux qui se croient éternels.
Comme le disait Marcus Aurelius : "Le temps est un fleuve de choses qui passent." Et ce fleuve finit toujours par emporter les hommes qui pensaient lui résister.
Idi Amin croyait son règne éternel.
Mobutu Sese Seko aussi.
Mais l’histoire humilie toujours ceux qui refusent d’apprendre d’elle. Elle corrige les incorrigibles. Elle finit par maîtriser ceux qui se croyaient non maîtrisables.
II. Félix Tshisekedi face au dialogue : entre la tentation de la fermeté et la sagesse des bâtisseurs de paix
Lorsque Félix Tshisekedi affirme rester ouvert au dialogue tout en posant ses conditions, une partie de l’opinion congolaise applaudit sa fermeté, tandis qu’une autre s’interroge sur les limites réelles de cette ouverture. Mais derrière cette posture politique se cache une question beaucoup plus profonde, presque civilisationnelle : un chef d’État peut-il sauver un pays en guerre sans accepter, à un moment donné, de parler même avec ceux qu’il considère comme ses ennemis ? l'histoire nous prouve que, Même les ennemis les plus féroces ont fini par se parler lorsque les cimetières ont commencé à devenir plus nombreux que les écoles.
Le Congo traverse aujourd’hui une fatigue historique.
Une fatigue qui ne se voit pas seulement dans les chiffres économiques ou dans les rapports militaires, mais dans les regards des déplacés, dans le silence des villages abandonnés, dans les rêves brisés d’une jeunesse qui a grandi au rythme des rebellions, des massacres et des promesses de paix jamais totalement accomplies.
Dans ce contexte, le dialogue n’est pas une faiblesse pour Tshisekedi. Il est peut-être sa plus grande responsabilité historique. Car les peuples qui ont connu la guerre savent une chose que les tribunes politiques ignorent souvent : aucune nation ne peut vivre éternellement dans l’état de siège émotionnel.
L’Afrique traditionnelle l’avait compris avant les théories modernes des relations internationales. Sous l’arbre à palabres, l’homme qui refusait obstinément le dialogue n’était pas vu comme un héros, mais comme un danger pour la communauté car le plus grand chef n’était pas celui qui parlait le plus fort, mais celui qui empêchait le village de sombrer dans une spirale de vengeance infinie. Dans la culture africaine, même deux ennemis mortels finissent par s’asseoir sous le même arbre lorsque le sang commence à fatiguer la terre.
Or, le drame des sociétés modernes est qu’elles glorifient parfois excessivement la confrontation. Les réseaux sociaux récompensent les discours durs. Les foules acclament facilement les déclarations martiales. Pourtant, ceux qui ont réellement vu la guerre savent qu’elle ne produit jamais autant de gloire que de souffrance.
Chaque jour de conflit dans l’Est du Congo éloigne un peu plus le pays de sa stabilité économique, politique et morale. Chaque nouvelle offensive produit davantage d’orphelins que de solutions durables. Et Tshisekedi le sait probablement mieux que beaucoup de ses partisans les plus radicaux. Car gouverner n’est pas militer. Dans l’opposition, les slogans suffisent parfois. Au pouvoir, il faut empêcher les cercueils de se multiplier.
Le chancelier Otto von Bismarck disait qu’aucun homme ayant vu un champ de bataille ne choisit facilement la guerre lorsqu’une possibilité de négociation existe encore. Cette phrase devrait être méditée dans le contexte congolais.
Car seuls ceux qui n’ont jamais entendu les pleurs des veuves glorifient facilement les conflits. seuls ceux qui n’ont jamais enterré un proche à cause de la guerre parlent du dialogue comme d’une humiliation.
L’histoire elle-même enseigne que les grands dirigeants ne sont pas toujours ceux qui gagnent toutes les guerres, mais souvent ceux qui savent quand arrêter l’hémorragie nationale.
Nelson Mandela avait négocié avec ceux qui avaient emprisonné son peuple. Joseph Kabila lui-même avait fini par comprendre que la stabilité régionale nécessitait parfois des compromis difficiles. L’Europe elle-même, après avoir traversé deux guerres mondiales qui ont détruit des générations entières, a compris que le dialogue permanent était moins coûteux que l’orgueil national.
Tshisekedi doit donc choisir quel héritage il veut laisser. Celui d’un dirigeant prisonnier des émotions populaires immédiates? Ou celui d’un homme d’État capable de comprendre qu’un pays épuisé par les guerres a davantage besoin de stabilité que de slogans héroïques? Car le véritable courage politique n’est pas toujours de promettre la confrontation éternelle.
Parfois, le véritable courage consiste à accepter de parler lorsque tout le monde réclame la rupture totale. Et l’histoire finit souvent par honorer davantage les bâtisseurs de paix que les producteurs de chaos.
III. Pas d’élections en 2028 ? Félix Tshisekedi joue-t-il avec l’une des matières les plus explosives du Congo?
Lorsque Félix Tshisekedi évoque la possibilité qu’il n’y ait pas d’élections en 2028 si la guerre continue, beaucoup ont entendu une simple déclaration politique. Mais en réalité, cette phrase porte un poids historique immense dans un pays où chaque crise électorale a déjà failli provoquer des fractures nationales profondes.
Le problème du Congo n’est pas seulement la guerre.
Le problème du Congo, c’est aussi sa mémoire. Une mémoire marquée par les transitions inachevées, les contestations électorales, les frustrations populaires et les soupçons constants autour du pouvoir.
Depuis 2006, malgré les fraudes dénoncées, malgré les tensions, malgré les violences, les élections en RDC ont joué un rôle psychologique fondamental : elles ont permis à la population de croire encore que le pouvoir pouvait changer sans guerre ouverte.
2006 fut l’élection de l’espoir après les guerres.
2011 fut celle de la contestation.
2018 fut celle de la première alternance pacifique.
2023 fut celle des profondes fractures politiques.
Et 2028 devait être celle de la consolidation démocratique.
Chaque élection fut imparfaite. Mais chacune empêcha le pays de sombrer totalement dans l’inconnu. Reporter indéfiniment les élections serait ouvrir une porte dont nul ne connaît l’issue. Dire que les élections pourraient ne pas avoir lieu si la guerre continue est une phrase lourde de conséquences. Car parfois, ce que les hommes croient être leur force devient précisément leur chute.
Fatshi veut-il frapper un coup de poing dans une ruche d’abeilles et prétendre sortir indemne? Veut-il allumer un feu dans une station d’essence et espérer ne pas brûler? Veut-il défier le courant du fleuve Congo en croyant que l’eau respectera son titre présidentiel ? Car la nature, comme l’histoire, ne reconnaît aucun privilège éternel.
Chaque fois, le problème n’était pas seulement juridique ou politique. Le problème était psychologique. L’histoire africaine est remplie de dirigeants qui pensaient contrôler les crises qu’ils avaient eux-mêmes déclenchées.
Puis les crises les ont dévorés.
Muammar Gaddafi croyait son pouvoir éternel.
Blaise Compaoré pensait pouvoir modifier les équilibres politiques sans conséquences majeures.
Pierre Nkurunziza avait sous-estimé les fractures qu’un débat sur le pouvoir pouvait provoquer.
Le Congo porte déjà trop de blessures historiques pour se permettre une nouvelle crise de légitimité.
IV. Félix Tshisekedi et la tentation du changement constitutionnel : quand le pouvoir commence à se regarder comme une nécessité historique
Lorsque Félix Tshisekedi se montre favorable à une réforme constitutionnelle par voie référendaire, il entre dans l’un des terrains les plus sensibles de l’histoire politique africaine.
Car en Afrique, chaque fois qu’un dirigeant évoque la Constitution, les peuples entendent souvent autre chose : la possibilité d’une extension du pouvoir.
Et cette méfiance n’est pas née du hasard. Elle est née de l’expérience historique. Le drame des présidents africains est qu’ils commencent parfois leur mandat comme des hommes ordinaires… puis finissent par croire qu’ils sont devenus indispensables à la survie de leurs nations.
Le pouvoir modifie lentement la perception de soi. Au début, le dirigeant pense servir l’État. Puis progressivement, il commence à penser que l’État dépend entièrement de lui.
C’est là que commence le danger.
Tshisekedi devrait se rappeler une chose essentielle : son père, Étienne Tshisekedi, a passé une grande partie de sa vie à combattre précisément cette personnalisation excessive du pouvoir. L’UDPS était née comme une révolte morale contre l’idée qu’un homme puisse devenir plus important que les institutions.
Aujourd’hui, l’histoire observe avec ironie les héritiers de cette lutte s’approcher progressivement des mêmes tentations qu’ils dénonçaient autrefois. Comme si le pouvoir avait cette étrange capacité de transformer les révolutionnaires en conservateurs du système qu’ils combattaient hier.
Montesquieu avait raison lorsqu’il écrivait : "Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser." Ce n’était pas une accusation. C’était une observation sur la nature humaine. Le pouvoir agit comme une drogue lente. Il crée progressivement l’illusion que les règles ordinaires ne devraient plus s’appliquer à celui qui gouverne.
Mais l’histoire finit toujours par punir les hommes qui confondent longévité politique et immortalité. Le paradoxe est cruel : plus un dirigeant cherche à renforcer son contrôle personnel sur le système, plus il fragilise souvent l’avenir institutionnel du pays.
Car les citoyens cessent peu à peu de respecter une Constitution qu’ils perçoivent comme un instrument adaptable aux besoins du pouvoir. Et lorsqu’une Constitution perd son autorité morale, l’État lui-même commence à perdre sa stabilité psychologique.
Tshisekedi doit comprendre qu’un référendum n’est pas seulement une procédure juridique. C’est un moment où une nation entière interroge la sincérité démocratique de son dirigeant. Modifier les règles du jeu dans un contexte de guerre, de tensions politiques et de méfiance sociale, c’est comme marcher avec une torche dans une forêt sèche. Une simple étincelle peut suffire à provoquer un incendie historique.
V. Dieu seul sait » : Félix Tshisekedi face au drame de la guerre et aux leçons cruelles des grands penseurs du pouvoir.
Lorsque Félix Tshisekedi affirme que "Dieu seul sait" quand les forces rwandaises quitteront le territoire congolais, cette phrase révèle en réalité toute la gravité de la tragédie congolaise.
Car derrière cette phrase se cache une vérité douloureuse : un État qui ne contrôle pas pleinement son territoire devient vulnérable aux ambitions de ses voisins, aux rébellions et aux ingérences étrangères.
Depuis des siècles, les penseurs de la guerre ont averti les dirigeants sur cette réalité. L’histoire des nations nous enseigne qu’aucune guerre durable n’apparaît soudainement. Les guerres longues sont souvent les symptômes visibles de fragilités invisibles accumulées pendant des décennies.
Sun Tzu enseignait que les royaumes divisés intérieurement attirent naturellement les agressions extérieures.
Niccolò Machiavelli expliquait que le premier devoir d’un prince est de préserver l’unité politique de son État afin d’éviter les interventions étrangères.
Carl von Clausewitz rappelait que la guerre est souvent le prolongement des faiblesses politiques non résolues.
Et Thomas Hobbes avertissait qu’un État incapable d’imposer pleinement son autorité ouvre la porte au chaos permanent.
Le drame congolais dépasse donc la seule question militaire. Il touche au cœur même de la construction de l’État. Depuis des décennies, l’Est du Congo vit dans une forme d’instabilité chronique qui a fini par devenir presque normale dans l’imaginaire collectif. Et c’est peut-être cela le plus grand danger : lorsqu’une nation commence à s’habituer à la guerre.
Car les peuples meurent deux fois : d’abord physiquement, puis moralement lorsqu’ils cessent de croire à la possibilité de la paix.
Tshisekedi hérite d’une situation extrêmement complexe, certes. Mais l’histoire jugera moins les difficultés qu’il a trouvées que sa capacité réelle à produire une vision durable. Car un grand dirigeant ne se mesure pas uniquement à sa capacité de dénoncer les agressions étrangères. Il se mesure aussi à sa capacité de renforcer intérieurement son État afin que ces agressions deviennent de plus en plus difficiles.
Rome n’est pas tombée uniquement à cause des barbares. Elle est tombée parce que ses propres fractures internes avaient déjà affaibli son âme politique. Le Congo doit éviter ce destin. Et cela exige plus qu’un discours patriotique. Cela exige des institutions solides, une armée crédible, une justice respectée, une administration efficace et surtout une population qui croit encore à l’État. Sans cela, les guerres risquent de devenir permanentes. Et les générations futures finiront par considérer l’instabilité comme leur condition naturelle.
C’est peut-être cela la véritable urgence historique pour Tshisekedi : empêcher que le Congo ne devienne un pays qui s’habitue définitivement à sa propre douleur.
VI. Félix Tshisekedi, les journalistes et le patriotisme : entre vérité, propagande et responsabilité historique
Lorsque Félix Tshisekedi affirme que les journalistes ont "la responsabilité de devenir des patriotes", cette phrase ouvre un débat immense, presque philosophique, sur le rôle réel de la presse dans une nation en crise.
Car dans les périodes troublées de l’histoire, le pouvoir a toujours voulu une presse qui rassure, qui rassemble, qui protège l’unité nationale. Mais les journalistes, eux, portent une autre mission : celle de dire la vérité, même lorsque cette vérité dérange le pouvoir. Et c’est précisément là que commence le grand conflit éternel entre les gouvernants et les médias.
Tshisekedi parle aujourd’hui comme un président confronté à la guerre, à la désinformation, aux manipulations régionales et aux fractures internes. Dans un tel contexte, son appel au patriotisme médiatique peut sembler compréhensible. Aucun chef d’État ne souhaite voir son pays sombrer dans le chaos informationnel pendant qu’il affronte des menaces sécuritaires majeures.
Mais le danger apparaît lorsque le patriotisme devient progressivement un autre nom pour la loyauté absolue envers le pouvoir. Car un journaliste n’est pas un soldat politique. Il n’est pas un ministre de la communication officieux. Il n’est pas un gardien de l’image du régime. Son devoir historique est plus difficile : rester fidèle aux faits, même lorsque les faits blessent les puissants.
L’histoire montre que toutes les dérives autoritaires commencent souvent par une même tentation : contrôler le récit national. Pourquoi? Parce que celui qui contrôle le récit contrôle les émotions collectives.
Et celui qui contrôle les émotions contrôle souvent la société.
Yuval Noah Harari explique que les civilisations modernes reposent largement sur des récits collectifs capables d’unir les masses autour d’une même perception du réel. Le pouvoir politique comprend cela parfaitement. C’est pourquoi chaque régime cherche toujours à imposer sa propre version de la réalité.
Mais le problème apparaît lorsque la frontière entre information et propagande commence à disparaître.
L’information cherche la vérité.
La propagande cherche l’obéissance.
L’information accepte le doute.
La propagande exige l’adhésion émotionnelle.
L’information éclaire les citoyens.
La propagande transforme les citoyens en spectateurs disciplinés.
Et dans les sociétés fragiles, cette confusion devient extrêmement dangereuse.
Le Congo d’aujourd’hui traverse précisément cette crise. Les réseaux sociaux produisent des torrents de rumeurs, de manipulations, de fausses informations et de radicalisations émotionnelles. Chaque camp politique possède désormais ses influenceurs, ses narratifs, ses vérités parallèles.
Dans ce chaos numérique, Tshisekedi demande aux journalistes d’être patriotes. Mais la vraie question est : qu’est-ce qu’un journaliste patriote dans une démocratie ?
Est-ce celui qui défend systématiquement le pouvoir ?
Ou celui qui protège la nation contre les mensonges, y compris ceux venant du pouvoir lui-même ?
L’histoire des grandes démocraties apporte une réponse claire : les journalistes les plus utiles à leurs nations n’étaient pas ceux qui flattaient les dirigeants, mais souvent ceux qui osaient poser les questions inconfortables.
Pendant la guerre du Vietnam, des journalistes américains ont révélé des réalités que le pouvoir tentait de minimiser. À l’époque, beaucoup les accusaient d’être antipatriotiques. Pourtant, l’histoire a finalement reconnu leur rôle dans la défense de la vérité démocratique.
Même en Afrique, les périodes les plus sombres ont souvent commencé lorsque les médias sont devenus de simples instruments politiques.
Sous Mobutu Sese Seko, la presse officielle glorifiait le pouvoir tandis que le pays s’enfonçait progressivement dans la crise. Les journaux ne critiquaient presque plus. Les journalistes avaient peur. L’information avait été remplacée par le culte de la personnalité.
Et c’est précisément contre cette culture politique que Étienne Tshisekedi et l’UDPS avaient longtemps combattu.
L’ironie de l’histoire devient alors presque tragique : les héritiers d’un mouvement qui réclamait jadis la liberté d’expression semblent aujourd’hui parfois irrités par cette même liberté lorsqu’elle critique leur pouvoir.
Comme si le pouvoir changeait lentement la perception que les dirigeants ont de la vérité.
Jacques Attali avertissait que les sociétés modernes risquent de devenir des civilisations dominées par la manipulation émotionnelle permanente. Cette réflexion prend une dimension particulière dans le contexte congolais où les réseaux sociaux transforment parfois chaque événement en guerre psychologique nationale.
Mais justement, c’est dans ces périodes que le rôle du journaliste devient encore plus sacré.
Car lorsqu’une nation traverse une crise, la presse ne doit ni devenir un instrument de sabotage national, ni se transformer en chorale du pouvoir.
Elle doit rester ce qu’elle est censée être : une conscience critique.
Le véritable patriotisme journalistique ne consiste pas à cacher les problèmes du pays.
Il consiste à empêcher le pays de mourir dans le mensonge.
Un journaliste patriote ne détruit pas son pays par plaisir idéologique. Mais il ne protège pas non plus les erreurs du pouvoir sous prétexte d’unité nationale.
Son rôle est d’alerter avant l’effondrement.
De questionner avant la catastrophe.
De dire ce que beaucoup préfèrent taire.
Car l’histoire enseigne une vérité brutale : les nations ne meurent pas seulement des invasions étrangères. Elles meurent aussi lorsque plus personne n’ose dire la vérité à ceux qui gouvernent.
Tshisekedi devrait méditer cela profondément.
Car les dirigeants entourés uniquement de voix flatteuses finissent souvent prisonniers d’une illusion dangereuse : celle de croire que tout va bien parce que plus personne n’ose les contredire.
Et c’est ainsi que commencent les grands aveuglements politiques.
Le philosophe George Orwell écrivait : "En des temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire." Cette phrase devrait être gravée dans toutes les rédactions africaines. Car la vérité dérange souvent le pouvoir à court terme… mais elle sauve parfois les nations à long terme.
Conclusion philosophique : l’Histoire finit toujours par reprendre ses droits
Le drame des hommes de pouvoir est qu’ils finissent parfois par croire qu’ils peuvent durablement contourner les lois profondes de l’histoire. Mais l’histoire ne négocie jamais éternellement avec l’orgueil humain.
Elle observe silencieusement.
Elle laisse les hommes accumuler les excès, les illusions et les abus.
Puis un jour, elle présente l’addition. Et cette addition est souvent terrible.
Le temps est un juge austère.
Un maître sévère.
Il enseigne rarement avec douceur.
Il humilie les orgueilleux.
Corrige les incorrigibles.
Et rappelle toujours aux puissants qu’aucun homme n’est au-dessus des lois naturelles de l’histoire.
Le problème des dirigeants qui restent trop longtemps entourés d’admirateurs est qu’ils finissent parfois par confondre popularité momentanée et immortalité politique.
Or l’histoire africaine est remplie d’hommes qui se croyaient éternels avant d’être brutalement rattrapés par le réel.
Le pouvoir ressemble souvent à un soleil trompeur : lorsqu’il brille fortement autour d’un homme, celui-ci oublie parfois que le crépuscule existe aussi.
Alors peut-être faudrait-il que les dirigeants congolais majorité comme opposition réapprennent une vérité fondamentale :
Les nations survivent rarement grâce aux hommes qui veulent tout contrôler.
Elles survivent davantage grâce aux hommes capables de respecter les limites que l’histoire impose à tous.
Car le temps finit toujours par vaincre ceux qui pensaient lui échapper
One of my greatest regrets from my time as US AsstSecState for Africa was advocating for US to support Tshisekedi as winner of Congo's 2018 election. I thought he would really be different and advance the Congolese people's interests. How wrong I was!
https://t.co/4WH0S7CwZ1
@PSG_inside🔵 - @Arsenal🔴
Une finale haut de gamme et 100% #VisitRwanda🇷🇼
Une apothéose de la @ChampionsLeague dont tous les amoureux du football et tous les amis du Rwanda rêvaient.
Que le meilleur gagne!
Qu'il soit sanctionné
Qu'il soit rebelle
Qu'il soit condamné à mort
Qu'il meure même aujourd'hui
Je n'oublierai jamais alors jamais Joseph Kabila Kabange
Il reste et demeure pour moi un ancien président de la RDC
Il reste le premier organisateur de la première alternance pacifique
Il reste un grand démocrate et un artisan de la construction de la RDC
Je ne peux jamais accepter qu'un pays sanctionne un ex président d'un autre pays
Quel jour la RDC pourra sanctionner un président des USA ?
Joseph wetu kukusabwa ndjo bongo !
HESHIMA ITARUDIYA UN JOUR !
🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣🤣
Peuple congolais, nous avons fait notre part. Malheureusement, ceux qui sont censés former nos juristes et nos députés ont choisi de torpiller et d’interpréter à tort le Règlement Intérieur. Leur seul objectif : étouffer un débat qui aurait permis de faire toute la lumière sur la situation actuelle. Triste constat pour notre démocratie.
#RDC #Parlement #Redevabilité
Congolais, Congolaises,
Changer de destination est une étape de maturation de la vie. Ne blâmez jamais une chenille de pousser des ailes et de devenir un papillon : Elle a juste grandi.
J’ai laissé le temps me reveler l’état des coeurs de certains avant de réagir. J’espère que toutes ces personnes là auront également suffisamment d’humilité, de volonté, et de courage pour avouer publiquement qu’ils ont diffusé des faussetés à mon sujet. Je pardonne la noirceur de leurs coeurs.
Ce n’est pas parce que la vérité choisit de se taire que le mensonge prend sa place.
J’ai un plan, et vous êtes loin de le deviner. Ma destination est belle, et l’avenir du Congo l’est encore plus.
Remerciements particuliers à mon ancien employeur qui a été pour moi d’un grand soutien durant la campagne mensongère du weekend dernier.
1. Je n’ai jamais été viré,
2. Mon Visa n’a jamais été révoqué (annulé)
3. Les États-Unis d’Amérique resteront à jamais une seconde patrie pour moi 🇺🇸❤️.
4. Nous avons quand même beaucoup rigolé en lisant tous les posts et commentaires motivés par la méchanceté.
Pour ceux qui comprennent la langue Anglaise, je vous prie de lire avec attention la capture de l’email attaché à ce post.
Paix sur Vous 🙏🏽.
P.S: Merci à toutes les belles âmes qui ont pris ma défense.
IL EST PLUS NOBLE DE CÉLÉBRER LA VÉRITÉ.
The sun rises over North Kivu not with the sound of hollow promises, but with the hum of a region finally waking up to its own dignity.
In the high-walled offices of Kinshasa, leaders are lost in a dream. They move across the world stage, meeting presidents and shaking hands, while back home, their strategies crumble. To the people of the capital, the Commander-in-Chief speaks of progress as drones smash public infrastructure and the population, while the Kuluna gangs continue to haunt the streets of Kinshasa. It is a tragedy of distance, a leadership so far removed from the soil that they mistake their own fantasies for reality.
But if you travel Eastern DRC, past the rhetoric and the fog of war, you will find a different story being written.
In the areas liberated by the AFC-M23, the impossible has become the everyday. For decades, water and electricity were myths, luxuries that only the elite could touch. Today, they are permanent for the population. We didn’t invent magic; we simply took the tools of governance and handed them back to the people.
The air feels different here. It is the feeling of a weight being lifted. Disputes that have poisoned families since the 1950s, grudges over land and legacy that lasted longer than I have been alive, are being settled not in corrupt, endless courtrooms, but through a commitment to peace.
The Tuesday Ritual:
Every Tuesday at 6:30 AM, the world stops for us. Governor Bahati Musanga Erasto is already at his desk. There is no come back tomorrow. Whether you are a farmer, a trader, or a mother, your voice is heard. We do not leave the office until the last person has spoken and attened to. In these rooms, there are no tribes, only Congolese. We see our diversity not as a fault line, but as a precious gift from God.
The Thursday Healing:
By Thursday, our focus shifts to the Pacification Commission. Each week, we resolve roughly 20 deep-seated disputes, 80 every month not adding others we take care of on Tuesdays. We are unweaving decades of legal knots, proving that social cohesion isn't a slogan; it’s a result of listening.
Even the international NGOs feel the change. In the old days, support for the population came with a corruption. Today, they are facilitated and protected. Every franc, every effort, is directed toward the people, because a government should be a shield, not a predator.
We are proving to the world that you don’t need a billion-dollar budget to change a life. You need the iron will to set a higher standard. By June 1st, the streets that once sat in darkness will be bathed in light.
Kinshasa may continue its long, restless sleep, but in North Kivu, we are wide awake. We have found our dignity again, and we are not letting go.
“What Africa wants is simple: To take care of ourselves, and work productively with others. With the fragmentation we are seeing around the world, more isolation is not the solution. It will breed rivalry and division.
Viewing development as a positive-sum game rather than a competition, can bring the predictability and coherence that our global system desperately needs. The question is not whether we can build a perfectly balanced world. It’s whether we can co-exist, even with our differences, and still prosper together.” President Kagame | @WorldPolicyConf #WPC2026