Les hommes éprouvent du plaisir à voir un tricheur puni. Pas les femmes. Et ça explique pourquoi notre justice est en crise aujourd'hui.
Pour le comprendre, il faut lire l'étude de Singer et al., publiée dans Nature (Numéro 439, p. 466-469, 2006).
Cette étude a observé 32 volontaires (16 hommes et 16 femmes) pendant qu'ils regardaient des acteurs "justes" ou "injustes" (ayant triché) recevoir de légers chocs électriques.
Le résultat ?
Quand un joueur "juste" souffre, hommes et femmes activent les mêmes aires de la douleur empathique (fronto-insulaire et cortex cingulaire antérieur).
Jusqu'ici, rien d'anormal...
En revanche, lorsque c'est un joueur « injuste » qui souffre, les hommes ne montrent aucune empathie (pas d'activation des aires de la douleur), mais une bouffée d'activité dans le noyau accumbens, le centre de la récompense, le même qui s'allume pour la nourriture, le sexe ou la drogue.
Les femmes, elles, continuaient à montrer de l'empathie, même envers le tricheur qui souffrait et était sanctionné. La partie du cerveau dédiée au plaisir de la récompense ne montrait aucune activité.
En bref, le plaisir neurologique d'infliger une punition et l'intensité de ce désir sont constitutifs du "comportement juste". A l'inverse, leur absence explique l'impossibilité, quasiment biologique, de rendre la justice.
Voilà pourquoi la justice est dysfonctionnelle aujourd'hui.
Bodycam footage of the killing of Henry Nowak has been released, and it’s everything BLM pretended George Floyd’s death was about.
He said he couldn’t breathe 9 times.
He said he had been stabbed 4 times.
The response: “I don’t think you have, mate”.