PA Check est live : https://t.co/jGR0xXnFqe
Ce projet prolonge l’enquête de l0g, « Le grand péage de la facture » disponible en EPUB gratuitement sous licence CC BY 4.0.
https://t.co/MQbaKSS6O5
La facturation électronique arrive avec des questions très concrètes :
- Peut-on garder l’outil que l’on utilise déjà ?
- Peut-on envoyer directement un Factur-X produit ailleurs ?
- Combien cela coûtera-t-il réellement ?
- Comment récupérer ses données et partir ?
- Quelle plateforme agréée choisir ?
Le problème, c’est que les réponses sont dispersées entre l’annuaire de la DGFiP, les pages commerciales, les tarifs, les CGV, les centres d’aide et les documentations techniques. Certaines fonctions sont disponibles, d’autres limitées, en bêta ou seulement annoncées.
Ce que nous faisons :
- PA Check est un outil d'information pour les professionnels.
- PA Check est un outil d'incitation à la transparence pour les plateformes agrées.
- Nous essayons de répondre à des questions très concrètes des professionnels pour qu'ils puissent faire un choix le plus éclairé possible.
Ce que nous ne faisons pas :
- Nous ne recommandons rien, nous nous bornons à exposer ce qui est visible et ce qu'il manque.
- Nous n'établissons aucun classement.
- Nous ne faisons aucun partenariat pour pousser une solution ou une autre.
- Nous ne nous prononçons pas sur les choix techniques des acteurs (et croyez-nous, on pourrait).
Comment ?
Nous rassemblons les informations pertinentes et démontrables pour apporter des réponses directement utilisables.
• 148 fiches de plateformes reliées au relevé DGFiP du 19 août 2026
• 25 questions pratiques
• 273 sources publiques
• 148 plateformes approuvées et 18 en attente dans l’instantané étudié
• un vérificateur local de Factur-X et de XML CII
• un corpus public utilisable par les humains comme par les agents via MCP
Les fiches abordent les fonctions réellement disponibles, l’import de fichiers produits ailleurs, les prix et quotas, les conditions de départ, les exports, l’hébergement et les sous-traitants lorsqu’ils sont publiés.
Pas de compte. Pas de SIREN demandé. Les factures contrôlées restent dans votre navigateur. Aucun classement sponsorisé. Lorsqu’une information manque, PA Check l’indique au lieu de l’inventer.
Les plateformes peuvent corriger ou compléter leur fiche en transmettant leurs documents publics :
https://t.co/9TS6tUtAeX
Le code et le corpus sont publics :
https://t.co/TptjKlCTlE
Vos retours sont les bienvenus, surtout les questions concrètes auxquelles l’outil ne répond pas encore.
Visiter PA Check : https://t.co/HC8srmPOdL
👋 Salut Quotidien ! Suite à votre n-ième chronique sur Bitcoin où vous ne parlez que de prix, krach et gourou, quelques suggestions pour vous permettre de traiter correctement le sujet la prochaine fois !
Ever had to use a new wallet or defi protocol, googled it, and worried about picking the wrong one from a scam ad?
I built https://t.co/nuiOTTI5dn to solve this
It searches over >5k whitelisted domains manually curated by DefiLlama, it's <6kb and loads instantly
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Ami Bitcoiner, tel Christian fais tes propres recherches avant de confier ton vote au premier politique qui semble parler ton langage - ses obsessions pourraient etre différentes des tiennes
Quel magnifique exemple de pourquoi ces intelligence artificielle ont tendance à juste renforcer nos pensée personnelle et ne sont absolument pas gage de vérité.
Remplacé « succès » par « échec » et tout change.
Je ne sais pas qui a les idées de publier des screens des réponses d’IA sur le compte du PR mais faut arrêter c’est catastrophique parce qu’on peut faire dire l’inverse a une IA en deux secondes.
On peut pas être pris au sérieux comme ça.
Un putain de protocole internet qui ne rend hystériques que les gens qui ne l'utilisent pas
J'ai lu un article de Mediapart sur Bitcoin et je ne vais pas vous le relayer, parce que c'est objectivement nul, de la merde, comme la quasi intégralité des articles qui abordent le sujet sur ce media (et ça me désole parce que je connais les compétences de gens qui y travaillent).
Je me doute que l'équipe éco / finance de Mediapart qui a assimilé bitcoin comme un truc dangereux ultra-liberalo-neo- capilisto (et tout ce que vous voulez derrière) ne sera pas d'accord.
Mais ça devient vraiment nul, en 2026 de feindre de ne pas comprendre bitcoin quand on a vos moyens d'investigation... et tout ça par prisme idéologique.
Donc non, désolé mais l'idéologie politique ne vous permet pas de mentir, parce que oui vous mentez (peut être par ignorance... mais vous mentez).
Lutter contre Bitcoin au fil de vos publications n’a pas plus de sens de sens que manifester contre la gravité ou déposer plainte contre la pluie. Bitcoin n’est pas une opinion, ni un produit, ni même une entreprise vaguement domiciliée aux îles Caïmans : c’est juste un protocole Internet qui sait déplacer de la valeur.
J'insiste sur ce mot valeur, celui que l'auteur de cet article et d'autres sur Mediapart comme d'autres media refusent de voir.
Nous petits chanceux d'européens bancarisés, seul le prix nous intéresse... et mediapart, comme n'importe quel cryptobro de base tombe dans le panneau en sautant sur l'occasion pour annoncer soit sa mort soit un risque systémique sur l'économie mondiale à chaque gros retracement.
Le plus ridicule sur le long terme, c'est que Bitcoin est devenu une cible sélective puisque dans le même temps d'autres actifs comme l'argent perdent encore plus (voir le graph ci-dessous)...
Bitcoin est un assemblage de règles mathématiques exécutées simultanément par des dizaines de milliers de machines indépendantes. En pratique, vouloir “interdire Bitcoin” revient à annoncer la fermeture du protocole SMTP parce que certains envoient des spams, ou à exiger l’éradication de TCP/IP au motif que des gens regardent Netflix au bureau.
Donc svp Mediapart, travaillez ce sujet, vous allez voir c'est passionnant, vous allez pouvoir aborder le scandale énergétique français et en plus... ça n'a rien à voir avec Trump ou les fachos !
... c'est juste un putain de protocole Internet.
En plus ça vous distinguera des autres media tout juste bons à faire la meteo de la veille sur un actif.
Oui bitcoin est éminemment politique, et non il n'est pas le symbole du "neo liberalisme" ou de je ne sais quelle autre neo connerie... juste un putain de protocole internet qui se fout bien que vous ne l'aimiez pas.
Bonjour @edwyplenel, je suis impatient de lire une analyse identique sur d'autres actifs comme le silver qui a perdu 47% (cf graph ci-dessous) lors de ce même mouvement de volatilité. Vraiment je regrette que Mediapart en arrive stigmatiser un protocole Internet.
Lire bitcoin sous le prisme partisan est une monumentale erreur, un instrument financier n'est pas de gauche ou de droite.
Agiter la volatilité de Bitcoin comme un risque plus dangereux que la volatilité de n'importe quel autre actif ne fait aucun sens, il démontre juste un biais négatif sur un actif qui nécessite un peu de travail pour le comprendre. Faites un peu l'effort svp parce que cet article n'est pas digne de votre travail habituel.
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🕵 La Stasi en rêvait, l'Europe le fait : à partir d'octobre, nous serons toutes et tous mis sur écoute.
C'est la fin de la confidentialité des correspondances. Tout le monde est suspect. Une bascule hors de la démocratie libérale.
Avec l'aval de la France ? Ca dépend de nous👇
La présidence danoise de l’UE a décidé de remettre au sommet de l’agenda le règlement dit « ChatControl ». Sous couvert de lutte contre les abus sexuels sur mineurs, ce texte impose aux services numériques de scanner toutes les communications privées des Européens, y compris avant chiffrement. C'est l’entrée dans une société de contrôle par défaut.
🤯 Comprenez bien : chacun de vos messages, y compris sur les messageries chiffrées, sur Telegram, Instagram, Snapchat, Signal, Whatsapp... TOUT sera scanné préventivement, sans mandat ni soupçon préalable.
🤐 Et si vous pensez que « si l’on n’a rien à cacher, on n’a rien à craindre », vous faites l’erreur fatale de croire que c’est vous qui décidez si vous avez quelque chose à cacher. Un simple changement de gouvernement peut soudainement vous jeter dans la catégorie des marginaux ou des dissidents. Demandez-vous simplement : penseriez-vous toujours que vous n'avez rien à cacher si votre pire ennemi, et le pire parti politique, était à la tête du pays ?
🕊️ La vie privée est une condition de la démocratie. Elle permet de chercher, d’aimer, de militer, de consulter un avocat, de s’opposer, sans pression sociale constante. Quand la confidentialité disparaît, on n’ose plus parler. On n’ose plus penser. Une société sans vie privée est une société homogène, sans déviance, en bref, totalitaire. C’est d’ailleurs l’étymologie du terme totalitarisme, introduit par Hannah Arendt : « total », tout est politique, tout est public, rien n’est privé.
💸 Le même raisonnement sécuritaire a déjà été appliqué à la finance au nom de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Résultat : une surveillance totale des flux, une criminalisation de la vie privée, un coût démentiel pour les entreprises privées générant des barrières à l’entrée, des comportements de cartel, et un surcoût pour les consommateurs, le tout assorti d’une efficacité marginale sur les fonds criminels.
✊ J'ai décidé de mettre ce sujet et les libertés fondamentales au coeur de ma campagne pour les élections législatives, afin d'alerter sur les dérives de l'Union Européenne, qui prétend incarner l’État de droit, tout en le piétinant.
Demain, la France va clarifier sa position lors d'une réunion du groupe de travail du Conseil de l'UE. Jusqu'alors, elle était favorable à ce texte, c'est-à-dire favorable à la surveillance généralisée. Il faut changer cela.
⛔ Rejetons ChatControl. Défendons la démocratie.
Je pose solenellement la question à mes concurrents : @MichelBarnier , @fredbredin , et les autres candidats, soutenez-vous Chat Control ?
Pour celles et ceux que ça intéresse, je mets ici le texte plus développé de mon post linkedin :
🚨 Bitcoin n'aura bientôt plus cours légal au Salvador.
Au termes de négociations âpres, le petit Etat d'Amérique Centrale et l'organisation de Bretton-Woods ont convenu d'un accord permettant de débloquer environ $1,4 mds.
En contrepartie, le Salvador se voit contraint dans sa politique vis-à-vis de #Bitcoin :
- Arrêt du cours légal : les acteurs privés ne seront plus obligés d'accepter bitcoin
- Arrêt du Chivo Wallet, le portefeuille du gouvernement
- Arrêt de la collecte de taxes en bitcoins
- Arrêt des achats réguliers de bitcoins
- Durcissement de la régulation, de la surveillance et du contrôle
A froid, les différents items ne sont pas tous si importants que cela. Le Chivo Wallet était largement critiqué pour sa fonctionnalité douteuse, et même, philosophiquement, car il n'est pas recommandé d'utiliser le portefeuille proposé par un gouvernement.
L'arrêt du cours légal est une concession facile pour le président Bukele. En effet, de facto, bien qu'obligatoire, les commerçants ne respectaient pas la règle. Cela n'aura donc pas grand effet, et, au contraire, aura pour conséquence positive de revenir à l'essence de Bitcoin : la liberté. Beaucoup de bitcoiners verront donc même plutôt d'un bon oeil cela.
D'autres items sont plus problématiques : l'intervention du FMI sur la politique d'investissement du gouvernement, accessoirement une des plus réussies du monde, ou encore l'arrêt de la collecte des taxes en bitcoin, et bien évidemment le renforcement de la surveillance. Tout cela est un dépassement de fonction injustifiable et d'une dureté importante par rapport à la politique interne d'un pays souverain.
Le FMI a donc réussi son chantage scandaleux. avec un pays dont il reconnait pourtant les performances remarquables.
Car c'est cela qui choque le plus in fine : on a connu le FMI plus tolérant avec des pays bien plus dispendieux, mal gérés, ou encore dictatoriaux, au Chili, au Zaïre, en Roumanie sous Ceaucescu, et bien d'autres.
Ici, à l'inverse, le FMI reconnaît que le Salvador est un pays qui va bien. Très bien même. On peut lire dans le communiqué : "L’économie salvadorienne continue de se redresser depuis la pandémie, soutenue par d’importants envois de fonds et un rebond notable du tourisme, dans un contexte d’amélioration de la situation sécuritaire [...]. Dans le même temps, le déficit du compte courant a continué de se réduire et l’inflation a encore diminué, également soutenue par la baisse des prix mondiaux des matières premières. La situation budgétaire continue de s'améliorer très progressivement et les récentes opérations de gestion du passif ont considérablement réduit les besoins de financement à court terme, dans un contexte de forte réduction des spreads souverains."
Et pourtant, malgré tous ces signaux positifs, le Fonds a fait du rejet de Bitcoin une condition sine qua non des négociations.
Une position inustifiée et démesurée qui démontre l'hostilité franche du FMI. L'hostilité... ou bien la peur ?
@TCryptomonnaies C'est faux.
En refusant d'acheter du #bitcoin
Il hodl du $ ou de l'€
Il est donc en position long spot sur du shitcoin
Et il est de fait, short sur $BTC
Ne pas acheter du Bitcoin, c'est perdre de l'argent😇
La politique est en train d'imploser sous nos yeux.
Elle n'implose pas à cause des partis ou de l'égoïsme supposé de certains, mais à cause de la centralisation du pouvoir.
Aujourd'hui, le destin (politique) de 70 millions de personnes — vous et mois — se joue entre l'Élysée et Matignon, ce qui est une aberration.
Alors que notre société numérique est de plus en plus connectée et décentralisée, la politique suit une trajectoire totalement inverse (déconnectée et centralisée) et perd donc toute réalité avec le terrain jusqu’au moment-là où elle s’effondre sur elle-même.
C'est ce moment que nous sommes en train de vivre et dont il faut se servir — pas pour changer quelques articles de la Constitution, mais pour décentraliser réellement la politique et la faire correspondre à la société numérique (connectée et décentralisée) du XXIᵉ siècle.
Mener ce chantier dans un pays comme la France, qui s'est construit sur la centralisation est un défi énorme 😅, mais il est nécessaire, sinon nous sommes condamnés à aller de crise politique en crise politique.
Google Willow (ordinateur quantique) vs Bitcoin 🧵
Spoiler : Non, Bitcoin n’est pas en danger. Mais le sujet est passionnant et mérite qu’on s’y attarde.
L’histoire nous enseigne qu’il n’y a que deux moyens d'améliorer le confort matériel de l’humanité, et ce n'est pas la politique ni je ne sais quelle fantaisie, mais bien :
🔸Des nouvelles sources d'énergie.
🔸La technologie.
La technologie finit toujours par se diffuser. Donc, les avancées technologiques de Google dans ce domaine sont une excellente nouvelle pour vos enfants et vos petits-enfants. BOULICHE 🚀
Maintenant, à chaque fois qu’une nouvelle technologie émerge, plutôt que de s’en réjouir, les gens ont peur. C’est la peur qui fait cliquer et qui est le réflexe naturel.
Le grand danger qui émerge avec l'arrivée du quantique, c’est de rendre obsolète la cryptographie moderne. Le "s" de "https" qu’il y a dans la plupart des adresses internet d’aujourd'hui signifie sécurisé. Sécurisé par quoi ? La cryptographie moderne.
Casser la cryptographie moderne, ça veut dire quoi ? De manière générale, ça signifie faire des calculs qui prendraient plus de temps que l’âge de l’univers avec nos meilleurs supercalculateurs. C’est le fait qu’il ne soit pas impossible de faire ces calculs en un temps raisonnable qui nous protège.
Vous lirez ici et là qu’il faut environ 300 millions de qubits pour commencer à menacer sérieusement Bitcoin.
Pourquoi autant ?
Généralement, un qubit physique fait beaucoup d’erreurs. Il faut donc en faire tourner plusieurs pour corriger leurs erreurs. Les chercheurs pensent à un ratio de 1000 à 10 000.
Les puces avaient entre 20 et 400 qubits physiques, donc pas vraiment de quoi faire des choses concrètes.
De mon point de vue, la révolution avec Willow, c’est qu’on a un ratio non pas de 10 000 ni même de 1000, mais de 17 ! Ainsi, avec seulement 105 qubits physiques, on a 6 qubits logiques. Autrement dit, c’est comme si on avait 6 qubits qui ne font pas d’erreurs !
Auparavant, pour atteindre cela, il fallait implémenter entre 6000 et 60 000 qubits physiques. Et on en est loin.
Quand vous lisez qu’il faut 300 millions de qubits pour menacer sérieusement Bitcoin, cela part de l’hypothèse qu’on ne s’améliorera pas tant que ça en correction d’erreurs, alors que Google vient de le faire massivement. Il vaut donc mieux parler en qubits logiques que physiques. Mais on ne le faisait pas car jusqu'à aujourd'hui, ça n’avait pas trop de sens.
Un autre point important : cette puce est spécialement conçue non pas pour faire tourner n’importe quel algo quantique, mais bien pour avoir la meilleure note possible dans un benchmark en particulier. Et ce benchmark, en l'occurrence, est spécifique à Google. Il y a donc un peu de “trust me bro” dans les résultats annoncés.
Quoi qu’il en soit, ce qui est annoncé, c’est que Willow a pu résoudre en 5 minutes un problème qui prendrait au meilleur supercalculateur qui n’est pas quantique plus que l'âge de l’univers à réaliser.
Casser Bitcoin ?
Vos 12 mots (ou 24 mots) contiennent une myriade d'adresses. Et chacune de ces adresses correspond à une clé publique et une clé privée.
Pour vérifier que vous êtes bien le possesseur de vos bitcoins, vous allez avec la clé privée qui correspond à la clé publique sur laquelle sont stockés vos bitcoins générer une signature. Le réseau va alors vérifier si la signature correspond bien à la clé publique et vous allez pouvoir dépenser vos bitcoins.
Combien faut-il de qubits logiques pour faire ça ? Les spécialistes pensent qu’il en faut environ 2330. Willow en gère 6. Soit environ 388 fois moins.
Manque de bol pour Willow, même s'il arrivait à faire cela, il aurait accès à une seule de vos adresses et n’aurait pas du tout piraté l’ensemble du portefeuille.
Double manque de bol pour Willow : aucune de vos clés publiques n’est connue du public. Votre clé publique n’est révélée qu’au moment où vous faites une transaction. Si Willow était capable de deviner votre clé privée à partir de votre clé publique, il faudrait qu’il agisse vite car il faudrait qu’il le fasse avant que votre transaction ne soit intégrée dans le prochain bloc, c’est-à-dire en environ 10 minutes. Et il n’aurait aucune information particulièrement utile pour débloquer les bitcoins qui sont sur vos autres adresses.
En effet, il y a une couche de sécurité supplémentaire. Une adresse Bitcoin n’est pas une clé publique, mais le hash d’une clé publique. Ou plus exactement, le hash d’un hash de votre clé publique : RIPEMD-160(SHA-256(PublicKey)).
Qu’est-ce que c’est que ça encore ?
Un hash, c’est un peu comme une empreinte digitale. C’est un algo qui, à partir d'un document numérique de n’importe quelle taille, va générer un nombre de taille fixe. Et ce nombre sera différent et pseudo-aléatoire à chaque fois. Pseudo-aléatoire veut dire qu'à partir du hash, il est impossible de deviner ce qui a permis de générer le hash. Alors qu’à partir du document, il est très facile de générer le hash.
Vous allez donc stocker le hash sur la blockchain. Puis, le jour où vous voulez prouver que c’est vous, vous allez fournir la clé publique. Et là, tout le monde pourra vérifier que le hash correspond bien à votre clé publique. Egalement, vous fournir la signature générée avec votre clé privée et tout le monde saura que vous êtes bien le propriétaire de ces bitcoins.
Pour casser les deux fonctions qui hash votre clé publique, il faut environ 3000 qubits logiques. C’est-à-dire environ 500 fois plus que Willow.
500 fois seulement ?
Étant donné les sauts qualitatifs que les chercheurs font, 500 fois Willow semble à portée. En effet, on est passé de 10 000 à 17 en gestion d’erreurs, ce qui est 500 fois meilleur environ !
Maintenant qu’on s’est bien fait peur, qu’est-ce qui est censé nous rassurer ?
Premièrement, on l’a déjà dit, Willow est conçu pour faire tourner un algo en particulier. Ce n’est pas un ordinateur sur lequel on peut faire tourner n’importe quel algo. Et malheureusement pour les progrès de l’humanité, et heureusement pour la sécurité informatique du monde entier, pour passer de machine spécifique à machine générique, le défi est immense.
Autrement dit, le ratio de 17 qui m’impressionne et m’enthousiasme est valide dans ce cas très particulier et pas du tout dans le cas général. C’est pourquoi les spécialistes continuent de penser que les ratios de 1000 à 10 000 restent valides.
Bémol dans le bémol : Également, ces recherches ont des enjeux de sécurité nationale au niveau du renseignement et au niveau militaire. À mesure que la recherche fondamentale progresse, peut-être que tout ne nous sera pas révélé au fur et à mesure. Il va donc falloir commencer à être prudent à mesure que le temps passe.
Mais, car il y a un mais !
La cryptographie résistante au quantique existe déjà. En effet, il y a de nombreuses pistes et certains algo sont déjà considérés comme post-quantique. Kyber est déjà intégré dans des apps de messagerie comme SimpleX, par exemple. C’est un des algos de la catégorie “Lattice-Based”.
Alors, si on ne met pas toute la sécurité du web à jour avec ces trucs-là, c’est pour plusieurs raisons :
🔸C’est extrêmement coûteux de mettre a jour tout les protocoles du web. Il va vraiment falloir bosser de ouf.
🔸On l’a vu, les ordinateurs quantiques capables de nous menacer, ce n’est pas pour demain non plus.
🔸La recherche continue dans ce domaine et on n’est pas à l’abri de trouver quelque chose de beaucoup mieux que ce qui existe déjà. Donc inutile de se précipiter sur une solution qui ne sera peut-être pas la meilleure pour un danger qui n’est pas encore là.
Et Bitcoin ?
L’un des avantages de Bitcoin, c’est qu’il est extrêmement stable au niveau de son protocole. Certains y voient un inconvénient majeur, mais à mon avis, ils se trompent. Il est sage de ne pas changer Bitcoin toutes les cinq minutes car c’est cette stabilité qui donne confiance.
Il serait trop long ici d’entrer dans les détails de la gouvernance du réseau. Mais si une mise à jour devait faire consensus, elle serait adoptée très facilement. Et vous imaginez bien que si les ordinateurs quantiques représentaient une menace, tout le monde serait d’accord pour mettre à jour le protocole.
Comme tout le monde ou presque sur le web, Bitcoin attend. Qui sait, demain nous trouverons un meilleur algo post-quantique.
En conclusion, on peut dire que Bitcoin n’est pas du tout menacé par les ordinateurs quantiques car si, d’aventure, les évolutions en la matière commençaient à représenter une menace, alors les solutions qui sont déjà prêtes seraient mises en place. De plus, il est sage d’attendre pour le moment étant donné que des avancées dans les algos post-quantiques peuvent arriver, et c’est d’ailleurs ce qu’on fait.
Note de service vu que les DM affluent depuis ce matin : j'ai updaté ma bio... Pour ceux qui comprennent, c'est pas une invitation, je shill rien et je vends rien, c'est de l'autodérision avec une immense part de vérité, donc merci de le prendre en tant que tel ;)