EUTHANASIE: JE NE SUIS PAS DIEU, TOI NON PLUS.
Aucun être humain – médecin, juge ou législateur – ne dispose du pouvoir légitime de décider de la vie et de la mort d’autrui. Cette limite fondamentale constitue le socle d’une position laïque sur l’euthanasie. Elle impose d’abord de distinguer clairement deux situations que la proposition de loi actuelle tend à confondre : l’arrêt des soins, lorsque ceux-ci n’ont plus d’autre effet que de prolonger artificiellement une existence sans espoir raisonnable, et l’acte intentionnel de donner la mort.
Le second geste soulève une objection de principe que rien ne peut lever. Il est impossible d’administrer la mort sans risque d’erreur irréversible. Cette certitude doit être la même que lorsqu’il s’agit de punir les pires criminels : on ne peut accepter qu’une seule injustice transforme une prétendue compassion en meurtre. Or les expériences étrangères (Belgique, Suisse, Canada) montrent que de telles erreurs ont déjà eu lieu. Si la loi autorise de donner la mort, même par erreur, la société tout entière se rend collectivement complice. Une seule victime innocente suffit à faire de nous des meurtriers par procuration.
Cette impossibilité technique renvoie à une question plus vaste : la difficulté, voire l’impossibilité, de faire société lorsque les conceptions du sens de la vie divergent radicalement. Faire société suppose un minimum de normes partagées sur ce qui est inviolable. Or deux visions s’affrontent ici. D’un côté, ceux qui considèrent la vie comme un « miracle humain » à honorer, à transmettre et à protéger, même dans la souffrance. De l’autre, ceux qui la réduisent à une expérience subjective dont on peut disposer dès qu’elle devient inconfortable ou dépourvue de sens. Ces deux conceptions ne peuvent coexister sans tension profonde. Les générations qui n’ont ni fait ni protégé d’enfants, qui n’ont pas préparé l’avenir et qui ont souvent ignoré les plus vulnérables, en viennent logiquement à juger que leur propre vie n’a jamais eu de substance suffisante pour justifier qu’on la prolonge coûte que coûte. L’abréger leur paraît alors acceptable, voire souhaitable.
Sacrifier le principe selon lequel on ne donne jamais intentionnellement la mort accentue cette fracture et fait peser des risques particulièrement lourds sur les plus faibles. Les personnes âgées, handicapées intellectuelles ou physiques, dépressives ou en grande vulnérabilité se trouvent exposées en première ligne. Rien ne garantit le respect de leurs dernières volontés : même une déclaration écrite affirmant le désir de vivre peut être contournée si l’on estime que leur volonté est altérée par la souffrance ou par l’entourage. L’erreur, lorsqu’elle survient, frappe d’abord ceux qui ont le moins de moyens de se défendre. S’ajoutent les pressions implicites – familiales, économiques ou sociétales – qui peuvent inciter les plus fragiles à « choisir » la mort pour ne pas peser sur les autres. Dans une société où coexistent ces deux visions antagonistes de la vie, la normalisation progressive d’une existence « optionnelle » pour les plus vulnérables devient inévitable. Ce n’est plus seulement une question individuelle de liberté ; c’est une transformation du lien social lui-même.
Une position laïque ne repose pas sur une croyance religieuse, mais sur la reconnaissance lucide des limites humaines. Elle refuse que la société s’arroge un pouvoir qui la dépasse et qui, une fois accordé, érode inexorablement la protection due aux plus faibles. C’est cette exigence minimale qui permet encore de vivre ensemble malgré nos désaccords profonds sur le sens de l’existence.
Tu peux être sûr que je me battrais pour que tu vives.
Je ne suis plus sûr que tu te battras pour que je vive.
Une vraie question, @Prefet92.
Des candidates ayant prononcé et applaudi ces propos (“je vais faire mourir Muzeau en prison”), il y en a au moins deux dans la vidéo, peuvent-elles siéger au conseil municipal?
On va devoir installer une sécurité entre elles et nous?
Clichy mérite mieux!
1 800 clichoises et clichois sont venus partager la traditionnelle galette des rois en l'hôtel de ville de #clichy.
Merci aux boulangers qui ont préparé ces merveilles et cette année plus particulièrement à Réga' Lou.
Au traditionnel classement du bon vivre JDD/Villes et Villages, Clichy gagne 20 places (!!!), 38e! 🥳
Je suis d’habitude critique des fluctuations d’une année sur l’autre, difficilement interprétables.
Mais là c’est vraiment très net!
“Être maire, ça ne s’improvise pas!”
Sur les scandales anglais de gangs pédophiles, couverts par un antiracisme dévoyé, j’étais à connaissance du sujet depuis 2010, date des premières condamnations.
Or j’apprend que cette attitude des autorités britanniques a perduré, et perdure sûrement encore. Des milliers de fillettes blanches violées parce que blanches et fragiles. Des milliers de violeurs pakistanais ou « issus de la diversité » légèrement et tardivement condamnés parce que non-blancs. Et des autorités qui jusqu’à aujourd’hui sont dans le déni, irresponsables de leurs actes.
En France même on voit des réactions contre Musk et l’extrême-droite fleurir, tout en ignorant les victimes. C’est exactement cette attitude criminelle qu’il faut combattre.
Rotherham, c’est des premiers rapports dès 2006 et un premier procès en 2010.
Les viols de masse, étouffés par les autorités, ont continué en 2011, 2012…2017, 2018 et jusqu’à aujourd’hui. Les autorités, et leur dévoiement de l’antiracisme, sont coupables. Le violeur est responsable de son viol.
Le sentiment d’impunité est lui systémique. En France aussi.
Très vite, avec tous ceux qui souhaitent la concorde nationale, il faudra que @davidlisnard et @Nouv_Energie remettent la justice à l’endroit. Une justice au service des plus faibles quand ils sont victimes, et jamais des bourreaux quand ils sont soi-disant issus des «minorités». Un bourreau ne devrait jamais se prévaloir d’une excuse essentialisante pour ne pas avoir à répondre complètement de ses actes.
Il faudra aussi remettre l’antiracisme à l’endroit. L’antiracisme qui flatte ce qui nous sépare au lieu de louer ce qui nous rassemble: c’est fini.
L’antiracisme qui ergote sur les crimes et les délits tout en accablant la population majoritaire, c’est fini.
En conséquence, l’antiracisme cessera d’alimenter le racisme.
Et notre société ira mieux.
Heureux du succès de l’allumage public de Hanoucca à Clichy hier soir!
Mon ami le rav Uzan a une nouvelle fois réuni beaucoup de Clichois autour de la lumière de la ménoukia.
J’étais à la maternité pour un autre heureux événement…
Clichy est une ville fraternelle!
Le 7 octobre le Hamas et ses soutiens ont visé des civils sans autre but que d’en nier l’humanité. Le mode opératoire n’est en rien assimilable à un acte de guerre, de résistance ou même de terrorisme politique.
Il n’y aura jamais de pardon pour cet acte.
Bel après-midi avec @fxbellamy sur la Foire de Châlons ! 🚜🇨🇵🇪🇺
Rencontre avec les acteurs institutionnels, syndicats professionnels, agricoles et SGV, mais aussi et surtout avec les nombreux Français présents sur le 2e événement agricole de France ! #AvecBellamy 🚜🇨🇵
Michel Barnier, le plus écolo des Premiers ministres
Passionné d’environnement depuis les années 1970, le Savoyard a mené des combats précurseurs à la création des Verts. Retour sur un parcours et un bilan surprenants. @GeWoessner
https://t.co/6Z5BSxnrcF via @LePoint
[Forum des associations #Clichy]
Bravo à nos associations!
Elles sont plus de 132, et sont le cœur vibrant de notre ville de Clichy.
Une mention particulière à l’excellente organisation par Ville de Clichy-la-Garenne (cc Caroline Mercier). La foule était immense et joyeuse, sans que l’on étouffe ou se sente en danger.
La journée s’est conclue par le lancement de la saison culturelle, avec pour le bonheur des petits, des grands, et jusqu’à la nuit tombée des formidables saltimbanques (quel noble mot!) de La Bande à Tyrex (lien en 1er commentaire)
Je ne parlerai pas ce soir des sujets de subventions en baisse, locaux insuffisants, crise du bénévolat et tout autre aspect clivant. Nous avons, fraternellement, passé une belle journée.
Ne retenons que cela.
(Et la chanson finale: « des bisous, des bisous des bisous, des bisous… 🥰)
« le Président doit présider. Le gouvernement doit gouverner ». @MichelBarnier sonne la fin de l’ère jupiterienne. Macron est aujourd’hui Héphaïstos, expulsé de l’Olympe.
[Mémoire]
La commémoration des tombés de la Royal Air Force pendant la Seconde Guerre mondiale est toujours l’occasion de rappeler la fidélité réciproque qui unit Clichy et nos amis du Commonwealth.
En cette année olympique particulièrement, avec l’accueil de la délégation British Embassy Paris British Olympic Association 2024 Team GB et avec ce soir la fin des Jeux Paralympiques, notre relation particulière se montre bien vivante.
Le témoignage de Glynn Alcock et la présence d’athlètes, pour certains anciens militaires blessés en Afghanistan nous ont rappelé le courage et le patriotisme de ceux qui « meurent aujourd’hui pour nous faire vivre demain ».
Les échanges avec la maire de notre ville jumelle @southwark ont été très riches en reconnaissance mutuelle. Sans langue de bois nous avons parlé laïcité, communautés à l’anglaise, et cheminements historiques différents des deux côtés de la Manche. L’amitié suppose cette franchise! Son origine somalienne a aussi été l’occasion d’évoquer mon père, diplomate italien à Mogadiscio pendant la guerre de l’Ogaden.
Les associations d’anciens combattants et mémorielles sont venues nombreuses. Elles perpétuent la dignité de ceux qui ont connu le feu, et assurent la transmission de notre mémoire.
Quel satisfaction alors de voir la classe défense du collège Jean Macé être venue nombreuse, un dimanche, et en uniforme! Bravo college jean macé Thierry Le Gac!
Enfin un mot pour l’organisation, agents municipaux et municipalité ont permis cette cérémonie bien réussie. L’Entente Cordiale perdure, et #Clichy y contribue.
De tous les candidats à Matignon, le seul capable de s’en sortir en dépit d’une situation socialement, fiscalement et politiquement grave, c’est lui.
@davidlisnard