Ce matin dans @LP_LaPresse, je fais valoir que les contre-tarifs présupposent que nous avons affaires à un joueur rationnel en Donald Trump. Or, ce dernier entretient des opinions irrationnelles sur le commerce international depuis des décennies déjà.
Plutôt que de pénaliser les ménages canadiens et nos entreprises, il vaut mieux se concentrer sur les éléments que nous pouvons contrôler.
Faisons du Québec et du Canada les meilleurs endroits au monde pour investir en réduisant notre fiscalité. Soyons enfin sérieux en matière de commerce interprovincial et faisons tomber les barrières coûteuses. Et exploitons pleinement nos ressources naturelles afin de renforcer notre économie et nos régions.
Allons-y. Le temps presse! https://t.co/u4ZHbgxxLd
L’avocat Mark Warner démonte, un par un, tous les arguments utilisés pour justifier la stratégie de négociation actuelle du Canada avec les États-Unis.
Googlez son nom.
Regardez le vidéo en entier.
Et les élections de mi-mandat ne changeront rien à la finalité.
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Via @FoodProfessor
Au final, on reste simplement au Québec pour être près de notre famille et de nos amis, parce que financièrement, ça ne vaut malheureusement plus la peine d’investir.
Face au protectionnisme de Trump, Ottawa et Québec semblent avoir décidé qu’il fallait faire payer les Québécois… deux fois.
Cette nuit, Ottawa a imposé des contre-tarifs de 15 % à 50 % sur des produits américains. Ils ne seront pas payés par Donald Trump. Ils seront payés par les entreprises canadiennes qui utilisent des intrants américains et, ultimement, par les consommateurs.
Mais Québec -- avec la première ministre Fréchette -- ajoute maintenant une deuxième couche de protectionnisme qui devrait empirer la situation. Les appels d’offres seront réservés aux entreprises québécoises ou canadiennes avec des exigences de contenu local, et une stratégie d'achat québécois pour les sociétés d’État et marge préférentielle pouvant atteindre 15 %.
Laissons de côté que ce n'est pas sincère: le protectionnisme ambiant des dernières années a rendu clair que ce genre de politiques était désiré sans égard à la situation de crise.
Toutefois, les résultats seront immensément coûteux. Après avoir rendu certains intrants plus chers avec des tarifs, on va aussi réduire volontairement la concurrence pour les achats de l’État. C’est exactement le problème que je soulignais dans une étude publiée plus tôt cette année.
La concurrence dans les appels d’offres fait baisser les prix. Une étude américaine estime que chaque soumissionnaire additionnel réduit les coûts d’environ 8,3 %. À l’inverse, en Californie, une préférence locale de seulement 5 % a fait augmenter le coût des projets de 1,4 % à 3,6 %. Appliqué à l’ensemble des infrastructures canadiennes, un effet de cet ordre représenterait des milliards de dollars supplémentaires payés chaque année. Et ici, Québec parle d’une marge préférentielle pouvant atteindre 15 %.
On ne peut évidemment pas extrapoler mécaniquement l’expérience californienne, mais la direction de l’effet économique n’a rien de mystérieux : moins de concurrents = moins de pression sur les prix, la qualité et l’innovation.
Mais, si les chiffres californiens s'appliquent et tenant compte, on peut saisir l'ordre de grandeur.
Les achats publics représentent environ 12 % du PIB lorsque l'ensemble des administrations publiques pèse environ 50 % de l'économie. Puisque le gouvernement québécois représente environ 26 % du PIB, les achats relevant de Québec correspondraient à quelque 6.2 % du PIB. Si l'effet observé d'une préférence locale de 5 % en Californie était simplement extrapolé à la marge préférentielle de 15 % envisagée par Québec, le surcoût représenterait environ 0.3 % à 0.7 % du PIB québécois.
Même en prenant cette extrapolation avec beaucoup de prudence, on parle potentiellement de plusieurs dixièmes de point de PIB simplement pour acheter plus cher ce que l'État achète déja. Puisque le déficit du Québec pour l'exercice 2025-2026 s'élève à 0.8 % du PIB, on parle donc d'un doublement du déficit!
On n'adopte pas des mesures qui pourraient potentiellement doubler le déficit afin de "get back at Trump". C'est comme se castrer pour faire fâcher son ex!
La meilleure réponse au protectionnisme américain n’est pas de devenir plus protectionniste nous-mêmes. C’est de rendre l’économie québécoise plus compétitive: moins de barrières au commerce intérieur, moins de réglementation, plus de concurrence, diversification des marchés et coûts plus faibles pour nos entreprises.
À force de vouloir "riposter" à Trump, on finit surtout par l’imiter.
Canada Needs an Economic Overton Window Reset
Canada’s economic debate has become strangely moralized. Raise a conventional question about investment, productivity, manufacturing, energy, deficits, or trade, and the response is too often not an argument but an accusation: un-Canadian, Trumpian, MAGA, anti-worker, anti-public service.
That is how the Overton Window closes.
The Overton Window describes the range of ideas considered respectable in public debate. In Canada, it increasingly excludes economic realism, not because the evidence is absent, but because the language of patriotism has been captured by the assumption that more government spending is synonymous with national strength.
It is not.
The private sector creates the wealth that finances the public sector. Businesses invest, hire, export, innovate, and pay the taxes that sustain health care, pensions, infrastructure, defence, and social programs. Government has an indispensable role, but it cannot indefinitely distribute wealth that the economy has failed to produce.
It is politically expedient to blame Canada’s current economic predicament on Donald Trump. Tariffs, trade threats, and American protectionism create real risks and deserve a serious response.
But Trump did not create the Canadian industrial-policy failures that weakened our competitive advantage. He did not create years of weak business investment, slow permitting, costly regulation, inadequate infrastructure, unaffordable housing, poor productivity growth, or the habit of responding to every structural weakness with another subsidy.
Nor did Trump hollow out Canadian manufacturing on his own. China’s entry into the World Trade
Organization reshaped global trade, and Canadian industry absorbed a significant adjustment shock. Research has found that rising Chinese import competition was associated with substantial Canadian manufacturing job losses between 2001 and 2011. Recognizing that fact is neither extremist nor xenophobic. It is an economic observation. The irony is missed by the economic elite in Canada!
The United States is confronting two long-running vulnerabilities: its massive debt burden and the erosion of parts of its manufacturing base. That is what lies behind the renewed American emphasis on tariffs, procurement rules, reshoring incentives, subsidies, strategic supply chains, and national-security industrial policy. Canada may object to particular measures and should defend its interests firmly. But retaliation against this modern Hamiltonian turn is not a long-term dominant strategy.
The United States retains the world’s deepest capital markets, the reserve currency, enormous energy resources, global technology leaders, a vast domestic market, and military power.
Betting Canada’s economic strategy on Trump losing the Mid-terms is wishful thinking. This is a generational economic pivot.
Canada needs a modern Hamiltonian agenda of its own: not blanket protectionism, but national capacity.
That means competitive taxes, faster permits, reliable energy, infrastructure that gets products to markets, deeper capital markets, selective strategic procurement, and a country open to productive foreign investment.
Economic sovereignty is not achieved by announcing more programs in Ottawa. It is achieved when Canada can attract capital, build things, develop its advantages, and finance its own ambitions.
Our relationship with the United States remains central. Canada should not seek economic detachment from its largest market; it should seek to become indispensable to North America, as a supplier of energy, critical minerals, food, electricity, advanced manufacturing, and trusted technology.
Calling these arguments un-Canadian is not a rebuttal. It is an attempt to place them outside the Overton Window before Canadians can judge them on their merits.
Canada’s response to American tariffs should be incredibly simple: slash our own tariffs and trade barriers. And do not impose counter-tariffs.
Think about what retaliation actually means. Trump imposes a tax on Americans who buy Canadian goods. So our response is supposed to be…imposing a tax on Canadians who buy American goods? How exactly does making Canadians poorer punish Donald Trump?
If the Trump admin wants to shoot itself in the foot, the Carney government is under no obligation to shoot Canadians in the face with a twelve gauge shotgun for the sake of "reciprocity"
Instead, open Canada up. Eliminate tariffs. Eliminate non-tariff barriers. Make it cheaper for Canadians and Canadian firms to buy goods and inputs from Europe, Asia, Latin America and everywhere else. Give Canadian consumers more alternatives to American products and Canadian producers cheaper inputs with which to compete.
And no, free trade does not require the other guy to be smart enough to reciprocate. Historically, a huge share of trade liberalization has been unilateral. This is especially true for small economies like Canada!
The best response to American protectionism is not Canadian protectionism. It is to make Canada more competitive, more open, and harder for American tariffs to hurt.
This the same message I was saying in 2025. Its the same that Canadian free traders said in the 1930s when facing the Smoot-Hawley tariff. Its the same that free traders like Richard Cobden made when arguing against food taxes/tariffs in the 1830s and 1840s.
Canada Cannot Win a Trade War. It Needs a rational honest Strategy.
The prize in Canada’s confrontation with Washington is continued access to the world’s largest economy, sitting directly next door. The United States is a roughly $32 T market. China may be the second-largest economy, but it is far away and cannot replace the commercial advantages of geography, common infrastructure, familiar legal practices, and deeply integrated North American supply chains.
Canada cannot win a trade war with its largest trading partner. It can defend itself, impose focused costs where it has leverage, and negotiate hard. But it cannot plausibly inflict equivalent damage on an economy many times its size while remaining so dependent on access to that market. The U.S. still takes roughly 72 percent of Canadian goods exports.
That is why the objective should not be performative escalation. Broad retaliatory tariffs may satisfy an understandable desire to hit back, but they raise prices for Canadian families, increase input costs for Canadian firms, and risk making Canada a less attractive place to invest and manufacture. Tariffs can be a temporary, targeted negotiating tool; they are not an economic-growth strategy. Trade wars end at negotiating tables, not through successive announcements of measures that harm one’s own economy.
The reaction from much of Canada suggests that the country has not yet absorbed the seriousness of its predicament. The instinct has been to demand visible defiance, treat retaliation as proof of resolve, and turn a structural economic challenge into an emotional political contest. That is backwards. Performative policies helped bring Canada to its present position; more performative politics will not get it out.
Canada’s vulnerability is not solely the product of Trump Hamiltonian economic strategy. It reflects decades of domestic neglect: weak business investment, stalled productivity, regulatory complexity, barriers to internal trade, delayed infrastructure, and economic policies that too often favour subsidies and protection over competition, capital formation and globally competitive firms.
The consequences are increasingly visible. Canada’s investment per worker was only 85 percent of its 2014 level by 2023, while business research-and-development spending of roughly 1.8 percent of GDP lagged both the OECD average and the United States. These weaknesses did not begin with the present dispute. But the dispute has exposed them.
Emotional responses should not become national strategy. Anger at Washington, and the temptation to reduce everything to hostility toward one American president, obscure a more durable reality: U.S. trade policy is increasingly tied to national security, industrial policy and geopolitical power. That shift will not disappear with one election or one negotiator.
Canada needs firmness without fantasy. But it must also accelerate energy, transport and trade infrastructure; Canada needs to deregulate, improve investment competitiveness; lower internal barriers; strengthen productivity; diversify exports; and restore fiscal discipline.
Canada needs time it’s does not have. Canada needs finesse. Not what has been on display recently.
Canada cannot replace the American market overnight. The task is to secure access to it while fixing the domestic weaknesses that have made Canada so exposed. Decades of neglect are coming home to roost.
New 50-per-cent levies will hit around $28-billion worth of Canadian goods, which is roughly 5 per cent of Canada’s exports to the United States.
Carney has said it will respond with retaliatory tariffs on $28-billion worth of U.S. products.
Escalation is a very bad idea! Tariff retaliation has just triggered an escalatory trade war we cannot win. The U.S. economy is 10 times larger than ours.
A study released last week by the Canadian American Business Council concluded that the end of USMCA would have a surprisingly small impact on the Canadian economy.
It estimates that, even with high and long-lasting tariffs, Canada's economy would only be about 1.6 per cent smaller in 2035 than if the USMCA were renewed and respected, and tariffs fell to near zero.
We are further damaging our economy with these "dollar-for-dollar" counter-tariffs.
Retaliatory tariffs are NOT a weapon. They are a tax on Canadians.
Who do you think absorbs that cost?
Canadian consumers, businesses, and workers.
Let's be brutally honest: the Canadian government is worsening the situation. Canadian families will pay the price at the checkout counter.
Canada’s Trade-War Denial
Canada does not need “time to adjust.” It needs a political class willing to stop confusing indignation with economic policy. And it needs access to the US market.
President Trump is focused on economic sovereignty, this is not personal this is business.
I assumed Mark Carney understood that. He has spent enough time around markets and capital to know that a country cannot posture its way out of a competitiveness crisis. Yet Ottawa’s turn toward symbolism and performative retaliation suggests that faith was misplaced.
Canada does not need another era of Pierre Elliott Trudeau-style progressive theatre: moral signalling, state direction, and lofty ambition detached from the hard work of building productive capacity. It needs an adult willing to confront vested interests, make trade-offs, and put economic strength ahead of political performance. The last adult, it seems, has just left the room.
The elbows-up strategy is embarrassing and hurts Canada long term, like a teenager emotional response to the reality of the world. Carney’s use of it helps neither negotiation nor leverage, and it wounds Canada more than the U.S.
The central strategic objective is obvious: preserve access to the United States, the world’s largest and most dynamic market, Canada’s neighbour, and the foundation of its export economy. That access is not a talking point. It supports Canadian jobs, investment, supply chains, and growth.
Canada focus on China is an own goal. China cannot replace it. China is distant, strategically uncertain, and separated from Canada by geography, institutions, and infrastructure. It cannot reproduce continental integration: shared energy systems, cross-border capital, integrated factories, common standards, and decades of commercial interdependence.
Canada does not get to trade on sentiment while depending on geography.
Nor can it “win” a trade war with its largest customer. Ottawa can impose targeted costs where it has genuine leverage. It can negotiate firmly. But broad retaliation is not a strategy. It is emotional performance masquerading as economic policy.
Too many in the political and economic elite appear to believe retaliation can force the structural adjustment Canada has avoided for years. It cannot. Tariffs do not raise productivity. They do not attract investment, reduce regulatory costs, or make Canadian businesses more competitive. They raise prices for households, increase costs for manufacturers, and encourage mobile capital to locate elsewhere.
Retaliation for its own sake is an expensive expression of national frustration. Canadians pay the bill.
The deeper problem is not merely American pressure. It is Canadian failure: weak business investment, poor productivity growth, regulatory paralysis, provincial trade barriers, slow approvals, inadequate infrastructure, and a subsidy culture that protects incumbents rather than rewards builders.
Canada is rich in assets and poor in execution. It has energy, minerals, capital, skilled people, and privileged proximity to America. Yet it has made investment too slow, too risky, and too expensive.
The answer is not submission. It is reform: deregulate, accelerate approvals, remove barriers to capital and internal trade, and lower the cost of building.
Canada may need time to adjust. But first it needs to end its denial.
La coutume veut qu’on lance des éloges à ceux qui s’en vont, mais personnellement, j’en suis incapable concernant la CAQ. Il ne s’agit pas de tomber dans un discours délirant, mais simplement de constater que ce parti, comme Charest avant lui, a complètement échoué à réformer fondamentalement le Québec.
Il promettait un troisième pont à Québec dès son premier mandat, un dossier qui traîne depuis 50 ans. Résultat : rien. Il promettait de se tenir debout devant les lobbys… il promettait d’alléger la fonction publique, et celle-ci a explosé. Il promettait de libéraliser plusieurs secteurs (notamment la SAQ), mais rien. On souhaitait en finir avec le modèle québécois interventionniste ; finalement, on a obtenu un modèle sur les stéroïdes avec la filière électrique en faillite et le "Fitzgibbonnisme" économique. On désirait la fin du « bordel informatique », et nous avons eu Eric Caire et SAAQclic… Les finances publiques en ruines.
Je constate que certains nationalistes se montrent satisfaits des loi 96 et 21. Honnêtement, vous êtes contents de pas grand-chose, soyons francs. Rien de cela ne changera durablement le visage du Québec.
Pour ma part, je note quelques bonnes initiatives, comme la réforme des taxis et une certaine fronde face aux intimidateurs syndicaux. Pour le reste, c’est un règne que je juge, si on est gentil, décevant, si on l’est moins, catastrophique.
On a un premier ministre qui se préoccupe de la souveraineté d’un territoire danois, une ancienne ministre limite lobbyiste pour l’Ukraine, et tout un paquet de députés très engagés pour la Palestine… mais on cherche en vain ceux dont la priorité est le Canada.
Pierre Poilievre a raison 🤝
Et honnêtement, ce pipeline vers la côte Pacifique aurait dû être fait il y a 10, 15, même 20 ans.
Pendant que le monde cherche désespérément de l’énergie, le Canada, un des pays les plus riches en ressources sur la planète agit comme si on était pauvre par choix.
On n’a pas une cenne.
Nos finances publiques sont dans le rouge.
Et qu’est-ce que les libéraux ont choisi?
L’austérité à la place de la richesse et la grande morale à la place de l’économie… merci à Justin Trudeau et maintenant à Carney.
Tout ça pour quoi?
Pour 1 % des GES mondiaux. Que je sois super claire, l’environnement est très important mais il faut aussi être réaliste.
On a sacrifié des milliards en revenus, des centaines de milliers d’emplois bien payés, notre souveraineté énergétique et notre capacité d’investir dans les vraies solutions… pour se donner bonne conscience.
Construire un pipeline vers la côte Pacifique, ce n’est pas être anti-environnement. C’est être réaliste et vouloir une stabilité financière à long terme pour le Canada.
Oui, on peut produire du pétrole plus proprement que la majorité des pays sur Terre.
Oui, on peut utiliser cette richesse pour financer la transition, l’innovation, la technologie et la réduction réelle des émissions.
Oui, on peut être riche ET responsable.
La richesse, ça donne des moyens et surtout ça nous donne de l’argent pour investir dans des technologies plus propres pour l’avenir.
La pauvreté idéologique, ça donne des slogans et ça, le Canada n’a plus les moyens de se le permettre. #economie #quebec #canada #montreal
Un enfant a besoin d’un minimum de 8h de sommeil. En bas de ça, c’est dangereux pour sa santé. On devrait faire une loi qui oblige à se coucher plus tôt. Ceux qui sont contre sont des libertariens qui veulent que nos enfants prennent de la coke et achètent des clopes.
La philosophie parentaliste du gouvernement avait été décrite par le Nobeliste James Buchanan. C’est une philosophie par laquelle gouvernants, experts, et élites se comportent comme des parents face à des citoyens traités comme des enfants — supposés incapables de savoir ce qui est bon pour eux ou de se discipliner eux-mêmes (Ref 1).
Les lignes de distinction entre l’absolu nécessaire d’un État et la masquerade d’un désir de contrôle utilisant cet absolu nécessaire sont délibérement flouée.
Mais surtout, le parentalisme d’État est tellement souple dans son utilisation du masque qu’il augmente l’espace discrétionnaire du politicien et bureaucrate. Ulitmement, on passe de l’absolu nécessaire défini dans le cadre constitutionnel à un espace large et mal défini que le politicien peut occuper pour des motifs qui lui sont propres tout en prétextant le bien commun.
Ultimement, même les chevaliers de la vertu en croisade contre le vice finissent par vicier notre vie politique.
Et ici, soyons clairs, le cas de la gestion de l’enfant dans l’usage des réseaux est définitivement différent en nature que l’alcool ou le tabac. Et après le PQ se demande pourquoi je dis qu’ils hypothéquent le référendum (je suis souverainiste) en aliénant le 20-30% d’électeurs qui partagent les idées libérales et conservatrices.
Ladite directrice des comms du PQ semblent bien prête à tout faire pour perdre en signalant sa vertu de magasin.
Référence:
1) Buchanan, J. M. (2005). Afraid to be free: Dependency as desideratum. Public choice, 124(1), 19-31.
Essayez d’imaginer le meltdown des biens-pensants si la « droite » intervenait dans le débat public québécois avec un tel niveau de chantage et d’incitation à semer le chaos social. Ça ne vole vraiment pas haut.
https://t.co/YzwVzqcIyI
Fascisme? Objection, M. le Juge
Maître Bérard (@F_Berard),
Votre dernière chronique sur @charliekirk11 est une insulte à l’intelligence des gens et à la mémoire des victimes du fascisme. Ce qui me sidère, c’est la désinvolture avec laquelle vous utilisez le mot « fascisme ». Pour vous, c’est une insulte passe-partout, jetée à la figure de quiconque ne pense pas comme vous. Mais le fascisme, ce n’est pas une caricature commode.
C’est une idéologie criminelle qui a broyé des millions de vies.
Le réduire à une étiquette politique, c’est cracher sur l’histoire et banaliser le mal.
Votre texte en est l’exemple parfait : citations tronquées et prises hors contexte, sens forcé, accusation gratuite.
Charlie Kirk n’était pas un fasciste!
C’était un militant conservateur, tranchant, oui, mais profondément engagé dans le dialogue. Les fascistes écrasaient leurs opposants. Kirk, lui, débattait… et c’est justement lors de l’un de ces dialogues qu’il a été assassiné.
À vous lire, on se demande si le mot « fasciste » n’est pas devenu, dans votre bouche, un simple synonyme de « conservateur ».
Mais quand on répète sans cesse ce genre d’insultes, on déshumanise. Et quand on déshumanise, on contribue à un climat où la violence devient légitime.
Que vous le vouliez ou non, vos exagérations et vos anathèmes participent à ce climat toxique.
Vous êtes avocat, doctorant en droit. Votre métier vous oblige à la nuance et à la véracité des faits. Or, ce que vous pratiquez depuis belle lurette, ce n’est pas la rigueur intellectuelle : c’est la diffamation idéologique.
C’est une insulte à votre profession, et un poison pour le débat public.
Un homme vient d’être tué. Abattu froidement pour ses idées. Et votre réaction, c’est de salir sa mémoire avec les mêmes clichés que vous recyclez depuis des années. C’est indécent. C’est indigne.
On peut critiquer Kirk, débattre de ses idées, les contester vigoureusement. Mais le réduire au fascisme, c’est un mensonge. Une manipulation. Une honte.
Si vous avez vraiment à cœur la liberté d’expression, commencez par respecter la vérité.
Josh Seanosky
https://t.co/7orBq2vYNm
Depuis quelques semaines, j’ai un problème : quelque chose semble bloqué dans mon cou, ce qui engourdit une partie de mon côté droit.
Je dois donc naviguer dans le système de santé. N’ayant pas de médecin de famille et ma douleur n’étant pas visible à l’œil nu, je ne me vois pas aller à l’urgence pour ça.
Je commence donc des séances d’ostéopathie, de chiropractie et d’acupuncture, en plus de passer des radiographies, tout ça à mes frais. Je suis entrepreneur et je n’ai pas d’assurance.
La douleur persiste et s’aggrave. Après plus de dix jours à ne dormir que quelques heures par nuit, je prends rendez-vous dans une clinique privée. J’obtiens un rendez-vous le lendemain (hier), et on me propose un IRM pour avoir le cœur net.
En me renseignant dans le système public, on m’informe que l’attente est de 3 à 6 mois, car je ne suis pas en danger de mort. Dans le langage hospitalier, je suis un P4. Ma douleur est intense, mais personne ne peut la voir.
Je me rends donc dans une autre clinique privée pour passer un IRM. Le rendez-vous est pris hier, et l’examen a eu lieu ce matin. Cela m’a coûté 720 $ de plus de ma poche.
Je ne me plains pas de l’argent, j’ai les moyens et, vu ma douleur, je prends soin de moi.
On diabolise souvent le système privé, car il retirerait des spécialistes au système de santé public. Mais qui peut se permettre d’attendre 6 mois pour obtenir un simple diagnostic clair ?
Je remarque aussi qu’à ma clinique privée, il y a moins de médecins et ils ont réduit leurs bureaux. La raison ? Des règles trop strictes. Je n’ai pas de problème avec ça si ça améliore le système, mais depuis six ans, la CAQ essaie toutes sortes de solutions, et rien ne semble s’améliorer.
Ce qui me surprend, c’est que toutes les radiographies et les IRM sont centralisées dans un système auquel tous les spécialistes ont accès. Je trouve ça formidable. Mais qu’est-ce qui manque pour que les notes des médecins soient également intégrées à ce système centralisé ?
Quand j’ai vendu mon entreprise en 2012, je disais aux gens que cela me donnait la liberté de parole. Treize ans plus tard, je dois reconnaître que cela me donne aussi la possibilité de prendre soin de moi, et ce n’est pas vraiment le Québec qu’on veut.
Oui, nous avons un système à deux vitesses, et je tiens à préciser que je ne demande rien. Il y a des cas bien plus urgents que le mien, comme les cancers ou autres maladies graves.
Mais quand même @cdube_sante@GenevieveBiron_
P.S. : Merci de ne pas me proposer un autre spécialiste, que ce soit en ci ou en ça.
Au Québec, il vaut mieux être un ancien anarchiste violent condamné qu'un Homme de droite qui respecte la loi.
Cette histoire du candidat péquiste d'Arthabaska ayant un passé d'extrême gauche violent nous prouve encore une fois le double standard du traitement médiatique entre la gauche et la droite.
Imaginez un seul instant que le même homme ait été condamné pour avoir milité dans un groupe de nationalistes de droite dure planifiant de briser la loi avec « cagoules, bâtons de baseball, boucliers, lance-pierres et matériel militaire, soit des bombes fumigènes, des masques à gaz et des billes d’acier » : il ne pourrait jamais être candidat pour un parti politique majeur.
Les médias de gauche (pléonasme au Québec) lui seraient tous tombés dessus comme la misère sur le pauvre monde avec les pires accusations possibles : fasciste, nazi, suprémaciste, danger pour la démocratie, etc. Le parti, effaré par la mauvaise presse, aurait immédiatement retiré le candidat sous la pression médiatique de tous les chroniqueurs hystériques et d'une campagne de presse unanime.
J'en sais quelque chose.
Ma simple convocation à l'Assemblée nationale pour mon mémoire lors des audiences publiques sur la planification de l'immigration a créée un scandale médiatique menant à ma désinvitation, une première dans l'histoire de l'institution, alors que je n'ai bien sûr jamais été condamné ni même été poursuivi.
Or, évidemment, comme le candidat du PQ était affilié à un groupe d'extrême gauche anticapitaliste, sa condamnation est vue comme une « simple erreur de jeunesse » sur laquelle il faut bien sûr passer l'éponge selon la presse complaisante, incluant les péquistes « de droite » qui ne trouvent rien à redire sur cette affaire, esprit partisan oblige.
Le combat culturel doit encore être mené pour faire réaliser qu'au Québec, être un ancien militant violent d'extrême gauche condamné par la loi est plus socialement acceptable qu'être un militant de droite respectueux du droit et des institutions.
C'est ce que d'aucun appelerait le privilège gauchiste.
Il est temps d'y mettre fin.