@FLAHAULT Dépense publique et investissement publics ne se recoupent pas : quelle est l’activité réelle de la pléthore de fonctionnaires territoriaux ? Par ailleurs un investissement doit être financé, si besoin par une dette maîtrisée, ce qui n’est plus le cas.
@FLAHAULT Il faut signaler qu’une part croissante de ce PIB est représentée par de la dépense publique, elle même financée par de la dette qui devient incontrôlée. Il faut donc s’attendre à un décrochage dans les années à venir, sauf réforme profonde de l’Etat.
@canardenchaine Et la généreuse marge du Canard Enchaîné, composé pour moitié d’articles recopiés et pour autre moitié de bruits de couloirs ? Ce qui en fait le journal le plus rentable de France au grand bonheur de ses actionnaires.
🇺🇦/🇫🇷 J'ai lu l'interview de Ioulia Mendel dans le JDD.
C'est un concentré de mensonges, d'exagérations et de contre-vérités.
Plus grave encore, Alexandre Mendel, l'intervieweur, ne semble avoir vérifié pratiquement aucune de ses affirmations.
Débunkage complet, avec un peu de contexte sur Ioulia Mendel.
- Tout d'abord, le JDD ne précise pas que Mendel a quitté son poste de porte-parole de Volodymyr Zelensky dès 2021, bien avant le début de l'invasion russe à grande échelle en février 2022.
Elle se présente comme une « source interne », alors qu'elle n'était plus aux affaires.
Elle a d'ailleurs été remplacée notamment en raison de ses relations exécrables avec les journalistes. Elle était régulièrement accusée d'arrogance, de menaces et n'hésitait pas à s'en prendre physiquement à des confrères qu'elle jugeait dérangeants.
- Avant son virage anti-ukrainien, Ioulia Mendel dressait pourtant un portrait radicalement différent de Zelensky.
Dans son livre, publié en septembre 2022, elle le décrivait comme « une bouffée d'air frais », ayant redonné « un espoir qui n'existait plus depuis longtemps » aux Ukrainiens. Elle le présentait également comme « un méritocrate par nature », déterminé à faire ses preuves et animé d'une volonté constante de se dépasser.
- Mendel affirme avoir découvert la corruption en juin 2022... Quelques mois seulement avant la publication de ce même livre, dans lequel elle couvre pourtant Zelensky de louanges. Difficile de concilier ces deux versions.
- « La censure progressait. » L'Ukraine est un pays en guerre et applique effectivement une censure militaire sur certains sujets liés à la sécurité.
En revanche, le pays continue de progresser dans le classement de Reporters sans frontières. En 2026, l'Ukraine obtient un meilleur score que l'Italie, le Japon ou encore les États-Unis en matière de liberté de la presse.
Les manifestations organisées depuis trois semaines contre la décision de Zelensky de limoger Fedorov de son poste de ministre de la Défense, sans la moindre répression, contredisent également le récit de Mendel.
- « Zelensky accordait plus d'importance à son pouvoir et aux flux d'argent qu'à son pays. »
Mendel reprend ici un argument classique de la propagande russe.
Aucune enquête n'a jamais, ne serait-ce que suggéré, un enrichissement personnel de Zelensky depuis le début de la guerre. Toutes les histoires sur ses prétendues villas relèvent de la désinformation.
- Le JDD lui demande ensuite si le massacre de Boutcha, au cours duquel 458 civils ukrainiens ont été torturés puis exécutés par l'armée russe, a constitué un tournant pour Zelensky.
La question n'a pourtant aucun sens : Mendel ne travaillait déjà plus avec lui à cette époque.
- Elle affirme ensuite que Zelensky « n'en avait rien à faire ». C'est non seulement indécent, mais aussi faux. Les images de son arrivée à Boutcha, profondément marqué par ce qu'il découvrait, ont fait le tour du monde.
Ces massacres ont d'ailleurs définitivement enterré toute perspective de négociations avec la Russie à Istanbul.
Rien à voir avec le récit selon lequel Boris Johnson aurait convaincu Zelensky de refuser un accord de paix, une théorie reprise par Mendel dans son entretien avec Tucker Carlson.
- « Je considère que Zelensky est devenu le principal problème de mon pays. »
Vraiment ?
Je pensais que le principal problème de l'Ukraine était l'invasion russe, les bombardements quotidiens, les massacres de civils.
Ou encore le « safari humain » mené par les forces russes à Kherson, la ville natale de Mendel, où vit toujours une partie de sa famille.
À aucun moment elle n'évoque les crimes russes ni ne désigne Moscou comme responsable de la situation actuelle. C'est un renversement total des responsabilités.
- « Zelensky a annulé les élections. »
C'est faux.
Le président ukrainien n'a pas ce pouvoir.
C'est la loi ukrainienne sur le régime juridique de la loi martiale, notamment son article 19, qui interdit explicitement l'organisation d'élections pendant la guerre.
Cette fake news a d'abord été popularisée par Vladimir Poutine avant d'être reprise, entre autres, par Jean-Luc Mélenchon et Ioulia Mendel.
- « Autour de lui gravitent des entreprises liées à ses proches, qui bénéficient de milliards venus de l'Union européenne. »
Source ? Preuve ?
Le journaliste a-t-il seulement vérifié cette affirmation ?
Il existe bien un scandale de corruption impliquant Timour Minditch, proche de Zelensky. Mais cette affaire ne concerne en aucun cas l'aide européenne : elle porte sur environ 100 millions d'euros détournés dans des contrats énergétiques.
J'ai dénoncé cette affaire dès les premiers jours. Encore faut-il ne pas lui faire dire ce qu'elle ne dit pas.
J'attends désormais le nom de ces prétendues entreprises.
- À la question : « Zelensky et ses proches se sont-ils enrichis grâce à cette guerre ? », Mendel cite Minditch pour suggérer que tout l'entourage du président serait corrompu.
Quelle preuve apporte-t-elle ? Aucune.
Elle évoque également FirePoint. Or, à ce stade, aucune enquête sérieuse n'a établi que cette entreprise était impliquée dans un système de corruption, même si certaines interrogations existent.
- À la question : « Les Ukrainiens soutiennent-ils toujours Zelensky ? », Mendel répond : « Très peu. »
C'est faux.
En mars 2026, le KIIS, principal institut de sondage indépendant du pays, mesurait encore 72 % d'opinions favorables à son égard.
Cette popularité a probablement reculé depuis le remaniement gouvernemental et le limogeage de Fedorov de son poste de ministre de la Défense. Mais Zelensky demeure, selon tous les sondages, la personnalité politique la plus populaire du pays. En juin, 32 % des Ukrainiens déclaraient encore vouloir voter pour lui dès le premier tour.
- Lorsqu'on lui demande un exemple de la prétendue « dérive autoritaire » de Zelensky, Mendel cite... la conscription.
Tous les pays en guerre recourent à une forme de mobilisation obligatoire.
Oui, des abus existent. Ils sont documentés, dénoncés et, dans de nombreux cas, sanctionnés.
Le simple fait que ce débat soit permanent et largement ouvert dans la société ukrainienne contredit le récit d'un régime qui ferait taire toute contestation.
- Enfin, un dernier exemple illustre le manque de vérification du JDD. Mendel affirme que l'UNICEF aurait établi que 40 % des enfants de moins de 10 ans à Kharkiv ne savent pas lire.
C'est faux.
Aucune publication de l'UNICEF ne contient un tel chiffre.
Là encore, le journaliste semble avoir repris pour argent comptant les propos d'une ancienne porte-parole dont les affirmations auraient dû être systématiquement vérifiées.
On souffle...
@ThierryMARIANI virée par Zelensky pour affabulation, cette dame a ensuite déversée son fiel sur les médias complotistes américains, c’est donc tout naturellement qu’elle est repêchée par la bollosphére complotiste.