Particulier en route vers l'indépendance financière. Partage de mon parcours, mes investissements et mes apprentissages. Pas un conseil financier (DYOR).
🚨 OpenAI vient de lancer ChatGPT for Financial Services. Qu'est ce que c'est ?
L’objectif : aider les professionnels de la finance à faire des recherches de marché, analyser des entreprises et construire des modèles financiers.
ChatGPT pourra notamment exploiter des données de sources financières professionnelles comme LSEG ou PitchBook.
Ce n’est pas simplement un « ChatGPT qui parle de finance ».
L’ambition est de faire une partie du travail réalisé aujourd’hui par les analystes : recherche → analyse → modélisation → présentation.
Et pour les particuliers, le mouvement est intéressant à suivre.
Car en parallèle, OpenAI développe aussi des fonctionnalités permettant à ChatGPT d’analyser les finances personnelles et les investissements.
L’IA devient progressivement un véritable outil de travail pour les investisseurs.
La question n’est peut-être plus : « Est-ce que l’IA va entrer dans la finance ? »
Mais plutôt : « Jusqu’où va-t-elle transformer la manière dont nous investissons ? »
Pour l’investisseur particulier, le potentiel est énorme :
📊 mieux comprendre ses investissements
📈 simuler différents scénarios
🔎 analyser les risques
🧠 apprendre plus rapidement
L’objectif n’est pas que l’IA choisisse tes investissements à ta place.
C’est de te donner de meilleurs outils pour comprendre tes décisions.
Ce que vous dites n'est pas tout à fait vrai.
Sur un litre actuel, grosso modo :
État : environ 43 % (gazole) à 49 % (essence) en accise + TVA. La TVA augmente même automatiquement quand le prix hors taxe monte.
Pétrole brut : environ un quart du prix.
Raffinage, transport, distribution, biocarburants, CEE : le reste.
Marge nette du pompiste : souvent 1 à 2 centimes. Les marges brutes transport-distribution publiées par Bercy sont restées proches du niveau d’avant-crise.
TotalEnergies n’encaisse pas le plein. Une grande part va à l’État français, une autre au marché mondial du brut, une autre aux raffineurs (dont une partie à l’étranger).
Un détail que presque personne ne mentionne : nos raffineries européennes (et surtout françaises) n’ont jamais été conçues pour le diesel.
Elles ont été dimensionnées dans les années 60-70 pour maximiser l’essence. Quand la France a lancé le plan nucléaire et a « diésélisé » massivement le parc auto (4 % de diesel en 1980 → 62 % en 2008), on a converti le surplus de fioul en gazole… mais on n’a jamais vraiment reconfiguré l’outil (hydrocraqueurs vs FCC).
Résultat structurel : on exporte encore de l’essence et on importe ~50 % de notre diesel.
Quand les flux russes puis du Golfe se tarissent, ce n’est plus un simple choc pétrolier : c’est un goulot d’étranglement.
D’où un crack diesel européen qui vient de passer pour la première fois au-dessus de 100 $/baril.
Le 300 €/t n’est pas qu’un record conjoncturel, c’est 50 ans de déséquilibre + fermetures de capacité.
Nouveau record pour le coût de raffinage à plus de 300€ la tonne : dans un litre de diesel, le raffinage coûte désormais aussi cher que le pétrole brut à 50 centimes du litre chacun.
À retenir
Un rendement élevé, ce n’est pas seulement “le marché panique”.
C’est le prix de l’argent qui se réajuste.
Conséquence concrète : crédits immo, prêts auto, dette des entreprises… tout ça se calque en partie sur ces taux.
🇺🇸 Le rendement de l’obligation US à 30 ans est à 5,35 %, plus haut depuis 2007.
Ça veut dire que les investisseurs exigent davantage pour prêter à l’État américain.
Quand le rendement monte, le prix de l’obligation baisse.
Voici pourquoi, en 4 points.
La prime de risque à long terme est revenue
Prêter sur 30 ans, ce n’est pas prêter 3 mois.
On veut une prime pour l’incertitude : déficits, politique, inflation, géopolitique.
C’est pour ça que le 30 ans tape un plus haut de 19 ans, même si le taux directeur de la Fed est plus bas.
Le trading n’est pas un hobby. C’est un métier.
Et les chiffres sont sans appel.
En France, une étude de l’AMF sur près de 15 000 comptes actifs a montré que 89 % des particuliers qui tradent des CFD et du Forex perdent de l’argent. Perte moyenne : 10 887 € par personne.
En Europe, l’ESMA estime que 74 à 89 % des comptes retail en CFD finissent dans le rouge.
Au Brésil, des chercheurs ont suivi tous les particuliers qui se sont mis au day trading. Parmi ceux qui ont tenu plus de 300 séances : 97 % ont perdu. Seuls 1,1 % ont gagné plus que le salaire minimum.
À Taïwan, Barber, Lee, Liu et Odean ont analysé l’intégralité du marché pendant 15 ans. Moins de 1 % des day traders battent le marché de façon persistante, après frais.
Aux États-Unis, Barber et Odean ont montré que les particuliers les plus actifs sous-performent le marché de 6,5 points par an. Plus on trade, plus on perd.
Ce n’est pas un manque de chance.
C’est la structure du jeu :
• frais et spreads
• levier
• biais comportementaux
• concurrence des pros et des algos
Le marché n’a pas besoin que vous soyez “mauvais”. Il suffit que vous soyez amateur face à des professionnels.
Pour un particulier, la stratégie qui gagne le plus souvent n’est pas de “battre le marché”.
C’est d’arrêter d’essayer.
Diversifier. Investir long terme. Laisser le temps et les intérêts composés travailler.
Le trading enrichit surtout ceux qui vous vendent des formations, des signaux… et les intermédiaires.
Pas vous.
Un autre fait peu relayé hors des professionnels, et qui complète votre post : le successeur du Pinel, le dispositif Jeanbrun, est un flop.
Objectif affiché autour de 4 000 ventes/mois ; réalité FPI : 150 à 200. Les ventes en bloc aux bailleurs sociaux ont aussi chuté fortement (environ -41 % au T2
La retraite ne se prépare pas à 60 ans.
Elle se construit avec de petits versements réguliers, commencés le plus tôt possible.
Le vrai levier n’est pas de « bien timer le marché ».
C’est la discipline.
Par où commencer vraiment ? 👇
Étape 1
Sécurise d’abord tes bases.
Avant d’investir pour dans 20 ou 30 ans, constitue 3 à 6 mois de dépenses sur un Livret A / LDDS.
Sinon, le premier imprévu te forcera à vendre tes investissements au mauvais moment.
C’est la discipline n°1 : ne pas toucher à l’épargne long terme.
Étape 2
Commence petit, mais commence maintenant.
50, 100 ou 200 € par mois suffisent.
Exemple simple :
100 €/mois pendant 30 ans à ~6 % ≈ plus de 100 000 €.
Le même effort commencé 10 ans plus tard exige presque le double pour le même résultat.
Le temps fait plus que le montant.
Étape 3
Choisis une enveloppe simple et automatise.
Pour beaucoup de particuliers en France :
PEA + ETF monde (diversifié, frais bas)
Assurance-vie (souplesse + prise de date fiscale)
PER plus tard, surtout si tu es imposé (déduction fiscale)
Le geste qui change tout : virement automatique le jour du salaire.
Tu n’attends pas d’avoir « le surplus ». Tu le paies comme une facture.
Étape 4
La discipline, c’est ça :
– verser même quand les marchés baissent
– ne pas tout arrêter après une mauvaise année
– augmenter le montant quand tes revenus montent
– ne pas chercher le produit miracle
Tu n’as pas besoin d’être expert.
Tu as besoin d’être régulier.
La retraite se gagne moins par le génie que par l’habitude.
Étape 5
Récap pour démarrer cette semaine :
Calcule tes 3-6 mois d’urgence
Ouvre PEA ou assurance-vie (si ce n’est pas déjà fait)
Programme 100 € (ou ce que tu peux) le 1er du mois
Oublie-le pendant 10 ans, puis ajuste
Le plus dur n’est pas d’investir.
C’est de commencer et de ne pas s’arrêter.
À toi. Quel montant peux-tu automatiser dès ce mois-ci ?
Pour le pouvoir d’achat :
l’OAT sert de référence aux banques.
Crédits immo et prêts aux entreprises suivent, avec un décalage.
Logement plus cher à financer. Entreprises qui investissent moins. Pression sur les prix ou les salaires.
En une phrase : on paie plus cher le passé. Et ça se paie en impôts, en services publics, ou en crédits plus salés.
4,34 %.
C’est le taux à 10 ans de la dette française. Plus haut depuis la crise de 2008.
Ce n’est pas un cours de Bourse. C’est le prix auquel la France se refinance. Et ce prix remonte vite.
On ferme ce soir à 4,342 %.
Du jamais vu depuis la crise de 2008.
Ça devrait faire la une de tous les médias et pourtant, rien.
Demandez vous pourquoi...
Pour les finances publiques :
moins d’argent pour l’école, l’hôpital, la défense.
Plus de déficit → plus de dette → encore plus d’intérêts.
Les marchés demandent déjà une prime de risque vs l’Allemagne (~85-90 points de base).
Ce n’est pas la faillite. C’est un signal : attendre coûte de plus en plus cher.