Parisian aesthetics interlude,
Heartbreaking to see the wildfires in southwest France.
Thousands of hectares burned in Gironde & Landes.
140,000+ people evacuated. Animals fleeing for their lives.
Thoughts with those affected & the heroic firefighters 🧑🚒🚒
Stay strong 💪
WALDBÜHNE 2026 - 27. Juni!
A summer tradition - I always love performing at the Waldbühne Berlin!
This time, I am performing as part of the Berlin Philharmonic’s concert, conducted by Kirill Petrenko.
We will be performing works by Leoncavallo, Respighi, Cilèa and Giordano,
PORTRAIT D’ÉCRIVAIN : MARGUERITE DURAS
Marguerite Duras, née Marguerite Donnadieu le 4 avril 1914 en Indochine française, près de Saïgon, grandit dans un environnement marqué par l’instabilité économique et l’échec des politiques coloniales. La mort précoce de son père place la famille sous la seule responsabilité de sa mère, institutrice, dont les efforts pour assurer une forme de stabilité se heurtent continuellement aux contraintes administratives, à la pauvreté structurelle et à l’infertilité des terres qu’on lui a attribuées.
Arrivée en France en 1932, elle entre dans la vie adulte par les études, la politique, l’amour, puis la guerre. Elle épouse l’écrivain Robert Antelme en 1939, participe à la Résistance, attend son retour des camps, le retrouve presque détruit. Beaucoup plus tard, dans « La Douleur » (1985), elle donnera à cette attente et à son retour une forme dépouillée, presque insoutenable.
Avec « Les Impudents » (1943), puis « La Vie tranquille » (1944), elle devient Marguerite Duras, nom emprunté au village paternel. Mais c’est avec « Un barrage contre le Pacifique » (1950) qu’elle s’impose dans le monde littéraire. En 1953 « Les Petits Chevaux de Tarquinia » ajoute une autre dimension : l’été, le couple, la fatigue du désir, cette manière de faire monter le drame dans une conversation apparemment ordinaire. Déjà, Duras comprend qu’une vie peut basculer sans événement spectaculaire, par saturation lente, par chaleur, par ennui, par impossibilité d’aimer simplement.
Avec « Moderato cantabile » (1958) le livre n’explique presque rien ; il fait entendre. Une femme mariée, un café, un meurtre, une sonatine, un homme rencontré par hasard : Duras invente là une syntaxe du trouble, où le désir ne s’avoue pas, mais contamine tout. Au cours des années 1960 son écriture devient plus tranchante encore, plus étrange, avec « Le Ravissement de Lol V. Stein » (1964), « Le Vice-Consul » (1966) et « L’Amante anglaise » (1967), Marguerite Duras ne cherche plus la psychologie ordinaire, elle travaille la scène mentale, l’obsession, la répétition, la phrase qui revient parce qu’elle ne parvient pas à finir ce qu’elle a commencé. C’est là qu’elle devient pleinement Duras : non seulement une romancière, mais une voix.
Le cinéma lui donne ensuite un second corps. Après le scénario de « Hiroshima mon amour » (1959) pour Alain Resnais, elle fait de l’image un espace de séparation : les voix ne coïncident plus toujours avec les corps, les récits flottent, les lieux deviennent hantés. « India Song » (1975) est le cœur de cette recherche : l’Inde, l’ambassade, Anne-Marie Stretter, la musique, les voix mortes. Duras ne filme pas pour illustrer ses livres ; elle filme pour retirer encore quelque chose au récit, jusqu’à ne garder que la trace, le timbre, l’obsession.
Les années suivantes sont traversées par l’alcool, dont elle parle librement, sans prudence. Au début des années quatre-vingt, la dépendance devient centrale : cures, rechutes, corps affaibli, main tremblante. C’est alors qu’entre dans sa vie Yann Lemée, à qui elle donnera le nom de Yann Andréa. Un jeune homosexuel qui a découvert son œuvre à l’adolescence, et qui lui écrit depuis plusieurs années. À partir de 1980, il devient un compagnon de vie, un secrétaire, parfois un acteur. Leur lien sera passionnel, inégal, violent, indispensable.
Avec « L’Amant » (1984), Duras obtient le prix Goncourt et connaît un succès international. Mais le livre est reçu comme un document brut, alors qu’il relève d’une construction littéraire, autrement dit d’une autobiographie recomposée. C’est précisément le piège durassien. Le public croit tenir une confession, mais il ne s’agit que d’une reconstitution transformée par son imagination.
Cette puissance créative connaît aussi des égarements, comme en 1985, lorsqu’elle publie dans libération « Sublime, forcément sublime Christine V. », à propos de l’affaire Grégory. Duras franchit ce jour une limite : elle transforme un fait divers judiciaire en scène mythique et prête une culpabilité sans preuve à Christine Villemin. Le texte appartient à sa logique d’écrivain (voir, deviner, halluciner le réel) mais il demeure l’un des moments les plus contestables de sa vie publique, parce qu’elle oublie que la littérature ne doit jamais abolir la présomption d’innocence.
Dans ses dernières années, « La Vie matérielle » (1987), « Écrire » (1993) et « C’est tout » (1995) donnent l’image d’une femme diminuée par la maladie. Duras pouvait être injuste, excessive, autoritaire, parfois aveuglée par sa propre légende. Elle n’en demeure pas moins un être d’une perspicacité exceptionnelle. Elle voyait très vite le moment où tout bascule : dans une famille, dans un couple, dans une phrase, dans un visage. Elle meurt à Paris le 3 mars 1996. Elle est enterrée à Montparnasse, à ses côtés repose Yann Andréa, unis dans la vie comme dans la mort. Son œuvre laisse une impression rare : celle d’une intelligence qui n’aura jamais séparé la littérature de la blessure ni la beauté de la violence qui la rend nécessaire.
Nur noch ein paar Chancen, dieses Duett live zu hören!
//
Only a few more chances to hear this duet live!
30.04 | Konzerthaus , Freiburg
03.05 | Liederhalle, Stuttgart
05.05 | KKL, Luzern
07.05 | Rosengarten Mannheim
09.05 | Alte Oper Frankfurt
@tenorkaufmann@lesgrandesvoix Merci à vous. Venez plus souvent , nous passons de si belles soirées lors de vos brillantes représentations.
@ChMerchadou Mais nous rêvons toujours de Tosca, après Paris, Londres, Vérone, Naples , etc...nous aimerions Venise.
“Magische Töne” - out today!
This album focuses on highlights from the Austro-Hungarian Empire (1867–1918) era, & includes arias & duets from operas and operettas, such as favourites by Kálmán, Lehár, and Abraham. Featuring Nikola Hillebrand
https://t.co/AesRLReVhq
Le pianiste classique chinois Lang Lang et le pianiste Emilio Piano ont livré un duel de piano à couper le souffle à la Gare de Lyon à Paris. 🎹🔥
Tout simplement épique !
"Il n’est pas facile de vieillir.
Il faut apprendre à ralentir le pas,
à dire adieu à celui que l’on était
et à saluer celui que l’on devient.
C’est une épreuve, le poids des années.
Il faut savoir accepter ce nouveau visage,
porter fièrement ce corps transformé,
se délester des hontes, des préjugés,
et de cette peur sourde que le temps impose.
Il faut laisser advenir ce qui doit advenir,
laisser partir ceux qui doivent partir,
et chérir ceux qui choisissent de rester.
Non, vieillir n’a rien de simple.
Il faut apprendre à n’attendre plus rien de personne,
à marcher seul, à s’éveiller seul,
et à ne plus craindre l’homme
qui, chaque matin, nous fixe dans le miroir.
Il faut accepter que tout ait une fin,
que la vie elle-même s’efface un jour,
apprendre à dire adieu à ceux qui partent,
se souvenir de ceux qui ne sont plus,
pleurer jusqu’à se vider,
jusqu’à s’assécher de l’intérieur…
Pour que renaissent d’autres sourires,
d’autres espoirs,
d’autres rêves à poursuivre."
Alejandro Jodorowsky
Passauer Neue Presse's MENSCHEN IN EUROPA AWARD
I am honored to have received the Passauer Neue Presse's MENSCHEN IN EUROPA AWARD presented by publisher Angelika Diekmann, for my artistic contributions and commitment to social issues.
“Symphony of Peace” w/ @MPK_Official
I enjoyed stepping into the studio for a different type of collaboration - with pop artist Michael Patrick Kelly. I added some operatic vocals in Italian to this song from his latest album “Traces.”
Enjoy!
https://t.co/NIDFhr5Ebo