Exactement et les données le confirment, au-delà de 25°C la productivité s'effondre. À 33°C l'OIT estime qu'elle chute de 50%. Une étude sur 22 millions d'élèves japonais montre qu'un jour supplémentaire au-dessus de 34°C réduit les scores de 0,56 point d'écart-type.... sauf dans les écoles climatisées où l'effet tombe à quasi zéro. Et l'effet est maximal pour les élèves défavorisés. La clim dans les écoles c'est de la redistribution concrète et sans nuire à personne. Bizarrement la gauche est contre.
Références :
- Akesaka, M., & Shigeoka, H. (2025). Hotter Days, Wider Gap: The distributional impact of heat on student achievement. RIETI Discussion Paper Series 25-E-024. Research Institute of Economy, Trade and Industry. https://t.co/MO0yEfHnQw
- Organisation internationale du travail (OIT) / OMM – Working on a Warmer Planet
- Santé publique France (2022) : coût économique des canicules 2015–2020 estimé entre 22 et 37 milliards d'euros, dont ~6 milliards en restriction d'activité.
Concernant les choix collectifs encore faits il y a deux ou trois ans par certaines municipalités, avec cette décision assumée et fièrement affichée de ne pas climatiser les locaux publics, je pense que les élus ont été victimes de la désinformation ambiante qui a pollué notre pays.
Maintenant ils commandent des clims portatives absolument pas optimales !
Et on annonce encore un hopital en verre avec des chambres pour patients non climatisés ! Mais que les architectes et les élus qui ont voté ça y passent un nuit lors de l’inauguration !
Quand on voit des écoles neuves, prétendument « bioclimatiques », où les enseignants doivent apporter leur propre chauffage l’hiver et meurent de chaud l’été, c’est un scandale.
Et personne n’ira chercher les coupables, dilués dans un magma de fausses informations sur fond de militantisme écologique mortifère.
Les gouvernements de ces dernières années ne sont pas exempts de reproches non plus. Sous prétexte qu’il fallait faire de l’écologie à tout prix, on a reproduit des normes absurdes.
La RT2020 n’est pas écologique !
Chaudières à gaz et climatisations interdites : résultat, des gens qui habitent dans du neuf votent en assemblée générale l’autorisation d’installer des clims, puis font des travaux chez eux… alors même qu’ils viennent d’emménager dans un logement neuf.
On a marché sur la tête trop longtemps.
Et ceux qui ont raconté n’importe quoi ne devraient plus avoir le droit d’exercer des responsabilités.
The UK graph is one of the most interesting because the historical graph with the correct denominator — % of total wealth rather than % of GDP — from the World Inequality Database, Piketty’s lab, looks so different.
There is a clear upward trend since the 1980s, but:
1⃣ The levels are far less impressive, since the top 0.001% owns roughly 2% of the nation’s wealth.
2⃣ In retrospect, levels remain much lower than the average for the 20th century.
This, of course, does not take into account that the UK has since developed a large welfare state. In particular, these graphs leave out the value of accrued pension claims from the UK state pension, something that most workers in the early 20th century could not count on.
If, instead of looking specifically at the top 0.001%, we look at the top 1%, which is more relevant for 99% of people, there was a huge collapse in wealth inequality in the UK between 1900 and 1980, and basically no change since then. And that is before taking state pensions into account. The same thing is true when you look at the top 10%.
Again, these are not my numbers, but those reported by Piketty and Zucman’s lab. The only difference is that I compute the shares correctly: the wealth of the top 1% as a share of total wealth of the UK rather than its GDP.
Every group’s wealth has increased as a percentage of GDP since 1980 because asset prices have increased: house prices notably. Using GDP as the denominator does all the heavy lifting here and is a fallacy.
Des nouvelles du parti qui milite contre :
- le datacenter du Bourget
- le datacenter de Fouju (Campus IA)
- les datacenters de Marseille
- j'en passe et des meilleurs
Bref, qui s'oppose à peu près à tout datacenter significatif.
En France, le tabac est associé à près de 69 000 nouveaux cancers par an.
L'alcool à près de 28 000.
Le surpoids et l'obésité, 18 000.
Les infections, 14 000.
Le soleil, 10 000.
Le radon, gaz radioactif naturel, 4 000.
L'insuffisance d'activité physique, 3 000.
Même la poussière de bois est reconnue comme cancérogène et associée à plusieurs centaines de cancers professionnels chaque année.
Face à cela, les résidus de pesticides autorisés dans l'alimentation européenne relèvent d'un autre registre : les agences sanitaires considèrent que les expositions habituelles ne présentent pas de risque sanitaire attendu pour les consommateurs.
Cela ne signifie pas que la question est sans intérêt.
Mais qu'elle occupe une place médiatique sans rapport avec son poids sanitaire démontré.
Sans doute parce qu'un risque connu est difficile à transformer en récit.
Le tabac ne surprend plus personne.
L'alcool non plus.
En revanche, une substance au nom imprononçable permet d'annoncer une révélation, de désigner des coupables et de proposer un salut.
Les religions promettaient autrefois d'expliquer les malheurs du monde.
Les idéologies ont souvent repris cette fonction.
La science fonctionne différemment.
Elle ne cherche pas des coupables.
Elle cherche des ordres de grandeur.
Ce qui est malheureusement beaucoup moins utile pour bâtir une croisade.
https://t.co/ByKo2JGMmP
À mesure que l'enfant devient une ressource rare et précieuse pour la société, les parents vont se rendre de plus en plus compte qu'il payent deux fois leur retraite, une fois par leurs cotisations, une fois par le coût de l'éducation de leurs enfants. Coût qui n'est pas du tout compensé par les aides et services publics financés par les sans-enfants.
Événement historique important : en 2001, la cour constitutionnelle allemande a jugé que faire cotiser identiquement parents et sans-enfants à l'assurance dépendance violait le principe d'égalité, précisément au motif que les parents contribuent déjà en nature en élevant les futurs cotisants. Depuis 2023, le barème allemand de la Pflegeversicherung est gradué : surcotisation de 0,6 point pour les sans-enfants, rabais de 0,25 point par enfant du deuxième au cinquième.
Il va donc arriver un moment dans le débat public, très bientôt, où les parents réclameront d'avoir des cotisations URSSAF allégées.
On pourrait même imaginer sur le modèle allemande de saisir le conseil constitutionnel pour rupture d'égalité.
On pourrait rétablir l'égalité en modulant les cotisations. Pour équilibrer réellement, oui même en prenant en compte le surcroit d'impôts payés par les sans-enfants, il faudrait augmenter les cotisations URSSAF de 10% pour les sans-enfants, puis abaisser de 3% pour les parents avec un enfant, 10% avec deux et 30% avec 3.
Cela s'équiliberait parfaitement et ne coûterait donc rien aux finances publiques.
Cela devrait augmenter les naissances de 50 à 100k par an. Ce qui rétablirait 15 à 30% des naissances qu'il nous manque pour assurer le renouvellement de la population.
Cela choquera sans soute du monde. Mais il me paraît assez certain que plus la question de l'équilibre du modèle social en contexte d'effondrement démographique va devenir aigüe, plus ce genre de réponses sera sur le devant de la scène.
Vu que je n'ai pas été clair ici, un petit exemple arithmétique pour expliquer pourquoi la durée de cotisation ne peut servir de seul déterminant.
Imaginez que le cas type soit 40 années de cotisations et 20 années de retraite. Implicitement, cette situation implique que le prix d'une année de pension soit deux années de cotisation.
Si un cotisant a commencé à cotiser un an plus tôt, il semble intuitif qu'il ait le droit de partir une année plus tôt. Sans quoi il se retrouverait à cotiser à avoir cotisé 41 ans pour 20 ans de pension, achetant donc son année de pension à un prix plus élevé que les autres.
Mais si nous lui permettons de partir un an plus tôt, il se retrouverait à profiter d'une pension de 21 années pour 40 années de cotisations. Ce qui, cette fois ci, pousse dans la situation inverse.
Ce cas simple devient encore plus compliqué lorsqu'on considère l'ensemble du système socio-fiscal, dont les retraites ne sont qu'une partie.
Il y a une logique économique intuitive à ce qu'une personne ayant commencé à travailler un an plus tôt puisse aussi partir plus tôt. Personne ne la conteste. Mais, moins intuitivement, il n'y a aucune nécessité mathématique à ce que cela coïncide exactement à une année de pension. C'est peut-être quatre, six, huits mois: le calcul dépend de plein de facteurs.
Soyons clairs : dans un système par répartition, les parents subventionnent la retraite des gens sans enfants.
La perte pour les parents de 3 enfants est de l’ordre de plus d’un million d’euros, soit une rente de 35k euros annuels à la retraite que les couples sans enfants peuvent se constituer en étant les passages clandestins du système.
En effet ce sont les enfants des autres, éduqués par le salaire des autres, qui payent leur retraite, pendant qu’ils mettent de côté..
Calcul de coin de table :
Coût brut 3 enfants (0-25 ans)
620 k€
Aides + quotient familial
210 k€
Coût net pour les parents
410 k€
Si ce montant est placé en bourse
(14 k€/an, 30 ans, 5 % réel) :
Patrimoine supplémentaire à 64 ans 1,1 M€
Rente équivalente (4 %) 42 k€/an
Majoration retraite des parents 6 k€/an
Différentiel de rente net 35 k€/an
Hors perte de revenus de carrière :
le vrai écart dépasse 1,2 M€.
Les personnes sans enfants devraient avoir un accès plus limité à la répartition, puisqu’elles n’y contribuent qu’à moitié (la moitié cotisation pour les vieux actuels, mais pas la moitié avoir des enfants) et ont par ailleurs mécaniquement plus de moyens financiers pour se constituer une retraite par capitalisation.
Simple question d’équilibre du système et d’incitations rationnelles.
En économie, le payeur final de toute mesure dépend de l’équilibre des forces du marché. C’est ce qu’on appelle le principe de l’incidence. Il ne suffit donc pas de dire « les patrons payeront » pour qu’ils payent.
Lorsque l’on augmente le SMIC, qui finance vraiment cette augmentation ?
LFI aimerait que ce soit l’actionnaire.
En réalité, c’est le cas seulement dans peu de secteurs.
Distinguons les situations et qui paye in fine :
- Secteurs à marge élevée (luxe, spiritueux, cosmétique de prestige, énergie, pharma, banque, etc.) : c’est à ces secteurs que pensent les défenseurs d’une forte revalorisation du SMIC. Et en effet c’est là où elle ne pose pas beaucoup de problèmes. La hausse est principalement absorbée par les marges, et les salariés aux SMIC ne perdent pas leur emploi. Il ont simplement plus d’argent. Tout va bien.
Seul problème : ce sont des secteurs où il y a très peu de personnes au SMIC. Il s’agit donc d’un cas assez marginal.
- Services non délocalisables (restauration, coiffure, BTP, services de proximité) : comme il n’y a pas de marges pour absorber, que c’est difficilement automatisable, pas délocalisable, la conséquence d’une hausse du SMIC est une hausse des prix. Ce qui crée des effets d’inflation sectoriels et une possible baisse de l’activité (si le coiffeur coûte plus cher, on y va un peu moins souvent) et donc de l’emploi. Plus grand recours à l’auto-entreprise et au travail dissimulé. Ici ce n’est donc pas l’actionnaire qui paye la hausse du SMIC mais en premier lieu le client. C’est un des cas les plus courants.
- Services à la personne financés sur fonds publics (aide à domicile, EHPAD) : peu de destruction d’emploi car demande structurelle et marché monopsonistique, mais report du coût sur les finances publiques. Ici ce n’est donc ni le client, ni l’actionnaire qui paye la hausse, mais l’état et donc le contribuable.
- Secteurs exposés à la concurrence internationale (agroalimentaire de transformation, sous-traitance industrielle, agriculture intensive en main-d’œuvre) : impossible de répercuter sur les prix face aux importations, pas de marges pour absorber.
C’est là que ça saigne le plus. Automatisation plus grande quand c’est possible, mais surtout délocalisations et fermetures.
Ici la hausse du SMIC est payée par les employés de ce secteur qui perdent leur emploi et les entreprises qui mettent la clé sous la porte.
- Grande distribution alimentaire : marge nette très faible et beaucoup d’employés au SMIC. Pression maximale sur les employés, accélération de l’automatisation des caisses, possible hausse des prix.
Ici la hausse du SMIC est payée par les salariés eux-mêmes avec une pression accrue, et la perte d’emploi d’une partie de leurs camarades.
À tout cela il faut ajouter les exonérations de charges, qui sont censées diminuer les effets pervers, mais qui ne sont donc qu’un transfert de la charge financière vers le contribuable.
Est-ce que cela veut dire que les personnes au salaire minimal dans n’importe quel autre secteur que ceux à très grosses marges sont condamnés à voir leurs revenus stagner ?
Non !
Mais cela veut dire que le préalable indispensable pour que les bonnes intentions ne terminent pas en effets pervers est l’augmentation de la productivité.
Cela suppose de l’investissement en capital, de l’automatisation des tâches à faible valeur, de la montée en gamme et de la formation.
C’est exigeant, ça prend du temps, mais c’est comme ça que l’on peut finir avec un SMIC à 3000 euros comme en Suisse.
Contrairement à beaucoup de commentateurs, j’ai des proches auxquels je tiens beaucoup qui sont au SMIC. Je rage de vivre dans un pays qui se paupérise et je ne souhaite qu’une chose : que les plus fragiles deviennent plus prospères.
Malheureusement pour l’instant absolument rien dans le programme de LFI ne va dans cette voie.
Et merci qui ?
On est complètement irresponsables !
Une partie des scientifiques incapables de peser le bénéfice / risque et qui confondent croyance et analyse des données publiées
Une partie des politiques qui se foutent complètement des conséquences de leurs décisions du moment que cela permet de les faire vivre politiquement et que cela rentre dans le schéma de la décroissance
Des journalistes qui ne font pas leur travail et relaye n’importe quoi sans mesure ni contradiction
Un scandale parmi tant d’autres qui heureusement est dénoncé par certains … qui sont accusés de pactiser avec des lobbys et régulièrement injuriés
🚨Le COR commence enfin à reconnaitre la réalité de la dégradation à venir du système des retraites.
Mais cela ne l’exonère pas de deux péchés capitaux :
❌ Continuer à partir de la base absurde d’un déficit de 6 milliards d’euros en 2030… alors que le ministère des finances reconnait a minima un trou supplémentaire de 41 milliards AUJOURD’HUI !
❌ Avoir pourri le débat en 2023 avec leurs scénarios fumeux et excessivement optimistes
cc @Beaufretjpascal
Les humains vivent une époque étrange.
Ils sont devenus capables de détecter dans leur environnement des quantités de matière si faibles qu’elles auraient été littéralement invisibles pour toute génération précédente.
Puis ils ont commencé à confondre ce qu’ils détectent avec ce qui les menace.
Lorsque les télescopes progressent, les astronomes découvrent de nouvelles étoiles.
Lorsque les microscopes progressent, les biologistes découvrent de nouveaux microbes.
Et lorsque les instruments d’analyse progressent, les chimistes découvrent de nouvelles molécules.
Le monde n’est pas soudainement devenu plus pollué.
Les humains sont simplement devenus meilleurs pour observer ce qui s’y trouvait déjà.
Aujourd’hui, certaines molécules sont détectées à quelques nanogrammes par litre.
Un nanogramme représente un milliardième de gramme.
C’est l’équivalent d’un morceau de sucre dissous dans près de deux mille piscines olympiques.
Cette capacité aurait semblé relever de la science-fiction il y a seulement quelques décennies.
Pourtant, chaque amélioration des instruments produit le même phénomène.
Ce qui était invisible devient visible.
Ce qui était inconnu devient préoccupant.
Et ce qui était autrefois impossible à mesurer finit parfois à la une des journaux.
Je ne dis pas que les polluants n’existent pas.
Je dis que les humains doivent apprendre à distinguer trois choses très différentes :
la présence d’une molécule,
le dépassement d’une norme,
et l’existence d’un risque sanitaire réel.
Les confondre reviendrait à considérer qu’un thermomètre mesure une maladie plutôt qu’une température.
Le véritable progrès n’est pas seulement de voir l’infiniment petit.
C’est d’apprendre à interpréter correctement ce que l’on voit.
Le système solidaire français ne peut pas tenir. Des millions de vieux en plus, des millions de jeunes en moins. Maintenir un tel système où les jeunes donnent aux vieux, c'est étouffer l'avenir jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus.
Quand on sait cela. Quand on sait que les retraités riches ont bien plus que les jeunes actifs. Quand on voit que les paramètres sont encore plus mauvais que les scénarios catastrophes envisagés par Rocard et les autres. Je vais le dire aussi poliment que possible : il faut être totalement con pour proposer de renforcer le transfert des jeunes vers les vieux, et pour proposer la retraite à 60 ans.
C'est du fanatisme, c'est un égoïsme générationnel, c'est avoir vis à vis de nos circonstances comptables le même regard que les conspirationnistes anti-écolo face au climat.
Que ce cycle électoral serve avant tout à mettre en avant l'inévitable réforme à la faveur des plus jeunes. Et qu'on couvre de honte les menteurs, encore nombreux.
Ce que dit Sylvain Catherine est exact : si on supprimait l'État social, les allocations chômage, retraite, famille, etc., alors, dans les travaux de l'école Piketty, les inégalités... diminueraient.
C'est un problème que l'on identifie depuis plus de deux siècles.
Beccaria l'expliquait déjà dans Des délits et des peines (1764) : ce n'est pas la sévérité de la peine qui produit l'effet dissuasif le plus fort, mais sa certitude et sa proximité temporelle avec l'infraction.
Une peine modérée mais rapide est souvent plus efficace qu'une peine théoriquement sévère prononcée des années après les faits, voire jamais.
Lorsque les procédures deviennent interminables, que les décisions arrivent trop tard et que la réponse judiciaire semble lointaine ou incertaine, c'est la crédibilité même de l'institution qui s'affaiblit.
La question des délais n'est donc pas seulement une question de gestion administrative ou budgétaire. C'est l'un des fondements mêmes de la philosophie pénale moderne depuis le XVIIIe siècle.
@JphTanguy Jean-Philippe,
Tu as été incapable de voter la désindexation de quelque prestation sociale que ce soit, incapable de voter le déremboursement de la moindre cure thermale… et tu prétends donner des leçons de baisse des dépenses publiques ?!
Le meilleur système judiciaire du monde n'est pas celui qui punit le plus.
C'est celui qui tranche vite, de façon prévisible et avec suffisamment de moyens pour que la règle de droit soit réellement appliquée.
Les pays nordiques excellent rarement par la sévérité de leurs peines. Leur force est ailleurs : davantage de magistrats, davantage de numérisation, des procédures plus fluides et des délais souvent deux à trois fois plus courts que dans une partie de l'Europe.
Une justice lente ne crée pas seulement de la frustration. Elle crée de l'incertitude économique, décourage l'investissement et affaiblit la confiance dans les institutions.
Elle affaiblit aussi l'effet dissuasif de la sanction. Le risque d'être puni compte souvent davantage que la sévérité théorique de la peine.
Une sanction modérée mais quasi certaine est généralement plus dissuasive qu'une sanction lourde appliquée des années plus tard.
La particularité des meilleurs systèmes judiciaires n'est donc pas d'être plus durs.
C'est d'être plus prévisibles.
Pour un citoyen, un entrepreneur ou un justiciable, savoir qu'une décision sera rendue rapidement et effectivement exécutée change profondément les comportements.
La force d'une justice ne réside pas seulement dans les peines qu'elle prononce.
Elle réside dans la certitude qu'elles seront appliquées.
Justice : -8,6%. Éducation : -1,3%. Police : -6,2%. Recherche, armée : tous taillés. Les retraites ? Introuvables, épargnées, intouchables.
Faut-il encore le répéter, c'est pourtant le 1er poste de dépense du pays : 14,8% du PIB, soit 2,3 points au-dessus de la moyenne européenne selon la Banque de France elle-même (Lettre au Président de la République, mai 2026). 3 fois le budget de l'éducation. 30 fois celui de la justice qu'on coupe à -8,6%, alors qu'elle déjà sous-financée et que c'est régalien.
Le gouverneur Villeroy de Galhau, dans cette même lettre : "Si notre pays poursuit de tels choix gérontocratiques, il ne pourra pas bien préparer l'avenir."
Pendant ce temps les retraités épargnent en moyenne 25% de leurs revenus. On rogne sur les juges, les profs, les policiers..... pour préserver le pouvoir d'achat d'une population qui épargne le quart de ce qu'elle reçoit.
C'est une énième démonstration de la gérontocratie qui prévaut en France.
Lettre Banque de France ici : https://t.co/Dh9DpYvgqO