Le miroir que nos artistes refusent de regarder
Ils avaient des salles pleines, des foules fidèles, des gens qui payaient pour les voir raconter leurs histoires, chanter leurs refrains, jouer leurs personnages recyclés d’une série à l’autre. Ils vivaient grâce au public québécois de 8 millions d’habitants et grâce à ceux qui se déplaçaient, qui achetaient des billets, qui les suivaient depuis des années. Et puis la plandémie est arrivée, et soudain, on a vu leur vrai visage. Pas celui qu’ils montraient sur scène, mais celui qui apparaît quand le confort disparaît et que le gouvernement devient leur seul client.
Privés de spectacles, ils ont paniqué. Pas pour la liberté, pas pour le public, pas pour la culture. Non. Ils ont paniqué pour leur portefeuille. Et quand Legault a sorti le chéquier, quand les salles limitées à 250 personnes, étaient miraculeusement payées comme si elles étaient pleines, ils ont compris que leur survie ne dépendait plus du public, mais de l’État. À partir de là, tout a basculé. Les artistes qui se disaient rebelles, indépendants, critiques, libres, sont devenus des porte-paroles dociles, des répétiteurs disciplinés du narratif officiel. Pas par conviction. Par intérêt.
Ils ont traité une partie de leur public de coucous, de complotistes, de débiles. Ils ont ri de ceux qui doutaient, de ceux qui posaient des questions, de ceux qui refusaient de se faire infantiliser. Ils ont participé à des publicités où ils ridiculisaient les gens qui ne portaient pas le masque. Ils ont dit aux citoyens de ‘’ fermer leur gueule ’’. Ils ont joué les petits soldats sanitaires, comme si leur opinion valait plus que celle du public qui les avait nourris pendant des années. Et pendant que les gens perdaient leur emploi, leur entreprise, leur santé mentale, eux recevaient des chèques pour répéter des slogans propagandistes.
Ils ont propagé une propagande qui les arrangeait, et ils ont récolté les subventions qui allaient avec. Ils ont fait la morale sans jamais se demander s’ils avaient encore le droit de parler au nom d’un public qu’ils méprisaient ouvertement. Ils ont oublié que leur carrière reposait sur des gens ordinaires, pas sur des ministères. Ils ont oublié que le respect ne s’achète pas. Ils ont oublié que le public n’est pas un paillasson. Ils n’ont même pas réalisé qu’en traitant une partie de la population de complotistes, ils venaient de se mettre à dos la moitié de leur propre public.
Et maintenant que tout est fini, maintenant que les restrictions ont disparu comme si elles n’avaient jamais existé, ils découvrent une vérité brutale : le public dont ils se sont moqués n’a pas oublié. Leurs salles de spectacles sont vides. Leurs films et téléséries n’intéressent que ceux qui sont encore abonnés au câble et qui écoutent TVA nouvelles et RDI. Les tournées ne lèvent plus. Les artistes cherchent leur public, mais le public n’écoute plus leurs artistes. Ils tentent de comprendre. Ils tentent de blâmer les changements climatiques, Trump, la polarisation, les réseaux sociaux, n’importe quoi, sauf eux-mêmes. Certains chroniqueurs, ‘’ coucou Karine Gagnon ’’, essaient même de nous expliquer que nous serions perdus sans nos artistes. Comme si l’art dépendait de subventions et non du lien avec le public.
Mais la vérité est simple, brutale, impossible à contourner : quand tu acceptes de te faire acheter, ne sois pas surpris si le peuple te revend. Les artistes ont couru après leur propre déchéance. Ils ont scié la branche sur laquelle ils étaient assis. Et maintenant, ils tombent. Lentement. Silencieusement. Mais sûrement. Le karma n’a pas besoin de frapper fort pour être efficace. Il suffit qu’il fasse son travail.
@fasc1nate Si Mick Jagger aurait travaillé ds un dépanneur...les femmes l'auraient ignoré.
Si Alain Delon aurait travaillé ds un dépanneur....le dépanneur n'aurait suffit à la demande.....
@tvanouvelles Qui peut douter de la sincérité, de la bonne foi, de l'expérience de cet homme
dédiée à la santé des jeunes.
Quel bon candidat!!
Bravo au PCQ!
Question aux médias mourants.
Si la voiture de Patrick Lagacé, d’un journaliste de LCN, de RDI ou du journal de Montreal est incendiée par un groupuscule de droite ou conservateur, avouez que vous dérapez pendant facilement une semaine ?
Pourquoi zero couverture sur 👇