Je viens d’échanger avec Olivier Dubois : il est en bonne santé. Soulagement immense pour la Nation, pour ses proches et ses confrères journalistes. Grande reconnaissance au Niger pour cette libération.
Lorsque j'étais enfant, dans mon souvenir je devais avoir neuf ou dix ans, je ne comprenais pas pourquoi à huit heures du soir (c'est ainsi qu'on disait 20 h à l'époque) mes parents, surtout mon père, regardaient le journal télévisé avec autant d'intérêt et même une sorte de gravité.
A mes yeux, c'était le comble de l'ennui ! Sur l'écran de vieux messieurs à l'aspect sévère, portant des lunettes démesurément grandes, parlaient sans fin. Je me souviens très bien que leurs interminables propos étaient interrompus, rarement, par quelques courtes séquences d'images qui, elles, me captivaient.
L'accord avec mon père était clair, j'avais le droit, si je regardais le journal, de me coucher après celui-ci, à 20 h 25 et, à mon époque, c'était une offre qu'un enfant ne pouvait pas refuser !
Au début, je n'y comprenais rien et c'était, pour tout vous dire, extrêmement barbant ! Un jour, j'ai commencé à poser une question, puis une deuxième et ainsi de suite.
Tant et si bien, qu'un jour, après l'élection de François Mitterrand, j'avais dix ans, l'institutrice à poser une question à ma classe : qui peut me dire qui est le premier ministre de la #France ?
Je me rappelle, le sourire aux lèvres, l'expression de son visage quand j'ai cité un à un tous les membres du gouvernement !
Il faut croire que mon père savait ce qu'il faisait. Il avait intelligemment permis à son fils de s'ouvrir sur le monde des adultes.
Ainsi, je fus, tour à tour, profondément marqué par l'élection de François Mitterrand, l'attentat qui coûta la vie à Anouar el-Sadate ou par les funérailles d'Indira Gandhi (mais pourquoi donc ces étranges gens de l'autre bout du monde mettaient-ils le feu à une femme morte !?)
A l'époque, l'information s'enorgueillait d'être sérieuse. Céder à la facilité ou faire de celle-ci un spectacle eut été un déshonneur pour toute une rédaction.
Vous ne pouvez imaginer combien j'ai aimé les journalistes ! Ils faisaient briller mes yeux d'admiration.
Je me souviens d'avoir vu et revu un nombre incalculable de fois "Les hommes du président" avec Dustin Hoffman et Robert Redford. Deux journalistes avaient réussi, grâce à leur probité et à leur travail, en prenant tous les risques, à provoquer la démission du président des #EtatsUnis ! Ils étaient mes héros !
Bien sûr, en grandissant, j'ai appris que tout n'était pas aussi simple et majestueux que je le pensais enfant. Néanmoins, je repense avec une immense nostalgie au journalisme des années 80, cette époque étonnante où le journal Le Monde faisait avec tous ses suppléments la taille d'une petite encyclopédie quotidienne !
Je me souviens de mes bagarres idéologiques avec les élèves de gauche qui me traitaient de facho (déjà !) parce que jeune RPR je soutenais, en 1986, Jacques Chirac, le même qui, seulement 16 ans plus tard, allait devenir un... "rempart contre l'extrême droite" !
J'ai adoré l'information, la presse et les journalistes et puis...
Progressivement, sous couvert de bonnes intentions, l'information s'est transformée en "info". Bien évidemment, comme d'habitude, c'était pour le bien de tous qu'il fallait moderniser, rendre plus vivante, plus dynamique, plus captivante, plus sensationnelle l'info !
Puis, l'info est devenue de l'infotainment, ce monstre, issu de l'anglosphère, où l'information s'accouple, dans une relation contre nature, avec le divertissement.
Et me voilà en 2023, en train de pleurer sur la tombe du journalisme, ce métier qui ne fait plus rêver personne et qui ne génère plus aucun respect.
Je pourrais vous parler sans fin des dérives de cette profession mais à quoi bon puisque vous les connaissez autant que moi.
Souvent, comme vous certainement, je m'agace, je m'énerve devant les lâchetés et les injustices des agents d'une profession qui a vendu son âme.
Mais, en souvenir du passé, vous ne lirez jamais sous ma plume "merdias" et "journalopes" ces termes me répugnent. Ils salissent mes souvenirs.
@DLF_Officiel@dupontaignan
🦉 "Je suis mort aujourd'hui.
J'ai mangé une souris qui a été empoisonnée... Une femme m'a trouvé. J'étais tellement malade.
Elle m'a amené à l'intérieur pour être au chaud. J'ai ouvert les yeux pour la remercier de passer mes dernières minutes aussi à l'aise que possible.
Mais j'étais trop malade. Je fermais mes grands yeux pour la dernière fois et je me suis éteint.
S'IL VOUS PLAIT NE PAS UTILISER de poison pour tuer les rats ou les souris. Il existe des pièges qui permettent de les relâcher...
Le poison tue les hiboux et les chouettes et bien d'autres oiseaux. Tout ce que je voulais, c'était une souris pour le dîner, pour ma survie...''
L'image du jour : l'hommage dansé du compagnon d'Agnès Lassalle et de ses amis à l'enseignante, en sortant de la cérémonie d'obsèques ( 🎥@F3euskalherri ) #saintjeandeluz
Immense émotion suite au décès aujourd’hui d’une professeure au lycée Saint-Thomas-d’Aquin à Saint-Jean-de-Luz. Mes pensées pour sa famille, ses collègues et ses élèves. Je me rends sans délai sur place.
@LAuvergnat12@francebleu @DeborahGrunwald Et qui vient prouver la contamination par un soignant non injecté ??
En sachant que les injectés, même atteints du Covid, doivent/peuvent aller bosser 🤪