J’aimerais aujourd’hui m’adresser à celles et ceux qui désirent sincèrement un 3e lien routier à Québec.
Le mot clé est ici « sincèrement ».
Vous êtes sincères, mais la CAQ, elle, vous raconte la même fable depuis des années. La semaine dernière, il n’y a eu aucune réelle nouvelle mais plutôt une opération de communication de la CAQ qui continue à vous prendre pour des valises.
Ça ne va pas bien pour la CAQ, alors elle fait diversion en vous jetant de la poudre aux yeux. Pour masquer qu’elle n’a pas su réagir à temps afin de contrer le recrutement des jeunes par les gangs de rue, pour cacher le bris de sa promesse de fournir un médecin à chaque Québécois, pour ne pas qu’on parle des coupures dans les cours de francisation.
La CAQ n’a pas considéré les études et les données qu’elle a elle-même commandées et obtenues avec des avis défavorables au 3e lien routier. Elle regarde les sondages et se sert de ce projet à des fins électoralistes.
La ministre des Transports et de la Mobilité durable Geneviève Guilbault étant frontalement contredite par les expertises qu’elle a elle-même demandées, elle tente maintenant de les contourner.
Depuis vendredi, la ministre prétend que la CAQ «part du rapport» que CDPQ Infra a déposé en juin, qu’il y a dans ce rapport des «corridors proposés» et des «corridors privilégiés» pour le 3e lien routier. La vérité, c’est que CDPQ Infra a analysé six corridors pour un lien interrives et les a tous rejetés. La conclusion de son rapport est sans aucune ambiguïté: «[Les] analyses effectuées pointent vers un déplacement de la congestion, et non pas à l’amélioration recherchée de la mobilité. Pour ces raisons, CDPQ Infra ne préconise pas la réalisation d’un nouveau lien interrives» (p. 111).
Ce n’est pas la première fois que la CAQ manque de sincérité à propos du rapport de CDPQ Infra. En juin dernier, la ministre Guilbault a tenté de vous faire croire que «[le] rapport de la CDPQ Infra souligne que la présence d’un seul lien autoroutier entre les deux rives pose un enjeu de sécurité économique». Ce n’était pas vrai. Le rapport conclut que les considérations relatives à la «sécurité pour les liens commerciaux et économiques […] dépassent le mandat de CDPQ Infra» (p. 113).
CDPQ Infra a même été obligée de rectifier publiquement les faits alors que la ministre alléguait que la «grande majorité» des parties prenantes consultées par CDPQ Infra avaient parlé de sécurité économique, ce qui encore une fois n’était pas vrai. La ministre Guilbault n’en est pas à une contradiction près. Questionnée en avril 2023 au sujet de la sécurité et de la durée de vie des ponts à Québec, elle avait elle-même affirmé, sur la base des études qu’elle venait tout juste de dévoiler pour mettre fin au projet de 3e lien routier, que «le pont Pierre-Laporte est là pour durer. […] On est corrects avec le pont Pierre-Laporte pour les prochaines décennies».
La CAQ a déjà gaspillé 60M$ de votre argent pour les études qui ont conclu en 2023 qu’il n’y a pas de besoin justifiant la dépense colossale qu’un 3e lien routier entrainerait pour les Québécois. Ce même gouvernement est aujourd’hui prêt à continuer à gaspiller des dizaines de millions juste pour préparer sa prochaine campagne électorale. C’est un manque flagrant de responsabilité fiscale.
Parce ce que c’est de ça dont il est question : les dates de la nouvelle version de la fable caquiste du 3e lien routier concordent avec le calendrier électoral. La CAQ dépense votre argent pour vous promettre un 3e lien routier une troisième fois aux élections générales de 2026.
La CAQ va vous refaire le coup de 2018 et de 2022. Ça fait des années que la CAQ utilise le 3e lien pour avoir votre vote sans rien livrer, au mépris de l’intelligence des citoyens. Allez-vous la croire?
La ministre prétend que cette énième promesse de 3e lien est «relativement irréversible». «Relativement irréversible»? Ce qui est irréversible, c’est l’absence de crédibilité de la CAQ et son irresponsabilité dans la gestion des finances publiques.
Lorsqu’il s’agit d’infrastructures majeures, je considère que le rôle des élus est de s’assurer que l’argent des Québécois est investi dans des projets rigoureusement planifiés, dont la faisabilité technique et financière est certifiée par des expertises. CDPQ Infra, après avoir analysé 1000 études et documents et rencontré 172 acteurs régionaux de tous les milieux, ne préconise pas la réalisation d’un nouveau lien routier interrives. CDPQ Infra met plutôt de l’avant le «Plan CITÉ», rigoureux, ambitieux, qui peut nous réunir. Avançons avec ce plan.
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« Pour qu’ils découvrent que toutes les questions qu’ils se posent, d’autres avant eux les ont posées et y ont répondu. Pour qu’ils comprennent que leurs émotions, pour légitimes qu’elles soient, ne sont pas une source de connaissance rigoureuse du monde.�� https://t.co/1P7tfxNyZb
Puisqu'une concertation des différents acteurs est possible, il faut espérer que la volonté d'agir suive, et ce, plus tôt que plus tard...https://t.co/GAjvs1gFIu
C’est une des œuvres d'une artiste afghane appelée Shamsia Hassani, si on partage on lui donne la possibilité d'être écoutée. Elle et toutes les femmes afganes qui sont en train de vivre l'enfer.
Pour tous ceux qui sont de tout coeur avec @PaulPlamondon , on repartage SVP.
Créons une vague d'appuis pour ce grand Québécois qui se donne corps et âme pour notre nation.
Solidarité.