Au départ, le communisme se fixe de nobles objectifs. Le nazisme : des objectifs ignobles.
Pourtant, tous 2 ont fusillé, déporté, exterminé. Et leurs méthodes mêmes les ont empêché d'atteindre leurs objectifs, généreux ou ignobles.
C'est ce qu'il faut rappeler sans cesse - et notamment aux jeunes romantiques qui frémissent d'enthousiasme dans les partis extrêmes, en rêvant d'idéal et de grands soirs saignants.
Et ce que j'explique à mes enfants :
- Pour juger d'une cause politique ou d'un parti : ce ne sont pas seulement les objectifs qui comptent; mais bien la façon de les atteindre.
"La fin justifie les moyens ? Cela est possible. Mais qui justifiera la fin ? À cette question, que la pensée historique laisse pendante, la révolte répond : les moyens." disait Camus (L'Homme révolté).
A quoi Ghandi ajoutait : "Les moyens peuvent être comparés à une graine et la fin à un arbre ; il existe le même rapport intangible entre les moyens et la fin qu'entre la graine et l'arbre."
"Les moyens utilisés pour atteindre des objectifs politiques", écrivait également Hannah Arendt, dans Du mensonge à la violence, "revêtent le plus souvent une importance plus grande pour le monde futur que les objectifs poursuivis."
"Les fins ne peuvent être séparées des moyens, car les moyens employés déterminent la nature des fins obtenues" ajoutait Aldous Huxley, dans La Fin et les Moyens.
Etc.
Camus, Ghandi, Arendt, Huxley (et bien d'autres) forment une gauche humaniste :
- "Agis de telle sorte que tu traites l'humanité, aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen" disait Kant (Fondements de la métaphysique des mœurs).
Certes, cela conduit plus à une sociale démocratie qu'à la révolution; et c'est bien moins romantique que lendemains qui claironnent ... pour mieux couvrir le bruit des pelotons d'exécution.
Mais ce n'est peut-être qu'une question d'âge.
Surement, même.
Au fond, le critère essentiel de la maturité, en politique, consiste sans doute à comprendre que :
- Les moyens justifient la fin. Pas l'inverse. 🙂
Le programme de Mélenchon est le meilleur programme de 2027. Le problème, c'est qu'on a les résultats du crash test. Grandeur nature. Sur 55 millions de Français.
Alors je vais être honnête, parce que c'est trop facile de cracher dessus sans réfléchir : sur le papier, c'est le programme le plus séduisant de 2027 :
- SMIC à 1600€ net.
- Retraite à 60 ans.
- Prix bloqués sur l'essentiel… Promesse inflation 0 !
Quand tu finis à découvert le 15 du mois, avoir envie d'y croire c'est pas de la bêtise. C'est humain.
Le problème, c'est que ce programme a déjà tourné, on a les logs (et c'est pas beau à voir).
Mai 1981 : Mitterrand arrive au pouvoir. Le VRAI programme socialiste, appliqué par de VRAIS socialistes, avec une majorité absolue. Pas un compromis donc : le truc intégral !
- SMIC augmenté de 10 % direct
- Retraite à 60 ans, passée par ordonnance en même pas un an (ordonnance = le gouvernement fait la loi directement, sans débat complet au Parlement. Oui : la même mesure que Mélenchon propose 45 ans plus tard, recyclée telle quelle).
À l'époque c'est 39 banques et 5 groupes industriels nationalisés. L'État rachète les boîtes. Avec quel argent ? Le tien (et de la dette).
La suite, c'est pas moi qui le dis. C'est le calendrier :
- Octobre 1981 : première dévaluation du franc. Une dévaluation, c'est quand ton pays annonce officiellement que sa monnaie vaut moins.
Pourquoi on en arrive là ? Parce que quand un État dépense beaucoup plus qu'il ne produit, plus personne ne veut détenir sa monnaie (ni sa dette). Elle se vend, elle chute, l'État finit par acter la chute.
Conséquence directe pour toi : tout ce qui est importé (essence, fringues, alimentation, électronique…) augmente d'un coup.
La dévaluation, c'est un impôt sur tout le monde, sans vote.
- Juin 1982 : deuxième dévaluation. Cette fois avec blocage des prix ET des salaires. Signé Delors, un socialiste : le même gouvernement qui devait augmenter les salaires a fini par les geler officiellement.
- Mars 1983 : troisième dévaluation + en bonus le "Tournant de la rigueur" : austérité générale, et contrôle des changes.
L'État t'interdit de sortir ton propre argent du pays (oui, comme dans les pires dictatures) !!!
Concrètement, les Français qui partaient en vacances avaient un carnet de change : un document officiel qui fixait combien de devises ils avaient le droit d'emporter (cherche "carnet de change 1983". Tu vas halluciner).
Bref, ils ont détruit l'économie en 22 mois… Belle perf' ! 👏
22 mois entre les promesses d'élection magique du "tout le monde il est beau et égalitaire" et le gel des salaires par ceux-là mêmes qui promettaient de les augmenter !
Et le pire ? Mitterrand jouait avec des cartes que Mélenchon n'aura jamais :
- La dette publique en 1981 : 22 % du PIB. Aujourd'hui : plus de 110 %.
- En 1981, la France avait le franc : dévaluer c'est douloureux mais ça amortit le choc, comme un fusible qui saute. Aujourd'hui on a l'euro : pas de fusible.
- Quand un pays de la zone euro déraille, l'ajustement se fait autrement : coupes budgétaires, impôts, chômage… Demande aux Grecs.
- En 1981, on pouvait bloquer les capitaux aux frontières. Aujourd'hui, les capitaux partent à Francfort, Genève, Dubaï ou Singapour en un clic. Légalement.
Bref : même programme + cinq fois plus de dette + zéro amortisseur.
Parenthèse sur le blocage des prix maintenant, vu que c'est la mesure star des socialo-communistes incompétents :
Un prix, c'est pas une punition, c'est une information.
Un prix qui monte, ça dit : "ce truc est rare ici. Produisez-en, apportez-en, y'a de l'argent à se faire !"
- Le prix élevé ATTIRE ce qui manque.
- Tu bloques le prix : le signal disparaît.
Plus personne n'a de raison de produire ou d'apporter le truc. T'as pas rendu le produit abordable : tu l'as fait disparaître des rayons !
À… chaque… fois, la même histoire :
- 1793 : en pleine Révolution française : la loi du maximum plafonne le prix du grain.
Résultat : les paysans arrêtent de vendre, greniers vides, marché noir.
- 1971 : Nixon gèle les prix aux US.
Quand le choc pétrolier arrive en 73, les prix bloqués n'ont pas le droit de s'ajuster. Résultat : files d'attente de plusieurs kilomètres à la pompe.
Les pays sans blocage payaient plus cher certes, mais eux, ils avaient de l'essence.
- Venezuela, années 2010 : les plus grosses réserves de pétrole du monde et pourtant plus de PQ dans les rayons.
Casser le thermomètre n'a jamais soigné une fièvre !
Alors les amis de LFI, ils ont la solution à tout ça ! Il suffit de "faire payer les riches".
La plus inefficace des mesures ! Le programme est même pas voté que les cartons sont déjà faits.
Un impôt, ça se vote à Paris, un patrimoine, ça se domicilie où on veut.
Ce programme ne taxera donc pas les riches : il taxera ceux qui ne peuvent pas partir. C'est-à-dire exactement les gens qu'il prétend défendre.
Maintenant l'apothéose de la débilité : la tech !
C'est écrit noir sur blanc dans le programme, chapitre souveraineté numérique.
- Ils veulent "un moratoire" (c'est-à-dire un gel, on va pas se leurrer) sur les data centers qui "ne répondent pas à un impératif de souveraineté".
Donc ça part sur une "mission nationale" de chercheurs et parlementaires chargée de déterminer quels projets d'IA sont "utiles aux besoins sociaux et écologiques".
Traduction pour les débiles capitalistes : un comité pour décider quelles technologies méritent d'exister.
En URSS, ça s'appelait le Gosplan… On connaît la fin.
Pendant ce temps, les US ont annoncé 500 milliards de dollars pour Stargate.
Les Émirats en ont fait une priorité d'État.
La Chine, je t'en parle même pas…
La bataille économique du siècle est EN COURS ! Et les HPI de LFI proposent une commission-branlette pour vérifier si l'IA est "socialement utile" !!!
Quelle boîte tech, française (ou étrangère) investirait UN SEUL euro ici DANS CES CONDITIONS ?
Dernier bloc. Lis jusqu'au bout, c'est là que ça se joue :
- La France dépense déjà 57 % de son PIB en dépense publique. Record d'Europe.
Chaque année, l'État paie des intérêts sur sa dette : cette facture d'intérêts dépasse déjà le budget des armées.
Sur la trajectoire actuelle, Bercy lui-même la voit devenir le premier poste de l'État. On emprunte pour payer les intérêts de ce qu'on a déjà emprunté !
Demande à n'importe quel chef d'entreprise comment ça s'appelle… Ça s'appelle faire de la cavalerie et foncer vers la cessation de paiement.
Ce programme actuel, appliqué à notre pays actuel, dans son état actuel, c'est pas "un autre choix de société". C'est l'arrêt cardiaque !
Maintenant, spoiler alert ! La fin du film.
La Grèce l'a déjà tourné pour nous :
Syriza, la gauche radicale, élue en janvier 2015 en jurant de ne JAMAIS plier face à Bruxelles !
61 % de la population vote NON à l'austérité par référendum. Et pourtant… Six mois après son élection, Tsipras signait TOUT :
- Retraites amputées jusqu'à 40%.
- Gel des salaires des fonctionnaires.
- Hôpitaux sans médicaments.
- Tout le pays dans la rue, chômage à VINGT-HUIT POURCENT. Une merde pas possible.
+ des années sous tutelle et bien plus d'une décennie pour s'en remettre.
Mitterrand a tenu 22 mois. Tsipras, 6.
La réalité du socialisme ne négocie pas.
Mélenchon, lui, son argument de vente c'est aussi qu'il ne pivotera JAMAIS ! Le programme, rien que le programme. Jusqu'au bout.
Mais jusqu'au bout de quoi ? T'as jusqu'à avril 2027 pour répondre.
Un acte manqué, c'est quand tu écris que la rafle du Vel d'Hiv était une tâche au lieu d'une tache, c'est à dire que bon, fallait bien que quelqu'un s'y colle quand même.
#passionnémentantisémite#quandçaveutpas
[...] « L’enquête montre une montée de l’antisémitisme à l’extrême gauche et un certain recul de celui de l’extrême droite. L’adhésion aux vieux stéréotypes (…) a fortement progressé chez les proches de LFI [La France insoumise] (+ 10 points entre 2022 et 2025), tandis que, parallèlement, elle a baissé de 7 points chez les sympathisants du RN [Rassemblement national]. Si bien qu’aujourd’hui, on a une quasi parfaite courbe en U, avec un niveau d’adhésion au “vieil antisémitisme” similaire dans les deux groupes (respectivement 47 % et 48 %). »
Ce constat d’une bascule mérite réflexion, d’autant que ce qui a été mesuré, ce sont bien les « vieux stéréotypes » du « vieil antisémitisme », selon les termes du rapport, et non pas le jugement moral sur les politiques conduites par l’actuel gouvernement israélien : il est, par exemple, demandé aux personnes interrogées de réagir à des phrases comme « Les juifs ont trop de pouvoir en France » ou « Les juifs ont un rapport particulier à l’argent ». [...]
https://t.co/w3fG88OMOe
In today’s Vatnik Soup, we introduce Jean-Luc Mélenchon, a French far-left politician. He’s best known for founding the party La France Insoumise (“Unsubmissive France”), demanding submission from his own movement and advocating global submission to authoritarian dictators.
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Tirage au sort dans 7 jours !
Des années à nous parler de sobriété, de réduire sa consommation d’eau, lave pas ta voiture, arrose pas ton jardin, te construis pas de piscine, pisse sous ta douche, fais pas trop de lessives, mais 30000 wesh qui ouvrent des bouches d’incendie, et les gauchistes ont tous poney.
Puisque j'ai eu le droit aux honneurs d'une réponse du petit chef, je vous propose un petit jeu amusant, façon Question pour un champion.
Vous êtes prêts ?
Indice chez vous : "leader politique français"
Issu d'un milieu modeste, j'ai adhéré dans ma jeunesse à des courants issus de la gauche révolutionnaire.
J'ai été considéré comme l'un des grands espoirs de mon parti après être devenu le plus jeune parlementaire de France.
J'aspire aux plus hautes responsabilités. Mais mon tempérament et mon goût de l'affrontement finissent par me barrer la route au profit de profils plus consensuels et plus habiles dans les jeux d'appareil.
Je suis alors désavoué par le leader politique que j'admirais le plus.
Déçu par les orientations du parti, j'en suis finalement marginalisé suite à des manœuvres de son leader.
Humilié lors d'un congrès, je décide de quitter le parti avec une rancœur profonde et une haine envers ses dirigeants que j'accuse de trahir le peuple et leurs promesses.
Animé par la vengeance personnelle, un de mes objectifs sera d’humilier et de détruire politiquement mes anciens camarades, quitte à me renier idéologiquement sur plusieurs points.
Je fonde mon propre mouvement dit populaire, construit entièrement autour de ma personne.
Je fais de la ploutocratie, du capitalisme américain, de la finance internationale et des familles françaises les plus riches mes ennemis premiers.
Je dénonce sans relâche les élites financières qui pillent le peuple et détruisent la nation.
Je présente les puissances occidentales dominantes comme l'un des principaux obstacles à l'indépendance des peuples et je dénonce l'influence des puissances anglo-saxonnes sur la politique française.
Je me présente comme chef du "camp de la paix" tout en adoptant une attitude très compréhensive envers le principal pays belliqueux européen du moment.
Je dénonce les va-t-en-guerre voulant entraîner la France dans le conflit et appelle à l'apaisement en faveur de l'agresseur
Je fustige violemment les grands médias traditionnels, ploutocratiques, aux ordres ou dominants.
Je les contourne grâce à mes propres journaux et canaux de communication.
En plus de mon service d'ordre réputé, je n'hésite pas à m'associer à des groupuscules violents participant à des affrontements de rue avec des adversaires politiques.