Grosse nouvelle qui est passée dans le beurre, Santé Québec propose d’enlever aux résidences privées pour aînés (RPA) plein d’obligations, entre autres pour la formation des préposés. Le minimum de 180 heures passera à… 14.
On joue avec la sécurité des aînés.
Je n’ai pas de mots.
C’est ça les progrès annoncés par Santé Québec ?
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Il ne faut pas avoir peur de raconter notre histoire.
Une nation qui cesse de transmettre sa mémoire finit par accepter son propre effacement. C’est pourquoi l’indépendance du Québec n’est pas seulement une question politique. C’est une question de survie nationale, culturelle et linguistique.
Le Québec est une nation à part entière. Nous avons notre langue, notre culture, notre histoire, nos références, notre mémoire collective et notre façon bien à nous de voir le monde. Le Canada, de son côté, se définit de plus en plus comme un État postnational, où l’idée même d’une culture commune devient presque suspecte.
Mais une société ne peut pas tenir seulement sur des procédures administratives. Elle a besoin d’un minimum de cohésion, de valeurs communes, d’une identité partagée et d’un sentiment d’appartenance. Le multiculturalisme canadien, en refusant de reconnaître pleinement la nation québécoise dans ce qu’elle a de distinct, participe à diluer ce qui nous unit.
Notre poids démographique diminue constamment dans le Canada. Nous représentions environ 23 % de la population canadienne il n’y a pas si longtemps. Aujourd’hui, nous sommes autour de 20 %, et cette proportion continuera de diminuer si rien ne change. À long terme, qui va réellement nous écouter? Qui va défendre nos choix collectifs si nous devenons une minorité politique de plus en plus faible dans un pays qui ne partage pas nos priorités?
On l’a déjà vu. La Cour suprême a invalidé des articles importants de la loi 101. Le Québec n’a jamais signé la Constitution de 1982. La nuit des longs couteaux reste un rappel brutal : quand il a fallu choisir entre le Québec et le Canada, les provinces anglophones et le gouvernement fédéral ont tourné le dos au Québec sans hésiter.
Les gens ont la mémoire courte. C’est pour ça qu’il faut enseigner et rappeler notre histoire, surtout à ceux qui ne l’ont pas vécue. Ceux qui ne savent pas d’où ils viennent ne peuvent pas comprendre ce qui est en jeu aujourd’hui.
La langue française n’est pas seulement un outil de communication. Une langue, c’est une manière de penser, de créer, d’aimer, de débattre, de rêver et de transmettre. Quand une langue disparaît, ce n’est pas seulement un vocabulaire qui meurt. C’est un lien avec le passé, une culture, une mémoire et une façon unique de voir le monde qui s’effacent avec elle.
Vivre en français en Amérique du Nord, dans une culture différente de la culture dominante nord-américaine, devrait être une immense fierté. Ce n’est pas un repli. Ce n’est pas une fermeture. C’est la volonté de continuer d’exister comme peuple, avec notre propre voix.
Et cette société francophone d’Amérique est ouverte à tous ceux qui veulent sincèrement en faire partie. Peu importe d’où l’on vient, on peut contribuer à cette histoire commune, à condition de reconnaître que le français est notre langue publique commune et que le Québec est une nation avec une culture à protéger, à transmettre et à faire vivre.
Si le Québec demeure dans le Canada sans les pleins pouvoirs pour protéger sa langue, sa culture et son identité, le français risque de devenir peu à peu folklorique. Une langue qu’on célèbre dans les discours, mais qu’on abandonne dans les faits. Une langue qu’on affiche comme symbole, mais qui ne structure plus réellement la vie publique.
Il faut aussi un réveil du monde artistique. Les artistes ont toujours joué un rôle essentiel dans la conscience nationale. Ils racontent qui nous sommes, ce que nous avons été et ce que nous pouvons devenir. Une nation ne se protège pas seulement avec des lois. Elle se protège aussi par sa culture, ses chansons, ses films, ses livres, son théâtre, ses voix et son imaginaire collectif.
L’indépendance, ce n’est pas rejeter les autres. C’est refuser notre propre effacement. C’est vouloir décider par nous-mêmes. C’est assumer que le Québec n’est pas une simple province comme les autres, mais une nation avec une responsabilité envers sa langue, son histoire et les générations qui suivront.
Ce n’est pas être extrémiste que de vouloir être pleinement partie prenante de sa société. Ce n’est pas être fermé que de vouloir une culture commune. Ce n’est pas être radical que de refuser que notre langue devienne décorative dans notre propre maison.
Et il faut aussi le rappeler : le Québec a déjà l’une des économies les plus fortes et les plus diversifiées au monde. Nous avons les ressources, le talent, les entreprises, l’innovation, l’énergie, la culture et la capacité de nous gouverner nous-mêmes. L’indépendance n’est pas un saut dans le vide. C’est simplement donner à une nation déjà solide tous les outils pour décider de son avenir.
Un peuple qui ne protège pas sa langue finit par perdre plus que des mots. Il perd une partie de son âme.
Le Québec doit cesser de s’excuser d’exister.
Cette vidéo devrait être diffusé à grande échelle et envoyée aux médias étrangers. Voici une preuve du mépris du gouvernement canadiens pour les francophones du Canada.