Le Congo ne souffre ni de sa culture ni de sa géographie mais de ses institutions extractives héritées de siècles d’absolutisme. Tant que le pouvoir restera concentré entre les mains d’une élite, la prospérité restera un mirage. #Acemoglu#WhyNationsFail#Congo
Kongo Central, localité de Kifuma, magnifique site d’Ascado Lodge. Un moment de détente et d’échanges enrichissants avec le Professeur @DMukokoSamba. S’il y a une leçon que je retiens de ce moment, c’est celle-ci : « Rien de grand ne s’obtient sans effort. » Merci, Professeur.
Le Gaokao : l'épreuve d'une nation. Aujourd’hui débute en #Chine le Gaokao, le concours d’entrée à l’université le plus important du pays et l’un des plus rudes au monde. Pendant plusieurs jours, des millions de lycéens y jouent leur avenir.
Ce qui frappe au-delà de l'épreuve, c'est la mobilisation de toute la société pour offrir aux candidats une quiétude absolue. Autour des centres d'examen, le quotidien s'arrête : les chantiers sont suspendus, les klaxons proscrits et la circulation repensée pour éviter les embouteillages. Les forces de l'ordre sont massivement déployées pour sécuriser et fluidifier les trajets.
Une logistique d'urgence est également activée. Taxis et véhicules de police sont réquisitionnés pour escorter les retardataires, tandis que des dispositifs anti-fraude drastiques sont mis en place pour garantir une équité parfaite.
Le #Gaokao dépasse largement le cadre scolaire. Il incarne l’effort individuel et la méritocratie chinoise. Pour de nombreuses familles, notamment dans les campagnes, il constitue le seul véritable ascenseur social vers des établissements prestigieux.
Cette ferveur collective rappelle une leçon essentielle : LORSQU’UNE NATION ÉRIGE L’ÉDUCATION EN PRIORITÉ STRATÉGIQUE, ELLE N’HÉSITE PAS A SUSPENDRE SON QUOTIDIEN POUR MAXIMISER LES CHANCES DE SA JEUNESSE.
« Je souhaite que ce prix inspire les plus jeunes à se tourner vers la recherche »
Ils sont plus de 70 à avoir candidaté.
Et c'est Abdoulaye Ndiaye, professeur assistant à la Stern School of Business de la New York University et affilié au Finance for Development Lab, qui a été récompensé par le jury.
L’économiste sénégalais de 37 ans devient le premier lauréat de l’Africa NextGen Economist Prize, créé par Jeune Afrique et The Africa Report, en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD) et avec le soutien de la Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi).
Recevoir ce prix m'émeut profondément. Je le dédie à ma mère, qui nous a quittés cette année, et dont la mémoire m'accompagne en ce moment.
La portée de ce prix pour moi est le fait que le jury d'économistes d'Africains a jugé que ma recherche servait non seulement la communauté académique, mais aussi le citoyen africain, les investisseurs du secteur privé, et les décideurs publics de notre continent.
Je forme le vœu que ce prix inspire les plus jeunes à se tourner vers la recherche, et à y voir une vocation qui mérite qu'on lui consacre une vie.J'invite enfin mes collègues économistes africains à se constituer en réseau, à travailler ensemble sur les questions propres à notre continent, et à conquérir, à la table de l'influence intellectuelle et de la décision, la place qui nous revient. Cette place, nul ne nous la donnera : il nous appartient de la bâtir, par la rigueur de nos travaux et la solidarité de nos efforts. Je vous remercie.
@shagalusa1@na_nzita@shagalusa1 j’ai du mal à accéder à la page vers laquelle le lien me redirige pour obtenir le livre.
Pouvez-vous m’aider, s’il vous plaît ?
Il y a dix ans, j’écrivais mon premier article scientifique intitulé « Ce christianisme qui aliène l’Afrique », publié dans Telema (n° 6-1, pp. 38-49, janvier–juin 2016).
Cet article était, au fond, l’expression d’une frustration profonde et d’un questionnement essentiel : à quoi nous sert réellement le christianisme en Afrique ? Pourquoi notre pratique fervente de la foi ne fait-elle pas de nous des hommes et des femmes davantage engagés à faire le bien ?
Voire au-delà de la science est un exercice auquel les intellectuels devraient se livrer; car, la science n'est pas une parole d'evangile, c'est un outil d'aide à la décision.
#elerver son esprit 👌
mon point de vue
Jk.
@MukadySJ Acemoglu, Johnson et Robinson pour la théorie générale , ainsi qu’@OKodila , @AlbertTcheta et al. pour le cas africain, ont publié de nombreux articles scientifiques intéressants sur cette question, notamment ceux ci :
https://t.co/kfJk7Gv6Qf
https://t.co/UnzRTwoYvZ
@MukadySJ …extractifs plutôt que l’investissement productif, les résultats restent limités. C’est souvent à ce niveau, plus structurel et moins visible, que se joue réellement la trajectoire de développement.
En relisant ce rapport sur le passé colonial belge au Congo, je suis amené à penser que la décolonisation du pays demeure un processus inachevé. Depuis l’époque de l’État indépendant du Congo, l’organisation de l’État congolais semble reposer sur une logique d’extraction, dont les formes se sont transformées sans disparaître.
D’abord, il y a une extraction des espaces : le territoire est structuré en fonction des besoins d’exploitation plutôt que des dynamiques sociales locales. Des zones entières sont organisées autour de l’accès aux ressources (mines, forêts, axes de transport), souvent au détriment d’un aménagement équilibré du territoire ou du développement des communautés.
Ensuite, une extraction des corps humains se manifeste dans les formes de mobilisation du travail. Si la contrainte coloniale directe a disparu, elle a laissé place à d’autres formes de pression économique et sociale, où les individus sont intégrés dans des circuits de production souvent précaires, exposés à des conditions de travail difficiles et à une faible protection.
Enfin, on peut parler d’une extraction des imaginaires : le Congo continue d’être pensé — de l’extérieur comme parfois de l’intérieur —, principalement comme un réservoir de ressources. Cette représentation limite la possibilité de construire d’autres récits, d’autres horizons politiques et économiques, et tend à enfermer le pays dans un rôle assigné dans l’économie mondiale.