Ça, c’est Patrick Henry.
Patrick, c’est avant tout une enfance dans un milieu moyen. C’est un enfant timide, doux, attaché à sa mère.
Patrick, c’est aussi une scolarité moyenne. Il s’arrête à 14 ans et passe un CAP de cuisinier. Il rentre très tôt dans la vie active. Son ambition est de devenir un bourgeois de province. Il est de droite et est partisan de la peine de mort.
Patrick, c’est l’artisan. Il ouvre un magasin de bricolage, mais, ayant la folie des grandeurs, il dilapide le fonds de commerce et termine surendetté.
Patrick, c’est les petits délits. Alors qu’il travaille dans une banque, il vole un chèque à l’un de ses collègues, le remplit et tente de le rentrer dans une autre agence. Le montant exorbitant interroge le caissier, qui prévient la police.
Patrick, c’est le voleur. Il se rend coupable de plusieurs cambriolages suivis d’incendies.
Patrick, c’est le petit con. Il tue accidentellement un cyclomotoriste avec sa voiture professionnelle qu’il n’avait pas le droit de conduire ce jour-là.
Patrick, c’est l’infâme. Il enlève le petit Philippe Bertrand dans son école de Troyes. Vingt minutes après l’enlèvement, il demande 1 million de francs à sa mère en guise de rançon. En réalité, l’enfant est déjà mort. Familier de la famille, il ne pouvait pas le laisser en vie.
Patrick, c’est l’ordure. Alors que l’enfant est sous un matelas, mort, Patrick se barre au ski avec des copains. Il a son look, bien mis avec des lunettes de gros pointeur, des cheveux couleur de pisse.
Patrick, c’est la traque. Arrêté une première fois, il ne lâche rien malgré le fait qu’un policier lui colle son arme sous le nez pour le faire parler. Il est, par conséquent, relâché.
Patrick, c’est le cynique. Sous filature et surveillance, il donne interview sur interview où il se donne le rôle de l’innocent injustement accusé et plaide pour la peine de mort.
Patrick, c’est la chute. Arrêté après s’être rendu dans la pension de famille où il était avec l’enfant, il avoue immédiatement le crime, et l’affaire prend une dimension nationale. Robert Galley, ministre de l’Équipement, héros de la Résistance et surtout maire de Troyes, réclame sa tête.
Patrick, c’est la chance. Défendu par Robert Badinter, sa tête de porc échappe à la guillotine à une voix près. Le contribuable, dont la famille de l’enfant assassiné, va devoir payer les 40 années d’assistanat de Patrick.
Patrick, c’est le renouveau. En taule, il reprend ses études, il lit beaucoup, il décroche son bac, une licence de maths et une d’informatique.
Patrick, c’est aussi la haine. Il partage la même prison que Jean-Claude Romand, le faux médecin. Si ce dernier est très apprécié des détenus qu’il soigne, Patrick est haï.
Patrick, c’est l’abjection. Libéré de prison, il pense à sa petite gueule dégueulasse. Il lèche les pieds d’un imprimeur qui lui trouvera un travail et pense à se faire de l’argent avec son livre où il raconte ses états d’âme de crocodile. Après avoir tué un enfant pour de l’argent, il exploite son crime pour de l’argent. Son livre sera finalement publié par Calmann-Lévy.
Patrick, c’est la récidive. Obsédé par l’argent, il se fait pincer avec 10 kg de cannabis qu’il avait achetés au Maroc. Il est arrêté à Valence. Il retourne en prison, sa liberté conditionnelle ayant été violée.
Patrick, c’est les refus. De 2002 à 2016, toutes ses demandes de libération conditionnelle et de grâce présidentielle sont refusées. Même Hollande, gros lâche notoire, refusera de le gracier.
Patrick, c’est la fin. Gracié finalement par la loi Kouchner après plus de 40 ans de prison, du fait d’un cancer du poumon en septembre 2017, il meurt trois mois plus tard à Lille.
Patrick n’a rien compris à la vie. Obsédé par le pognon, il n’a pas su comprendre que c’était bien secondaire dans cette vie. La preuve : il n’a pas pu emmener les sous de son livre répugnant en enfer, sa vraie place.
J’ai visité la distillerie et j’ai testé…
Piqûres de moustiques… : huile essentielle de lavande fine…
Ça calme et désinfecte… et potentiellement répulsif…
Vous pouvez commander !
@VieDeLaJoconde Les fouteurs/teuses sournois de merde qui polluent les collègues méritent des bourre-Pif…
Quand est-ce que le directeur déboule pour montrer ses couilles???