@wouaw J'ai pris des antidépresseurs pendant 2 ans, j'ai fait une TCC, et quand j'ai eu un peu d'énergie, j'ai mis en place de grands changements dans ma vie.
Je garde un fond un peu dépressif qui me prends parfois par surprise, mais rien à voir avec le gouffre sans fond que j'ai connu
@DictatureD@Laissezmoitranq Je vois pas ce qu'il y a de délirant 😅 on le fait naturellement dans mon couple, et bien + encore (genre il me prépare mon p'tit dej et mes affaires tous les matins). Je trouve que ça permet aussi de nourrir la relation, de se connecter. C'est doux, attentionné et facile à faire
Je ne sais pas qui a besoin d’entendre ça ici, mais si vous comptez travailler avec des mineurs ça veut dire que vous allez aussi travailler avec des pédos et être confronté à des cas de pédocriminalité, que ce soit vos collègues, les autres pro, les familles, les autres mineurs.
@salitribule En l'occurrence, ca sert à rien.
Ficoba, le fichier en question, recence tous les comptes français ou ouverts par des Français dans les établissements qui proposent leurs services en France.
@l_cld5@Amaya_etoile Je suis à 2h30 du centre, ça fait 5h de route par jour. En général, j'avais la prise de sang à 11h et l'écho vers 12h30 (si pas de retard), donc je retournais au travail vers 16h et je bossais 1h 😅
Je pense que ca devrait plutôt être pris en charge par la sécu...
@l_cld5@Amaya_etoile Ça doit dépendre du protocole, mais j'ai fait 1 insémination, et entre le temps de route et les échos toutes les 48h, j'ai été absente un jour sur deux pendant 2 semaines en gros. Pas d'arrêt.
Évidemment ça chamboule mon service et ça emmerde mon employeur
@KiwiLePunk De ouf. J'en ai rien à faire de ce qu'il se passe dans la chambre d'amis ou la salle de bain. Je lave les draps sans les inspecter au préalable, donc a priori, je le saurais de toute façon jamais 😅
@Zinzinho2 D'ailleurs, j'ai été prof. Je connais pas trop mal les affres de l'INSPE.
Après, je confirme juste le fait que l'engagement à servir n'a rien d'une nouveauté dans la fonction publique, je cherche pas à débattre de son bien-fondé
@Zinzinho2 À la DGFIP : 8 mois pour un inspecteur, 6 mois pour un contrôleur, ce n'est pas diplômant et c'est aussi post-concours.
Concernant les profs : avec la réforme, suite au concours, master (donc sur 2 ans, diplômant) rémunéré. Donc on est bien sur une formation rémunérée
@FeuFollet_ Non, c'est à compter de l'année qui suit celle de l'hébergement (donc si entrée courant 2023, exonération à partir de la TH 2024), tant que la personne conserve la jouissance (le bien ne doit pas être loué ou occupé par quelqu'un d'autre). C'est mon travail :)
@FeuFollet_ Pas de taxe d'habitation sur les résidences secondaires si c'était bien son habitation principale avant placement en ephad (CGI, article 1414 B). Si elle a été taxée, contactez son SIP
Le 2 août 2025, à Martigues, Sylvia Iannello, 43 ans, mère de deux enfants, a été rouée de coups par son compagnon. Il l’a frappée à coups de pied dans le ventre, avant de prendre la fuite. Elle s’est retrouvée seule, blessée, en état de choc, souffrant de maux de tête et de gêne respiratoire. Elle a appelé les secours.
Les pompiers sont venus une première fois, accompagnés de la police municipale. Sylvia leur explique qu’elle a été battue. Le Samu est contacté. Un médecin régulateur lui propose un transport à l’hôpital. Sylvia refuse dans l’instant, indiquant vouloir d’abord déposer plainte. Le médecin régulateur confirme alors qu’elle pourra rappeler les secours à tout moment si son état s’aggrave.
Son état s’aggrave. Rapidement. Deux heures plus tard, Sylvia commence à saigner abondamment. Elle rappelle. Une fois. Deux fois. Puis trois. Jusqu’à neuf appels en tout, entre minuit et six heures du matin.
Mais les secours ne reviendront jamais.
Dans les échanges enregistrés, les enquêteurs entendront un opérateur du SDIS 13 lui dire : « Il va falloir arrêter d’appeler. On est venu une fois, vous croyez qu’on est des taxis ? »
Transférée au Samu, elle dira au médecin régulateur : « Je vais mourir. » Il lui répondra :
- « Vous allez mourir parce que vous vous faites dessus ? »
- « Je pense que vous avez un problème, madame. Il faudrait voir un psychiatre. Vous avez des antécédents ? Vous prenez des médicaments ? »
Quelques minutes plus tard, Sylvia meurt seule, chez elle. D’une hémorragie interne provoquée par l’éclatement de sa rate. C’est une voisine qui découvrira son corps, à l’aube.
Je n’invente rien. Tout est consigné. Tout est vérifiable. Tout est glaçant.
Et pourtant, rien ne garantit qu’il y aura des sanctions. Rien ne garantit que ce système, qui a validé neuf fois la non-intervention, changera en profondeur. Et c’est là que le silence devient complice.
On me demande parfois pourquoi je m’engage contre les injustices. Pourquoi je continue de dénoncer. Pourquoi je ne lâche pas. C’est pour Sylvia. Pour toutes les Sylvia. Celles qu’on ne croit pas. Celles à qui on parle comme à des dérangées. Celles qu’on laisse se vider de leur sang après leur neuvième appel, sans jamais rappeler. Celles à qui on répond : « Vous auriez dû y penser avant. »
On peut débattre longtemps de ce que le mot "féminicide" recouvre juridiquement, mais ce qui s’est passé cette nuit-là, en France, dans une ville ordinaire, n’est pas une fatalité. C’est un effondrement de la chaîne de protection. C’est une faillite institutionnelle, humaine, professionnelle, morale. Et c’est un scandale d’État.
Les procédures sont ouvertes. Le compagnon de Sylvia a été mis en examen pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Une enquête pour non-assistance à personne en danger vise aussi les secours. Mais il ne suffit pas de juger un homme violent ou d’entendre les "défaillances" des services. Il faut poser des actes. Repenser la formation, l’écoute, l’organisation. Briser cette culture du doute qui colle à la peau des femmes victimes de violences.
Tant qu’on pourra laisser mourir une femme chez elle après neuf appels à l’aide, la République ne sera pas à la hauteur de ce qu’elle promet.