A ce stade là je donne pas 20 ans à ce monde pour ouvrir un commerce d’oxygène.
« Louer votre réserve de 24h d’oxygène au lieu d’acheter un recycleur d’air, le bon plan proposé par RespireLoc en pleine anoxie. »
PENDANT QUE LA PLANÈTE SUFFOQUE, LES ULTRA-RICHES SE CONSTRUISENT DES IGLOOS D'INTÉRIEUR
– Chronique de la guerre de classe : des canons à neige miniaturisés et des chambres glacées pour le «bien être» en plein désert –
Notre article à lire ici : https://t.co/s2nOwwQ3mR
LE VRAI ÉCO-TERRORISME, C'EST ÇA
Le désert avance et la vie recule. La sécheresse extrême qui frappe la France est visible depuis l'espace. Un satellite de la NASA a capturé une image de l'ouest de l'Europe le 24 mai et le 9 juillet.
1/2 ⤵️
@Meteovilles@infoclimat Dans certaines villes / départements, la canicule de juin 2026 est supérieure à celle d'août 2003. Grosso-modo la région Centre-Val de Loire, peut-être la Bourgogne, le Limousin, le Poitou...
+1000% de mortalité chez les poules, +200% chez les porcs, +45% chez les bovins.
Plusieurs millions d'animaux d'élevage sont morts sous l'effet de la canicule. Nous sommes en train de vivre une catastrophe agricole majeure, qui rejoint le traumatisme de 2003 comme étant les deux plus grandes hécatombes animales de l'histoire récente de l'agriculture française.
Face à l’afflux de carcasses, les autorités bretonnes autorisent à titre exceptionnel l’enfouissement des animaux morts dans le sol même des exploitations agricoles.
Et cette surmortalité est observée dans l'ensemble des élevages : du Label Rouge (accès à un parc extérieur arboré) au bâtiment ventilé, du bio au conventionnel. Sans compter le traumatisme de l'éleveur.
Je suis en colère. Nos débats se focalisent sur la climatisation ce qui nous fait passer à côté du véritable problème : écosystèmes souffrants, eau eutrophiée et prolifération de cyanobactéries, mortalité forestière, mortalité des oiseaux... Depuis des décennies, les gouvernements successifs appliquent une politique du sparadrap à court terme : on s'efforce de limiter les dégâts plutôt que de s'attaquer aux causes du problème...
L'adaptation de l'agriculture française au changement climatique reste largement insuffisante au regard des défis qui nous attendent. Les agriculteurs sont prêts à s'adapter. Ce qui fait défaut, ce sont une vision politique ambitieuse, des investissements à la hauteur des enjeux et une stratégie cohérente pour préparer l'agriculture de demain.
Il faut un véritable plan national de rénovation des bâtiments d’élevage, soutenu par une politique publique ambitieuse, et qui ne repose pas uniquement sur les épaules des agriculteurs : ventilation, brumisation, douches, gestion des flux d'air et des matériaux, ombrage des bâtiments, parcs arborés, aménagements extérieurs.
Tant qu'on parle d'ambition ? Donner aux éleveurs les moyens de produire en France, durablement et avec fierté, plutôt que de dépendre d'importations de viande à bas coût.
La production de viande (notamment rouge) émet des gaz à effet de serre. Autant privilégier une viande française, issue autant que possible d'élevages au pâturage, qui répondent à des exigences environnementales et de bien-être animal plus élevées. Cela implique sans doute d'en consommer moins, mais de meilleure qualité, pour celles et ceux qui choisissent d'en manger.
On vit une catastrophe agricole, mais on pourra au moins manger des cailloux dans une bulle d'air climatisée. C'est tellement agréable. J'ai besoin de prendre l'air après ces jours intenses. Je suis fatigué.
Hard to believe I’m even writing this.
Meteorological summer hasn’t even begun, yet Paris, France has already logged more days above 32°C (89.6°F) than its annual average.
@velobiliste@SergeZaka "Les gens" votent pour certains ou pour d'autres. Ou pas. "Les gens" consomment d'une manière ou d'une autre. "Les gens" produisent d'une manière ou d'une autre. "Les gens" ont le choix et sont donc totalement responsables.
"Nous basculons dans l'inconnu". OUI ! C'est ça qu'il faut dire au bulletin météo. Il y en a marre de la banalisation du changement climatique avec les marchands de glace et les surfeurs.
Cette épisode climatique est INEDIT dans l'Histoire de la météorologie française. Et si on emploie des termes puissants, ce n'est pas pour faire du "sensationnalisme" et vendre des panneaux solaires : c'est juste factuel. Il y en a marre de devoir vous caresser dans le sens du poil pour ne froisser personne.
OUI, il y a maintenant de très fortes probabilités d'atteindre le seuil "vague de chaleur" en MAI. On devrait vivre l'écart à la norme le plus haut jamais observé. Dans AUCUNE archive. Que ça déchaîne vos passions sur le terme que j'emploie ? Je m'en fou.
Parce que l'humain n'est pas le centre du monde. Ces températures sont dévastatrices pour les écosystèmes :
➡️les oiseaux qui nichent sous les toits (comme le martinet) vont énormément souffrir. Sous certaines toitures exposées au soleil, les températures peuvent dépasser 40 à 50°C, provoquant déshydratation, abandon du nid ou mortalité des oisillons.
➡️les jeunes plantations maraîchères et les potagers récemment mis en terre sont extrêmement vulnérables. Leurs systèmes racinaires encore superficiels ne permettent pas d’aller chercher l’eau en profondeur : en quelques heures, certaines cultures peuvent littéralement brûler sous le rayonnement et l’évapotranspiration intense.
➡️les céréales d’hiver, notamment les orges et les blés précoces actuellement en épiaison ou en remplissage du grain, vont subir des phénomènes d’échaudage massifs. Quelques jours à plus de 35-37°C pendant cette phase critique peuvent fortement dégrader le poids des grains, les rendements et parfois même la qualité technologique. Et cela de la Bretagne jusqu’au Sud-Ouest… en plein mois de mai.
➡️les arbres et les haies, déjà très avancés phénologiquement après un printemps doux, vont augmenter brutalement leur transpiration. Certaines essences pourraient fermer leurs stomates pour survivre, stoppant temporairement leur croissance et accentuant le stress hydrique très précocement dans la saison.
➡️ les sols vont se dessécher à une vitesse spectaculaire. Une végétation encore en croissance maximale, combinée à des journées longues et un soleil très haut, entraîne une évapotranspiration énorme, parfois comparable à celle du cœur de l’été.
➡️ la faune sauvage va devoir arbitrer entre alimentation, reproduction et survie thermique. En pleine période de reproduction pour énormément d’espèces, cette chaleur arrive au pire moment biologique possible.
➡️ les animaux d'élevage vont subir un stress modéré à fort avec deux facteurs aggravants : la durée qui augmente la fatigue corporelle et le caractère soudain et précoce qui n'a pas habitué les corps).
Et il faut bien comprendre un point : ce type d’épisode n’est pas seulement historique par son intensité. Il l’est aussi par sa précocité. Fin mai, les organismes vivants ne sont pas censés affronter durablement des températures dignes d’un cœur d’été caniculaire.